Saint-Péray

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Saint-Péray
Saint-Péray vue depuis le château de Crussol.
Saint-Péray vue depuis le château de Crussol.
Blason de Saint-Péray
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Tournon-sur-Rhône
Canton Saint-Péray (chef-lieu)
Intercommunalité Rhône-Crussol
Maire
Mandat
Jacques Dubay
2014-2020
Code postal 07130
Code commune 07281
Démographie
Gentilé Saint Pérollais, Saint Pérollaises
Population
municipale
7 311 hab. (2011)
Densité 304 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 56′ 58″ N 4° 50′ 45″ E / 44.9494444444, 4.84583333333 ()44° 56′ 58″ Nord 4° 50′ 45″ Est / 44.9494444444, 4.84583333333 ()  
Altitude Min. 107 m – Max. 652 m
Superficie 24,05 km2
Localisation

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Liens
Site web www.st-peray.com

Saint-Péray est une commune française située dans le département de l'Ardèche, en région Rhône-Alpes. Elle fait partie de l'agglomération de Valence.

Cette petite ville est située à 5 km de Valence, chef-lieu de la Drôme dans la vallée du Rhône.

Ses habitants sont appelés les Saint Pérollais et les Saint Pérollaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Au pied de la colline de Crussol, en bordure de la vallée du Rhône, Saint-Péray est depuis toujours un lieu de passage entre la montagne ardéchoise et la plaine de Valence. Le village est traversé par le Mialan, un affluent du Rhône.

Crussol, c'est un massif et un château. Le massif de la Montagne de Crussol est constitué de couches géologiques d’origine sédimentaire superposées de façon très régulière et que l’on qualifie de série.

De par sa capacité à emmagasiner la chaleur, le calcaire permet l’implantation d’espèces végétales et animales méditerranéennes malgré la latitude assez élevée. La végétation est constituée pour moitié de pelouse sèche et pour l'autre moitié de chênaie verte, landes sur marnes, falaises, éboulis sur calcaire et même de chênaie pubescente en faible proportion.

C’est une petite montagne étirée sur trois kilomètres du nord au sud. Elle représente une ligne de crêtes assez régulière dont l’altitude passe progressivement de 306 à 406 mètres. Dans la direction est-ouest, elle apparaît d'abord comme un massif dissymétrique : vers l'est, une haute falaise calcaire, surplombant des éboulis, domine la région valentinoise, tandis que vers l'ouest, la pente s’abaisse moins brutalement jusqu'au Mialan, affluent du Rhône.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Romain-de-Lerps Cornas Bourg-lès-Valence (Drôme) Rose des vents
Alboussière N Bourg-lès-Valence (Drôme)
O    Saint-Péray    E
S
Toulaud Toulaud Guilherand-Granges

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village actuel fit son apparition vers le XVe siècle, quand les habitants partirent des fortifications du château de Crussol pour venir habiter dans la vallée du Mialan. Ce nouveau village prit le nom de Saint-Pierre d'Ay qui, en patois local, donna Saint-Péray. Au cours de la Révolution française de 1789, Saint-Péray changea temporairement de nom pour devenir Péray Vin Blanc (dû à la réputation incontestable du vin blanc de Saint-Péray à cette époque). Aujourd'hui, la commune de Saint-Péray compte environ 7 500 habitants.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le Cartulaire de Saint-Chaffre, en 936, mentionne la donation à cette abbaye d'une villa et de ses vignes, S. Petri d’Atiacum (nom qui évoluera vers Aysi), sous le castrum de Crussol. Plus tard, au XIIe siècle, le Cartulaire de Bourg-lès-Valence, indique que les comtes de Crussol : Giraud Bastet, son épouse Agnès et son frère Guillaume, donnent 50 livres à l'abbaye de Saint-Estève, située à l'extrémité de la montagne de Crussol, et des vignes à l'église de S.Petri Ay.

Au Moyen Âge, il devint le siège d'un prieuré dédié à saint Pierre et, dès lors, le village fut baptisé « Sanctus Petrus Atiacum ». Ce nom va évoluer au cours des siècles vers Saint-Pierre d'Ay, qui devint Saint-Péray.

En occitan, c'est Sant Pèire d'Ai.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Péray

Les armes de Saint-Péray se blasonnent ainsi :
parti, au premier fascé d'or et de sinople qui est de Crussol,
au second d'azur à deux clefs d'or passées en sautoir.

On reconnaît au premier les armes des seigneurs de Crussol. Les clefs sont classiquement emblématiques de saint Pierre ("Saint-Péray" vient de "Saint-Pierre-d'Ay").

