Park Geun-hye

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Dans ce nom coréen, le nom de famille, Park, précède le nom personnel.
Park Geun-hye
박근혜 / 朴槿惠
Park Geun-hye en 2013.
Park Geun-hye en 2013.
Fonctions
Présidente de la République de Corée[N 1]

(4 ans et 13 jours)
Élection 19 décembre 2012
Premier ministre Chung Hong-won
Lee Wan-koo
Hwang Kyo-ahn
Prédécesseur Lee Myung-bak
Successeur Hwang Kyo-ahn (intérim)
Membre de l'Assemblée nationale de la République de Corée

(14 ans 8 mois et 7 jours)
Chef du Parti Saenuri

(4 mois et 28 jours)
Prédécesseur Hong Jun-pyo
Successeur Hwang Woo-yea

(2 ans 3 mois et 17 jours)
Prédécesseur Choe Byeong-ryeol
Successeur Kang Jae-sup
Première dame de la République de Corée

(5 ans 2 mois et 10 jours)
Président Park Chung-hee
Prédécesseur Yuk Young-soo
Successeur Hong Gi
Biographie
Date de naissance (65 ans)
Lieu de naissance Daegu (Corée du Sud)
Nationalité Sud-coréenne
Parti politique Saenuri
Père Park Chung-hee
Diplômée de Université Sogang

Signature de Park Geun-hye박근혜 / 朴槿惠

Park Geun-hye
Présidents de la République de Corée
Park Geun-hye
Hangeul 박근혜
Hanja 朴槿惠
Romanisation révisée Bak Geunhye
McCune-Reischauer Pak Kŭnhye

Park Geun-hye (prononcé en coréen [pak.ɯnh(ʲ)e]), née le à Samdeok-dong, dans la division administrative de Jung de la ville de Daegu, est une femme d'État sud-coréenne, présidente de la République de 2013 à 2017.

Ancienne présidente du premier parti d'opposition, le Grand Parti national (GPN, conservateur), elle est la fille de l'ancien dictateur militaire Park Chung-hee, qui dirigea la Corée du Sud entre 1961 et 1979. De 1998 à 2012, elle est députée à l'Assemblée nationale sud-coréenne. Elle est élue présidente de la République en et prend ses fonctions le , devenant ainsi la première femme chef de l'État sud-coréen.

En novembre 2016, des centaines de milliers de sud-coréens défilent dans les rues pour demander sa destitution, à la suite d'un scandale de corruption, la considérant comme étant sous l'influence de sa confidente Choi Soon-Sil. Ses pouvoirs sont suspendus par un vote de l'Assemblée nationale le 9 décembre 2016, confirmé le 10 mars 2017 par la Cour constitutionnelle qui prononce sa destitution. Arrêtée le , elle est emprisonnée depuis cette date.

Enfance et études[modifier | modifier le code]

Née à Samdeok-dong, dans le district de Jung-gu à Daegu, Park Geun-hye est le premier enfant de Park Chung-hee et Yuk Young-soo. Elle a un frère et une sœur : son frère cadet Park Ji-man, qui a été inculpé à plusieurs reprises pour des usages illicites de drogues, est l'actuel P-DG de la société EG corporation, et sa sœur cadette, Park Seo-yeong, est l'actuelle directrice exécutive de la Yookyoung foundation.

Geun-hye sort diplômée du lycée Seongsim de Daegu en 1970, et obtient une licence en génie électrique de l'université Sogang en 1974. Elle étudie ensuite très peu de temps à l'université de Grenoble, mais est contrainte de rentrer en Corée après l'assassinat de sa mère la même année. Park tient alors le rôle de Première dame de la Corée du Sud au côté de son père jusqu'à l'assassinat de ce dernier en 1979[1]. Park est présidente de l'université Yeungnam de 1982 à 1991. Elle obtient un doctorat de l'université de la culture chinoise en république de Chine (Taïwan) en 1987.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Présidente du Grand Parti national[modifier | modifier le code]

Park continue ensuite une carrière politique en étant élue au Parlement pour la première fois en 1998. Le , Park Geun-hye s'était rendue en Corée du Nord où elle avait diné avec le chef nord-coréen Kim Jong-il. De retour à Séoul, elle annonça qu'elle avait demandé à Kim Jong-il s'il allait venir visiter la Corée du Sud comme il en avait convenu durant le sommet historique de juin 2000 avec le président sud-coréen Kim Dae-jung. « Il a répondu qu'il honorera sa promesse » avait-elle ensuite déclaré[2]. Une promesse qu'il n'aura finalement pas honoré puisqu'il est décédé 18 mois plus tard.

