Saint-Égrève

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Saint-Égrève
Saint-Égrève vue depuis le Néron.
Saint-Égrève vue depuis le Néron.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Grenoble-2
Intercommunalité Grenoble-Alpes Métropole
Maire
Mandat
Daniel Boisset
2017-2020
Code postal 38120
Code commune 38382
Démographie
Gentilé Saint-Égrévois
Population
municipale
15 620 hab. (2014en diminution de -2.31 % par rapport à 2009)
Densité 1 436 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 13′ 57″ nord, 5° 41′ 01″ est
Altitude 202 m
Min. 198 m
Max. 1 299 m
Superficie 10,88 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saint-egreve.fr

Saint-Égrève est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes. Située au nord-ouest de Grenoble, elle fait partie de la métropole de Grenoble. Ses habitants sont appelés les Saint-Égrévois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Égrève vue depuis le chemin pour la Ferme Durant, à La Poye (Fontaine). Au centre de la vallée, l'Isère.

La ville de Saint-Égrève est située au nord-ouest de Grenoble et au nord de l'agglomération grenobloise. La commune est entourée à l'est par le massif de la Chartreuse et à l'ouest par la rivière Isère. Le Néron, montagne de 1 298 mètres d'altitude, surplombe une bonne part des limites Est de la ville. Au sud Grenoble, que Saint-Égrève touche en un point au niveau de l'Isère, et Saint-Martin-le-Vinoux constituent les limites. Au nord, Le Fontanil-Cornillon ainsi que le massif de la Chartreuse marquent la fin du territoire de la commune. Saint-Égrève est l'entrée nord de l'agglomération grenobloise.

L'A48, la RN 75, ainsi que la voie ferrée traversent le territoire communal, la ville possède donc une place stratégique.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Le Fontanil Cornillon Quaix-en-Chartreuse
Proveysieux
Rose des vents
Noyarey N
O    Saint-Égrève    E
S
Sassenage Saint-Martin-le-Vinoux
Grenoble

Transports[modifier | modifier le code]

Un TER Rives - Grenoble effectue son dernier arrêt.
Tramway de la SGTE sur le pont de Vence dans les années 1930.

Saint-Egrève possède une gare SNCF (Saint-Égrève-Saint-Robert) qui la relie à Grenoble (en 6 minutes) ainsi qu'à Saint-Marcellin, Gières et Chambéry. Le train est ainsi le moyen le plus rapide pour rejoindre les communes situées de l'autre côté de Grenoble : Échirolles et Gières/Universités.

La ville est desservie par le réseau des Transports de l'agglomération grenobloise. Depuis le 13 juillet 2015, une ligne de tramway et six nouvelles lignes de bus TAG traversent Saint-Égrève.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Les quartiers La Monta, Saint Robert, Cuvilleux et le Muret sont à l'origine de la création de la ville. Les quartiers Champaviotte, Fiancey, Visancourt, Prédieu, Barnave, les Moutonnées, Rocheplaine, le pont de Vence et les Charmettes sont plus récents.

Il existe une multitude de lieux-dits à Saint-Égrève :

  • Les Îles (Centre commercial Carrefour)
  • La Tremouillière
  • Rocheplaine
  • Les Bonnais
  • L'ancienne Brasserie
  • Gavanière
  • Clapières
  • L'Église
  • Le Cotaire
  • Barnave
  • Le Clos (La Pinéa)
  • La Gare
  • Le Val des Près
  • La Monta
  • Champy
  • Corporaillère
  • Champ du Ratz
  • Champ des Mails
  • Visancourt
  • Saint Robert
  • Saint Hugues
  • Le Faubourg
  • L'Hopital (Centre hospitalier spécialisé)
  • Champaviotte
  • Vence Écoparc
  • Le Chatelet
  • La Cornaz
  • Cuvilleux
  • Le Foyer
  • Le Pont de Vence
  • Les Charmettes
  • Le Muret
  • Les Moutonnées
  • Les Glairaux
  • L'Île Brune
  • Prédieu
  • Les Trois Ponts
  • Fiancey

Parcs[modifier | modifier le code]

La ville compte cinq parcs totalisant environ 70 hectares :

Histoire[modifier | modifier le code]

Vue prise à Saint Egrève, tableau de Jean Achard, vers 1844, Musée de Grenoble

Le quartier de la Monta est le plus ancien de Saint Egrève, c'est un quartier légèrement surélevé par rapport à la plaine qui permettait d'échapper aux crues de l'Isère. C'est ici que s'est constitué le premier foyer humain qui allait donner naissance à la ville et que fut érigée une église vers le milieu du XIe siècle dotée par l'évêque de Grenoble de reliques du saint évêque du Puy Saint Agrève (Sanctus Agrippa)[1]. C'est au XIe siècle également que se constitue une petite communauté humaine autour du prieuré de Saint Robert qui allait devenir bien plus tard l'actuel Hôpital de Saint-Egréve.

Entre 1790 et 1794, Saint-Égrève absorbe l'ancienne commune éphémère de Saint-Robert[2].

