Saint-Égrève

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Saint-Égrève

1.Hôtel de ville de Saint-Égrève en 2018
2.Saint-Égrève depuis les Vouillants (Vercors)
Mairie de Saint-Égrève en 2018.jpg
Panor Saint-Égrève vue depuis La Poye.JPG
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Grenoble-2
Intercommunalité Grenoble-Alpes Métropole
Maire
Mandat
Daniel Boisset
2017-2020
Code postal 38120
Code commune 38382
Démographie
Gentilé Saint-Égrévois
Population
municipale
15 738 hab. (2015 en diminution de 1,67 % par rapport à 2010)
Densité 1 447 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 13′ 57″ nord, 5° 41′ 01″ est
Altitude 202 m
Min. 198 m
Max. 1 299 m
Superficie 10,88 km2
Localisation

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Saint-Égrève

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Saint-Égrève
Liens
Site web www.saint-egreve.fr

Saint-Égrève est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes et, autrefois rattachée à l'ancienne province du Dauphiné.

Située au nord-ouest de Grenoble à proximité du centre géographique du département de l'Isère, la commune se localise dans l'aire urbaine de Grenoble, est adhérente de la métropole de Grenoble depuis la création de ce qui était encore une communauté d'agglomération. L'A48, la RN 75, ainsi que la voie ferrée traversent le territoire communal, donnant ainsi à la ville de Saint-Égrève une certaine place stratégique.

Quelque peu « coincée » entre la montagne (le massif de la Chartreuse) et les rives de l' Isère, la ville de Saint-Égrève a cependant connu une augmentation assez significative de sa population au cours de ces cinq dernières décennies, son territoire présentant un aspect fortement urbanisé bien qu'agrémentée de nombreux parcs et espaces verts publics. La seule partie non construite et non constructible de ce territoire se situe en montagne, principalement sur la pente occidentale du Néron, sommet calcaire de la Chartreuse qui domine le nord de l'agglomération grenobloise.

Historiquement, Saint-Égrève est longtemps resté un petit village de la vallée de l'Isère, avant d'accueillir sur son territoire un établissement de soins pour les soldats des armées de Louis XIV, qui, au fil du temps, se transformera en un important établissement hospitalier psychiatrique desservant une grande partie partie du territoire départemental.

En 2014, la commune de Saint-Égrève a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[1]. Elle a également obtenu, en 2018, le niveau « deux fleurs » au concours des villes et villages fleuris[2]. Ses habitants sont dénommés les Saint-Égrévois(e)s[3].

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

La vallée de l'Isère entre Voreppe et Grenoble (le territoire de Saint -Égrève est au centre de la photo, au pied du Néron)
Plan du territoire de Saint-Égrève

Situation[modifier | modifier le code]

La ville de Saint-Égrève est située dans le sud-est de la France, au nord-ouest de Grenoble et approximativement dans le centre géographique du département de l'Isère. La commune est entourée à l'est par le massif de la Chartreuse et à l'ouest par la rivière Isère. La ville est également située dans le sillon alpin.

Le Néron, montagne de 1 298 mètres d'altitude, surplombe une bonne part des limites est de la ville. Au sud Grenoble, que Saint-Égrève touche en un point au niveau de l'Isère, et Saint-Martin-le-Vinoux constituent les limites. Au nord, Le Fontanil-Cornillon ainsi que le massif de la Chartreuse marquent la fin du territoire de la commune. Traversée par l'autoroute A48 et l'ancienne Route nationale 75, Saint-Égrève est l'entrée nord de l'agglomération grenobloise.

Le bourg de Saint-Égrève est située à 98 km de Lyon, préfecture et siège de la région Auvergne-Rhône-Alpes, 7 km de Grenoble, préfecture du département de l'Isère, 302 km de Marseille et 568 km de Paris[4].

Description[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est limité à l'ouest par une rivière et la montagne à l'est, plus précisément, entre la rive droite de l'Isère et la bordure occidentale des falaises du massif de la Chartreuse. Sa zone urbaine appartient également la partie septentrionale de l'agglomération grenobloise, dans une zone densément peuplée.

La partie du territoire communal située dans la plaine de l'Isère est donc fortement urbanisée. Ce bassin alluvionnaire à l'aspect très plat, accueille la quasi-totalité de la population urbaine dans un ensemble architectural assez hétéroclite, composé essentiellement de villas de taille modeste, de maisons rurales qui sont généralement d'anciens corps de fermes, ainsi que de nombreuses barres d'immeubles à la dimension et à la hauteur plus ou moins variées (généralement entre 6 et 12 étages). Ces dernières constructions ont été, pour la plupart, construites durant les années 1960 et les années 1970, années qui marquèrent une forte extension démographique de la commune. On peut également constater de nombreuses constructions à vocations industrielles, particulièrement à l'est et à l'ouest du centre urbain. La ville abrite plusieurs centres commerciaux, à proximité de l'autoroute qui relie la ville avec le reste de l'agglomération dont un hypermarché de la grande distribution et ses boutiques adjacentes.

