Vivarais
(oc) Vivarès
Le Vivarais correspond à l'actuel département de l'Ardèche.
| Statut | diocèse civil du Languedoc |
|---|---|
| Capitale | Viviers |
| Langue(s) |
occitan (vivaro-alpin, auvergnat) français |
| Religion | catholicisme, minorité protestante |
| Gentilé | Vivarais, Vivaraise |
|---|
Entités suivantes :

Le Vivarais (Vivarés en occitan) est une région historique du Sud-Est de la France, rattachée au territoire du Saint-Empire romain germanique elle passa progressivement et durablement au royaume de France à la fin du XIIIe et au début du XIVe siècle[1],[2].
Situation
[modifier | modifier le code]À l'Époque moderne, le Vivarais coïncide avec le diocèse civil de Viviers[3],[4],[5],[6],[7] (Vivarais fiscal)[8],[9] et est un des trois « pays joints » au Languedoc[10]. Ainsi défini, le Vivarais comprend le diocèse catholique de Viviers (Vivarais stricto sensu) ainsi que les parties, situées sur la rive droite du Rhône, du diocèse catholique de Valence (Vivarais valentinois) et de l'archidiocèse catholique de Vienne (Vivarais viennois)[3],[5],[11]. Il confine : au nord, avec le Forez et le Lyonnais ; à l'est, avec le Dauphiné ; au sud, avec le diocèse civil d'Uzès (Uzèche) ; et à l'ouest, avec ceux de Mende (Gévaudan) et Le Puy (Velay)[12]. Cependant, quatre paroisses, enclavées dans le diocèse civil de Viviers, ne relèvent pas du Languedoc[13] : Colombier-le-Jeune, Nozières et Pailharès relèvent du Forez[14] ; et Champagne, du Dauphiné[15]. D'autre part, quatre paroisses du diocèse civil de Viviers sont enclavées dans celui d'Uzès : Banne, Brahic, Courry et Malbosc[12],[15]. En outre, sur les marges du diocèse civil de Viviers, une partie des paroisses de Limony et de Vanosc relève du Forez[15] ; et une partie du taillable de Saint-Arcons-de-Barges, du Velay[15]. Ainsi, le diocèse civil de Viviers s'étend sur un territoire correspondant approximativement au département de l'Ardèche. Il inclut la commune de Courry dans l'actuel département du Gard[5] ainsi que les communes de Arlempdes, Chaudeyrolles, Fay-sur-Lignon, Lafarre, Pradelles, Saint-Arcons-de-Barges, Saint-Étienne-du-Vigan, Saint-Paul-de-Tartas, Les Vastres et Vielprat dans l'actuel département de la Haute-Loire[16]. Jusqu'à leur rattachement au Forez à la fin du Moyen Âge, il comprend, en outre, les paroisses du Bourg-Argental et Burdignes, dans l'actuel département de la Loire[17]. Mais il ne comprend pas les paroisses de Beaulieu, Berrias, Casteljau, Chambonas, Chassagnes, Gravières, Naves, Orgnac, Saint-André-de-Cruzières, Saint-Sauveur-de-Cruzières, Saint-Martin-d'Ardèche et Les Vans[18] qui relèvent de l'Uzéche[5]. Des auteurs considère qu'il a pu comprendre quelques communes de l'actuel département de la Drôme et très peu de celui du Vaucluse[19]. On distingue le Haut- et le Bas-Vivarais, c'est-à-dire le nord et le sud de cette province animée par les monts du Vivarais, qui appartiennent à la bordure orientale du Massif central, et baignée à l'est par le Rhône (rive droite).
Histoire
[modifier | modifier le code]Période protohistorique
[modifier | modifier le code]Le peuple gaulois des Helviens occupait la partie sud de l'actuel département de l'Ardèche. Leur capitale pourrait s'être trouvée à Jastres. Les sources antiques concernant ce peuple sont minces. Soumis en -121 par Rome, ils se révoltèrent en -77 en se joignant à la révolte de Sertorius en Espagne, mais Pompée les soumit rapidement et une partie de leur territoire fut cédée à Marseille. Dès lors, leurs élites vont se rallier à Rome. Lors de la Guerre des Gaules, ils conserveront leur fidélité à César, défendant la Narbonnaise, mais subissant des défaites contre leurs voisins Gabales du Gévaudan. Ils retrouvèrent peut-être leurs territoires perdus durant la guerre civile après la prise de Marseille par la flotte de César en 49.
