Murianette

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Murianette
Vue générale prise du chemin de la tour.
Vue générale prise du chemin de la tour.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de Grenoble
Canton Meylan
Intercommunalité Grenoble-Alpes Métropole
Maire
Mandat
Lucie Grillo
2014-2020
Code postal 38420
Code commune 38271
Démographie
Gentilé Murianettois
Population
municipale
878 hab. (2013)
Densité 145 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 11′ 28″ Nord 5° 49′ 13″ Est / 45.1911, 5.8203
Altitude Min. 213 m – Max. 999 m
Superficie 6,07 km2
Localisation

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Liens
Site web murianette.fr

Murianette est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes. La commune se situe à l'est de Grenoble et fait partie de la métropole Grenoble-Alpes Métropole.

Ses habitants sont appelés les Murianettois et les Murianettoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Murianette se situe à 7 km de Grenoble. Ce village est situé au carrefour de deux grandes villes, Domène et Gières. Au pied du massif de Belledonne, il domine à la fois la vallée du Grésivaudan et l'Agglomération Grenobloise. Ce village de passage dans la région du Grésivaudan est assez urbain dans le centre, mais très rural autour en raison de sa situation géographique.

Notons la présence à proximité de l'Aérodrome de Grenoble-Le Versoud et de la base de loisirs du Bois Français.

Les principaux quartiers[modifier | modifier le code]

Les Barrières.
  • La Perrière
  • Champ des rages
  • Le Bourg
  • Le Pré Cottin
  • Le Petiot
  • L'Église
  • La Briot
  • Les Rivets
  • Les Barrières

Les lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • La Tour
  • Les Jacques
  • Les Jappins
  • Les Pérrets
  • Combeloup
  • La Pérérée

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Domène, Gières, Meylan, Revel, Saint-Martin-d'Uriage, Venon

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom de la commune[modifier | modifier le code]

Murianette ne doit son nom ni à la culture du murier, ni à l’occupation très discutée des Maures (ou Sarrazins).

La Tour Ravier.

L’origine du nom provient de l'existence d'une ferme ou domaine Gallo-Romain appartenant à Maurius, situé au bas du bourg, aux deux lieux-dits "Murianette". Il existait deux autres domaines, dont celui de Denisius qui était situé au lieu-dit "la Denise", aux Pérrets. Le Perthuis du Sarrazin ne doit pas son nom à la présence des Maures, mais signifie "grotte du défilé" (Sarrazin est une déformation de Serrare en latin, resserrer) et doit son nom au défilé étroit qui domine le Périmint.

La vallée Gallo Romaine du Grésivaudan a été envahie au début du Ve siècle par les Burgondes, venus de Germanie. Comme ces gens étaient blonds roux, les Gallo-Romains les appelèrent les "Russus" (mot latin qui signifie blond-roux), d'où les noms de lieux et de personnes en Roux (Chamrousse, Croix Rousse, Col du Rousset, Roux, Rousselet, Rosseti etc.). Les Burgondes construisaient des lieux fortifiés (Burg, Bourg (à Domène) Meaubourget (à la Pérérée). Ils défrichaient des terres (Reuten en Allemand qui a donné : champ roti, les routes etc.).

La tour de Murianette est attestée par une formule du XIIe siècle : in molari supra Maurianettam (sur la colline au-dessus de Murianette)[1].

L'origine des noms de lieux sur la commune[modifier | modifier le code]