Le nombre et surtout la superficie des espaces verts restent assez importantes pour une commune très urbanisée, notamment grâce à la présence du parc urbain de Fiancey, d'une superficie de treize hectares[5] et son plan d'eau, d'une superficie de 25 000 m2[6]. L'ensemble des espaces verts de la commune couvre une superficie de soixante-deux hectares[7].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Le Fontanil Cornillon Proveysieux Quaix-en-Chartreuse Rose des vents
Noyarey N Saint-Martin-le-Vinoux
O    Saint-Égrève    E
S
Sassenage Grenoble Saint-Martin-le-Vinoux

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le territoire de Saint-Égrève, positionné du côté droit de l'Isère, est installé sur le grand cône de déjections torrentielles construit par le ruisseau de la Vence, au débouché de gorges que ce torrent a entaillées dans le contenu tertiaire du synclinal de Proveysieux. le sommet de ce cône de déjection se situe au niveau de l'ancien village de La Monta. Les Rochers de l'Église, qui dominent cette partie de l'agglomération, définissent la partie la plus méridionale d'un long « crêt d'urgonien » sur le flanc occidental de ce synclinal. Cette ligne de crête se poursuit jusqu'à la large vallée formée par l'Isère, où le formatage en « U » de la vallée, du fait du passage des glaciers quaternaires a tranché cette ligne en donnant un éperon de falaises au lieu-dit de Rocheplaine, lequel est utilisé comme site d'escalade, à proximité de la limite septentrionale de la commune avec celle du Fontanil-Cornillon[8].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Pont barrage de Noyarey Saint-Egrève
Lac de Fiancey

Le territoire communal est sillonné de plusieurs cours d'eau : une rivière, et quelques ruisseaux qui sont ses affluents ou sous-affluents, dont on peut découvrir la liste, ci-dessous :

  • L'Isère
Cette rivière qui borde l'est du territoire communal, mais assez loin du bourg ancien, ce qui s'explique pour des raisons historiques face aux risques de crues. Cette rivière est donc située à la limite occidentale du territoire de Saint-Égrève
Un barrage EDF, mis en service en 1992, est situé sur l'Isère entre les communes de Noyarey et de Saint-Égrève, construit à 2,8 km en aval du confluent Isère-Drac. L’usine ou centrale est directement intégrée au barrage. La hauteur totale du barrage est de 40 mètres avec cinq passes équipées de vannes de 20 mètres. La puissance installée est de 46 mégawatt[9].
  • La Vence
D'une longueur de 17,2 kilomètres[10], le ruisseau (ou torrent) de la Vence naît dans le massif de la Chartreuse, à la limite des communes de Saint-Pancrasse et Le Sappey-en-Chartreuse, à environ 1 900 m d'altitude, sur la face orientale de Chamechaude (2 082 m)[11]. Celle-ci conflue dans l'Isère sur la commune, au niveau de l'île Brune, la zone commerciale et industrielle de Saint-Égrève.

Le territoire de la commune héberge également de nombreux plans d'eau, dont notamment :

  • Le lac de Fiancey dans le parc homonyme
  • L'étang de Crétinon, situé à la proximité du centre commercial.
  • Les étangs de Rocheplaine (ou étangs du Muscardin), situés à proximité du centre d'escalade.

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Isère.

Située au nord du bassin Grenoblois, le climat de Saint-Égrève se situe entre le climat océanique et le climat continental, avec une légère influence méditerranéenne (les étés sont chauds mais plutôt humides). Le bassin comporte un bon ensoleillement (2 100 heures par an) mais des précipitations généralement abondantes (entre 900 et 1 000 mm par an). L'amplitude thermique annuelle est une des plus élevées de France, avec 19 °C d'écart entre janvier et juillet. Les montagnes environnantes particularisent beaucoup le climat car elles entraînent un effet de cuvette avec des chaleurs torrides, l'été et un froid assez conséquent, l'hiver. D'autres phénomènes liés aux vents tels que l'effet de foehn sont également bien connus dans la région.

Le tableau, ci-dessous, indique les températures et les précipitations du bassin grenoblois pour la période 1981 - 2000 :

Relevé météorologique de Grenoble - St Martin d'Hères
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1,2 −0,4 2 4,4 8,9 12 14,2 14 10,9 7,8 2,7 −0,1 6,2
Température moyenne (°C) 2,3 3,7 5 9,8 14,4 17,9 20,5 20,2 16,3 12,3 6,4 3,1 11,9
Température maximale moyenne (°C) 5,9 7,8 12 15,3 19,9 23,8 26,9 26,4 21,8 16,9 10,2 6,4 16,1
Record de froid (°C)
date du record
−20,3
1971
−20
1956
−11,9
1971
−3,6
1956
−0,6
1979
2,6
1953
5,9
1970
5,6
1946
1,6
1957
−4,2
1950
−9,1
1973
−15,4
1962
−20,3
2003
Record de chaleur (°C)
date du record
20,1
2007
23,4
1998
27,2
1994
30,2
1968
33,2
1958
35,3
1950
39,4
1950
39,5
2003
34
1970
31,3
1966
26,7
1968
22,9
1989
39,5
2003
Précipitations (mm) 84 79 78 80 83 86 72 79 99 94 92 82 1 008
Source : Météo France


