Watten

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Watten
Tour de l'ancienne abbaye Notre-Dame du Mont à Watten
Tour de l'ancienne abbaye Notre-Dame du Mont à Watten
Blason de Watten
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Arrondissement Dunkerque
Canton Bourbourg
Intercommunalité Communauté de communes des Hauts de Flandre
Maire
Mandat
Daniel Deschodt
2014-2020
Code postal 59143
Code commune 59647
Démographie
Gentilé Wattenais, Wattenaises
Population
municipale
2 568 hab. (2011)
Densité 351 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 50′ 01″ N 2° 12′ 48″ E / 50.8336111111, 2.21333333333 ()50° 50′ 01″ Nord 2° 12′ 48″ Est / 50.8336111111, 2.21333333333 ()  
Altitude Min. 1 m – Max. 72 m
Superficie 7,32 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Nord

Voir sur la carte administrative du Nord
City locator 14.svg
Watten

Géolocalisation sur la carte : Nord

Voir sur la carte topographique du Nord
City locator 14.svg
Watten

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Watten

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Watten
Liens
Site web http://www.watten.fr/

Watten (prononcé "Watte" en français, Waten en néerlandais, Wotten en flamand occidental, et signifiant "passage à gué") est une commune française, située dans le département du Nord (59) en région Nord-Pas-de-Calais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Situé au cœur de la Flandre maritime dans le Houtland, Watten est à la limite de la Flandre traditionnelle. Avec ses 72 mètres d'altitude, le Mont de Watten (appelé "Montagne" par ses habitants), est le maillon le plus occidental de la chaîne des Monts des Flandres. Le bourg de Watten s'est développé en contrebas du mont, le long du fleuve Aa, tandis que les hauteurs de Watten accueillaient l'abbaye, les fortifications et le moulin.

Contrairement à d'autres villages voisins (Volckerinckhove ou Wulverdinghe), on n'y parle pas flamand occidental. Les villages voisins sont Wattendam (reliée à Holque), Millam, Serques, Éperlecques et Wulverdinghe.

Si Watten fait partie du Nord, il se trouve à la frontière du département du Pas-de-Calais. Watten fait partie du Canton de Bourbourg. Le village est traversé par les rivières / canaux de l'Aa (navigable) et de la Colme (non navigable pour la marine marchande). La rivière de La Houlle, qui passe par le village Houlle, se jette dans le canal de l'Aa au Sud de la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'habitat est étiré en longueur, la ville s'étant agrandie au sud du centre ancien, en longeant le canal lors de la période industrielle. Ainsi les quartiers de la Cité des Tuileries et de l'Overstel sont situés à près de trois kilomètres du centre-ville de Watten. Le quartier de Wattendam, situé sur la rive droite de la rivière de l'Aa, est dans la continuité urbaine du centre ancien. À l'est de la ville se situe le site de la Montagne, aussi appelé l'Ange Gardien, ainsi que le lieu-dit de l'Ermitage, au pied du mont.

Le nom de Wattendam signifie le « barrage (dam - écluse) de Watten », attesté par la présence ancienne d'un overdracht du XIIe siècle, puis d'une écluse au XVIIIe siècle.

La Cité des Tuileries tire son nom de la création d'un habitat ouvrier dans la première moitié du XXe siècle par l'ancienne industrie de la tuilerie, qui exploitait la carrière d'argile de l'actuel site naturel du lac Bleu.

Le site de l'Ange Gardien correspond à l'emplacement de l'ancienne abbaye, occupée de 1623 à 1765 par un noviciat de Jésuites anglais en exil, qui comportait une chapelle dite de « l'Ange Gardien ».

Au nord de la commune et de la ligne TGV, le lieu-dit du Rynckebrouck (le « marais » « rond ou entouré ») atteste de l'assèchement des terrains marécageux de la plaine maritime au XIIe siècle.