Rome leur accorde le droit latin, l'élection de leur propre chef, la conservation de leurs libertés et de leurs droits.
Alba, ville située sur une voie romaine reliant la vallée du Rhône au Massif Central (cités des Vellaves et des Arvernes), est la capitale de leur cité sous l'Empire romain.
À l'époque de l'indépendance, les Segovellaunes, qui avaient probablement Soyons comme première capitale, occupaient sans doute au nord le pays compris entre l'Eyrieux et le Doux, comme le suggère l'ancien territoire du diocèse de Valence et comme l'affirme André Blanc. Les Allobroges (capitale Vienne) auraient possédé les territoires au-delà du Doux.
Antiquité et haut Moyen Âge
[modifier | modifier le code]Saint Janvier, vers les années 200, prêche en Helvie et fonde l'église d'Alba.
Peu à peu, l'Empire romain connaissant des difficultés, Alba est supplantée par Viviers qui devient siège épiscopal. Le pagus, correspondant aux limites de l'évêché, prend le nom de Vivariensis Pagus, soit le « pays de Viviers », le Vivarais.
En premier lieu le Vivarais conquis par les Burgondes vers 476. Viviers la capitale ne sera prise qu'en 507. La conquête franque de 534 amène le Royaume de Bourgogne.
Le Vivarais fut partie constitutive de la Francie médiane en 843 avant d'être intégré au royaume de Provence en 855. À la suite du traité de traité de Meerssen en 870, le Vivarais fut rattaché à la Francie occidentale et ce jusqu'au traité de Ribemont en 880.
En 924, le Bas-Vivarais (diocèse de Viviers) tombe aux mains des comtes de Toulouse. Le Haut-Vivarais dépend du diocèse de Vienne et le diocèse de Valence s'étend entre Doux et Eyrieux, où les comtes de Valentinois accroissent leur pouvoir.
L'intégration au royaume de France
[modifier | modifier le code]Le Nord Vivarais relevait du comté de Vienne. Charles-Constantin de Vienne prêta hommage à Raoul en 931 pour son comté. Le restant du Vivarais relevait du comté de Valentinois pour son Centre et du comté de Vivarais, un épiscopat, pour son Sud. Aucune information ne permet de confirmer ou infirmé si ce centre et ce Sud intégra également le royaume de France durant cette période. Le Nord Vivarais revint au royaume d'Arles en 942. Le tout intégra le Saint-Empire romain germanique en 1032.
Au tournant des XIIIe et XIVe siècles le Vivarais n'était pas un territoire temporellement unifié. La pointe Nord appartenait au Dauphin de Viennois mais relevait de l'Eglise de Lyon par hommage rendu. Le reste du Haut-Vivarais au comté de Valentinois et du Diois. Le Bas-Vivarais à l'épiscopat de Viviers. Tous ces territoires appartennaient au Saint-Empire romain germanique, à l'exception d'une étroite entité seigneuriale, celle de Tournon partie du Haut-Vivarais, qui intègra le royaume de France sous Philippe II Auguste en 1188.
En 1271, Philippe III le Hardi hérite des terres Vivaroises du comte de Toulouse, mort sans héritier et qui relèvent en droit du Saint-Empire romain germanique. Le roi de France revendique toutefois ces territoires comme partie intégrante du royaume et non les tenir en terre d'Empire. Le comte Aymar IV rendit hommage au roi de France pour ses terres situées sur la rive droite du Rhône entre le 30 juin et le . Le Haut-Vivarais fut alors pleinement incorporé au royaume, à l'exception de sa pointe Nord.
En 1308 sous le règne de Philippe IV le Bel, le Bas-Vivarais tenu temporellement par les évêques de Viviers, est à son tour pleinement intégré au royaume. La pointe Nord du Vivarais sera elle intégrée en 1312 puisque partie constitutive du comté de Lyon. Cette pointe Nord était détenue par les Dauphins de Viennois mais dissociée de la principauté Delphinale. Ceux-ci rendent en effet hommage depuis 1230 pour les terres d'Annonay et d'Argental à l'Eglise de Lyon[20] qui, en plus du pouvoir spirituel, détient le pouvoir temporel. Cet hommage à l'Eglise de Lyon avait été initié par André Dauphin de Bourgogne et poursuivi par ses successeurs, notamment Guigues VIII de Viennois en 1319[20] et le Dauphin Charles en 1349[21].
