La Pierre

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La Pierre
La Pierre
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Intercommunalité Communauté de communes Le Grésivaudan
Maire
Mandat
Jean-Yves Gayet
2020-2026
Code postal 38570
Code commune 38303
Démographie
Gentilé Pierrois
Population
municipale
570 hab. (2018 en augmentation de 10,89 % par rapport à 2013)
Densité 173 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 17′ 40″ nord, 5° 56′ 57″ est
Altitude Min. 225 m
Max. 452 m
Superficie 3,3 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Grenoble
(banlieue)
Aire d'attraction Grenoble
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Haut-Grésivaudan
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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La Pierre
Liens
Site web mairie-lapierre.fr

La Pierre est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

La commune fait partie du canton de Goncelin et elle est adhérente à la communauté de communes du Pays du Grésivaudan. Le village de La Pierre compte environ 500 habitants dénommés les Pierrois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La Pierre est un petit village, situé à 254 mètres d’altitude, voisin des communes du Champ-près-Froges et d'Hurtières. Cette commune qui s’étale sur une superficie de 3,3 km2, est entourée de nombreux terrains utilisés pour l’agriculture, ce qui fait de La Pierre un village au caractère agricole et champêtre. La commune fait partie de l'unité urbaine de Grenoble.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

La commune est limitrophe de quatre communes différentes.

Rose des vents Lumbin Tencin Rose des vents
N
O    La Pierre    E
S
Le Champ-près-Froges Hurtières

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le principal cours d'eau est l'Isère, rivière longue de 286 km, dont le bassin versant représente 10 800 km2 et qui borde l'ouest du territoire communal.

Le territoire communal est également sillonné par trois ruisseaux : le ruisseau de La Pierre, le ruisseau du Nan et le ruisseau de Champalud qui sont tous des affluents de l'Isère

Climat[modifier | modifier le code]

Le Grésivaudan étant orienté sud-ouest, nord-est, le vent y est donc beaucoup moins fréquent que dans la Cluse de l'Isère. En particulier, les contreforts du massif de la Chartreuse sont protégés du vent de nord et du vent d'ouest. Le seul vent qui peut y souffler fortement, hors les rafales orageuses, est le vent de sud-ouest, surtout présent en automne et en hiver et il est souvent associé à un effet de foehn amenant une élévation de la température spectaculaire. En hiver, à l'abri des vents du nord, les coups de froid y sont souvent moins sévères qu'à l'ouest du département, par contre les redoux océaniques sont plus longs à se faire sentir.

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

La Pierre est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Grenoble, une agglomération intra-départementale regroupant 38 communes[5] et 450 501 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Grenoble dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 204 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (48,4 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (53,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (25,8 %), terres arables (24,8 %), zones agricoles hétérogènes (23,6 %), zones urbanisées (13,8 %), eaux continentales[Note 3] (12,1 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Hameaux, Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

La totalité du territoire de la commune de La Pierre est situé en zone de sismicité n°4 (sur une échelle de 1 à 5), comme la plupart des communes de son secteur géographique[12].

Terminologie des zones sismiques[13]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 4 Sismicité moyenne accélération = 1,6 m/s2

Autres risques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Durant la période antique, dans la vallée de l'Isère, les premiers résidents, historiquement connus, sont les Allobroges, qui s’y sont installés à partir du Ve siècle avant notre ère. Ce peuple occupait la zone la plus vaste allant du nord du Vercors et de Belledonne en passant par le Grésivaudan et sur une grande partie de la région qui sera dénommée plus tard la Sapaudia et qui deviendra la Savoie).

Moyen Âge et Temps Modernes[modifier | modifier le code]

L'histoire du bourg se confond avec celle de la famille de Monteynard.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 2008 Max Briançon-Marjollet SE  
2008 2020 Jean-Paul Durand SE  
2020 En cours Jean-Yves Gayet    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[15].

En 2018, la commune comptait 570 habitants[Note 4], en augmentation de 10,89 % par rapport à 2013 (Isère : +2,28 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
248286264264252292278270270
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
240226214210183177176166152
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
167147136160150146150141132
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2018
162186301375390439423557570
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.

Équipements sportifs et culturels[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Historiquement, le quotidien à grand tirage Le Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition du Grésivaudan, un ou plusieurs articles à l'actualité du canton, de la communauté de communes et quelquefois du village, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'aire géographique de production et transformation du « Bois de Chartreuse », la première AOC de la filière Bois en France[18],[19].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château de La Pierre
également dénommé « château-vieux », ce château fort du XIe siècle[20], installé juste au-dessus des restes d’une villa gallo-romaine[21], fait l'objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [22].
Le manoir de la Vaubeaunnais
Cet édifice qui date des XVe et XVIe siècles[20], fait l'objet d’un classement et d'une inscription partielle au titre des monuments historiques par arrêté du [23]. Le bâtiment principal est classé ; les communs, le mur de clôture du manoir, la terrasse, son mur de soutènement et son escalier d'accès sont inscrits.
  • La fontaine de la Perrière
  • Le bâtiment École-Mairie
  • La maison Curiale
  • vestiges d'une maison forte du XVe siècle[20]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L’église Saint-Pierre, du XVIIIe siècle[20].

Personnalités liés à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La Pierre Sur le site le-gresivaudan.fr
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 27 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  5. « Unité urbaine 2020 de Grenoble », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 27 mars 2021).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 27 mars 2021).
  8. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 27 mars 2021).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 27 mars 2021).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 28 avril 2021)
  11. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 28 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. Site de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité.
  13. Arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - Légifrance.
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  18. Information Presse du 5 novembre 2018 : Le Bois de Chartreuse obtient la première AOC Bois en France. Une première dans la filière bois !, site officiel du Bois de Chartreuse.
  19. Cahier des charges de l’appellation d’origine « Bois de Chartreuse », homologué par l’arrêté du 23 octobre 2018 publié au JORF du 31 octobre 2018, Bulletin officiel du Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, n° 2018-46 (.PDF).
  20. a b c et d Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, , 741 p. (ISBN 2-911148-66-5), pp. 380-384.
  21. Site mairie-lapierre.fr, page sur le château-vieux, consulté le 7 octobre 2019
  22. « Château », notice no PA00117237, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. « Manoir de la Veaubeaunais », notice no PA00117238, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Annexe[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]