Géologie[modifier | modifier le code]

Watten est située à la rencontre de quatre entités géologiques :

  • la Flandre maritime au nord de la commune, de formation récente (de l'an -7000 au VIIIe siècle). C'est l’ancien delta de l’Aa, golfe colmaté par des alluvions marines, envahie trois fois par les eaux au Ier siècle av. J.-C., entre le IVe siècle et le VIIIe siècle, et entre l'an 950 et 1100, la mer envahissant alors les estuaires, dont l’Aa et l'Yser. Le mont de Watten a donc été baigné par les eaux à plusieurs reprises. L’altitude moyenne de cet ensemble est de 2 mètres ;
  • l’Artois au sud-ouest de la commune, de formation plus ancienne (-130 à -65 millions d’années), séparé de la Flandre intérieure par l'Aa ;
  • le Marais audomarois et Saint-Omer au sud de la commune, cuvette de 4 000 hectares qui correspond au cours de l’Aa, limité au Nord par le goulet formé à Watten par la « montagne » de Watten et la colline d’Eperlecques ;
  • la Flandre intérieure ou Houtland à l’est de la commune (-65 à -2 millions d’années). Le mont de Watten est l'un des vestiges d’un plateau qui a été raviné par la fonte successive des glaces (-2,4 millions d’années à -10000 av. J.-C.). Au sommet du mont de Watten, on rencontre une terre à brique argilo-sableuse.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L’Aa traverse la commune du Sud vers le Nord, en direction de Gravelines pour se jeter dans la mer du Nord.

Avant les travaux du Moyen Âge, un courant assez vif longeait la rive flamande de l’Aa, d’où l’importance de sites d’accostage comme Watten. Puis au XIIe siècle est creusé le "Grand Large" (aujourd'hui appelé à Watten La Reningue et La Bombe) pour relier Saint-Omer avec la mer et son avant-port (Gravelines), en passant par Watten. L'Aa passait au cœur du centre-ancien avant d'être déplacée vers l'Ouest lors du passage au gabarit Freycinet au XIXe siècle, puis une nouvelle fois lors du passage au gabarit européen dans la première moitié du XXe siècle.

Communications[modifier | modifier le code]

Viaduc de la Haute-Colme (2008).

Watten est situé à 12 km de Saint-Omer, accessible par la route (départementale 300 et départementale 3) et par le train (via la ligne Lille - Calais, assez bien desservie (un train par heure environ).

Le viaduc de la Haute-Colme sur la ligne LGV Nord-Europe est le troisième plus long pont ferroviaire de France, et le huitième plus long pont de France, avec une longueur de 1 827 mètres, et passe au nord de la ville.

Par la route D 600, on peut facilement se rendre à Bourbourg (15 km) et Dunkerque (29 km). Une ligne de bus va de Dunkerque à Saint-Omer et s'arrête à Watten 3 fois par jour.

De Watten part également une route (la départementale 26) vers Cassel (17 km).

Watten est également relié à Audruicq, Ardres, Calais et Hazebrouck par le train, grâce à la Gare de Watten-Éperlecques.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Watten
Holque Cappelle-Brouck Millam
Eperlecques Watten Wulverdinghe
Houlle Serques Saint-Momelin

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Cassel (Nord)

Coupé, au premier d'argent à trois pals de gueules, au second de gueules à trois pals d'argent.

L'ancien blason était: D'or à la fasce de gueules et un lambel à trois pendants d'azur en chef.

