Saint-Péray

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour le vin, voir saint-péray (AOC).
Saint-Péray
La commune vue depuis le château de Crussol.
La commune vue depuis le château de Crussol.
Blason de Saint-Péray
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Tournon-sur-Rhône
Canton Guilherand-Granges
Intercommunalité Rhône-Crussol
Maire
Mandat
Jacques Dubay
2014-2020
Code postal 07130
Code commune 07281
Démographie
Gentilé Saint Pérollais
Population
municipale
7 494 hab. (2014)
Densité 312 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 56′ 58″ nord, 4° 50′ 45″ est
Altitude Min. 107 m – Max. 642 m
Superficie 24,05 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Ardèche

Voir sur la carte administrative d'Ardèche
City locator 14.svg
Saint-Péray

Géolocalisation sur la carte : Ardèche

Voir sur la carte topographique d'Ardèche
City locator 14.svg
Saint-Péray

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Péray

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Péray
Liens
Site web www.st-peray.com

Saint-Péray est une commune française située dans le département de l'Ardèche, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Cette petite ville est située à 5 km de Valence, chef-lieu de la Drôme dans la vallée du Rhône.

Ses habitants sont appelés les Saint Pérollais et les Saint Pérollaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Au pied de la colline de Crussol, dans l'ouest de l'agglomération valentinoise en bordure de la vallée du Rhône, Saint-Péray est depuis toujours un lieu de passage entre la montagne ardéchoise et la plaine de Valence. Le village est traversé par le Mialan, un affluent du Rhône.

Crussol, c'est un massif et un château. Le massif de la Montagne de Crussol est constitué de couches géologiques d’origine sédimentaire superposées de façon très régulière et que l’on qualifie de série.

De par sa capacité à emmagasiner la chaleur, le calcaire permet l’implantation d’espèces végétales et animales méditerranéennes malgré la latitude assez élevée. La végétation est constituée pour moitié de pelouse sèche et pour l'autre moitié de chênaie verte, landes sur marnes, falaises, éboulis sur calcaire et même de chênaie pubescente en faible proportion.

C’est une petite montagne étirée sur trois kilomètres du nord au sud. Elle représente une ligne de crêtes assez régulière dont l’altitude passe progressivement de 306 à 406 mètres. Dans la direction est-ouest, elle apparaît d'abord comme un massif dissymétrique : vers l'est, une haute falaise calcaire, surplombant des éboulis, domine la région valentinoise, tandis que vers l'ouest, la pente s’abaisse moins brutalement jusqu'au Mialan, affluent du Rhône.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Romain-de-Lerps Cornas Bourg-lès-Valence (Drôme) Rose des vents
Alboussière N Bourg-lès-Valence (Drôme)
O    Saint-Péray    E
S
Toulaud Toulaud Guilherand-Granges

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village actuel fit son apparition vers le XVe siècle, quand les habitants partirent des fortifications du château de Crussol pour venir habiter dans la vallée du Mialan. Ce nouveau village prit le nom de Saint-Pierre d'Ay qui, en patois local, donna Saint-Péray. Au cours de la Révolution française de 1789, Saint-Péray changea temporairement de nom pour devenir Péray Vin Blanc (dû à la réputation incontestable du vin blanc de Saint-Péray à cette époque). Aujourd'hui, la commune de Saint-Péray compte environ 7 500 habitants.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le Cartulaire de Saint-Chaffre, en 936, mentionne la donation à cette abbaye d'une villa et de ses vignes, S. Petri d’Atiacum (nom qui évoluera vers Aysi), sous le castrum de Crussol. Plus tard, au XIIe siècle, le Cartulaire de Bourg-lès-Valence, indique que les comtes de Crussol : Giraud Bastet, son épouse Agnès et son frère Guillaume, donnent 50 livres à l'abbaye de Saint-Estève, située à l'extrémité de la montagne de Crussol, et des vignes à l'église de S.Petri Ay.

Au Moyen Âge, il devint le siège d'un prieuré dédié à saint Pierre et, dès lors, le village fut baptisé « Sanctus Petrus Atiacum ». Ce nom va évoluer au cours des siècles vers Saint-Pierre d'Ay, qui devint Saint-Péray.

En occitan, c'est Sant Pèire d'Ai.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Péray

Les armes de Saint-Péray se blasonnent ainsi :
parti, au premier fascé d'or et de sinople qui est de Crussol,
au second d'azur à deux clefs d'or passées en sautoir.

On reconnaît au premier les armes des seigneurs de Crussol. Les clefs sont classiquement emblématiques de saint Pierre ("Saint-Péray" vient de "Saint-Pierre-d'Ay").

