Notre-Dame-de-Mésage

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Notre-Dame-de-Mésage
Notre-Dame-de-Mésage
Hameau du Grand-Pont.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Intercommunalité Grenoble-Alpes Métropole
Maire
Mandat
Jérôme Buisson
2020-2026
Code postal 38220
Code commune 38279
Démographie
Gentilé Mésageois / Mésageoises
Population
municipale
1 131 hab. (2018 en diminution de 6,14 % par rapport à 2013)
Densité 250 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 04′ 16″ nord, 5° 45′ 23″ est
Altitude Min. 270 m
Max. 1 276 m
Superficie 4,53 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Vizille
(banlieue)
Aire d'attraction Grenoble
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de l'Oisans-Romanche
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.notredamedemesage.fr

Notre-Dame-de-Mésage est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Autrefois rattachée à la province du Dauphiné, la commune est positionnée non loin de la cité de Vizille, ville historique avec son château, connue pour être un des berceaux de la Révolution française.

Ses habitants sont appelés les Mésageois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et description[modifier | modifier le code]

Notre-Dame-de-Mésage, commune à vocation encore très nettement rurale, appartient à la zone urbaine de l'agglomération grenobloise se positionne dans le sud du département de Isère, dans le canton de Vizille au sud de cette dernière commune.

Géologie[modifier | modifier le code]

Sur le territoire de la commune se trouve une ancienne exploitation des carrières de gypse et albâtre (utilisé pour décorer la chapelle mortuaire de Napoléon Ier de l'hôtel des Invalides[2]). Notamment, la « carrière de gypse de Champ-sur-Drac », qui occupe de 1,47 hectare aux lieux-dits Champ-sur-Drac et La Combe, est un site géologique remarquable d'intérêt minéralogique, classé « deux étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique » en 2014[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Notre-Dame-de-Mésage se situe entre le climat océanique et le climat continental, avec une influence méditerranéenne. Les étés sont particulièrement chauds mais, peuvent être soumis à des orages fréquents du fait de la proximité des montagnes.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les berges de la Romanche à Notre-Dame-de-Mésage

Le territoire communal se situe aux abords de la rive gauche de la Romanche. Cette rivière, affluent du Drac et sous-affluent de l'Isère, est un torrent alpin qui présente un cours réduit (78,3 km de longueur) mais au débit rapide, sa source se situant dans le parc national des Écrins dans le département des Hautes-Alpes voisin, à environ 2 000 mètres d'altitude. C'est le syndicat mixte des bassins hydrauliques de l'Isère (SYMBHI) qui s'occupe de fédérer les aménagements sur la Romanche[4].

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Notre-Dame-de-Mésage est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[5],[6],[7]. Elle appartient à l'unité urbaine de Vizille, une agglomération intra-départementale regroupant 7 communes[8] et 20 211 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[9],[10].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Grenoble dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 204 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[11],[12].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (68 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (66,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (68 %), zones urbanisées (15,1 %), zones agricoles hétérogènes (14,9 %), prairies (1,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,1 %)[13].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[14].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le terroir de la commune est urbanisé pour un tiers, un autre tiers est recouvert de forêt et le tiers qui reste est terrain militaire[15].

Hameaux, lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Parmi les risques naturels, le risque d'inondations dû à une crue de la Romanche et le risque d'effondrement dû aux anciennes carrières de gypse[2]. Risques technologiques dus à l'activité à Jarrie des établissements industriels Arkema et Areva-Cezus[16].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

La totalité du territoire de la commune de Notre-Dame-de-Mésage est située en zone de sismicité n°4, en limite de la zone n°3 qui se situe vers le sud du département de l'Isère[17].

Terminologie des zones sismiques[18]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 4 Sismicité moyenne accélération = 1,6 m/s2

Autres risques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les Hospitaliers[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Firmin dite « des Templiers ».

De l'époque médiéval subsiste la Commanderie dite des Templiers dont ils restent seulement les vestiges.

La chapelle Saint-Firmin, du XIIe siècle[19]. Dominant la vallée de la Romanche, elle appartenait aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem [20].

La chapelle de style roman aux lignes dépouillées est placée sur une butte. Elle domine les alentours. C'est l'un des édifices les plus représentatifs de l'architecture romane du Dauphiné. La construction est en moellons de tuf, avec une teinte légèrement ocrée. Le clocher comporte des arcatures lombardes, avec des décors sculptés. À l'intérieur, la nef est voûtée en pierre. Elle débouche sur une petite abside aux fenêtres très étroites. On note la présence de quelques éléments sculptés, chapiteaux et frises. La façade présente également à son sommet trois étranges têtes sculptées, près d'une croix.

La chapelle hospitalière faisait partie d'un ensemble de constructions, une commanderie créée par l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Les bâtiments d'accueil des pèlerins ont disparu (on observe encore quelques pans de murs, au ras du sol, à proximité de l'édifice), seule subsiste sur son rocher la charmante chapelle, restée semble-t-il identique depuis sa construction. Au XIXe siècle elle fut erronément appelée « Chapelle des Templiers »[21],[22].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Monument à la mémoire des morts sur la route.