Elle est élue présidente du Grand Parti national en 2004 jusqu'en juin 2006. Lors de la campagne pour les élections locales du 31 mai 2006, Park est blessée au visage sur une profondeur de 1 à 3 centimètres et sur 10 centimètres de long[3], créant un élan de sympathie en faveur du Grand parti national qui a largement remporté ce scrutin.

Le , Park fait une visite très médiatisée à l'université Harvard dans le Massachusetts. Sa visite se termine par une conférence dans une salle comble à la Kennedy School of Government disant qu'elle voulait sauver la Corée et plaidait pour un renforcement des relations entre la Corée du Sud et les États-Unis.

Primaires de 2007[modifier | modifier le code]

Park se présente à la primaire du GPN pour obtenir l'investiture du parti lors de l'élection présidentielle de décembre 2007. Elle est opposée à Lee Myung-bak.

Lors de la campagne, Park déclare que le coup d'État fait par son père le 16 mai 1961 était une « révolution pour sauver le pays ». Park s'excuse de la répression exercée alors contre les militants démocrates[4].

Park est battue, le 19 août 2007, lors de la primaire avec 48,1 % des voix contre 49,6 % pour Lee[5].

Soutiens politiques[modifier | modifier le code]

Après l'élection présidentielle de 2007, le président Lee Myung-bak forme un gouvernement constitué de ses proches. Les supporters de Park critiquent ce qu'ils considèrent comme des représailles politiques à leur encontre et quittent le GPN pour former deux partis : l'Alliance pro-Park (coréen : 친박연대 ; Chinbak Yeondae) et Solidarité avec les indépendants pro-Park (coréen : 친박 무소속 연대 ; Chinbak Musosok Yeondae). Park Geun-hye choisit de rester au GPN tout en soutenant les deux partis. Après les élections générales de 2008, les « rebelles » remportent 26 sièges : 14 pour l'Alliance et 12 pour la Solidarité. Actuellement, la plupart d'entre eux sont revenus au GPN, qui compte environ 60 députés pro-Park.

Élections municipales de Séoul et retour de Park Geun-hye[modifier | modifier le code]

La popularité de Park baisse à la suite de son opposition à Lee Myung-bak et son administration, ainsi qu'à son inactivité durant les municipales mais reste la personnalité politique la plus populaire de Corée du Sud. Elle est d'ailleurs en 2010 la favorite pour être la prochaine présidente. Park Geun-hye s'était mise en retrait par rapport à son parti, le Grand Parti national.

Cependant, lors des élections municipales de Séoul d'octobre 2011, Park offrit son soutien à Na Kyung-won, candidate du GPN au poste de maire de Séoul face à Park Won-soon soutenue lui par Ahn Cheol-soo un universitaire et chef d'entreprise très populaire en Corée du Sud. Cependant, ce sera Park Won-soon, réputé pour son engagement dans les associations citoyennes dénonçant la corruption de l'élite dirigeante, qui remporte la victoire. Cet évènement va provoquer une onde de choc dans la classe politique qui va désormais débattre de la nécessité de réformes.

Park Geun-hye prend les rênes en décembre 2011 d'un comité d'urgence au sein du parti afin de mener les réformes nécessaires à l'approches des élections législatives puis présidentielle de 2012. Elle s’entretient avec les membres réformistes de la formation conservatrice afin de définir une stratégie de restructuration. Ensemble, ils décidèrent de tout faire pour consolider le parti, plutôt que de le dissoudre. Cela implique, entre autres, d'en changer la structure, le processus de nomination et peut-être même le nom.

