Autoroutes Paris-Rhin-Rhône

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APRR
logo de Autoroutes Paris-Rhin-Rhône

Création 1961
Dates clés novembre 2004 : privatisation partielle
février 2006 : privatisation totale
Fondateurs État français
Forme juridique Société anonyme
Siège social Saint-Apollinaire (Côte-d'Or)
Drapeau de la France France
Direction Philippe Nourry
Actionnaires Eiffage et Macquarie
Activité Concessionnaire autoroutier Français
Société mère Eiffage
Filiales AREA
Effectif 3 500 collaborateurs ()
SIREN 016250029[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web aprr.fr

Dette en augmentation 9 369 M€ ()
Chiffre d'affaires en augmentation 2 328 M€ ()
Résultat net 670 M€ ()

Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (APRR) est l’une des sociétés chargées de l’exploitation d’un réseau autoroutier français. Depuis le , date de sa privatisation par l'État français, APRR appartient au consortium Eiffarie (composé d’Eiffage et de Macquarie, une banque d'investissement australienne).

APRR est le deuxième groupe autoroutier en France et le quatrième en Europe.

La date d'expiration de sa concession autoroutière en France est fixée au .

Historique[modifier | modifier le code]

La société est née en 1961 avec la création de la Société de l'autoroute Paris-Lyon. La liaison complète entre Paris et Lyon (455 km) est mise en service en 1971.

En 1975, la SAPL devient la SAPRR, Société des autoroutes Paris-Rhin-Rhône.

En 1995, un « contrat de plan » est signé avec l'État pour la période 1995-1999.

Une partie du capital est mise en bourse en [2] ; cependant, l'État est resté majoritaire.

Le , le gouvernement français annonce son intention de céder la totalité de ses actions dans le groupe APRR à un consortium composé d’Eiffage et de Macquarie, une entreprise australienne. Cette cession devient effective le quand Eiffarie acquiert une part de 81,49 % et échoue dans le delisting[Quoi ?], le solde étant détenu par des hedge funds refusant d'apporter pour une question de prix[pas clair]. APRR est en effet comme tous les opérateurs autoroutiers français très rentable (plus de 60 % de marge d'EBITDA[Quoi ?]) et distribue d'importants dividendes.

En 2008, le député français Arnaud Montebourg rejoint le conseil d'administration de la société. La croissance du trafic sur le réseau APRR ralentit pour la première fois. Eiffarie lance une OPR (offre publique de retrait) en 2010, bloquée par un recours d'Arnaud Montebourg. L'AMF autorise toutefois cette OPR en [2].

En 2019, le groupe APRR crée sa propre enseigne de stations-service, « Fulli », mettant l’accent sur des carburants à prix bas ; la première station est inaugurée en sur l'aire de Dracé de l'autoroute A6[3], au nord de Lyon.

En , la société d’autoroute APRR crée sa toute nouvelle marque de services de mobilité[Quoi ?] : Mango mobilités.

Identité visuelle (logotype)[modifier | modifier le code]

Le logotype actuellement utilisé est dérivé de celui du groupe de construction Eiffage dont le libellé est remplacé par la mention APRR.

Les réseaux APRR et AREA[modifier | modifier le code]

Le groupe gère, en incluant la partie ADELAC, 2 323 km de réseau concédé, soit 25 % du réseau autoroutier concédé français[4].

Le réseau APRR[modifier | modifier le code]

Long de 1 883 kilomètres, le réseau exploité par APRR s'étend sur un vaste triangle dans le Centre-Est de la France. Il relie la région parisienne, la région Champagne-Ardenne, la Franche-Comté, la Bourgogne, la Lorraine, l'Alsace et la région Rhône-Alpes entre elles. Il dessert également la région Auvergne où son réseau est isolé.

Le siège d'APRR est situé à Saint-Apollinaire, dans la banlieue de Dijon en Bourgogne.

La société gère les autoroutes suivantes :

  • l'A5, y compris les autoroutes A5a et A5b, jusqu'au raccordement avec la RN 104 ;
  • l'A6, héritage de la Société de l'autoroute Paris-Lyon, dans sa partie concédée entre Saint-Germain-sur-École et Limonest ;
  • l'A19, dans la partie entre l'autoroute A5 et l'autoroute A6, au-delà, son exploitation est confiée à la société Arcour ;
  • l'A26, de son raccordement à l'autoroute A5 et sur une dizaine de kilomètres dans la traversée de Troyes, au-delà, son exploitation est confiée à la société Sanef ;
  • l'A31, dans toute sa partie concédée, entre Gye et Beaune, le reste de l'autoroute étant gratuit jusqu'à la frontière avec le Luxembourg ;
  • l'A36, dans toute sa partie concédée entre son raccordement à l'autoroute A31 et la sortie 16 à Mulhouse ;
  • l'A39, dans son intégralité (de son raccordement à la RN 274 à son raccordement avec l'A40) ;
  • l'A40, partiellement entre le raccordement à l'autoroute A6 et jusqu'à l'échangeur 9 des Neyrolles ; au-delà, l'exploitation est confiée à la société ATMB ;
  • l'A42, dans toute sa partie concédée entre Miribel (nœud des Îles A46/RN346/A42) et le raccordement avec l'autoroute A40 ;
  • l'A46, dans sa partie concédée entre Villefranche-sur-Saône et Rillieux-la-Pape (point de raccordement avec la rocade est de Lyon et avec l'A42) ; le reste de la section au-delà de Chassieu est concédé à la société ASF ;
  • l'A71, dans sa partie concédée entre l’échangeur no 7 de Bourges (non inclus) et Clermont-Ferrand ; le reste de la concession est attribué à la société Cofiroute;
  • l'A75, qui relie Clermont-Ferrand à Le Crest ;
  • l'A77, dans toute sa partie concédée, le reste étant pris en charge par la direction interdépartementale des Routes (y compris le tronçon de la RN 7 en cours de reclassement) ;
  • la liaison A89 - A6, entre La Tour-de-Salvagny et Limonest ;
  • l'A404, dans toute sa partie concédée entre le raccordement à l'A40 et Oyonnax ;
  • l'A406, dans son intégralité (de la RN 79 à l'A40 au sud-est de Mâcon) depuis le  ;
  • l'A432, entre son raccordement à Saint-Laurent-de-Mure au réseau AREA (A43/A432) et le raccordement à l'A46 aux Échets ;
  • l’A466, reliant l'A46 nord et l'A6 (4 km) ;
  • l'A714 (Montluçon), entre Saint-Victor et Bizeneuille (ancien échangeur no 10) en remplacement de la route nationale 145, portion de la route Centre-Europe Atlantique (RCEA) depuis  ;
  • l'A719, desserte de l’agglomération de Vichy depuis 1997 (prolongement Gannat-Vichy mis en service depuis le ).