La commune est traversée par la RN 85 (route Napoléon) dont la fin de la très dangereuse descente de Laffrey a été le lieu de trois des accidents de la route les plus meurtriers en France[réf. nécessaire]. Le plus récent s'est déroulé le , où un car polonais transportant des pèlerins de retour du sanctuaire de Notre-Dame de La Salette, sans doute à cause d'un problème de freins, est sorti de la route dans le virage précédent le franchissement d'un pont sur la Romanche et est venu s'écraser en contrebas de la rivière tuant 26 personnes et en blessant grièvement une quinzaine d'autres, dont 3 dans un état critique, bilan provisoire au . En , l'accident d'un car de pèlerins belges à quelques mètres de là avait tué 43 personnes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 2020 Tonino Toia SE Employé
2020 En cours Jérôme Buisson    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[24].

En 2018, la commune comptait 1 131 habitants[Note 3], en diminution de 6,14 % par rapport à 2013 (Isère : +2,28 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
262235251276271274307328309
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
287287258256272292281269239
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
246234239277277297268211271
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
2802402739281 2971 2031 2141 2161 217
2013 2018 - - - - - - -
1 2051 131-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est rattachée à l'académie de Grenoble et compte :

  • Une école maternelle et primaire[15].
  • Une salle polyvalente[15].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

  • Complexe sportif pour le football[15].
  • City stade[15].
  • Club de tennis[15].

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Firmin dite « des Templiers ».
Église paroissiale Sainte-Marie.
  • L'église paroissiale Sainte-Marie (ou Notre-Dame)[28], bâtie aux VIIIe et XIe siècles, fait l'objet d'un classement au titre des Monuments historiques par arrêté du [29].
Sa tour-clocher inclinée vers l'est[22].
À l'intérieur, l'église est composée d'une nef unique couverte d'une charpente apparente, avec une déclivité importante du sol, orientée vers une petite abside voûtée en cul de four.
On peut observer dans l'abside des chapiteaux d'albâtre. L'intérieur est également marqué par des piliers sur lesquels repose le clocher, qui barrent la vue entre la nef et le chœur.
À l'extérieur, des contreforts (arcs-boutants) viennent soutenir à son extrémité sud la construction.
  • La maison forte du Mas de la Touche est indiquée dans un document de 1339, cependant elle est aujourd'hui disparue. Elle se trouvait probablement au hameau de La Touche[30].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Humbert de Murinais, prieur d'Auvergne de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem et commandeur de Saint-Firmin de Mésage (1557)[31].
  • Thierry Claveyrolat (1959-1999), cycliste professionnel français, décédé dans la commune.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr page sur le noms des habitanst de l'Isère, consulté le 20 mars 2020
  2. a et b Jacques DEBELMAS, Les anciennes carrières de Grenoble et de ses environs immédiats, Géologie Alpine, t. 66, 1990, www.geol-alp.com
  3. Inventaire du patrimoine géologique : résultats, Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer - DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, 24 janvier 2014 (mis à jour le 31 mars 2015), accès le 23 septembre 2016.
  4. « La Romanche - 2013-2015 les objectifs du projet Romanche Séchilienne », sur http://www.symbhi.fr (consulté le 14 avril 2015).
  5. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  6. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 27 mars 2021).
  7. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  8. « Unité urbaine 2020 de Vizille », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 27 mars 2021).
  9. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  10. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 27 mars 2021).
  11. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 27 mars 2021).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 27 mars 2021).
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 28 avril 2021)
  14. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 28 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  15. a b c d e et f Description de la commune, www.notredamedemesage.com, accès 25 décembre 2014.
  16. Environnement > Les Risques > PPRT Risques technologiques, www.notredamedemesage.com
  17. Site de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité
  18. Arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - Légifrance
  19. Georges Vicherd, « La chapelle Saint-Firmin à Notre-Dame-de-Mésage », Congrès archéologique de France,‎ , p. 311-319 (présentation en ligne).
  20. Conseil Général de l'Isère, Chapelle Saint-Firmin à Notre Dame de Mésage, www.isere-tourisme.com
  21. Paul Hamon, « La chapelle Saint-Firmin-de-Mésage et son histoire », Bulletin de l'Académie delphinale,‎ , p. 68-75 (présentation en ligne)
    Pour l'auteur le testament de Béatrice d'Albon en décembre 1228 et des documents datant de 1266 et 1290 attestent formellement de l'appartenance de la chapelle Saint-Firmin aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem au XIIIe siècle, cf. p. 71 or ces 3 documents mentionnent uniquement Vizille. Ce n'est qu'à partir du XVIe siècle que l'on trouve « Aynard Alleman, commandeur de Saint-Firmin de Mésage (1540) ». Les archives de l'Hôpital mentionnent ensuite le membre de « Mésage et Vizille » dépendant de la commanderie de Chambéry.
    .
  22. a et b « L'église Sainte-Marie et la chapelle Saint-Firmin », sur www.notredamedemesage.fr.
  23. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  24. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  27. Notice no PA00117231, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  28. Clovis Angelier, « L'église Notre-Dame de Mésage (Isère) », Bulletin monumental, t. 110, no 2,‎ , p. 125-143 (lire en ligne).
  29. « Eglise paroissiale Saint-Firmin », notice no PA00117232, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  30. Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, , 741 p. (ISBN 2-911148-66-5), pp. 378-379.
  31. Hamon 1987, p. 73.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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