blason

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

  • La Vallée de l’Aa est un site très actif lors de la Préhistoire (ateliers de taille de silex).
  • Pendant l'âge du bronze on trouve dans l'Audomarois des tumuli, des enclos, des structures de silos et des fragments de broyeurs (activités agricoles), des lames et haches en bronze.
    L’Aa était une partie d'un axe de circulation entre Saint-Omer et Boulogne, par la vallée de la Hem. Avant la construction des ponts, dont celui de Saint-Momelin, le gué de Watten-Eperlecques était incontournable pour franchir l'Aa.
  • À l’Âge du fer, rien ne permet d’associer la "Montagne" de Watten avec une occupation humaine. En effet la première transgression de la mer (transgression flandrienne a perduré jusqu’au Ier siècle av. J.-C., ce qui a limité l’occupation des environs. La remontée des eaux salées (ou plus ou moins saumâtre selon les époques) permet néanmoins la création d’une industrie du sel dans les environs.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Watten est nommé Vaganum à l'Antiquité (copie d'un plan du XVIIe siècle).
  • D'abord peuplée par les Morins puis par les Ménapiens, Watten offrait aux Romains une position militaire stratégique. Un camp puis une forteresse romaine appelée Vaganum défendaient la position élevée et contrôlait à la fois l'accès à la mer et le gué permettant de traverser l'Aa.
    Une villa gallo-romaine établie au sommet du mont était située sur la voie romaine qui reliait Boulogne-sur-Mer à Cassel.
  • Des barques pouvaient aborder le littoral et remonter jusque Watten, pour apporter par exemple le plomb de Bretagne. Des sites de production de sel sont situés à environ 15 kilomètres de Watten : à Steene, Pitgam et à Ardres. La production de sel, obtenu chauffant l’eau salée récoltée dans les chenaux de marée, était probablement contrôlée par l’administration romaine. Consommé sur place ou exporté, le site de Watten pouvait certainement voir circuler cette marchandise.
  • Les Romains sont chassés par les Francs sur la rive gauche de l'Aa au Ve siècle, tandis que la transgression marine Dunkerque II envahit l'actuel Blootland, ou plaine maritime flamande, du Ve siècle au VIIIe siècle.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La tour de l'ancienne abbaye de Watten la nuit (2006)
  • En 831 le domaine agricole de Watten, appelé Villa Guadannia, dépend de l'abbaye de Centule, ou Saint-Riquier, située dans la Somme. En 874 une chapelle en l'honneur de Saint-Riquier est établie au sommet du mont. En 881 les Normands dévastent entièrement Watten, comme de nombreuses autres cités de la région. En 1013 le village de Watten appartient à un seigneur du nom de Burgin.
  • Un prêtre décida en 1072 de fonder un monastère sur la "Montagne de Watten". Au cours des siècles, la cité fut l'enjeu de nombreux combats et subit les discordes entre souverains de France, d'Angleterre, de Flandre et d'Espagne, auxquels elle appartint alternativement jusqu'en 1678, date de son retour définitif à la France.
  • Vers le XIe siècle, un ermite, nommé Alphume, s'était retiré sur les hauteurs de la colline et y avait construit une chaumière près de la chapelle dédiée à saint Riquier.
  • En 1072, un prêtre, Olfride, y fit venir des Augustins du chapitre de Saint-Gilles près de Liège. Olfride est donc considéré comme le fondateur de l'Abbaye de Watten.
  • En 1097, l'abbaye fut consacrée sous le nom de Notre Dame du Mont de Watten; 30 chanoines y furent installés et entretenus à l'initiative de Robert le Frison. comte de Flandre, et de sa mère la comtesse Adèle, fille du roi de France.
  • Thierry d'Alsace, comte de Flandre, fit du monastère de Watten, restauré par ses soins après des saccages, son séjour préféré et le choisit comme lieu de sa sépulture, en 1168.
  • Le 26 décembre 1302, une bataille eut lieu près de l'abbaye fortifiée, entre les Français menés par Miles X de Noyers et les Flamands. Vaincus par les Français, deux milles Flamands succombèrent. En 1315, le comte Robert III de Flandre donna à la ville de Watten une organisation municipale. En 1378 Watten est réunie à la Châtellenie de Cassel et obtient le privilège de la fabrication du drap. En 1428 un marché hebdomadaire est établi, ainsi qu'une compagnie d'archers, sous le patronage de Saint-Sébastien, par le seigneur de Watten, Cornil d'Eechout.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Rue de l'Eglise (2008)
  • En 1638, durant la Guerre de Trente Ans, les Français s'emparèrent de Watten. Gaston d'Orléans fit rétablir les fortification sur la hauteur et en éleva de nouvelles autour de l'église, afin de conserver la position pendant l'assaut de Saint-Omer. Mais les Espagnols reprennent Watten et construisent un barrage au travers de la vallée de l'Aa, inondant le marais Audomarois jusqu'à Saint-Omer.
  • En 1643, le Maréchal Jean de Gassion s'empare de Watten et de son fort, qui retombe rapidement aux mains des Espagnols. En 1644 les Français s'emparent de nouveau de la ville. Ils décident de renforcer les fortifications, et pour cela construisent une fortification non-recouverte, prévue pour faire passer l'hiver à près de 10 000 hommes. Le roi Louis XIV, sous le conseil de Mazarin, décida d'envoyer l'ingénieur Le Camus fortifier la position de Ouate, jugée importante. Il fit venir des ingénieurs hollandais, qui réalisèrent une citadelle à cinq bastions autour de l'abbaye, reliée par un chemin couvert à un fort autour du bourg. La pente du mont de Watten joua le rôle naturel de glacis. Une redoute autour de l'écluse de Wattendam, et deux autres autour du moulin et de l'autre côté de la digue furent construits pour surveiller la vallée de l'Aa. Avec l'évolution de la ligne de front Watten perdit sa position stratégique et le fort fut abandonné par les Français en 1646. En 1647 la position retomba aux mains des Espagnols qui rasèrent les fortifications en 1650.