Sous Charles V, tout le pays est administré par un bailli royal du Vivarais et du Valentinois. Les évêques de Viviers restent (plus simplement) comte de Viviers, baron de Largentière et prince de Donzère.
Les États particuliers du Vivarais
[modifier | modifier le code]Le Vivarais est rattaché à la province de Languedoc, et ne connaît pas d'unité, divisé en trois diocèses (Viviers, Vienne et Valence), son territoire est dominé par les nombreuses abbayes vellaves (Saint-Chaffre, la Chaise-Dieu) ou drômoises (Saint-Barnard), sans compter les lignages seigneuriaux (Montlaur, Crussol, Poitiers-Valentinois).
Sans véritable unité, cet espace connaît un parlement régional unique en France, les états Particuliers du Vivarais, composés de la noblesse, avec ses barons (représentés par leurs baillis), et du tiers état, avec ses consuls-députés, mais sans représentation du clergé qui n'y siège qu'en fonction des baronnies qu'il possède :
- baron de l'évêché de Viviers (au titre de Largentière) ;
- baron des autres diocèses (Pradelles et Lagorde) ;
- 12 barons de tour[22] du Vivarais (Crussol, Montlaur, La Voulte, Tournon, Largentière, Boulogne, Joyeuse, Chalencon et La Tourrette, Saint-Remèze, Annonay, Aubenas, et Vogüé) ;
- consuls ou députés (13 villes et communautés).
Présidés par le baron de tour ayant assisté aux États Généraux du Languedoc, ils sont convoqués au gré de celui-ci, et où bon lui semble (le plus souvent en son château), avec les deux commissaires ordinaires, le Sénéchal du Vivarais et le Consul de Viviers. La particularité des États du Vivarais était que le représentant du Roi signait les registres des États après le baron de tour.
Le blason ancien du Vivarais, repris par le département de l'Ardèche, est un blason de France ancien affecté d'une brisure : une bordure d'or. Cette bordure porte huit écussons d'azur qui représentent les villes de tour. Ces huit villes[22] envoyaient à tour de rôle un député (appelé consul de tour) aux États du Languedoc ; ce sont :
- Tournon-sur-Rhône ;
- Viviers ;
- Boulogne (remplace Privas, ville protestante, depuis 1629) ;
- Largentière ;
- Joyeuse ;
- Annonay ;
- Montlaur (remplace Aubenas depuis la révolte populaire de 1670) ;
- Bourg-Saint-Andéol.
Baillis d'épée du Vivarais et du Valentinois
[modifier | modifier le code]La charge de bailli d'épée du Vivarais et du Valentinois était presque entièrement militaire. Elle donnait le commandement de la noblesse dans les limites de ce bailliage qui comprenait autrefois le Vivarais et la partie du Dauphiné formant l'ancien domaine des comtes de Valentinois et de Diois. La justice s'y rendait au nom du bailli. En voici la liste :
- Guillaume du Moulin, chevalier, 1248
- Henry de Montdragon, 1288
- Raimond de Bachevilliers, 1314
- Pierre de Baux d'Orange, 1322
- Bertrand de Barbette, 1340
- Guillaume de Ledra, chevalier, 1344
- Gaston de Gaste, chevalier, 1404
- Guichard de Marzé, chevalier, chambellan du Roi, 1414
- Henry de Péquelin, chevalier, 1416
- Bermond du Cailar, chevalier, 1417
- Pierre de Solminiac, chevalier, 1421
- Jacques de Charrier, écuyer, 1424 et 1426
- Étienne de Nogaret, 1424
- Gui de Forcade, écuyer, 1425
- Guillaume Bastard, écuyer, 1426
- Mahin de Lévis, chambellan du Roi, 1432
- Pierre de Chanaleilles, chevalier, seigneur de Vals et du Pin, 1425 et 1435
- Robinet de Blarges, damoiseau, 1429
- Martin Garciani, damoiseau, écuyer du Roi, 1440
- Thomas Alberti, damoiseau, seigneur de Boussargues, 1447
- Claude de Chateauneuf, seigneur de Joyeuse, 1455
- Louis de Taulignan, baron de Barrès, chevalier, 1458
- Charles Astarce, seigneur de Pierrelate, 1461
- Jean d'Apchier, 1465
- Beraud, dauphin d'Auvergne, seigneur de Combronde, 1426
- Jean de Lagardette, chevalier, 1484
- Just comte de Tournon,
- Jacques de Grimoard, comte du Roure,
- Georges comte de Vogué
- Melchior comte de Vogué
- etc.