À l'occasion de la mort de Kim Jong-il le 17 décembre 2011, Park Geun-hye déclare : « Nous devons trouver des mesures approfondies pour nous préparer à tous les scénarios possibles, même s'il y a seulement 0,1 % de chances que ça arrive […]. Je pense que c’est le moment de faire des efforts pour les partis afin d’assurer la sécurité nationale »[6]. Park Geun-hye décide de soutenir la position du gouvernement pour ne pas, dit-elle, créer un sentiment de division au sein de la société sud-coréenne. Cette position est rapidement suivie par les autres partis politiques du pays.

Création du Parti Saenuri et victoire aux élections législatives de 2012[modifier | modifier le code]

Le Parti Saenuri emporte une courte majorité absolue aux élections législatives.

À la fin de l'année 2011, Park Geun-hye prend l'initiative d'une profonde réforme du parti conservateur au pouvoir, le Grand Parti national dont l'image était salie par des scandales de corruption notamment. Elle met en place des primaires pour choisir la plupart des candidats, change son nom pour Parti Saenuri, et fusionne avec un autre petit parti conservateur.

Le parti au pouvoir décide également de changer son nouveau programme en donnant une nouvelle importance aux thèmes sociaux. Le principe de la « démocratie économique » se base sur trois fondements : la sécurité sociale, l'emploi et l'économie de marché équitable. Pour cela, le parti souhaite renforcer le rôle du gouvernement dans le domaine économique pour optimiser l'efficacité de l'économie de marché et instaurer un ordre de marché équitable et transparent. Il s'agit également de réformer les chaebols pour permettre le développement des PME, et d'augmenter les taxes sur les hauts revenus[7].

Cependant, ce programme économique assombrit les relations entre le parti et l'exécutif. En effet, ce programme économique va à l'encontre de la politique du président Lee Myung-bak qui a pour but de créer un environnement plus favorable aux affaires. Park Geun-hye contredit également la politique de Lee Myung-bak concernant la Corée du Nord qui est de plus en plus contestée. Elle cherche à concilier en effet d'un côté les négociations pour la dénucléarisation de la péninsule coréenne et de l'autre le soutien au rapprochement pacifique[8]. Elle se démarque également du président dans le cadre du scandale de corruption pour lesquels Park demande notamment la démission du ministre de la Justice Kwon Jae-jin, se rapprochant ainsi de l'opposition[9].

Dans les sondages, le Parti Saenuri a réussi à rattraper son retard sur le principal parti d'opposition, le Parti démocrate unifié, et les derniers sondages montrent un resserrement. Le Parti Saenuri parvient finalement à conserver la majorité au Parlement en obtenant 152 des 300 sièges aux législatives, contre 127 sièges pour le Parti démocrate Unifié et 13 pour le Parti progressiste unifié. Park Geun-hye gagne alors en popularité ce qui lui permet de partir en candidate favorite pour les présidentielles.

Élection présidentielle de 2012[modifier | modifier le code]

Le 20 août 2012, elle est officiellement investie candidate à l'élection présidentielle par son parti après une primaire interne où elle remporte 84 % des voix face à quatre autres candidats[10].

Durant la campagne, elle reprend les thèmes avancés lors des législatives autour de la réforme économique visant à promouvoir la justice sociale. Largement en tête dans les sondages, l'avance de Park se réduit progressivement au fur et à mesure que l'opposition se réunit autour de Moon Jae-in, ancien opposant à la dictature de son père. Mais deux débats télévisés ne parviennent pas à changer la donne, et Park est toujours légèrement en avance.

Le 19 décembre 2012, elle remporte l'élection avec 51,6 % des voix contre 48,0 % pour Moon Jae-in[11],[12],[13]. Lors de son investiture, le , elle devient la première femme présidente de la Corée du Sud et la première chef d'État d'Asie du Nord-Est[1]. Elle a annoncé dès le vouloir proposer comme Premier ministre l'ancien procureur Chung Hong-won. Ce dernier est confirmé par un vote du Gukhoe le 26 février, par 197 voix contre 67, et installé dans ses fonctions le même jour[14]. Parmi ses premières mesures, on note une mise en garde à l’encontre des grandes entreprises coréennes, les « chaebols », dont elle était pourtant réputée proche, à propos des licenciements[15]. Son porte-parole présidentiel, compromis dans une affaire d'agression sexuelle aux États-Unis, doit démissionner[16].