  • En 1657, les fortifications furent remodelées par Turenne, voulant refouler les Espagnols sur Dunkerque. En 1659 Watten fut rendue aux Espagnols par le traité des Pyrénées, jusqu'en 1678 grâce au traité de Nimègue. En 1735, le gouverneur des fortifications de Dunkerque rénova une partie des fortifications et des talus en terre, dont on peut toujours voir des vestiges autour de l'abbaye. En 1794 la position de Watten fut occupée lors des guerres de conquête révolutionnaire.
Plan du village de Watten (1728)
  • La communauté des chanoines réguliers de saint Augustin eut beaucoup à souffrir des guerres et saccages qui ravagèrent la Flandre. Pillages et incendies marquèrent la ruine définitive du monastère; les Augustins le quittèrent; et, ce sont des religieux, anglais persécutés dans leur pays, qui y établir sans tarder un noviciat. Chassés de France en 1763, les jésuites déménagèrent à Bruges et furent remplacés par les lazaristes anglais, puis par le clergé séculier. Après la Révolution, les laïcs enseignèrent au collège.
  • En 1769, les biens de l'abbaye furent récupérés par le diocèse de Saint-Omer, le collège ferma ses portes en 1775, et l'évêque de Saint-Omer fit démolir les bâtiments du monastère pour éviter d'avoir à les réparer. Seule demeura la tour du XVe siècle encore visible aujourd'hui. La Révolution française déposséda de ses biens l'évêque de Saint-Omer. L'ancien monastère fut vendu comme bien national en 1792 et les nouveaux acquéreurs voulurent démolir la tour, cela leur fut interdit car elle servait de repère aux navigateurs.
  • Au début du XIXe siècle, selon JF Grille, Watten produit beaucoup de chanvre et est environné de bois (« les taillis de Watten » de sept à huit cents hectares, et qui appartiennent au domaine). On y voit des restes de fortifications et la tour antique « au haut de laquelle il faut monter pour jouir d'une vue à la fois étendue et bocagère, et de toute manière charmante ». La tour sert de point de vue aux navigateurs, comme celles de Bourbourg et de Bergues précise ce chroniqueur[1].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Orgue de l'église Saint-Gilles à Watten (2008)
  • Dès la fin du XIXe siècle, la cité connut une industrie florissante (tuilerie, filature, chantiers de bateaux), dont l'essor fut facilité par la position géographique de la ville, carrefour de voies de communications. Vers 1860, M. Landeau exploita le sous-sol wattenais, constitué par de l'argile, la "clite", en créant une pannerie-briqueterie qui assurait aussi la fabrication des drains et des poteries. L'usine ferma en 1893. Il sera, également, propriétaire d'un four à chaux. La matière première provenait des marnières de Houlle et arrivait par bateaux. La chaux était revendue aux maçons de la région. D'autres entreprises firent vivre le village : entre 1875 et 1906, une tannerie qui réussit à se placer en tête des autres entreprises françaises. Entre 1850 et 1893, une raffinerie de sel fut exploitée. Entre 1908 et 1950, une galocherie. Entre 1900 et 1940, une sécherie de chicorée. Les industries les plus importantes furent surtout la filature Vandesmet, qui fonctionna de 1852 à 1977, et les Tuileries du Nord et du Pas-de-Calais de 1912 à 1960.
  • Pendant la grande guerre de 1914-1918, Watten a échappé à l'invasion et n'a vu que des troupes britanniques, métropolitaines ou coloniales établir leur campement sur les emplacements mêmes où les troupes de Gassion avaient planté leurs tentes.
  • Il n'en fut pas de même lors de la Seconde Guerre mondiale. Du 3 septembre 1939 au 23 mai 1940 lors de la bataille de Watten, la ville vit cantonner des unités françaises et une unité du génie britannique qui fit sauter le double pont fixe de Watten le 24 mai 1940. Ce même jour, les premiers obus tombent rue de l'Hospice, et des combats se livrent en différents endroits de Watten, mais plus particulièrement rue de la Gare, rue de l'Hospice à l'entrée des Tuileries. Les premiers éléments de l'armée allemande entrent à Watten à 20h30, le 25 mai 1940. Le franchissement de la rivière de l'Aa s'effectue sur un pont provisoire installé face à la rue de la Gare. Le 29 mai, à 23 heures, l'aviation britannique lance des bombes qui tombent dans le secteur de la salle Saint-Gilles, le terrain des sports et la filature Vandesmet. L'armée allemande occupera Watten jusqu'au 6 septembre 1944, date de sa libération par l'armée canadienne. C'est en octobre 1940 que l'occupant défigura le moulin à vent de la "Montagne" après avoir démonté le toit et les deux ailes qui restaient pour en faire un observatoire. L'endroit choisi par Hitler pour lancer les fusées A4, dites V2, était la lisière de la forêt d'Éperlecques. Ce blockhaus ne fut jamais opérationnel, et fut très souvent bombardé par l'aviation alliée. Puis fut installé le "Bois Royal de Watten" une rampe de 70 mètres de longueur baptisée "Ski" destinée à faire décoller des fusées dites « V1 ». Cette rampe ne fut jamais bombardée, mais il arrivait que des V1, ratant leur départ, tombent et explosent, occasionnant des dégâts très importants.
  • Malgré la fermeture des entreprises locales, l'ouverture d'Usinor Dunkerque et l'essor de la cristallerie d'Arques, permirent au village de perdurer et de continuer à se développer. À la fin des années 70, le quartier dit des "Maisons Jaunes" fut construit, amenant de nombreux nouveaux arrivants à Watten.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Watten dans son canton et son arrondissement