  • La Pérérée, La Perrière, les Pérrets : du latin Petra, Pierre - désigne un endroit où se trouvaient des rochers ou des ruines anciennes. Il faut rappeler qu'à la "Pérérée" se trouve le "Meaubourget", lieu fortifié des Burgondes (de Burg, Bourg, lieu fortifié). Aux Pérrets se trouvait le domaine agricole du Gallo-Romain Denizius (la Denise) et à la Perrière se situait le domaine Gallo-Romain du "Sentillon" ce qui expliquait la présence de ruine, donc de pierres.
  • Champ des rages : rages, rajas, rajasse, rachais, rochat viennent du latin Radix, racine. Le champ des rages est donc le champ des racines, c'est-à-dire une zone de défrichement. Il correspond, à "Essarton", "Essart", = terre défrichée, et aussi à "Taillat" (forêt défrichée et transformée en taillis) et aussi à "Routes" qui vient du mot germanique "Reudes, Reuten". Zone de défrichement (ailleurs Rotty, côte Rotie, le Roti, champ Roti).
  • La Pièce : mot d'origine gauloise signifiant champ.
  • Le Martinet : du latin "Marcus" transformé en "Martelus", le marteau. Il s’agissait d'un marteau à bascule qui, mis en mouvement par une roue came, servait à battre le métal. La roue était animée le plus souvent par une chute d'au donc se trouvait près d'un ruisseau.
  • Les Goings : peut provenir du latin "Cuneum" terre en coin, ou aussi du gaulois "Connius", ou encore d'une terre provenant des cognassiers.
  • Les Rivoires : du latin "Robur" chêne, "Robaria" chêneraie (on trouve aussi Ravorie, la Rivoire, Rivière).
  • Le Rivet : du latin "Rivus", le ruisseau et de là la terre qui est près de ce ruisseau.
  • Le Petiot : de petit, adjectif ou nom d'une personne.
  • Les Charmettes : du latin "Carpinus" le charme. Lieu où étaient plantés des charmes.
  • Les Diots : désigne un lieu sacré, du mot gaulois "Devo".
  • La Cournard : vient de cornouille, petit arbuste habituel des lisières de bois[1].

Histoire de Murianette[modifier | modifier le code]

Hannibal est-il passé par notre village ?[style à revoir][modifier | modifier le code]

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Le petit coin de France où nous habitons a un long passé et bien sûr, son histoire suit le cours de l'Histoire.[style à revoir]

Situé dans la vallée du Grésivaudan, voie naturelle de passage, a-t-il été habité dès le Néolithique ? (5000 à 2000 ans av. J.-C., époque où l'homme, de nomade qu'il était, commence à se fixer en un lieu, se livre à la culture, domestique les animaux, polit la pierre. Nous n'avons aucun élément archéologique, seule la toponymie, qui est l'étude linguistique et historique de l'origine des noms, peut nous renseigner. Les lieux, qui portent un nom, ont été les points dont la terre a été foulée par les hommes dans les temps anciens, et dont l'emplacement, a toujours été fréquenté ou habité.[style à revoir] Nous avons peut-être[évasif], datant de cette époque :

  • Claret : de Kl-ar, forme évoluée de Pré Indo Européen Kal ou Kar, signifiant rocher.
  • Les Touvières : de "tob" également P.I.E. : terrain en pente
  • Le Manteau : du pré-celtique "ment" : hauteur rocheuse

Car Murianette est placé entre La Combe-de-Lancey, Saint-Jean-Le-Vieux, Revel d'une part et Herbeys (4 points où l’implantation pré-celtique a été reconnue).

L'arrivée des Celtes, originaires sans doute d'Europe Centrale, se situe pour nos Alpes, entre les VIe et IIIe siècles avant notre ère. Ces peuplades apportaient avec elles une nouvelle forme de civilisation. Certaines ne faisaient que passer, d'autres se fixaient. Ce fut le cas des Allobroges qui devinrent une des tribus les plus puissantes de la Gaule. Leur territoire comprenait une partie du département de l'Isère, entre le Rhône et l'Isère, et les deux Savoie. Une de ses frontières était les sommets de Belledonne : dérivé de Bédina ou Beldina, nom dont la formation pré-celtique et gauloise se traduit par Vallée Sacrée.[style à revoir]

En 218 av. J.-C., Hannibal avec son armée carthaginoise, ses éléphants, venant d'Espagne et allant en Italie, est sûrement passé par la Vallée : sur la rive gauche ? Traversant donc notre commune. Ou sur la rive droite ? Les deux voies existaient en moyenne hauteur. Il est certain que les Allobroges ne lui opposèrent aucune résistance jusqu'à l'Arc. [style à revoir]

Cette période nous a laissé[style à revoir] quelques traces :

  • La Denise-Sentillon (domaine des Gaulois Maurius-Danusius Sentillus)
  • Les Diots - La Pièce, déjà cités
  • Les Besses du gaulois "Bettu" : bouleau du latin "Bétiu" la Boulaie.
  • La Sapinaie du gaulois "sappo" = sapin
  • Taroche : terre du gaulois Tarus
  • Rucle : terre du gaulois Ruscus[1]

L'arrivée des Romains[modifier | modifier le code]

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Le plus ancien écrit mentionnant le nom de Murianette date de 993 "Mandus in villa vocabulo mariana".