Pendant la période révolutionnaire, qui supprimait volontiers toutes les références religieuses dans les toponymes, la commune fut brièvement appelée Vence[3], d'après le nom du ruisseau.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Saint-Égrève, dans l'ancien château Borel.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2017 en cours Daniel Boisset    
2002 2017 (députée)[4] Catherine Kamowski MoDem - LREM Députée de l'Isère
Professeur d'anglais à l'Université
1995 2001 Robert Fiat DVD Chef d'entreprise
1977 1995 Jean-François Delahais PS puis MDC Ingénieur CEA, député (1988-1993)
1965 1977 Jean Balestas DVG-MRG Avocat, ancien bâtonnier
1945 1965 Paul Giraud    
1941 1945 Paul-Henry Pourroy de Quinsonas   Nommé par arrêté préfectoral
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

La colonie de vacances « Sainte-Jeanne-d'Arc », une des premières en région Rhône-Alpes, au début du XXe siècle.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 15 620 habitants, en diminution de -2,31 % par rapport à 2009 (Isère : 3,74 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
620 852 789 1 185 1 240 1 222 1 273 1 372 1 269
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 271 1 587 1 761 1 883 2 083 2 301 2 523 2 507 2 575
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 660 2 674 2 997 3 013 3 273 3 628 3 910 3 250 4 305
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
7 641 11 445 14 246 14 363 15 891 15 517 15 375 16 047 15 620
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignements[modifier | modifier le code]

Saint-Égrève compte 5 écoles primaires publiques, 1 école primaire privée et 1 collège public.

Médias[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Saint-Égrève a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[9].

Cultes[modifier | modifier le code]

La ville de Saint-Égrève dispose de plusieurs lieux de cultes chrétiens :

  • deux églises catholiques ;
  • une église protestante appelée Évangélique de Saint-Égrève[10].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Parc et maison Barnave.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La ville abrite la maison Barnave du XVIIIe siècle[11], où a séjourné Antoine Barnave. Cette bâtisse de campagne à la toiture dauphinoise, ancienne maison forte du Cotter, est acquise et transformée par le père d'Antoine Barnave au milieu du XVIIIe siècle [réf. nécessaire]. Député à l'Assemblée constituante, compromis dans la fuite de la famille royale à Varenne, Antoine Barnave y est arrêté en 1792[11]. Cette maison, dont le toit est à nouveau modifié au XIXe siècle, abrite aujourd'hui une bibliothèque.

  • Château du Muret dit château Marcieu[11].
  • Château de la Tourelle, de la fin du XVIIe siècle[11].
  • Château de Rocheplaine, de la fin du XVIIIe siècle[11].
  • Vieilles maisons[11].
  • Château Borel, du XVIIIe siècle, aujourd'hui abrite la mairie
La maison forte de Visancourt date de 1700. Mairie actuelle dite château Borel, elle a été transformée en 1911 en une résidence plus moderne par monsieur Borel[11],[12].
Jean de Beins, ingénieur cartographe des rois Henri IV et Louis XIII, y mourut en 1651[réf. à confirmer][13].

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Saint-Égrève possède une vieille église dans le quartier de La Monta, près du cimetière et de l'école primaire publique. D'origine du XIe siècle[11], elle a été transformée au cours du XIXe siècle. Seules les stalles, récupérées de l'ancien prieuré Saint-Robert de Cornillon, sont classées au titre des Monuments Historiques[14].

L'hôpital psychiatrique, successivement ancienne maison de correction, asile d'aliénés appartenant au département après sa vente comme bien national, fut d'abord un prieuré fondé au XIe siècle par Guigues-le-Gras, seigneur dauphin, possédant également le château du Cornillon, aujourd'hui disparu.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du parc naturel régional de Chartreuse.

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En mars 2017, la commune confirme le niveau « deux fleurs » au concours des villes et villages fleuris, ce label récompense le fleurissement de la commune au titre de l'année 2016[15].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean de Beins, ingénieur du roi Henri IV pour le Dauphiné, mort à Saint-Égrève. Il a donné les premières cartes précises de la province.
  • Antoine Barnave est un célèbre révolutionnaire qui a habité à Saint-Égrève.
  • Vincent Clerc, joueur de rugby de Toulouse et de l'équipe de France. Il a commencé le rugby au collège Barnave.
  • Mélissa Theuriau, journaliste et présentatrice d'émissions de télévision, a passé une partie de son enfance à Saint-Égrève.
  • Rafik Djebbour, joueur de foot international algérien évoluant en Grèce ayant grandi à Rochepleine.
  • Jérémy Pied, joueur de foot à l'OGC Nice, formé à l'Olympique Lyonnais, a commencé le foot à l'USSE (Union Sportive de Saint-Égrève).
  • Le révolutionnaire Joseph Sobrier et le peintre Johan Barthold Jongkind, précurseur majeur de l'impressionnisme, sont morts à l'asile d'aliénés de Saint-Égrève, respectivement en 1854 et 1891.
  • Pierre Ribeaud (1955-), homme politique, a été conseiller municipal de la commune.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire des communes de l'Isère ReBOUL 1988 p 258 263
  2. http://cassini.ehess.fr/cassini/fr/html/fiche.php?select_resultat=61221
  3. Roger de Figuères, Les Noms révolutionnaires des Communes de France, Paris, Société de l'histoire de la Révolution Française, (lire en ligne)
  4. Daniel Boisset élu maire de Saint-Égrève sur ledauphine.com (consulté le 26 juin 2017)
  5. a, b, c et d Annuaire des Villes Jumelées > Pays : _ > Région : RHONE-ALPES > Collectivité : ISERE, sur le site de l'AFCCRE, consulté le 15 novembre 2014.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. « Les Villes Internet 2014 », sur le site officiel de l’association « Ville Internet » (consulté le 20 juillet 2014).
  10. Église protestante Évangélique de Saint-Egrève, sur le site epese.fr
  11. a, b, c, d, e, f, g et h Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), pp. 438-442
  12. Un patrimoine au quotidien, www.saint-egreve.fr, accès le 4 octobre 2016.
  13. Source : François de Dainville, Le Dauphiné et ses confins vus par l'ingénieur du roi Henri IV Jean de Beins, Droz, Genève, 1969).
  14. Église Saint-Egrève, dite de "la Monta"', www.isere-tourisme.com, accès le 4 octobre 2016.
  15. « Les villes et villages fleuris > Isère », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 7 août 2017).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]