Températures minimales et maximales enregistrées en 2014 et 2016[modifier | modifier le code]

  • 2014
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) 1,1 2 2,7 7,2 9,2 13,9 15,1 14,3 12,6 9,5 5 1,4
Température maximale moyenne (°C) 8,9 11,3 16,4 19,9 21,5 27,6 24,8 25,4 24,4 21,3 13,9 8,1
Source : Climat de saint-Égrève en 2014 sur linternaute.com, d'après Météo France.
  • 2016
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) 1,6 3 2,7 7,1 9,5 14,5 15,7 14,6 12,9 7 3,9 −3,8
Température maximale moyenne (°C) 9,3 11,3 13,4 17,1 21,3 25,8 28,8 29,1 26,6 16,8 11,6 6,6
Source : Climat de Saint-Égrève en 2016 sur linternaute.com, d'après Météo France.


Voies routières[modifier | modifier le code]

L'autoroute A48

L’autoroute A48 est une autoroute permettant la liaison de Lyon à Grenoble. Elle est connectée avec l'A480 à Sassenage et avec l'A49 à Voreppe, au nord de Saint-Egrève. Cette autoroute est gérée par la société AREA.

La bretelle de sortie n°14 permet de rejoindre les différents quartiers de la ville

Sortie 14 Saint-Égrève nord à 52 km : Saint-Égrève, Fontanil-Cornillon.
La route départementale 1075
la RD 105 (avenue de la Monta)

La route nationale 75 était une route nationale française reliant Bourg-en-Bresse à Sisteron. Cette route a été déclassée en route départementale 1075 (RD 1075) en 2006. Cette route relie la commune à Grenoble vers le sud et à Voiron, Bourg-en-Bresse jusqu'à Tournus par Lacrost, vers le nord. cette voie qui suit un axe nord-ouest/sud-est est longée par une ligne de tramway tout le long de son parcours dans la ville.

La route départementale 105

La route départementale 105 (RD105) relie le centre de Saint-Égrève (quartier du Pont de Vence) avec le col de la Charmette (commune de Proveysieux)

La route départementale 105f

La route départementale 105f (RD105f) relie le centre de Saint-Égrève (quartier de Karben) avec la commune de Noyarey, (quartier de Pra-Paris), après avoir traversé le pont-barrage sur l'Isère.

Transports publics[modifier | modifier le code]

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Un TER Rives - Grenoble effectue son dernier arrêt.
Tramway de la SGTE sur le pont de Vence dans les années 1930.

Saint-Egrève possède une gare SNCF (Saint-Égrève-Saint-Robert) qui la relie à Grenoble (en 6 minutes) ainsi qu'à Saint-Marcellin, Gières et Chambéry. Le train est ainsi le moyen le plus rapide pour rejoindre les communes situées de l'autre côté de Grenoble : Échirolles et Gières/Universités.

Transports urbains[modifier | modifier le code]

La ville est desservie par le réseau des Transports de l'agglomération grenobloise. Depuis le 13 juillet 2015, une ligne de tramway et six nouvelles lignes de bus TAG traversent Saint-Égrève.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Grenoble-Isère situé à environ 30 km. On peut rejoindre cet aéroport par la gare routière de Grenoble.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Selon le PLU édité par la mairie[12], le territoire communal couvre 1 121 hectares dont 130 hectares de ce territoire communal sont constitués de zones montagneuses, le reste étant constitué de constructions et d'aménagement de nature urbaine (voirie, parcs, etc.) Ce tissu urbain est continu de Grenoble à Saint-Egrève depuis la commune voisine de Saint-Martin-Le-Vinoux et définit la ville comme appartenant à la première couronne de l'agglomération métropolitaine de Grenoble et correspondant à la branche nord-ouest de l'« Y » grenoblois. La commune héberge deux zones commerciales et industrielles importantes, l'une abritant plus de structures commerciales à l'ouest et l'autre abritant plus de structures de type industrielle. Saint-Égrève se situe à proximité du pôle scientifique, technique et universitaire de la presqu’île grenobloise dont la facilité d'accès est favorisée grâce à la présence d'un réseau autoroutier et d'une ligne de bus.

Avec six communes voisines (Grenoble, Saint-Martin-le-Vinoux, Quaix-en-Chartreuse, Proveysieux, Fontanil-Cornillon et Mont-Saint-Martin la commune est adhérente au SIVOM du Néron, structure intercommunale prenant en charge les équipements publics dédiés aux pratiques sportives.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Les quartiers La Monta, Saint Robert, Cuvilleux et le Muret sont à l'origine de la création de la ville. Les quartiers Champaviotte, Fiancey, Visancourt, Prédieu, Barnave, les Moutonnées, Rocheplaine, le pont de Vence et les Charmettes sont plus récents.