Depuis l'implantation Celte, plus de 1000 ans ont passé, longue période qui connut la domination romaine et les invasions barbares. Le Grésivaudan, avec ses routes et sa voie d'eau, subit très tôt l'influence latine et, bien avant la conquête des Gaules par César, les Allobroges connaissaient et appréciaient les Romains.

Sans doute, les tribus de notre région se mêlèrent-elles aux invasions gauloises[style à revoir] qui franchirent les Alpes pendant près de 400 ans et descendirent même jusqu'à Rome (387 av. J.-C.), mais les chefs gaulois ne répondirent pas à l'appel de Vercingétorix (59 av. J.-C.) pour lutter contre César qui traversa l'Allobrogie sans ennuis. Ils s'étaient soumis depuis (61 av. J.-C.) après que leur général Catugnat eût été vaincu par Promptinus à Solonium (vraisemblablement à Solaize) et à Vencia (près de Saint-Egreve). Le mécontentement provoqué par une récompense jugée insuffisante pour les services rendus, avait été la cause du soulèvement.

[pertinence contestée]

Pendant près de 500 ans la paix favorisera cette fusion. Notre vallée sera marquée profondément par cette période Gallo-Romaine. L'Allobroge guerrier, courageux, audacieux, indépendant devient propriétaire cultivateur.[style à revoir]

Les habitations ne sont plus uniquement sur les hauteurs (vers 600 mètres d'altitude bien exposées et protégées). Les domaines s’installent plus près de l'Isère, reliés par des routes, des chemins, dont une grande partie forme le réseau actuel. Les habitations qui étaient en bois, en torchis, se construisent en pierres de taille, en briques, tout en gardant leur caractère gaulois avec la galerie et l'escalier extérieurs. Les champs gagnent sur la plaine. On cultive les fèves (favières) les pois (dans les Isles), les céréales surtout le blé, le chanvre. L’élevage prospère : chèvres, moutons, porcs. Les échanges s'intensifient.[style à revoir]

La rencontre de la vigne introduite par les Romains et du tonneau fabriqué par les Gaulois pour transporter leur arvoise (bière) va modifier les procédés méditerranéens de conservation du vin et donnera l'élan au vignoble français. La vigne est cultivée chez nous dès les trois premiers siècles. [style à revoir]

On buvait : le vin poissé (augmenté de poix) : la piquette, le vin doux (augmenté de sucre) (chaptalisation actuelle).[style à revoir]

Entre autres choses, les Gaulois apprirent aux Romains l'usage de la charrue à soc de fer, le port des braies (pantalon), l'habitude de manger assis. [pertinence contestée]

La Romanisation marqua bien plus encore la langue. Le latin se répandit assez vite, d'autant que les deux langues présentaient de nombreuses affinités par exemple : - en français : roi mer divin - en gaulois : rix mor devos - en latin : rex mare divus [pertinence contestée]

Quelles traces de ce passé, trouvons-nous dans notre village :[style à revoir]

  • Les Seigles : latin Ségula
  • Les Vignasses : latin vinea
  • Pré Mazet : fagus ou fagea : hêtre ou hêtraie
  • Au Chazot : latin cas : lutte
  • Périment : "périm" anéantir, effondrement
  • Du latin Campus : champ du plan, du marché, de la vigne
  • La Tour, les Charmettes déjà cités, et notre patois... qui malheureusement disparaît[1].

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

Au XIe siècle, l'église Saint-Félix de Murianette est la possession de l'évêque de Grenoble.

Elle est consacrée en 1100 sous le nom de Saint-Jean, futur Saint-Hugues.

Données historiques[modifier | modifier le code]