Paul d'Albigny dans sa notice « Baillis Royaux du Vivarais et Baillis d'épée » donne des variantes de cette liste.
Révolte de Roure
[modifier | modifier le code]Entre avril et juillet 1670, une révolte antifiscale éclate dans la région d'Aubenas. Elle est menée par Antoine du Roure, propriétaire terrien ayant servi dans l'armée royale.
La rumeur d'un nouvel édit, qui devrait avoir un fort impact sur l'ensemble de la population après un hiver très rigoureux, accompagné de la mise en place réelle d'un impôt concernant les auberges, déclenche les exactions populaires.
Fin mai, Roure et ses troupes, comprenant plusieurs milliers d'hommes, prend Villeneuve-de-Berg, puis Aubenas. Une trêve négociée par le comte de Vogüé n'aboutit qu'à une confirmation par le roi des édits promulgués. Louis XIV envoie contre les révoltés des troupes d'élite (mousquetaires - dont le capitaine-lieutenant d'Artagnan , dragons, gardes françaises, maison du roi) qui écrasent la troupe paysanne, et organisent la répression dans toute la région.
Le pardon royal tombe le , en excluant les meneurs (Antoine du Roure est roué vif en octobre à Montpellier) et cinq communes vivaraises, qui perdent leurs murailles, leurs cloches et clochers, ainsi que leurs consuls : Ailhon, Aubenas, Lachapelle-sous-Aubenas, Lavilledieu et Vogüé.
La représentation du Vivarais aux États généraux de 1789
[modifier | modifier le code]Du au , les trois ordres réunis sur ordre du Roi à la sénéchaussée de Villeneuve-de-Berg ratifient et signent les cahiers de doléances, fixent la rémunération des députés et procèdent à l’élection de ceux-ci. Les députés du sud du Vivarais sont :
- pour la noblesse : Cérice-François-Melchior, comte de Vogüé et Emile-Henry-Alexandre de Launay, comte d’Antraigues. Suppléants : le marquis de Jovyac et le baron de Pampelonne.
- pour le clergé : l’abbé Chouvet, curé de Chomérac et comme suppléant l’abbé de Pampelonne archidiacre de la cathédrale Saint-Vincent de Viviers.
- pour le tiers-état : Jean-André Espic, avocat à Aubenas, Noël-Joseph Madier de Montjau, maire de Bourg-Saint-Andéol, Pierre Dubois-Maurin, conseiller du roi à Jaujac, Pierre-Simon Defrance, avocat à Privas et deux suppléants : Jean-Baptiste Louis Vacher avocat à Vesseaux et Gérard, baron de Montfoy à Privas.
Parallèlement à la sénéchaussée d'Annonay se déroulent les mêmes opérations. Les élus du nord du Vivarais sont :
- pour la noblesse : Charles-François-Antoine Dufaur de Saint-Silvestre, marquis de Satillieu (1752 - 1818),
- pour le clergé : le P. Jacques-Antoine Dode (1746 - 1802), curé de Saint-Péray,
- pour le tiers-état : François-Antoine de Boissy d'Anglas (1756 - 1826), avocat et Charles Claude Ange Monneron (1735-1799). Un suppléant est également élu : François-Jérôme Riffard de Saint-Martin (1745-1814).
En , une assemblée générale se tient à Privas[23].