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Watten est une commune du département du Nord, dans la région Nord-Pas-de-Calais. Elle fait partie du canton de Bourbourg, situé dans l'arrondissement de Dunkerque.

En 2007, il y avait 2110 électeurs inscrits. Les résultats des élections présidentielles 2007 sont différents des résultats nationaux: sur 1675 votes exprimés, Ségolène Royal obtient 935 voix (55,82 %) et Nicolas Sarkozy 740 voix (44,18 %). Mais lors des élections législatives de 2007, pour 1346 votes exprimés, Jean-Pierre Decool (UMP) est élu au premier tour avec 732 voix (54,38 %), devant Francis Bassemon, radical de gauche, avec 257 voix (19,09 %).

La sous-préfecture est à Dunkerque, tout comme la chambre de commerce, la chambre d'agriculture, le tribunal de commerce et le tribunal d'instance.

La commune est intégrée dans le schéma de cohérence territoriale de la région dunkerquoise, pour la révision de son plan local d'urbanisme. Watten est associée pour la gestion de ses ordures ménagères à la communauté de communes des Hauts de Flandre, mais n'y adhère pas. La commune fait partie du Pays Moulins de Flandre en tant que commune isolée.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1941 1944 Firmin Debaecker    
1944 1950 Paul Brachet    
1950 1953 Félix Joseph Clarambaux    
1953 mars 1977 Georges Fortry    
mars 1977 mars 1983 Roger Vandenberghe    
mars 1983 2005 Jean Marie Harlay sans étiquette  
2005 en cours Daniel Deschodt sans étiquette  

Pour les maires antérieurs, voir cette adresse : [1]

Fiscalité[modifier | modifier le code]

La taxe d'habitation s'élevait en 2006 à 17,00 %, à laquelle s'ajoute un taux départemental de 8,54 %. La taxe foncière est de 25,00 % en 2006 sur les propriétés bâties (à laquelle s'ajoute 8,57 % pour le département et 3,70 % pour la région), et de 48,00 % sur les propriétés non-bâties (à laquelle s'ajoute 25,76 % pour le département et 12,56 % pour la région).[2]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 568 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
550 878 1 042 955 1 106 1 116 1 200 1 237 1 268
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 260 1 307 1 331 1 410 1 537 1 763 1 692 1 948 2 030
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 113 2 153 2 181 2 660 2 832 2 813 2 874 2 786 2 993
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
3 100 3 005 2 819 3 235 3 030 2 925 2 730 2 568 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Après avoir vu sa population augmenter de 416 nouveaux habitants dans les années 1975-1982 grâce à un fort solde migratoire, Watten en a perdu 205 de 1982 à 1990, à cause de départs supérieurs aux naissances. La baisse s'est ralentie à moins 105 habitants de 1990 à 1999, la natalité étant en forte baisse, pour reprendre de 1999 à 2006 avec moins 201 habitants. [3]

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Watten en 2007 en pourcentage[4].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
1,0 
5,1 
75 à 89 ans
11,5 
11,0 
60 à 74 ans
13,1 
24,2 
45 à 59 ans
21,3 
19,4 
30 à 44 ans
17,6 
20,0 
15 à 29 ans
16,9 
20,3 
0 à 14 ans
18,7 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[5].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 