Un certain Guigon Ravier est mentionné en 1260, parmi les propriétaires de terrain de la paroisse du Touvet, où une branche de cette famille se maintient pendant le Moyen Âge. Concernant directement le territoire de Murianette, Guillaume Ravier passe reconnaissance en 1267 à la comtesse de Genevois, pour deux moulins et une terre à Domène, pour lesquels il devait des cens et 9 sols de plaid et Aymon Ravier, également de Murianette, reconnaît pour sa part à l'évêque de Grenoble des possessions à Montbonnot et dans la paroisse de Domène, en 1281. En 1299, le même Aymon rend hommage à Amédée, comte de Genève, pour une tour et une maison au lieu-dit de Murianette, près de la gorge, 2 moulins à Domène et une forêt près de l'Isère. Il semble probable que le Jean Ravier qui tient maison forte dans la description du mandement de Gières en 1339, est en fait celui de Murianette : en effet, la question des limites du mandement de Gières est souvent posée et 5 feux de la paroisse de Murianette sont rattachés au mandement de Gières. Un noble Guigues Ravier, damoiseau de Murianette âgé de 35 ans, est cité parmi les témoins du comte de Genève dans son procès contre le dauphin en 1387. En 1540, le dénombrement de Guigues Guillermier, écuyer, mentionne, en plus d'une maison au Touvet : en la paroisse de Murianette une maison forte avec un héritage contenant terre prés du bois, et vignes par le moyen de l’évêque de Grenoble seigneur de Murianette, valant 30 lt. en revenu charges déduites etc. Il s'agit sans doute du même site[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Murianette.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 1977 Georges Avallet DVD ...
1977 1983 Dominique Lefebvre DVG ...
1983 1989 Dominique Lefebvre DVG ...
1989 1995 Dominique Lefebvre DVG ...
1995 2001 Dominique Lefebvre DVG ...
2001 2008 Dominique Lefebvre puis Gilles Moulin (cessation en 2003) DVG ...
2008 2014 Gilles Moulin DVG ...
2014 2020 Lucie Grillo DVC ...
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune de Murianette est jumelée à ce jour avec aucune ville.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 878 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
225 226 233 225 259 267 268 289 311
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
312 320 270 264 248 251 265 255 256
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
231 251 236 256 267 299 305 255 340
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2008 2009
416 418 467 529 542 614 697 779 811
2013 - - - - - - - -
878 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Murianette possède son propre groupe scolaire appelé "Raffin-Dugens" composé de 2 classes de maternelles, 4 classes élémentaires, une bibliothèque et un restaurant scolaire.

L'établissement scolaire a été surnommé Raffin-Dugens en hommage à un ancien instituteur de la commune et ancien député de l'Isère Jean-Pierre Raffin-Dugens entre 1910 et 1919.

Le nouvel établissement scolaire de la commune a été mis en service en 2004 afin de remplacer l'école actuelle du bourg positionnée dans l’enceinte de la mairie. En effet, l'ancienne école était devenue trop petite suite à la l’accroissement démographique de la commune dans les années 2000.

Transports[modifier | modifier le code]

Chemin de fer[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le réseau ferré de France reliant notamment Grenoble à Montmélian.

Murianette ne possède toutefois pas de gare de voyageurs ni de marchandises.

La gare la plus proche se situe sur la commune de Gières, la Gare Grenoble-Université-Gières.

Dans le passé, la gare de Domène était également ouverte aux voyageurs. Elle fut fermée par la SNCF et devrait rouvrir normalement d'ici quelques années au trafic de voyageurs.

Transports urbains[modifier | modifier le code]

La route et la piste cyclable, entrée de Murianette de Gières.

Murianette bénéficie d'une bonne desserte de transport en commun par le réseau de Transports de l'Agglomération Grenobloise.

La ligne 15 (fréquence de passage de 7 à 10 min en heure de pointe) traverse les villes de Domène, Murianette, Gières, Saint-Martin-d'Hères et Grenoble dans les deux sens de circulation.

Ses terminus sont les suivants :

  • Grenoble - Verdun Préfecture
  • Domène - Les Arnauds / Les Chenevièves

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Tour Ravier.
  • La Tour Ravier, dite «Tour du diable »

« Le diable apparaissait dans la tour chaque fois qu'un habitant du village se trouvait à l'article de la mort », dit la légende locale à laquelle le petit édifice doit son nom actuel. À une centaine de mètres au-dessus de Murianette et jouxtant l'ancien chemin montant au cimetière et aux petites localités de la partie supérieure de la commune, il occupe un ressaut des premiers contreforts de Belledonne, bordé au sud-ouest par la gorge profonde du ruisseau de Murianette et au nord-ouest par la pente raide descendant vers le village. La plate-forme était dotée en complément d'un mur d'enceinte dont on peut encore voir le soutènement, côté vallée.