Du Vivarais à l'Ardèche
[modifier | modifier le code]Un député de la sénéchaussée d'Annonay proposa à la Constituante un plan tendant à séparer le Bas-Vivarais du Haut-Vivarais et d'unir celui-ci au Velay pour former un département. En réaction, plusieurs villes envoyèrent à la Constituante des protestations afin que l'unité du Vivarais fût garantie. Villeneuve-de-Berg rappelait notamment : « considérant que le Vivarais est assez d'étendue et de population pour former un département particulier, distinct et séparé, puisque sa surface est de 350 lieues carrées et sa population de plus de 300 000 âmes […], estime […] qu'il serait de toute injustice de morceler un pays que la nature s'est plu à séparer elle-même des autres pays, pour favoriser à son détriment un autre département […] ; cela serait contraire au vœu que les habitants du Haut-Vivarais ont manifesté à l'Assemblée extraordinaire, tenue dans le Bas-Vivarais, à Privas ». Le Haut-Vivarais était cependant très mécontent de la nouvelle organisation, d'autant que ni Saint-Agrève ni Le Cheylard n'avaient été retenus comme chefs-lieux de district. Toutefois, les avis étaient fort divergents, et bien que de nombreux représentants du Haut-Vivarais eussent demandé à faire partie du département du Velay, futur département de la Haute-Loire, la localité de Pradelles protesta parce qu'elle était rattachée à ce département. Le , le conseil de la commune envoya en vain à la Constituante une motion disant : « C'est avec douleur que nous apprenions que messieurs les députés du Velay cherchent à faire comprendre dans le département qu'ils sollicitent la région de Pradelles et qu'ils s'étayent d'une délibération prise par le conseil politique de cette ville comme manifestant le vœu général des citoyens sur un démembrement du Vivarais. Il a été unanimement délibéré à l'assemblée du de révoquer toute délibération qui n'énoncerait pas le vœu des citoyens de Pradelles réunis en assemblée générale et de solliciter les députés du Bas-Vivarais, pour que Pradelles fasse partie de leur département ».
En définitive, mis à part la cession au Velay des dix communes de la viguerie — et futur canton — de Pradelles, le Vivarais conserva son unité et constitua le département de l'Ardèche.
Personnalités du Vivarais
[modifier | modifier le code]Considérant qu'il existe une réelle continuité entre le Vivarais et le département de l'Ardèche, nous admettrons que toutes les personnalités qui ont honoré ces territoires peuvent être regroupées sans discrimination :
- Pierre Flandin, référendaire du pape, cardinal-diacre de Saint-Eustache (décès en 1381) ;
- le cardinal François de Tournon ;
- Pierre Davity ;
- Noël Albert ;
- Placide Astier, scientifique et homme politique ;
- Olivier de Serres ;
- Charles Auguste de La Fare ;
- Augustin Barruel ;
- Antoine Court ;
- Jean-Louis Richard (de Maisonneuve) ;
- Louis Gabriel Suchet, Maréchal de France ;
- Le cardinal de Bernis ;
- Marie Durand et Pierre Durand ;
- les frères Montgolfier ;
- Barthélémy Barou de La Lombardière de Canson ;
- Charles de Foucauld de Pontbriand, ermite et mystique, ordonné prêtre à Viviers, béatifié en 2004 ;
- Marc Seguin ;
- François-Antoine de Boissy d'Anglas ;
- Dom Augustin de Lestrange ;
- le comte d'Antraigues ;
- Jean-Louis Giraud-Soulavie ;
- Honoré Flaugergues ;
- Auguste Bravais ;
- Paul Mathieu Laurent ;
- Louis Léopold Ollier ;
- Louis Georges Gouy ;
- Jules Ollier de Marichard ;
- Léopold Chiron ;
- Charles Seignobos ;
- Albert Flory ;
- Gaston Riou ;
- Léon Barry ;
- Marie-Joseph Canteloube ;
- le duc Anne de Joyeuse ;
- le cardinal Francois de Joyeuse ;
- Henri de Joyeuse ;
- Madame de Vivarais, sœur d'Augustin de Ferriol d'Argental
, abbesse du couvent des Clarisses à Annonay ; - Vincent d'Indy ;
- Xavier Vallat ;
- Gabriel Faure ;
- Jean Chièze ;
- Antoine Maurice Tardy de Montravel ;
- Louis de Montravel ;
- Charles-Jean-Melchior de Vogüé auteur de Une famille Vivaroise, académicien (18e fauteuil) ;
- Eugène-Melchior de Vogüé de l'Académie française (39e fauteuil) ;
- Fred Mella ;
- Gustave Thibon ;
- Victor-Scipion-Charles-Auguste de La Garde de Chambonas ;
- l'abbé Tauleigne[24] ;
- Jos Jullien ;
- Charles Forot ;
- François-Désiré Bancel:
- François André ;
- Maurice Grimaud ;
- Roger Ferlet ;
- Albin Mazon, mémoire du Vivarais à la fin du XIXe siècle, auteur de nombreuses notices et voyages qui sont toujours d'actualité et dont le fonds d'archives se trouve aux archives départementales de l'Ardèche à Privas ;
- Ovide Jossoin de Valgorge ;
- Jacques Trémolin ;
- Jules Froment (prêtre) ;
- Robert Saint-Jean ;
- Michel Carlat ;
- Marc Ladreit de Lacharrière.