Il existe une multitude de lieux-dits à Saint-Égrève :

  • La Tremouillière
  • Rocheplaine
  • Les Bonnais
  • L'ancienne Brasserie
  • Gavanière
  • Clapières
  • L'Église
  • Le Cotaire
  • Barnave
  • Le Clos (La Pinéa)
  • La Gare
  • Le Val des Près
  • La Monta
  • Champy
  • Corporaillère
  • Champ du Ratz
  • Champ des Mails
  • Visancourt
  • Saint Robert
  • Saint Hugues
  • Le Faubourg
  • L'Hôpital Saint-Robert
    (Centre hospitalier spécialisé)
  • Champaviotte
  • Vence Écoparc
  • Le Chatelet
  • La Cornaz
  • Cuvilleux
  • Le Foyer
  • Le Pont de Vence
  • Les Charmettes
  • Le Muret
  • Les Moutonnées
  • Les Glairaux
  • L'Île Brune
    (Zone industrielle et commerciale)
  • Prédieu
  • Les Trois Ponts
  • Fiancey
  • Les Îles
    (Centre commercial Carrefour)

Logement[modifier | modifier le code]

En 2014, le nombre total de logements dans la commune était de 6 988, la part des résidences principales cette même année était de 94,2%, la part des logements vacants étant de 4,9%. La part des ménages saint-égrévois propriétaires de leur résidence principale en 2014 étant de 65,3%[13].

Le service logement du C.C.A.S de la ville adresse les dossiers aux différents bailleurs sociaux implantés sur le territoire communal ainsi que ceux des autres communes de l'agglomération.

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Le territoire de Saint-Égrève est situé en zone de sismicité n°4, comme l'ensemble du territoire de l'agglomération grenobloise[14].

Terminologie des zones sismiques[15]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 4 Sismicité moyenne accélération = 1,6 m/s2

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu se dénommait « Sanctus-Aggripani » au XIe siècle, issu d'un ecclesisatique.

Selon, André Plank, auteur d'un livre sur l'origine des noms de communes du département de l'Isère, le nom de la commune est lié à Saint Aggripanus, évêque du Puy, martyrisé en ce lieu en 655[16].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Un poste de guet datant de l'époque époque gallo-romain et une voie romaine en encorbellement, taillée dans la falaise, ont été découverts sur le Néron, montagne séparant le territoire de la commune de Saint-Égrève avec la commune voisine de Saint-Martin-le-Vinoux. Des séries de fouilles archéologiques dirigées par Hippolyte Müller permettent aux XIXe et XXe siècles la mise au jour d'une citerne de l'ancienne vigie et des nombreux artéfacts[17].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Vue prise à Saint Egrève, tableau de Jean Achard, vers 1844, Musée de Grenoble

Le quartier de la Monta est le plus ancien de Saint Egrève, c'est un quartier légèrement surélevé par rapport à la plaine qui permettait d'échapper aux crues de l'Isère. C'est ici que s'est constitué le premier foyer humain qui allait donner naissance à la ville et que fut érigée une église vers le milieu du XIe siècle dotée par l'évêque de Grenoble de reliques du saint évêque du Puy Saint Agrève (Sanctus Agrippa)[18]. C'est au XIe siècle également que se constitue une petite communauté humaine autour du prieuré de Saint Robert qui allait devenir bien plus tard l'actuel Hôpital de Saint-Egréve.

Les Temps modernes[modifier | modifier le code]

Révolution française[modifier | modifier le code]

Entre 1790 et 1794, Saint-Égrève absorbe l'ancienne commune éphémère de Saint-Robert[19].

Pendant la période révolutionnaire, qui supprimait volontiers toutes les références religieuses dans les toponymes, la commune fut brièvement appelée Vence[20], d'après le nom du ruisseau.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

L'urbanisation de la commune connaît une forte croissance urbaine forte après la Seconde Guerre mondiale. Durant les années 1950, les premiers immeubles d’habitat collectif font leur apparition. Le processus s'accélère durant les années 1960, avec la création des quartiers de Barnave et Prédieu avec leur habitat mixte constitué de maisons et d’immeubles. Durant Les années 1980 et 1990, de nouveaux quartiers apparaîtront dans les secteur de Fiancey et de Rochepleine (Karben).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Saint-Égrève compte trente-trois élus dont un maire, neuf adjoints au maire, treize conseiller municipal délégué et dix autres conseillers municipaux[21].

Le conseil se découpe en quatre groupes politiques, un groupe dans la majorité et trois dans l'opposition.