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie de Saint-Péray.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1816 1821 Louis-Victor Allier    
1821 1830 Louis de Villeneuve    
1830 1834 Hippolythe Bernera    
1834 1868 Honoré-Ferdinand Malet   conseiller général
1868 1870 Léopold Lantheaume    
1870 1874 Oscar Saint-Prix   Président du Conseil général, député, sénateur
1874 1877 Louis Ferdinand Malet    
1877 1889 Oscar Saint-Prix   Président du Conseil général, député, sénateur
1889 1901 Napoléon Martin    
1901 1908 Victor Tassini    
1908 1929 Jules Bouvat   Président du Conseil général
1929 1962 Marc Bouvat Rad. Vice-président du Conseil général
1962 1963 Antonin Basset    
1964 1995 Gérard Mallen RI puis UDF conseiller général
1995 2014 Jean-Paul Lasbroas[1] DVG  
2014 en cours Jacques Dubay UDI Commerçant, conseiller général depuis 2001

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 7 311 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 559 1 652 1 528 1 791 2 321 2 490 2 485 2 720 2 584
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 762 2 680 2 710 2 521 2 815 2 658 2 642 2 555 2 569
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 603 2 658 2 587 2 538 2 595 2 597 2 634 2 797 3 168
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
3 097 3 592 4 310 5 196 5 886 6 502 6 963 7 091 7 294
2011 - - - - - - - -
7 311 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue sur le château de Crussol, au fond la montagne des Trois-Becs.

Économie[modifier | modifier le code]

Vignoble[modifier | modifier le code]

Le Saint-Péray est un vin blanc généralement pétillant appartenant aux crus des Côtes du Rhône, préparé selon la méthode champenoise. Il existe également sous forme d'un vin blanc sec « tranquille ». De cépages Roussanne et Marsanne, il a une robe jaune paille pâle, des arômes de violette et une bonne acidité naturelle. Ce vin peut être gardé ou bu jeune.

Situé sur la rive droite du Rhône, à la hauteur de Valence, le vignoble de l'AOC Saint-Péray est le plus au sud des Côtes du Rhône septentrionales. L'aire d'appellation se limite à la commune de Saint-Péray ainsi qu'au quartier du Biguet qui se trouve sur la commune limitrophe de Toulaud. L'AOC Saint-Péray compte aujourd'hui environ 70 hectares et le rendement maximum est de 45 hl/ha avec un degré minimum naturel de 10 % pour les tranquilles et 9 % pour les effervescents.

Transports[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Péray est desservie par le réseau de bus Citéa (lignes 8 et 14) et par le réseau de cars du conseil général de l'Ardèche, "Le Sept" (lignes 03, 03bis et 06).

Événements[modifier | modifier le code]

L'un des événements emblématiques de la commune de Saint-Péray est sans aucun doute la fête des vins et son marché aux vins. Se déroulant lors du premier week-end de septembre, c'est un moment de convivialité où chacun peut se retrouver sous le chapiteau dressé à cet effet sur la place du village.

Chaque année est organisée la fête des vins et du jumelage.

De plus, chaque année, il y a fin juin la fête de Crussol dans l'amphithéâtre sous le monument, où se déroulent traditionnellement des animations médiévales et des spectacles son et lumière.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Trois villes sont jumelées avec Saint-Péray :

Située dans la région de la Hesse, à 45 km de Francfort, en bordure de l'Odenwald, la ville de Groß-Umstadt compte une population de 22 000 habitants. Née du regroupement de 8 communes (Kleestadt, Klein-Umstadt, Richen, Semd, Raibach, Dorndiel, Heubach et Wiebelsbach), Groß-Umstadt offre une grande qualité de vie.

Asso, petite ville de 3 150 habitants de la région des Lacs, dans le Nord de l'Italie est située dans la région de Lombardie, à une vingtaine de kilomètres de Côme. Les hautes collines boisées qui entourent la ville, nichée au cœur de la vallée de la Vallassina, la font ressembler à un village de montagne.

  • Drapeau du Portugal Santo Tirso (Portugal) avec laquelle Saint-Péray a signé un pacte d'amitié en 1991, rapprochement qui s'explique par le jumelage qui lie respectivement les deux villes à Groß-Umstadt.

Santo-Tirso est située dans le nord du Portugal, à quelques kilomètres de Porto et de la côte atlantique, Santo-Tirso est une ville relativement importante puisqu'elle compte environ 17 000 habitants. Elle est par ailleurs le chef-lieu d'un canton composé de 31 communes[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Préfecture de l'Ardèche fichier au format PDF daté du 1er juillet 2008
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  4. Site de la ville de Santo Tirso

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Plans et vues satellites[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le guide Ardèche, La Renaissance du livre, Tournai (Belgique), 2003