Répartition par tranche d'âge

1990
Age Nombre  %
0 à 14 ans 551 18,9 %
15 à 29 ans 668 22,9 %
30 à 44 ans 554 18,9 %
45 à 59 ans 563 19,3 %
60 à 74 ans 366 12,6 %
75 à 94 ans 213 7,3 %
95 ans et plus 4 0,1 %

En 1999 Watten comptait 1 007 résidences principales et 22 résidences secondaires, avec une taille moyenne de ménages de 2,8 personnes (contre 3,1 en 1990). Le nombre total de logement augmente peu (1 089 en 1999 pour 1 065 en 1990), car les espaces constructibles sont très peu nombreux du fait de la forte présence des sites naturels protégés. Le nombre de logement vacants se résorbe progressivement, mais il en restait encore 56 en 1999.[4]

Le niveau d'étude montre une scolarisation de la population totale de 36,3 % de niveau primaire, 34,4 % de niveau collège, 10,1 % de niveau BAC, et de seulement de 6,8 % de niveau études supérieures. [5]

Équipements socio-culturels[modifier | modifier le code]

  • Une bibliothèque, ouverte en 2002.
  • Une salle des fêtes, la Salle Saint-Gilles, accueille expositions, concerts de l'harmonie, pièces de théâtre.
  • Un office de tourisme (une étoile), accueille aussi des expositions temporaires.

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Trois écoles maternelles: écoles Paul-Brachet et René-Drila (publiques); école de l'Immaculée Conception (privée).
  • Deux écoles primaires : école Georges-Fortry (publique); École de l'Immaculée Conception (privée).
  • Deux collèges: collège Jacques-Prévert (public); Collège du Sacré Cœur (privé). Les élèves partent ensuite au lycée dans le secteur de Saint Omer.

Santé[modifier | modifier le code]

  • Plusieurs médecins généralistes, dentistes, et kinésithérapeutes.
  • La maison de retraite Saint-Hilaire, rénovée en 1999, accueille 50 pensionnaires.
  • L'ADMR assure l'aide à domicile.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine archéologique[modifier | modifier le code]

Esquisse de Sanderus (1662).
  • Au XIXe siècle lors des travaux de dérivation du canal de l’Aa, des monnaies, des céramiques et divers objets ont été découverts.
  • En 1835 vers le pont de Watten ont été trouvés des monnaies, des fragments de marbre et des tombes à incinération.
  • Au XIe siècle les Chroniques de l'abbaye de Watten signalent au sommet du mont la présence de fondations antiques et des vestiges de constructions en marbre. Sur le site de l’abbaye on signale au milieu du XXe siècle des monnaies, de la céramique et divers objets (statuettes, épée).
  • En 1930 et 1940 sont découverts des tombes à incinération avec vases et monnaies aux Tuileries, et des monnaies romaines à l’Overstel.
  • Watten est traversée par la voie romaine Cassel-Boulogne. La route départementale 26 suit le tracé de cette ancienne voie romaine, puis se poursuit après la traversée de l’Aa à travers les marais par la "Maison Bleue" à Éperlecques, puis par le tracé de la RD207 à Bayenghem-lès-Éperlecques. La chaussée était constituée de cailloutis de grès, silex et calcaire pilé sur 15 cm d’épaisseur, pour une largeur de 4 à 6 mètres. Dans les marais, la voie reposait sur pilotis de bois. Les traversées des villes et des gués étaient dallées.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Tour de l'église Saint-Gilles à Watten (2008)
  • Le village est célèbre dans la région pour sa tour de l'ancienne abbaye, en ruines, pour son moulin, superbement restauré au début des années 90 (ces deux bâtiments sont situés sur la « montagne de Watten » (72 mètres) et pour son église du XIIIe siècle.
Article détaillé : Abbaye de Watten.

Outre la tour de l'abbaye citée ci dessus, on peut aussi visiter :

  • L'église Saint-Gilles

Fondée en 1236, elle a subi de nombreuses modifications qui ont pourtant épargné la tour aujourd'hui classée Monument historique et qui a été entièrement restaurée. Le clocher porche en briques de sable est orné de motifs géométriques en briques rouges, les linteaux, bandeaux et archivoltes sont en pierre blanche. La tour qui eut une flèche jusqu'en 1800, s'élève sur six niveaux jusqu'à la corniche de pierre qui couronne l'ensemble. Dédié depuis sa fondation à Saint-Gilles, l'édifice abrite quelques pièces de mobilier provenant de l'abbaye, les vitraux du chœur sont inscrits à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques.