Conseil municipal de Saint-Égrève (2014-2020)
Groupe Président Effectif Statut
Priorité Saint-Egrève Daniel Boisset 26 majorité
Saint-Egrève Ecologie, Solidarité, Citoyenneté Laurent Amadieu 3 opposition
Saint-Egrève Autrement Jean-Marcel Puech 3 opposition
Pour une gauche authentique à Saint-Egrève Sylvie Guinand 1 opposition

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Mairie de Saint-Égrève, dans l'ancien château Borel.

Scrutins locaux[modifier | modifier le code]

  • Élection municipale de 2014
En 2014, la liste "divers gauche" conduite par Catherine Kamowski (LDVG) est élue au premier tour avec 54,01% des voix, devant la liste, elle aussi "divers gauche" conduite par Jean-Marcel Puech qui obtient 21,23%. La liste "écologiste" conduite par Laurent Amadieu avec 17,28% se place en troisième position. La liste de Sylvie Guinand représentant le Front de Gauche arrivé en quatrième position avec 7,46% des voix[22]. Classée divers gauche, Madame Kamowski n'a jamais adhéré à un parti durant cette période (elle se présentera néanmoins sous l'étiquette MoDem - LREM, lors des élections législatives de 2017).
Madame Kamowski, maire de la commune, est élue député lors des élections législatives françaises de 2017. Conformément à la Loi du 14 février 2014[23] concernant la règle de non cumul des mandats, Madame Kamowski a démissionné de sa fonction de maire de la commune de Saint-Égrève, laissant cette fonction à son ancien premier adjoint, Daniel Boisset[24].

Scrutins nationaux[modifier | modifier le code]

Élections présidentielles[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Catherine Kamowski, maire de Saint-Égrève de 2002 à 2016
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2017 en cours Daniel Boisset    
2002 2017 (députée)[25] Catherine Kamowski MoDem - LREM Députée de l'Isère
Professeur d'anglais à l'Université
1995 2002 Robert Fiat DVD Chef d'entreprise
1977 1995 Jean-François Delahais PS puis MDC Ingénieur CEA, député (1988-1993)
1965 1977 Jean Balestas DVG-MRG Avocat, ancien bâtonnier
1945 1965 Paul Giraud    
1941 1945 Paul-Henry Pourroy de Quinsonas   Nommé par arrêté préfectoral
Les données manquantes sont à compléter.

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

La colonie de vacances « Sainte-Jeanne-d'Arc », une des premières en région Rhône-Alpes, au début du XXe siècle.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[27],[Note 1].

En 2015, la commune comptait 15 738 habitants[Note 2], en diminution de 1,67 % par rapport à 2010 (Isère : +3,7 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6208527891 1851 2401 2221 2731 3721 269
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2711 5871 7611 8832 0832 3012 5232 5072 575
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 6602 6742 9973 0133 2733 6283 9103 2504 305
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
7 64111 44514 24614 36315 89115 51715 37516 04715 738
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville de Saint-Égrève héberge un certain nombre d'établissements d'enseignement de natures publiques et privées[30].

Enseignement primaire[modifier | modifier le code]

Six écoles publiques :

  • École Barnave (maternelle et école primaire);
  • École de la Gare (maternelle et école primaire);
  • École de la Monta (maternelle et école primaire);
  • École du Pont de Vence (maternelle et école primaire);
  • École de Prédieu (maternelle et école primaire);
  • École de Rochepleine (maternelle et école primaire).

Une école privée :

  • Villa Hélène (écoles privées maternelles et élémentaires).

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

Deux collèges publics :

  • Collège Barnave;
  • Collège Chartreuse;

Un lycée public :

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

L’Institut de Formation en Soins Infirmiers de Saint-Égrève (IFSI), situé au centre hospitalier spécialise de Saint-Égrève.

Équipements et clubs sportifs[modifier | modifier le code]

La ville gère de nombreux équipements sportifs disséminés sur l'ensemble de son territoire et celui des communes voisines pour les sites partagés[31] :

  • L'ensemble sportif Jean Balestas, situé rue des Brieux (près du Néron) comprend une salle omnisports de 1000 m², un dojo, une salle de tennis de table, une salle de musculation, un terrain en herbe pour le foot et le rugby,un terrain annexe, un terrain synthétique ainsi qu'une piste de 400 m avec une tribune de 800 places, mais aussi des courts de tennus;
  • Le stade intercommunal du Parc de Vence;
  • Des gymnases, dont le gymnase de la Gare, le gymnase de Prédieu, le gymnase intercommunal « Jeannie Longo » (partagé avec la commune de Saint-Martin-le-Vinoux) et le gymnase intercommunal « Lionel Terray » (partagé avec la commune du Fontanil). Il existe également l'Espace Robert Fiat, situé avenue de la Monta;
  • Les deux courts de tennis du Parc de Fiancey;
  • Un espace multisports au quartier de Rochepleine;
  • La piscine intercommunale des Mails, piscine en plain air, ouverte de la fin mai à la fin de l'été;
  • La piscine intercommunale Tournesol; piscine couverte, découvrable en été et accessible aux personnes en fauteuil roulant (partagé avec la commune la commune de Saint-Martin-le-Vinoux);