De plan approximativement carré, neuf mètres par dix mètres trente - la tour est bâtie sur un terrain pentu et s'élève sur deux niveaux côté montagne, tandis qu'un rez-de-chaussée s'ajoute côté vallée. Elle comptait il y a vingt ans encore un étage supplémentaire, comme le montre une vieille photo, mais la couleur différente et les parois plus minces laissent penser à une surélévation postérieure. Les murs, dont l'épaisseur à la base est d'environ un mètre, se composent d'un appareil irrégulier et non taillé, de dimension moyenne. Sur les deux faces non protégées de la tour, complétant le dispositif de défense, s'ouvraient des meurtrières : deux au nord-est, sur la partie supérieure du mur, simples fentes non appareillées d'environ dix centimètres de large sur soixante dix centimètres de haut, et deux au sud-est, plus grandes, dont l’ébrasement est encore visible de l'intérieur. Au premier étage, côté vallée, se trouve une petite fenêtre aujourd'hui bouchée, encadrée de briques et d'aspect ancien avec son arc plein cintre. Au premier étage encore, mais sur la face sud-ouest et contre un angle de la tour, se distingue une petite porte rectangulaire murée encadrée d'arrachements de murs, éléments probables d'une latrine. Le bâtiment fut largement réutilisé jusqu'à nos jours - habitation, grange - et subit un certain nombre de modifications. De vastes baies, cernées de briques furent percées au XIXe siècle. À l’intérieur, le rez-de-chaussée fut couvert d'une voûte en briques de forme surbaissée dont la calotte vient visiblement doubler les murs.

L'unique texte ancien mentionnant la tour de Murianette remonte à 1299. Aymon Ravier rendit hommage, à cette date, à Amédée, comte de Genève, pour une tour et une maison au dit lieu de Murianette, près de la gorge. Quelques années auparavant, en 1267, son père, Guillaume Ravier, de Murianette, avait passé reconnaissance à Marie, comtesse du Genevois, pour deux moulins et une terre à Domène, sans qu'il soit question de la tour. Il est donc possible qu'elle ait été érigée entre ces deux dates.

  • Église Saint-Félix

Édifiée à la fin du XIe siècle et consacrée en 1100 sous le nom de Saint-Jean par l’évêque de Grenoble, futur Saint-Hugues, elle a la caractéristique d’avoir un chœur légèrement penché par rapport à la nef, comme cela existe dans certaines églises anciennes pour rappeler le Christ qui penche sa tête en expirant. Une autre caractéristique est l'enterrement dans le sol de certains morts, probablement les curés et des notables, les autres l'étant dans le parvis de l’église jusqu'en 1860. C’est en refaisant le sol en 1976 que des ossements sont apparus.

L'église.

L'église a été remaniée plusieurs fois. La charpente daterait du XVIIe siècle aux dires d’un spécialiste. À la fin du XIXe siècle, dans les années 1890, l'église a été allongée, un nouveau fronton, percé en haut d'une grande lunette, a été construit, supportant la cloche. La sacristie a été refaite dans le bras nord du transept (la chambre des morts étant dans le bras sud). Un porche en pierre moulée, soutenue par deux colonnes, a été construit. Les vitraux datent de l'époque. Tous ces travaux ont été permis par la générosité des Chartreux qui firent une donation de 4 000 francs en 1889, travaux où l'on inaugura la nouvelle technique en pierres moulées comme on peut en voir à la mairie, à l'église de Domène ou sur la sacristie et la lunette de l'église Saint-Jean. Cette technique se mariait mal avec le style du XIe siècle.

En 1978, la municipalité a essayé de restituer le cachet ancien de l'église en remplaçant le fronton par une dépassée de toit au sud, dominée par un clocheton, et en supprimant le porche dont les colonnes ont été dressées à nouveau autour du monument aux morts, au cimetière. Autant que faire se peut, on a fait un crépi rustique pour cacher l'appareil en pierres moulées, et le plafond en plâtre a été déposé pour mettre en valeur la charpente. Les vitraux ont été restaurés en 2000.

Consacrée sous le nom de Saint-Jean, l'église s'est vu attribuer pour une raison encore inconnue un second patron, Saint-Félix. Sur le registre municipal qui mentionne la donation des Chartreux en 1889, il est écrit que l'église était dédiée à Saint Jean-Baptiste et à Saint-Félix.

Le château Loire.
  • Mairie
  • Château Loire
  • Château Avallet

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Jacques Bruno, Le Graisivaudan : toponymie et peuplement d'une vallée des Alpes, Grenoble, 1977
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2008, 2009, 2013.