Notre-Dame-de-Mésage

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Notre-Dame-de-Mésage
Hameau du Grand-Pont.
Hameau du Grand-Pont.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Oisans-Romanche
Intercommunalité Grenoble-Alpes Métropole
Maire
Mandat
Tonino Toia
2014-2020
Code postal 38220
Code commune 38279
Démographie
Gentilé Mésageois / Mésageoises
Population
municipale
1 191 hab. (2014)
Densité 263 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 04′ 16″ nord, 5° 45′ 23″ est
Altitude Min. 270 m – Max. 1 276 m
Superficie 4,53 km2
Localisation

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Liens
Site web www.notredamedemesage.fr

Notre-Dame-de-Mésage est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Mésageois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Notre-Dame-de-Mésage constitue une zone urbaine de l'agglomération grenobloise située à la limite de l'urbain et du rural, en Isère (préfecture : Grenoble), dans le canton de Vizille. Le terroir de la commune est urbanisé pour un tiers, un autre tiers est recouvert de forêt et le tiers qui reste est terrain militaire[1].

Géologie[modifier | modifier le code]

Sur le territoire de la commune se trouve une ancienne exploitation des carrières de gypse et albâtre (utilisé pour décorer la chapelle mortuaire de Napoléon Ier de l'hôtel des Invalides[2]). Notamment, la « carrière de gypse de Champ sur Drac », qui occupe de 1,47 hectares aux lieux-dits Champ-sur-Drac et La Combe, est un site géologique remarquable d'intérêt minéralogique, classé « deux étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique » en 2014[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Notre-Dame-de-Mésage
Montchaboud
Champ-sur-Drac Notre-Dame-de-Mésage Vizille
Saint-Georges-de-Commiers Saint-Jean-de-Vaulx Saint-Pierre-de-Mésage

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

De la Commanderie « des Templiers » restent seulement les vestiges.

Risques[modifier | modifier le code]

Parmi les risques naturels, le risque d'inondations dû à une crue de la Romanche et le risque d'effondrement dû aux anciennes carrières de gypse[2]. Risques technologiques dus à l'activité à Jarrie des établissements industriels Arkema et Areva-Cezus[4].

Monument à la mémoire des morts sur la route.

La commune est traversée par la RN 85 (route Napoléon) dont la fin de la très dangereuse descente de Laffrey a été le lieu de trois des accidents de la route les plus meurtriers en France[réf. nécessaire]. Le plus récent s'est déroulé le , où un car polonais transportant des pèlerins de retour du sanctuaire de Notre-Dame de la Salette, sans doute à cause d'un problème de freins, est sorti de la route dans le virage précédent le franchissement d'un pont sur la Romanche et est venu s'écraser en contrebas de la rivière tuant 26 personnes et en blessant grièvement une quinzaine d'autres, dont 3 dans un état critique, bilan provisoire au 2 août. En , l'accident d'un car de pèlerins belges à quelques mètres de là avait tué 43 personnes.

Article détaillé : Rampe de Laffrey.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Tonino Toia SE Employé
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 191 habitants, en diminution de -1,33 % par rapport à 2009 (Isère : 3,74 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
262 235 251 276 271 274 307 328 309
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
287 287 258 256 272 292 281 269 239
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
246 234 239 277 277 297 268 211 271
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
280 240 273 928 1 297 1 203 1 217 1 205 1 191
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Une école maternelle et primaire[1].
  • Une salle polyvalente[1].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

  • Complexe sportif pour le football[1].
  • City stade[1].
  • Club de tennis[1].

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Firmin dite "des Templiers"
La chapelle de style roman aux lignes dépouillées est placée sur une butte. Elle domine les alentours. C'est l'un des édifices les plus représentatifs de l'architecture romane du Dauphiné. La construction est en moellons de tuf, avec une teinte légèrement ocrée. Le clocher comporte des arcatures lombardes, avec des décors sculptés. À l'intérieur, la nef est voûtée en pierre. Elle débouche sur une petite abside aux fenêtres très étroites. On note la présence de quelques éléments sculptés, chapiteaux et frises. La façade présente également à son sommet trois étranges têtes sculptées, près d'une croix.
La chapelle hospitalière faisait partie d'un ensemble de constructions, une commanderie créée par l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Les bâtiments d'accueil des pèlerins ont disparu (on observe encore quelques pans de murs, au ras du sol, à proximité de l'édifice), seule subsiste sur son rocher la charmante chapelle, restée semble t-il identique depuis sa construction.
Au XIXe siècle elle fut erronément appelée « Chapelle des Templiers »[11].
Église paroissiale Sainte Marie.
  • L'église paroissiale Sainte-Marie (ou Notre-Dame), bâtie aux VIIIe et XIe siècles, fait l'objet d'un classement au titre des Monuments Historiques par arrêté du 5 mars 1958[12].
Sa tour-clocher inclinée vers l'est[11].
À l'intérieur, l'église est composée d'une nef unique couverte d'une charpente apparente, avec une déclivité importante du sol, orientée vers une petite abside voûtée en cul de four.
On peut observer dans l'abside des chapiteaux d'albâtre. L'intérieur est également marqué par des piliers sur lesquels repose le clocher, qui barrent la vue entre la nef et le chœur.
À l'extérieur, des contreforts (arcs-boutants) viennent soutenir à son extrémité sud la construction.
  • La maison forte du Mas de la Touche est indiquée dans un document de 1339, cependant elle est aujourd'hui disparue. Elle se trouvait probablement au hameau de La Touche[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Thierry Claveyrolat (1959-1999), cycliste professionnel français, décédé dans la commune.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Description de la commune, www.notredamedemesage.com, accès 25 décembre 2014.
  2. a et b Jacques DEBELMAS, Les anciennes carrières de Grenoble et de ses environs immédiats, Géologie Alpine, t. 66, 1990, www.geol-alp.com
  3. Inventaire du patrimoine géologique : résultats, Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer - DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, 24 janvier 2014 (mis à jour le 31 mars 2015), accès le 23 septembre 2016.
  4. Environnement > Les Risques > PPRT Risques technologiques, www.notredamedemesage.com
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. Notice no PA00117231, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. Conseil Général de l'Isère, Chapelle Saint-Firmin à Notre Dame de Mésage, www.isere-tourisme.com
  11. a et b Le patrimoine > L'église Sainte Marie, www.notredamedemesage.fr
  12. « Eglise paroissiale Saint-Firmin », notice no PA00117232, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), pp. 378-379

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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