Il existe également deux Rochers d’escalade, l'un étant situé sur la falaise de Rochepleine, et l'autre sur la falaise des Brieux, derrière le stade Jean Balestas.
La ville possède également deux sites de skate-parks : un premier site est situé au Parc de Fiancey et un second au Parc de Vence

Équipements sanitaires[modifier | modifier le code]

Le Centre Hospitalier Alpes-Isère (CHAI)[modifier | modifier le code]

Hôpital psychiatrique Alpes-Isère de Saint-Égrève
  • Historique

Le prieuré Saint-Robert, couvent fondé parle dauphin Guigues-le- vieux, fut construit en 1070 par des moines sous la dépendance de l’abbaye bénédictine de la Chaise-Dieu en Haute Loire (à l'époque le Velay). En 1691, le roi Louis XIV fit bâtir dans les jardins de ce couvent un hôpital pour les malades et blessés de l’armée d’Italie, qu’il laisse à la charge des religieux. Un déport de mendicité fut créé à la fin du Premier Empire. Afin de se conformer à la loi de 1838, le Conseil général de l’Isère transforme le dépôt de mendicité de Saint-Robert en un asile d’aliénés. En avril 1843, l'établissement présente un effectif de 169 aliénés. Entre 1844 et 1864, le Dr Louis Antoine Évrat, médecin directeur de l’asile de Saint-Robert, décide de le transformer en un asile d’aliénés « moderne », assurant une prise en charge axée sur le soin. Cent ans plus tard, en 1940, l'hôpital Saint-Robert devenu un hôpital psychiatrique départemental, accueille près de 1700 malades, ce qui place l'établissement parmi les plus grands établissements psychiatriques français [32].

  • Présentation

Le Centre Hospitalier Alpes-Isère couvre un secteur de plus de 800 000 habitants sur les deux tiers du département. L'établissement est structuré en six pôles cliniques de psychiatrie générale et de spécialités, adulte et pédiatrique :

  • Pôle Drac Trièves Vercors
  • Pôle Grenoble Grésivaudan
  • Pôle Voironnais
  • Pôle Infanto-Juvénile
  • Pôle Trouble du Spectre de l'Autisme
  • Pôle Liaison Urgence et Spécificités

Équipements et manifestations culturels[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Presse écrite[modifier | modifier le code]

  • Le Dauphiné libéré
Historiquement, le quotidien à grand tirage régional Le Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition de Grenoble, un ou plusieurs articles à l'actualité de la ville, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.

Cultes[modifier | modifier le code]

La ville de Saint-Égrève dispose de plusieurs lieux de cultes :

Culte catholique[modifier | modifier le code]

  • Deux églises catholiques dont la communauté dépend de la paroisse Saint Martin du Néron, elle même rattachée au Diocèse de Grenoble-Vienne[33].

Culte protestant[modifier | modifier le code]

  • Une église protestante dénommé église évangélique de Saint-Égrève[34].

Autres cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

la commune héberge quatre zones d’activités, lesquelles accueillent près de cinq cents entreprises sur cent quarante hectares. Les zones dénommées « Cap 38 » et « Cap des H » sont liées à l'activité commerciale[35] et les zones dénommées « Dièse Vallée » et « Saintech » sont de nature industrielle et de services.

Emploi[modifier | modifier le code]

Secteur commercial et artisanal[modifier | modifier le code]

Zone commerciale du « Cap des H' »
  • Cap 38
La zone commerciale dénommée « Cap 38 », située à proximité de l'autoroute au sud-ouest du territoire communal, s'étend sur 21 hectares comprenant une quarantaine de commerces de grande distribution, notamment dans les produits alimentaires, d'habillements, d'équipements sportifs et d'électroménagers
  • Cap des H
La zone commerciale dénommée « Cap des H », située également à proximité de l'autoroute, mais au nord-ouest du territoire communal est entièrement dédiée au commerce spécialisé dans le meuble, l'équipement de maison ainsi que la décoration avec une quarantaine d’enseignes dont certaines sont à vocation nationale. Il existe également des commerces de restauration.

Secteur Industriel et des services[modifier | modifier le code]

  • Dièse vallée
Ce parc de « développement industriel et économique » se situe entre les deux « caps » commerciaux, précédemment cités et s’étend sur 45 hectares. Un groupe d'une trentaine d’entreprises se sont installées dans cette zone d’activités essentiellement dédiée à la production et aux services à la personne.
  • Saintech
Cette zone industrielle, la plus ancienne de la commune, s'étend au pied du Néron, non loin du quartier de Rocheplaine. Ce parc accueille une dizaine d’entreprises spécialisées dans la haute technologie.