Présidente de la République[modifier | modifier le code]

Park Geun-hye et Chuck Hagel, secrétaire américain à la Défense, en 2013.
Évolution de la popularité de la présidente.

Affaires étrangères[modifier | modifier le code]

Park Geun-hye avec son compatriote Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations Unies, en 2013 à New York.

Elle doit faire face, au début de son mandat, à l'escalade militaire provoquée par le dictateur nord-coréen Kim Jong-un. Sa première visite aux États-Unis, le , pour rencontrer son homologue américain Barack Obama, est largement dominée par cette question. Elle rencontre également lors de ce voyage le secrétaire général de l'ONU et compatriote Ban Ki-moon. L'analyste Cheong Seong-chan, de l'institut Sejong, estime que son attitude rompt avec celle de Lee Myung-bak : « À moyen terme, la tension va se calmer et les discussions vont s'engager grâce à la position très claire de Mme Park : elle est à la fois ouverte au dialogue et inflexible en cas d'attaque. Cela change de l'attitude contre-productive de son prédécesseur ». Elle donne notamment l'instruction à l'état-major de « répondre à l'attaque par l'attaque, sans considérations politiques », tout en s'efforçant de renforcer et de démontrer le soutien militaire des États-Unis, les exercices conjoints et survols de la Corée du Sud par des avions de l'US Air Force se multipliant à partir de [17]. Elle déclare également en , avant une visite d'État le mois suivant à Pékin, vouloir travailler « plus étroitement avec la Chine pour résoudre les problèmes liés à la Corée du Nord »[18].

Économie[modifier | modifier le code]

Alors que le pays enregistre une bonne croissance de 3,3 % fin 2013, malgré un recul de 0,9 % des exportations, Park Geun-hye lance un plan d'« économie créative », associant étroitement industrie et culture, se basant par exemple sur le succès du morceau Gangnam Style de Psy, lequel avait par ailleurs chanté lors de la cérémonie d'investiture de la présidente. Le gouvernement prévoit également de porter de 70 à 100 % les crédits accordés aux entreprises qui exportent et à développer les créations d'emplois par un plan de relance misant sur l'innovation[19].

Dérives autoritaires[modifier | modifier le code]

Le gouvernement de Park Geun-hye fait l'objet de critiques récurrentes pour son autoritarisme. Amnesty international estimant que l'interdiction du Parti progressiste unifié (parti d'opposition à la ligne politique social-démocrate, accusé par le gouvernement de « soutien à la Corée du Nord ») et la destitution de ses élus « soulève de graves questions quant à l’engagement des autorités envers la liberté d’expression et d’association »[20]. Le mouvement syndical coréen est réprimé de façon « de plus en plus implacable » par les autorités. Une vingtaine de dirigeants syndicaux sont emprisonnés, dont parmi eux le président de la KCTU, le président de la KPCWU, et le vice-président de la KPTU[21].

Au sujet de la liberté de la presse, Reporters sans frontières dénonce « l’intolérance du pouvoir face à la critique » et souligne la dégradation de la situation de la liberté de la presse[22]. Après la destitution de Park Geun-hye, la ministre de la Culture est arrêtée suite à des révélations sur l'existence d'une « liste noire » comportant les noms de 10 000 artistes supposés défavorables à Park Geun-hye et en conséquence privés de subventions publiques et surveillés par les autorités[23].

Scandale Choi Soon-sil[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Scandale Choi Soon-sil.

Elle est contestée en 2016 suite à des révélations sur l'influence « inappropriée et malsaine » que posséderait sur elle Choi Soon-sil, fille de Choi Tae-min, influent prédicateur religieux en Corée du Sud. Cette dernière, proche de Park Geun-hye depuis l'assassinat de sa mère Yuk Young-soo en 1974, aurait notamment instigué certaines nominations au gouvernement et corrigé les discours de la présidente, mais surtout détourné des dizaines de millions de dollars de fondations qui lui étaient liées, entraînant l'ouverture d’enquêtes pour trafic d'influence et corruption[24]. En octobre, Park Geun-hye renvoie son Premier ministre, deux autres ministres et plusieurs de ses conseillers afin d'apaiser l'opinion publique qui réclame sa démission[25]. Cependant, elle est contrainte d'annuler cette décision le 8 novembre suivant. Sa popularité, déjà fortement entamée en raison de sa gestion contestée des affaires intérieures coréennes, s'écroule à 5 % d'opinions favorables[26].

