Venon (Isère)

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Venon
Venon (Isère)
Panorama de Venon vue depuis le chemin entre le col du Gourlu et le Mûrier.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de Grenoble
Canton Saint-Martin-d'Hères
Intercommunalité Grenoble-Alpes Métropole
Maire
Mandat
Françoise Gerbier (PCF)
2014-2020
Code postal 38610
Code commune 38533
Démographie
Gentilé Venonais
Population
municipale
721 hab. (2016 en diminution de 1,77 % par rapport à 2011)
Densité 166 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 10′ 22″ nord, 5° 48′ 19″ est
Altitude Min. 298 m
Max. 921 m
Superficie 4,34 km2
Localisation

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Liens
Site web www.venon.fr

Venon est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Venonais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Venon

Venon est situé sur les contreforts sud-est de la cuvette de Grenoble (Isère). Surplombant la commune de Gières, Venon est situé à quelques minutes de la métropole iséroise et offre une vue sur l'agglomération. Méconnue des Grenoblois, cette petite commune est un ilot de campagne au milieu des villes de Gières et Uriage.

Les communes limitrophes de la commune de Venon sont :

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Vue de la vallée du Grésivaudan depuis les hauteurs de Venon.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • la Faurie
  • les Roux
  • les Mas
  • le Glodet
  • Serralière
  • le Planchon
  • la Ville
  • Granges Neuves
  • Pressembois
  • la Chappe
  • le Molaret
  • Pré Bousson
  • Cul Froid
  • Pré Perroud
  • Perroud
  • Sous Perroud
  • le Reynet
  • les Puys
  • le Chapon
  • Grand Champ

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme de Venone au XIe siècle[1].

Il s'agit d'un nom de personne gaulois Venno(n), pris absolument[2].

L'homophonie avec Venon (Eure, Venctun 1011) est fortuite[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'évêque de Grenoble y possède « domus fortis » et cinq familles nobles tiennent « fortalicium »[pas clair][4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Administration locale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 1989 Félix Chaluleau SE  
1989 1995 Louis Bolliet SE professeur d'informatique retraité
1995 2001 Bernard Chappuis SE  
2001 2008 Chantal Valignat DVD  
2008 en cours Françoise Gerbier PCF[5] Retraitée Fonction publique
Conseillère départementale du canton de Saint-Martin-d'Hères depuis 2015
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[7].

En 2016, la commune comptait 721 habitants[Note 1], en diminution de 1,77 % par rapport à 2011 (Isère : +3,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
204212247262278278260286305
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
323302263264254243252236230
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
224203192159163144152140165
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
136199452551551677688734721
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Depuis le 6 juin 2013, le festival Changer d'Airs a lieu chaque année à Venon. Les habitants de la commune se retrouvent ainsi sur trois scènes différentes : la place de la mairie, dans l'église et à la salle des fêtes située à côté de l'école. Il s'agit d'un festival de musique gratuit, qui dure une journée.

Lieux de cultes[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Église de Venon[modifier | modifier le code]

Très ancienne, elle est mentionnée au XIe siècle lorsque l'évêché de Grenoble échangeait des terres avec les seigneurs locaux.

Dans les années 1980,ce lieu cesse de servir de logement au curé et devient un regroupement de logements locatifs pour être finalement transformé en mairie en 1993. A présent la commune dispose d’un vaste espace pour sa mairie et d’une église rénovée récemment[10].

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

  • Le manoir de la Ville, prétendu château de Venon, était probablement la maison forte de l'évêché de Grenoble qu'on trouve citée dans l'enquête delphinale de 1339. Il est présent sur la carte de Cassini du XVIIIe siècle[11]. Décoré par des fenêtres à meneaux, il fut la demeure des Dames de la Visitation de Sainte-Marie d’en Bas[12].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le « monument » le plus célèbre de Venon est son chêne centenaire dit « chêne de Pressembois », qui domine Grenoble et la vallée du Grésivaudan du haut de sa colline ventée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis Bolliet, responsable du premier ordinateur français (un calculateur Gamma 3 de la société Bull) et un des pionniers de l'informatique grenoblois, a été maire de Venon dans les années 1990[13].
  • Claude Le Roy, entraîneur et sélectionneur de football, a résidé deux années sur la commune, entre 1983 et 1985 alors qu'il était responsable de l'équipe du GF38

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne) [1]
  2. Ibid., p. 229.
  3. Louis Guinet, Contribution à l'étude des établissements saxons en Normandie, Presses universitaires de Caen, p. 67. (lire en ligne)[2]
  4. Élisabeth Sirot 2007, p. 31.
  5. http://www.pcf-smh.fr/Commune-de-Venon.html
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  10. Modèle {{Lien web}} : paramètre « titre » manquant. http://www.venon.fr
  11. a et b Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), pp. 617-618
  12. Historique - Le Château, site officiel de la commune,
  13. Biographie de Louis Bolliet sur Interstices.info par Camille Bellissant

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Élisabeth Sirot, Noble et forte maison - L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe au début du XVIe, Éditions Picard, (ISBN 9782708407701).
  • Gilbert Coffano "Belledonne sur un balcon fleuri" Editions des Trois Roses (Glénat) 2002. (ISBN 2-907781-20-0). Pages 19 à 20.

Articles connexes[modifier | modifier le code]