Secteur agricole[modifier | modifier le code]

Tourisme et hébergements[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Parc et maison Barnave.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La ville abrite la maison Barnave du XVIIIe siècle[36], où a séjourné Antoine Barnave. Cette bâtisse de campagne à la toiture dauphinoise, ancienne maison forte du Cotter, est acquise et transformée par le père d'Antoine Barnave au milieu du XVIIIe siècle [réf. nécessaire]. Député à l'Assemblée constituante, compromis dans la fuite de la famille royale à Varenne, Antoine Barnave y est arrêté en 1792[36]. Cette maison, dont le toit est à nouveau modifié au XIXe siècle, abrite aujourd'hui une bibliothèque.

  • Château du Muret dit château Marcieu[36].
  • Château de la Tourelle, de la fin du XVIIe siècle[36].
  • Château de Rocheplaine, de la fin du XVIIIe siècle[36].
  • Vieilles maisons[36].
  • Château Borel, du XVIIIe siècle, aujourd'hui abrite la mairie
La maison forte de Visancourt date de 1700. Mairie actuelle dite château Borel, elle a été transformée en 1911 en une résidence plus moderne par monsieur Borel[36],[37].
Jean de Beins, ingénieur cartographe des rois Henri IV et Louis XIII, y mourut en 1651[réf. à confirmer][38].

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Saint-Égrève possède une vieille église dans le quartier de La Monta, près du cimetière et de l'école primaire publique. D'origine du XIe siècle[36], elle a été transformée au cours du XIXe siècle. Seules les stalles, récupérées de l'ancien prieuré Saint-Robert de Cornillon, sont classées au titre des Monuments Historiques[39].

L'hôpital psychiatrique, successivement ancienne maison de correction, asile d'aliénés appartenant au département après sa vente comme bien national, fut d'abord un prieuré fondé au XIe siècle par Guigues-le-Gras, seigneur dauphin, possédant également le château du Cornillon, aujourd'hui disparu.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du parc naturel régional de Chartreuse et abrite des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) dont :

  • La ZNIEFF de la montagne du Néron (partiellement) qui abrite une colonie de plantes méridionales répertoriée par les naturalistes grenoblois, les pentes de cette montagne abrite des bois de Chêne pubescent abritant plusieurs plantes sub-méditerranéennes[40].
  • la ZNIEFF des rochers de Rocheplaine (entièrement)
  • la ZNIEFF de la rivière de l'Isère en aval de Meylan (partiellement)

Elle abrite également une zone naturelle sensible

  • L’Espace naturel sensible de la Roselière du Muscardin correspond à un ancien bras mort, abandonné depuis longtemps par l'Isère, situé dans le quartier urbain de Rochepleine. Une faune et une flore assez diversifiées même si aucune plante protégée n’a été recensée, les boisements humides d’aulnes et de frênes présentent un intérêt patrimonial. On peut également y rencontrer des petits espèces animales, telles que des canards, des grenouilles, des carpes et des libellules[41]'[42].

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Saint-Égrève, bien que située dans une des plus grandes agglomérations française bénéficie d'un environnement relativement fleuri et boisé; en mars 2017, la ville confirme ce statut en continuant à bénéficier d'une niveau « deux fleurs » au concours des villes et villages fleuris, ce label récompense le fleurissement de la commune au titre de l'année 2016.

Les Parcs publics

La ville compte cinq parcs aménagés et entretenus par les services municipaux, totalisant une superficie cumulée d'environ 62 hectares. Ces parcs et jardins sont[43]'[44] :

  • le jardin sauvage de la Roselière du Muscardin (espace protégé);
  • le parc Barnave, situé près du pôle culturel de la ville;
  • le parc des buttes à l'entrée nord de la commune;
  • le parc de Fiancey (et son lac), au sud de la commune;
  • le parc de Rochepleine dans le quartier homonyme ;
  • le parc Marius-Camet, en face de l'Hôtel de ville ;
  • le parc de la Vence, le long du ruisseau éponyme ;

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

A. Barnave
Vincent Clerc
Ultra Violet
J.B. Jongkind
Ingénieur et géographe militaire français pour le compte du roi Henri IV pour le Dauphiné et grand fortificateur du Dauphiné, mort à Saint-Égrève. Jean de Bains est l'auteur et le superviseur des premières cartes précises de la province.
Homme politique français et célèbre révolutionnaire né à Grenoble. Arrêté le 19 août 1792 dans sa maison familiale de Saint-Egrève, il est incarcéré dans la prison de la citadelle de la Bastille, puis au couvent de Sainte-Marie-d’en-Haut, il est condamné à mort et guillotiné le .
Homme politique, ancien député PS de la 5e circonscription de l'Isère, tête de liste PS à Saint-Égrève lors des municipales[45] et conseiller général du canton de Saint-Égrève.
femme politique française, députée de la 5e circonscription de l'Isère, maire de Saint-Égrève de 2002 à 2016, elle est encore membre du conseil municipal de la commune en 2018[46]
Journaliste et présentatrice d'émissions de télévision. Originaire d'Échirolles, elle a passé une partie de son enfance à Saint-Égrève.
Joueur de rugby de Toulouse et de l'équipe de France. Il a commencé le rugby au collège Barnave et poursuit sa formation au FC Grenoble en minimes.
Joueur de foot international algérien évoluant en Grèce ayant grandi à Rochepleine, un quartier de Saint-Égrève.
Joueur de foot à l'OGC Nice, formé à l'Olympique Lyonnais, a commencé le foot à l'USSE (Union Sportive de Saint-Égrève).