Le 29 novembre 2016, alors que d'importantes manifestations — les plus importantes de l'histoire du pays[27] — ont lieu tous les week-end, elle annonce qu'elle est prête à quitter le pouvoir de manière anticipée si le Parlement en décide ainsi[28]. L'un de ses ex-conseillers et son ancien vice-ministre de la Culture sont inculpés pour corruption, mais elle-même reste protégée par l'immunité attachée à la fonction présidentielle[29].

Destitution[modifier | modifier le code]

Le 8 décembre 2016, en plein scandale Choi Soon-sil, les députés de l'opposition déposent une motion de destitution à l'encontre de Park Geun-hye[30]. Le lendemain 9 décembre, l'Assemblée nationale vote la destitution et suspend les pouvoirs de la présidente Park, soutenue par 234 votes sur 300 membres du Parlement[31]. Cela induit immédiatement la perte de certaines de ses prérogatives, comme celle de chef de l'armée, qui sont confiés au Premier ministre Hwang Kyo-ahn, nouveau président de la République par intérim. Mais la destitution nécessite d'être validée par la Cour constitutionnelle de Corée[32]. L'enquête de la cour prend fin le 28 février 2017 et cette dernière annonce rendre sa décision ultime le 13 mars 2017 au plus tard[33].

Finalement, sa destitution est officiellement entérinée le 10 mars 2017, donnant lieu à des manifestations à Séoul[34]. Par ailleurs, cette décision fait d'elle le premier chef d'Etat destitué dans l'histoire de la Corée.

Après la présidence[modifier | modifier le code]

Le 12 mars 2017, contrainte de quitter la Maison bleue, palais présidentiel sud-coréen, Park Geun-hye regagne sa résidence privée à Séoul[35]. Elle abandonne ses chiens en quittant le pouvoir, soulevant de nouvelles critiques[36].

Poursuites judiciaires[modifier | modifier le code]