Moulin de Watten (2006)
  • Le Moulin de la Montagne

Construit avec des matériaux provenant de l'abbaye, le moulin date de 1731. Il remplace un moulin bois et se situe sur des vestiges de fortifications. Le moulin fonctionna jusqu'en 1930, il perdit deux ailes dans une tempête sept ans plus tard. Il ne fut réutilisé qu'en 1940 mais comme observatoire par l'armée allemande. C'est dans son état d'après-guerre qu'il fut acquis par commune de Watten en 1985. Inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques il a été entièrement restauré grâce à la collaboration entre la Commune de Watten, l'Association régionale des amis des moulins et l' Association des amis du vieux Watten et de sa région. La tour en pierre et brique reçut une nouvelle toiture en octobre 1987 et des ailes un an plus tard. En 1994 un nouveau mécanisme fut installé et le moulin peut à nouveau moudre le grain en tournant au gré des vents de Flandre d'Artois.

  • Les anciennes fortifications

Au sommet du mont de Watten subsistent les vestiges du "Fort de Watten" datant du XVIIe siècle et du XVIIIe siècle. Ce sont d'anciennes fortifications non-recouvertes (en terre), dont il reste encore les bastions de la citadelle (par exemple le bastion du moulin haut de 14 mètres), un chemin de ronde bien conservé et bordé d'arbres centenaires (côté Est de la route départementale), et les vestiges d'une demi-lune côté Ouest et d'un ouvrage à corne accolé au bastion du moulin, tous deux en terre. Il ne reste rien du "Fort du Bourg" en contrebas, si ce n'est dans le tracé urbain des rues et des murs entourant l'église et le cimetière.

  • Le patrimoine wattenais est aussi naturel, avec de nombreuses randonnées à faire le long des canaux, dans les marais, dans le Bois Royal (qui porte ce nom, car il aurait été traversé par le roi Louis XIV), ou sur le site naturel du Lac Bleu.
  • Dans le village voisin, on pourra également visiter le Blockhaus d'Éperlecques, d'où il était prévu de lancer des V2 allemands pendant la seconde guerre mondiale.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

La Commune est située dans une Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type 1, appelée Complexe écologique du Marais audomarois et de ses versants. Les ZNIEFF de type 2 sont celles du Bois Royal et du Bois du Ham.

Une grande partie de la commune est classée Espace Naturel Sensible, dont le site de la "Montagne" et celui du Lac Bleu. On remarque sur la sommet du mont la présence du faucon crécerelle, du chevreuil, du Chardon-Marie, et d'orchidées. Le Lac Bleu se caractérise par la présence de la couleuvre, d'une prairie humide et d'une roselière.

Watten est commune associée au Parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale, pour 2 % de la surface de son territoire, et possède des paysages de la vallée de l'Aa et du Marais audomarois. La Réserve naturelle nationale des étangs du Romelaëre est toute proche.

Chemins de randonnée[modifier | modifier le code]

Le site naturel du lac Bleu (2006).
  • La commune est traversée par le sentier de grande randonnée GR 128 et le GR 128A [6].
  • Les balades à partir de la commune :
    • Watten, Saint-Momelin (16 km - 4 h) [7]
  • Les balades dans les communes voisines :
    • le sentier de l'Eckhout Veld (6,5 km ou 5 km - 2 h ou 1 h) [8] ;
    • Millam : autour de Sainte-Mildrède (6,5 km ou 5 km - 1 h 40 ou 1 h 15) [9].
  • Le site naturel du Lac Bleu est une ancienne carrière d'argile reconvertie en lieu de balade et de découverte des milieux naturels sensibles.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vivre à Watten[modifier | modifier le code]

Commerces[modifier | modifier le code]

  • Watten dispose de nombreux commerces (alimentation, boulangeries, boucheries, tabac - presse, commerce d'habillement, coiffeurs, esthéticiennes, droguerie, garages, ambulances).
  • On trouve également trois agences bancaires.
  • Plusieurs cafés, restaurants et friteries se situent également dans le centre de Watten.
  • À Watten on trouve également quelques grandes surfaces : un magasin de hard discount, un autre de déstockage de sinistres et surplus, et un magasin de bricolage et matériaux. Cette zone commerciale se situe sur l'ancien site de la filature Vandesmet.