Le révolutionnaire Joseph Sobrier et le peintre Johan Barthold Jongkind, précurseur majeur de l'impressionnisme, sont morts à l'asile d'aliénés de Saint-Égrève, respectivement en 1854 et 1891.

L'artiste new-yorkaise pop-art Ultra Violet (1935-2014) est inhumée à Saint-Égrève.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Les Villes Internet 2014 », sur le site officiel de l’association « Ville Internet » (consulté le 20 juillet 2014).
  2. Site des villes et villages fleuris, page sur Saint-Égrève
  3. Site Habitants.fr page sur le nom des habitants des communes de l'Isère
  4. Site annuaire mairie, page sur Distances des grandes villes avec Saint-Égrève
  5. « Métrovélo balade parc Fiancey », (consulté le 5 avril 2017)
  6. « Loisirs et tourisme - Lac de Fiancey », sur www.loisirs-et-tourisme.fr (consulté le 6 avril 2017)
  7. Site de la mairie de Saint-Égrève, page sur les espaces verts
  8. Site géol-alp, page sur Saint-Égrève
  9. Site de l'ASCOP, page sur le barrage de Saint-Égrève-Noyarey ]
  10. Sandre, « Fiche cours d'eau - la Vence (W3010500) » (consulté le 26 août 2013)
  11. Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 6 mars 2010)
  12. Site de la mairie, page sur le plan local d'urbanisme
  13. Site INSEE, page "comparateur de territoire - commune de Saint-Égrève
  14. Site de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité
  15. Arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - Légifrance
  16. Livre "l'origine des noms de communes du département de l'Isère" d'André Planck, préface d'Albert Jacquard, Édition L'Atelier, année 2006, page 189
  17. Thierry Margueritat, Le Néron : histoire, itinéraires, Grenoble, Éditeur Thierry Margueritat, (ISBN 2951394101), pp. 10 et suivantes.
  18. Histoire des communes de l'Isère ReBOUL 1988 p 258 263
  19. http://cassini.ehess.fr/cassini/fr/html/fiche.php?select_resultat=61221
  20. Roger de Figuères, Les Noms révolutionnaires des Communes de France, Paris, Société de l'histoire de la Révolution Française, (lire en ligne)
  21. Site de la mairie de Saint-Égrève, page sur le Conseil municipal
  22. Site linternaute, page sur le résultat des élections municipales de Saint-Égrève en 2014
  23. « Loi organique du 14 février 2014 interdisant le cumul de fonctions exécutives locales avec le mandat de député ou de sénateur et loi du 14 février 2014 interdisant le cumul de fonctions exécutives locales avec le mandat de représentant au Parlement européen », sur www.vie-publique.fr, (consulté le 24 juin 2017)
  24. Alpes1, élection de Daniel Boisset à Saint-Égrève
  25. Daniel Boisset élu maire de Saint-Égrève sur ledauphine.com (consulté le 26 juin 2017)
  26. a, b, c et d Annuaire des Villes Jumelées > Pays : _ > Région : RHONE-ALPES > Collectivité : ISERE, sur le site de l'AFCCRE, consulté le 15 novembre 2014.
  27. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  30. Site de la mairie de Saint-Égrève, page sur les établissements scolaires
  31. Site de la mairie de Saint-Égrève, page sur les équipements sportifs
  32. Site du CHAI, page Histoire
  33. Site Messe infos, page sur la paroisse Saint Martin du Néron
  34. Église protestante Évangélique de Saint-Egrève, sur le site epese.fr
  35. Site de la mairie de Saint-Égrève, page sur les zones d'activités
  36. a, b, c, d, e, f, g et h Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), pp. 438-442
  37. Un patrimoine au quotidien, www.saint-egreve.fr, accès le 4 octobre 2016.
  38. Source : François de Dainville, Le Dauphiné et ses confins vus par l'ingénieur du roi Henri IV Jean de Beins, Droz, Genève, 1969).
  39. Église Saint-Egrève, dite de "la Monta"', www.isere-tourisme.com, accès le 4 octobre 2016.
  40. Site Carmen, page sur la ZNIEFF du Néron
  41. Site géocachin, page sur l'étang de la Roselière
  42. Site de la mairie de Saint-Égrève, page sur le Roselière du Muscardin
  43. Site isère-annuaire, page sur les parcs et jardins de Saint-Égrève
  44. Site de la commune, page sur les parcs de la ville
  45. Résultats des élections municipales 2008
  46. Site de la mairie, liste des membres du conseil municipal de Saint-Égrève

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]