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie de Saint-Péray.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1816 1821 Louis-Victor Allier    
1821 1830 Louis de Villeneuve    
1830 1834 Hippolythe Bernera    
1834 1868 Honoré-Ferdinand Malet   conseiller général
1868 1870 Léopold Lantheaume    
1870 1874 Oscar Saint-Prix   Président du Conseil général
député
sénateur
1874 1877 Louis Ferdinand Malet    
1877 1889 Oscar Soubeyran de Saint-Prix   Président du Conseil général
député
sénateur
1889 1901 Napoléon Martin    
1901 1908 Victor Tassini    
1908 1929 Jules Bouvat   Docteur
Président du Conseil général
1929 1962
(décès)
Marc Bouvat Rad. Médecin
Vice-président du Conseil général
1962 1963 Antonin Basset    
1964 juin 1995 Gérard Mallen RI puis UDF Courtier en assurances
conseiller général
suppléant de Pierre Jourdan de 1971 à 1980
juin 1995 28 mars 2014 Jean-Paul Lasbroas DVG Administrateur
28 mars 2014 en cours
(au 24 avril 2014)
Jacques Dubay[1] UDI Commerçant
Conseiller général puis départemental

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 7 494 habitants, en augmentation de 2,93 % par rapport à 2009 (Ardèche : 2,73 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 559 1 652 1 528 1 791 2 321 2 490 2 485 2 720 2 584
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 762 2 680 2 710 2 521 2 815 2 658 2 642 2 555 2 569
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 603 2 658 2 587 2 538 2 595 2 597 2 634 2 797 3 168
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
3 097 3 592 4 310 5 196 5 886 6 502 6 963 7 294 7 494
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue sur le château de Crussol, au fond la montagne des Trois-Becs.
  • Les ruines du château de Crussol sur la colline du même nom qui domine le village.
  • Les grottes de Soyons sont accessibles par un chemin de randonnée qui domine la vallée du Rhône et la plaine de Valence avec en toile de fond les majestueux contreforts du Vercors.
  • Un collège public à la limite du village de Cornas et à côté d'un gymnase.
  • Une école privée maternelle et primaire : École de la Sainte Famille.

Économie[modifier | modifier le code]

Vignoble[modifier | modifier le code]

Le saint-péray est un vin blanc généralement pétillant appartenant aux crus des Côtes du Rhône, préparé selon la méthode champenoise. Il existe également sous forme d'un vin blanc sec « tranquille ». De cépages Roussanne et Marsanne, il a une robe jaune paille pâle, des arômes de violette et une bonne acidité naturelle. Ce vin peut être gardé ou bu jeune.

Situé sur la rive droite du Rhône, à la hauteur de Valence, le vignoble de l'AOC Saint-Péray est le plus au sud des Côtes du Rhône septentrionales. L'aire d'appellation se limite à la commune de Saint-Péray ainsi qu'au quartier du Biguet qui se trouve sur la commune limitrophe de Toulaud. L'AOC Saint-Péray compte aujourd'hui environ 70 hectares et le rendement maximum est de 45 hl/ha avec un degré minimum naturel de 10 % pour les tranquilles et 9 % pour les effervescents.

Transports[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Péray est desservie par le réseau de bus Citéa (lignes 8, 14 et 46) et par le réseau de cars du conseil général de l'Ardèche, "Le Sept" (lignes 03 et 03+).

Événements[modifier | modifier le code]

L'un des événements emblématiques de la commune de Saint-Péray est sans aucun doute la fête des vins et son marché aux vins. Se déroulant lors du premier week-end de septembre, c'est un moment de convivialité où chacun peut se retrouver sous le chapiteau dressé à cet effet sur la place du village.

Chaque année est organisée la fête des vins et du jumelage.

De plus, chaque année, il y a fin juin la fête de Crussol dans l'amphithéâtre sous le monument, où se déroulent traditionnellement des animations médiévales et des spectacles son et lumière.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Trois villes sont jumelées avec Saint-Péray :

Située dans la région de la Hesse, à 45 km de Francfort, en bordure de l'Odenwald, la ville de Groß-Umstadt compte une population de 22 000 habitants. Née du regroupement de 8 communes (Kleestadt, Klein-Umstadt, Richen, Semd, Raibach, Dorndiel, Heubach et Wiebelsbach), Groß-Umstadt offre une grande qualité de vie.

Asso, petite ville de 3 150 habitants de la région des Lacs, dans le Nord de l'Italie est située dans la région de Lombardie, à une vingtaine de kilomètres de Côme. Les hautes collines boisées qui entourent la ville, nichée au cœur de la vallée de la Vallassina, la font ressembler à un village de montagne.

  • Drapeau du Portugal Santo Tirso (Portugal) avec laquelle Saint-Péray a signé un pacte d'amitié en 1991, rapprochement qui s'explique par le jumelage qui lie respectivement les deux villes à Groß-Umstadt.

Santo-Tirso est située dans le nord du Portugal, à quelques kilomètres de Porto et de la côte atlantique, Santo-Tirso est une ville relativement importante puisqu'elle compte environ 17 000 habitants. Elle est par ailleurs le chef-lieu d'un canton composé de 31 communes[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche, (consulté le 30 août 2015).
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. Site de la ville de Santo Tirso

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le guide Ardèche, La Renaissance du livre, Tournai (Belgique), 2003

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]