APRR gère également le tunnel Maurice-Lemaire qui traverse le massif vosgien d'est en ouest en son milieu.

Le réseau AREA[modifier | modifier le code]

AREA exploite les 429 kilomètres d’autoroutes transalpines. Le siège social d'AREA se situe à Bron, à l'extrémité ouest de l'A43 ; il est visible depuis le bord de l'autoroute.

La société gère les autoroutes suivantes :

Le chantier du raccordement A46 / A432 aux Échets (automne 2010).

Réseau en construction[modifier | modifier le code]

  • L’A43 est élargie entre Coiranne et Chambéry.
  • La RN 79 est mise au gabarit autoroutier sur une longueur de 88 km entre l'A71 à Montmarault (Allier) et Digoin (Saone-et-Loire), et sera renommée « A79 ». Elle se situera sur le tronçon central de la RCEA. Le projet est estimé à 506 millions d'euros[5].

Opérations du plan de relance autoroutier[modifier | modifier le code]

Un « plan de relance autoroutier » est signé par l'État français et les sociétés concessionnaires, pour un montant de 3,2 milliards d'euros en . Dans ce cadre, APRR s'engage à investir 719 millions d'euros afin de financer les opérations suivantes[6] :

  • près de Clermont-Ferrand, une portion de 11 km de l’A75 doit être élargie à « deux fois trois voies » au sud du raccordement avec l'A711. Cet élargissement va assurer une continuité avec l'A71 déjà élargie en 2014 et le désengorgement de l'accès sud de l'agglomération clermontoise ;
  • l'autoroute urbaine A480 doit être élargie à « trois voies » sur 7 km afin d'améliorer la fluidité du trafic au sein de l’agglomération grenobloise. Des aménagements sont également prévus sur 15 km pour limiter les nuisances sonores, favoriser la mobilité et garantir un meilleur respect de l'environnement ;
  • au niveau de Mâcon, la N79 doit être élargie en « deux fois deux voies » au niveau du raccordement à l'A406. Cet aménagement sur un tronçon de 2 km va améliorer la continuité entre l’autoroute et la nationale en rendant le passage de l'une à l'autre plus fluide et plus sûr ;
  • près de Montmarault, un nœud autoroutier doit être créé entre l'A71 et la RN79, et 4,5 km de la RN79 doivent être élargis à « deux fois deux voies ». Cet aménagement permettra de fluidifier et de sécuriser la jonction entre ces deux axes majeurs ;
  • près de Belfort, le diffuseur no 11 entre l’autoroute A36 et la N1019 doit être reconstruit au nord de l’échangeur actuel, pour permettre de fluidifier et sécuriser la jonction entre les deux voies et faciliter l’insertion des véhicules sur l'autoroute.

Communication[modifier | modifier le code]

Activité de lobbying[modifier | modifier le code]

Pour l'année 2017, APRR déclare à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique exercer des activités de lobbying en France pour le compte d'AREA (filiale d'APRR), Adelac (filiale d'AREA) et la compagnie Eiffage du viaduc de Millau, pour un montant qui n'excède cependant pas dix mille[7].

L'APRR est membre de l'Association des sociétés françaises d'autoroutes[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Système national d'identification et du répertoire des entreprises et de leurs établissements, (base de données)Voir et modifier les données sur Wikidata
  2. a et b « Fin d'une carrière boursière qui avait débuté en novembre 2004 », sur Investir, (consulté le ).
  3. « Carburant: L'APRR lance «Fulli», sa station-service à bas prix pour les autoroutes », sur 20 Minutes, (consulté le ).
  4. « Carte d'identité du réseau APPR », sur aprr.com (consulté le ).
  5. RCEA : l'autoroute est attendue en 2021 La Montagne, 25/04/2017
  6. « Le plan de relance autoroutier », APRR,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. « Fiche Organisation «  Haute Autorité pour la transparence de la vie publique », sur www.hatvp.fr (consulté le )
  8. « Fiche Asfa Association Professionnelle Des Societes Francaises Concessionnaires Ou Exploitantes D'autoroutes Ou D'ouvrages Routiers », sur HATVP (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]