Services publics[modifier | modifier le code]

  • Watten dispose d'un bureau de poste.
  • Le marché a lieu le vendredi matin.
  • Sécurité : une gendarmerie.
  • Une caserne des pompiers, qui est également centre de secours. Le centre de secours a également une école de jeunes pompiers.
  • La gare SNCF propose environ un départ par heure en direction de Saint-Omer / Hazebrouck / Lille ou de Calais / Boulogne-sur-Mer. On peut aussi noter qu'il y a deux TGV directs par jour en direction de Paris au départ de Saint-Omer.
  • Des bus (3/ jour / direction) relient la gare de Dunkerque à Saint-Omer.

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

  • Deux salles multi-sports permettent la pratique du basket, tennis et jujitsu.
  • Il y a deux stades à Watten : le stade Lengagne, où évolue l'équipe de football, le Club sportif de Watten et le terrain dit "Terrain rouge" rebaptisé stade François Decreton en avril 2007 qui s'est transformé en terrain synthétique aux normes internationales, depuis 2012.
  • Une perche de tir à l'arc, située route de la montagne, permet la pratique du tir à l'arc flamand (sur perche verticale).
  • Un terrain d'activités avec jeux pour enfants, city stade et skate park a également ouvert en 2002.
  • Une association vélo touriste accueille de nombreux licenciés.
  • Un city stade a l'Overstel depuis 2008.

Hébergement[modifier | modifier le code]

  • Plusieurs chambres d'hôtes et gîtes ruraux.
  • Un terrain de camping (le camping du val Joly) accueille les touristes l'été.

Festivités et traditions[modifier | modifier le code]

Haut-relief du chœur de l'église Saint-Gilles à Watten (2008)
  • Le carnaval d'été a lieu à Watten le lundi de pentecôte de chaque année. Il s'agit d'un défilé de chars, harmonies et majorettes.
  • Le 14 juillet, outre le feu d'artifice, on peut voir des Joutes nautique dans le quartier de L'Overstel.
  • Début août a lieu la ducasse, ou foire aux manèges, qui dure trois jours (le premier week-end d'août).
  • En novembre, comme ailleurs en Flandre, le défilé de Saint-Martin voit défiler les enfants, afin d'aider Saint-Martin à retrouver son âne. Pour cela, chacun amène sa lanterne, en papier ou creusée dans une betterave.
  • Début juin et début septembre ont lieu des brocantes.
  • Le géant Gilles Dindin est le protecteur de Watten. Il est issu d'une complainte flamande.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources, références[modifier | modifier le code]

  • Mémoire de la société des Antiquaires de la Morinie, Tome 4, 1837-1838, Notice historique de Watten, p. 54.[10]
  • Annales du Comité Flamand de France, 1860, Extraits du Cartulaire de l'abbaye de Watten, par E. DE COUSSEMAKER, p. 297.[11]
  • Bulletin historique trimestriel de la Société des antiquaires de la Morinie, 1861, Note sur un manuscrit relatif à l'abbaye de Watten, p. 307.[12]
  • Mémoires de la Société dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, des lettres et des arts, 1853, Annales de l'église de Watten, L. COUSIN, p. 157.[13]
  • GRAAL (Groupe de recherches archéologie et archives du littoral), 2001.
  • Bulletins des Amis du Vieux Watten et de sa Région:
    • Le littoral Nord-Ouest du Royaume franc aux temps des Mérovingiens, Bulletin n°29, 1995.
    • Le passé militaire de Watten par CLAEREBOUT H. et GAMBLIN G., Bulletin n°26, 1993.
    • L’église Saint Gilles, Bulletin n°36, 2003.
    • L’abbaye de Watten par DECROIX P., 1998.
  • Antoon Sanderus, Flandria illustrata,‎ 1641, tome 1, p. 86.[14]
  • Archives du génie de Vincennes:
    • Plan du fort de Watten, 1644.[15]
    • Plan du poste de Watten pris le 9 août 1644 sur les espagnols et comme il a été fortifié après sa prise.
    • Plan du fort de Watte en 1644 et carte de gouvernement, 1662.
    • Plan du village de Watten, levé des masses, 1728.
    • Plan du reste des fortifications de Watten, 1794.
  • Archives du Consulat :
    • Plan de l’ancienne abbaye de Watten, 1817.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]