Venon (Isère)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Venon.
Venon
Panorama de Venon vue depuis le chemin entre le col du Gourlu et le Mûrier.
Panorama de Venon vue depuis le chemin entre le col du Gourlu et le Mûrier.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de Grenoble
Canton Saint-Martin-d'Hères
Intercommunalité Grenoble-Alpes Métropole
Maire
Mandat
Françoise Gerbier (PCF)
2014-2020
Code postal 38610
Code commune 38533
Démographie
Gentilé Venonais
Population
municipale
724 hab. (2014)
Densité 167 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 10′ 22″ nord, 5° 48′ 19″ est
Altitude Min. 298 m – Max. 921 m
Superficie 4,34 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Isère

Voir sur la carte administrative de l'Isère
City locator 14.svg
Venon

Géolocalisation sur la carte : Isère

Voir sur la carte topographique de l'Isère
City locator 14.svg
Venon

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Venon

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Venon
Liens
Site web www.venon.fr

Venon est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Venonais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Venon

Venon est situé sur les contreforts sud-est de la cuvette de Grenoble (Isère). Surplombant la commune de Gières, Venon est situé à quelques minutes de la métropole iséroise et offre une vue sur l'agglomération. Méconnue des Grenoblois, cette petite commune est un ilot de campagne au milieu des villes de Gières et Uriage.

Les communes limitrophes de la commune de Venon sont :

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Vue de la vallée du Grésivaudan depuis les hauteurs de Venon.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • la Faurie
  • les Roux
  • les Mas
  • le Glodet
  • Serralière
  • le Planchon
  • la Ville
  • Granges Neuves
  • Pressembois
  • la Chappe
  • le Molaret
  • Pré Bousson
  • Cul Froid
  • Pré Perroud
  • Perroud
  • Sous Perroud
  • le Reynet
  • les Puys
  • le Chapon
  • Grand Champ

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme de Venone au XIe siècle[1].

Il s'agit d'un nom de personne gaulois Venno(n), pris absolument[2].

L'homophonie avec Venon (Eure, Venctun 1011) est fortuite[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'évêque de Grenoble y possède « domus fortis » et cinq familles nobles tiennent « fortalicium »[pas clair][4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Administration locale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 1989 Félix Chaluleau SE  
1989 1995 Louis Bolliet SE  
1995 2001 Bernard Chappuis SE  
2001 2008 Chantal Valignat DVD  
2008 en cours Françoise Gerbier PCF[5] Retraitée Fonction publique
Conseillère départementale du canton de Saint-Martin-d'Hères depuis 2015
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

L'école.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 724 habitants, en augmentation de 1,83 % par rapport à 2009 (Isère : 3,74 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
204 212 247 262 278 278 260 286 305
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
323 302 263 264 254 243 252 236 230
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
224 203 192 159 163 144 152 140 165
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
136 199 452 551 551 677 688 734 724
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Depuis le 6 juin 2013, le festival Changer d'Airs a lieu chaque année à Venon. Les habitants de la commune se retrouvent ainsi sur trois scènes différentes : la place de la mairie, dans l'église et à la salle des fêtes située à côté de l'école. Il s'agit d'un festival de musique gratuit, qui dure une journée.

Lieux de cultes[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

  • Le manoir de la Ville, prétendu château de Venon, était probablement la maison forte de l'évêché de Grenoble qu'on trouve citée dans l'enquête delphinale de 1339. Il est présent sur la carte de Cassini du XVIIIe siècle[10]. Décoré par des fenêtres à meneaux, il fut la demeure des Dames de la Visitation de Sainte-Marie d’en Bas[11].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le « monument » le plus célèbre de Venon est son chêne centenaire dit « chêne de Pressembois », qui domine Grenoble et la vallée du Grésivaudan du haut de sa colline ventée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis Bolliet, responsable du premier ordinateur français (un calculateur Gamma 3 de la société Bull) et un des pionniers de l'informatique grenoblois, a été maire de Venon dans les années 1990[12].
  • Claude Le Roy, entraîneur et sélectionneur de football, a résidé deux années sur la commune, entre 1983 et 1985 alors qu'il était responsable de l'équipe du GF38

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne) [1]
  2. Ibid., p. 229.
  3. Louis Guinet, Contribution à l'étude des établissements saxons en Normandie, Presses universitaires de Caen, p. 67. (lire en ligne)[2]
  4. Élisabeth Sirot 2007, p. 31.
  5. http://www.pcf-smh.fr/Commune-de-Venon.html
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. a et b Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), pp. 617-618
  11. Historique - Le Château, site officiel de la commune,
  12. Biographie de Louis Bolliet sur Interstices.info par Camille Bellissant

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Élisabeth Sirot, Noble et forte maison - L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe au début du XVIe, Éditions Picard, (ISBN 9782708407701).

Articles connexes[modifier | modifier le code]