Le 14 mars 2017, l'ancienne présidente est convoquée par le parquet pour y être interrogée dans le cadre du scandale politique[37]. Le 26 mars suivant, le parquet demande son arrestation[38]. Le 30 mars, elle est arrêtée et placée en détention provisoire[39]. Sa première journée d'emprisonnement débute le 31 mars.[40],[41]. Le , la justice l'inculpe pour corruption[42].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Mandat suspendu du au . Le Premier ministre, Hwang Kyo-ahn, assure l'intérim.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Sébastien Falletti, « Deux héritiers à l'assaut de la Corée du Sud », Le Figaro, mercredi 19 décembre 2012, p. 8.
  2. (fr) [1].
  3. (en) « GNP Chairwoman 'Stable' After Slasher Attack », Chosun Ilbo, 21 mai 2006.
  4. (en) « Park Calls 1961 Coup 'Revolution' to Save Nation », KBS, 19 juillet 2007.
  5. (en) « Lee Surges After Win in South Korean Primary », sur le site Angus Reid Consultants, 31 août 2007.
  6. « (LEAD) Décès de Kim Jong-il : le Parlement et les partis convoquent des sessions d'urgence ».
  7. « Les programmes des partis sous le signe de la « démocratie économique » » sur KBS World, le 5 février 2012.
  8. « La conservatrice Park Geun-hye élue présidente de Corée du Sud », sur Le Nouvel Observateur, le 19 décembre 2012.
  9. (en) « Park Geun-hye continues her old self-interested ways », sur The Hankyoreh, le 25 juin 2012.
  10. « Park Geun-Hye, fille d’un ancien dictateur, brigue la présidence en Corée du sud », sur La Croix, le 22 août 2012.
  11. « Corée du Sud : Park Geun-hye remporte la présidentielle », sur Le Monde, le 19 décembre 2012.
  12. « La Corée du Sud choisit Park Geun-hye comme Président », Aujourd'hui la Corée,‎ (consulté le 17 décembre 2012).
  13. Reuters, « Corée du Sud : la candidate conservatrice donnée gagnante de la présidentielle », Le Monde,‎ (consulté le 17 décembre 2012).
  14. (en)« Park Appoints Prime Minister Chung Hong-won », KBS World, 26/02/2013.
  15. Arnaud Rodier, « Corée : la nouvelle présidente s’attaque aux conglomérats », sur lefigaro.fr, Le Figaro,‎ .
  16. (en) « (4th LD) Park sacks spokesman Yoon amid sexual assault allegations », sur english.yonhapnews.co.kr.
  17. U. GAUTHIER, « Corée du Sud : Park Geun-hye, la « dame de fer » de Séoul », Le Nouvel Observateur, 10/05/2013.
  18. Cl. FOUQUET, « Corée : Pyongyang évoque la nécessité d'un traité de paix avec Séoul », Les Échos, 29/05/2013.
  19. Arnaud Rodier, « La Corée fait le pari de « l'économie créative » », dans Le Figaro, encart « Économie », lundi 4 novembre 2013, page 26.
  20. « Corée du Sud. Interdiction d'un parti politique : un nouveau signal inquiétant pour la liberté d’expression », sur www.amnesty.org.
  21. « Corée du Sud. La peine de prison prononcée contre un dirigeant syndical porte un coup à la liberté de manifester pacifiquement », sur www.amnesty.org.
  22. « Corée du Sud : Une présidence irascible | Reporters sans frontières », sur RSF.
  23. « Corée du Sud : la ministre de la culture démissionne après avoir été arrêtée », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  24. Sputnik, « Une « Raspoutine » tient-elle les rênes du pouvoir en Corée du Sud? », sur fr.sputniknews.com.
  25. Philippe Mesmer (Séoul, envoyé spécial), « Embourbée dans un scandale, la présidente de Corée du Sud limoge son premier ministre », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  26. « Park's approval rating hits record-low of 5% », koreatimes,‎ (lire en ligne).
  27. « Corée du Sud: nouvelle manifestation monstre contre Park Geun-hye », RFI,‎ (lire en ligne).
  28. « La présidente sud-coréenne se dit prête à renoncer au pouvoir », l'express,‎ (lire en ligne).
  29. https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/Deux-anciens-conseillers-de-la-presidente-sud-coreenne-inculpes--23533138/
  30. « Les députés sud-coréens lancent la procédure de destitution », 7s7,‎ (lire en ligne).
  31. Philippe Mesmer (Tokyo correspondance), « Corée du Sud : le Parlement vote la destitution de la présidente Park Geun-hye », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  32. « Corée du Sud : le Parlement vote la destitution de la présidente Park Geun-hye », Philippe Mesmer, Le Monde, 9 décembre 2016.
  33. « Corée du Sud : l’enquête indépendante prendra fin mardi », lesechos.fr,‎ (lire en ligne).
  34. « Manifestations tendues en Corée du Sud à l'annonce de la destitution officielle de la présidente Park Geun-Hye », sur Le Huffington Post (consulté le 10 mars 2017).
  35. « Corée du Sud : Park Geun-hye, destituée, quitte le palais présidentiel », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  36. « A Séoul, Mme Park abandonne le pouvoir et ses chiens de compagnie », AFP,‎ (lire en ligne)
  37. Le Point, magazine, « Corée du Sud : le parquet convoque l'ex-présidente Park », Le Point,‎ (lire en ligne)
  38. « Corée du sud: Le parquet requiert l'arrestation de l'ex-présidente », sur 20minutes.fr (consulté le 27 mars 2017)
  39. « L’ancienne présidente sud-coréenne Park Geun-hye a été arrêtée », sur Le Monde,‎ (consulté le 30 mars 2017)
  40. « Corée du Sud. Park Geun-Hye passe sa première journée en prison », sur Ouest France,‎
  41. Le Point, magazine, « Corée du Sud : l'ex-présidente Park Geun-Hye arrêtée », Le Point,‎ (lire en ligne)
  42. « Corée du Sud: l'ex-présidente et le président de Lotte inculpés », sur Le Parisien,‎ (consulté le 17 avril 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]