- Jean-Jacques Salgon

Culture et patrimoine
[modifier | modifier le code]À la faveur du courant régionaliste qui s'est développé à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, de nombreuses organisations ont pris naissance sous l'impulsion de personnalités comme Jean Régné (1883-1954)[25] qui créa en 1933 l'Académie du Vivarais.
Festival International de folklore Cultures et Traditions du Monde
[modifier | modifier le code]Depuis 1977, Empi et Riaume (groupe d'arts et tradition du Dauphiné et du Vivarais) organise le Festival International de Folklore Cultures et Traditions du Monde, qui réunit chaque année, durant la première quinzaine de juillet des groupes traditionnels venus du monde entier, à Romans-sur-Isère. L'événement, reconnu par le CIOFF mobilise de nombreux bénévoles durant toute l'année et attire des milliers de spectateurs venus de toute la France[26].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Société départementale d'archéologie et de statistique de la Drôme, 28e tome, Valence, Jules Céas et fils, 1894, p. 271 à 272
- ↑ Promenades en Ardèche
- Appolis 1955, p. 56, n. 3.
- ↑ Charay 1977, p. 12.
- Laffont 2004a, introd., p. 11, col. 1.
- ↑ Laffont 2004b, p. 77, n. 5.
- ↑ Molinier 1985, av.-prop., p. 7.
- ↑ Delcambre 1938, p. 21.
- ↑ Jolivet 1930, p. 16, n. 1, et p. 61, n. 4.
- ↑ Appolis 1955, p. 56, n. 4.
- ↑ Frabre-Martin 1993, p. 23.
- Albisson 1786, p. 582.
- ↑ Molinier 1976, p. 10.
- ↑ Molinier 1976, p. 10-11.
- Molinier 1976, p. 11.
- ↑ Laffont 2004a, introd., p. 11, col. 1, n. 3.
- ↑ Laffont 2004a, introd., p. 11, col. 2.
- ↑ Laffont 2004a, introd., p. 11, col. 2, n. 4.
- ↑ Essai de cartographie écologique du bas-Vivarais : feuilles de Bessèges et Bourg-St-Andéol. M. Coûteaux. Documents de cartographie écologique, vol. XIII, 49-68, 1974, Grenoble.
- A. Poncer, Mémoires historiques sur Annonay et le Haut-Vivarais, Lyon, 1835, p. 74.
- ↑ Pierre-Yves Laffont, Atlas des châteaux du Vivarais (Xe – XIIIe siècles), Presses universitaires de Rennes, 2009, p. 26.
- Villes et Baronnies des États du Vivarais, Vogüé-sur-Ardèche, Association "Vivante Ardèche", , 32 p., p. 13d'après l'Armorial des États du Languedoc de Gastelier de la Tour, 1767..
- ↑ https://archive.org/stream/EtatsGenerauxDuVivarais-1789/EtatsGenerauxDuVivarais#page/n0/mode/2up
- ↑ L’enseignement de l’optique au travers du prisme bourguignon. Michel Pauty. Bulletin de l'Union des physiciens no 838, vol. 95, novembre 2001, p. 1601-1617. Abbé Tauleigne : p. 1611.
- ↑ « Jean Régné (1883-1954) - Auteur - Ressources de la Bibliothèque nationale de France », sur data.bnf.fr (consulté le ).
- ↑ programme 2014 du Festival International de Folklore 'Cultures et Traditions du Monde
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- [Albisson 1786] Jean Albisson, Lois municipales et économiques du Languedoc, ou : Recueil des ordonnances, édits, déclarations, lettres patentes, arrêts du Conseil, du Parlement de Toulouse et de la Cour des Aides de Montpellier, actes, titres et mémoires concernant la constitution politique de cette province, son administration municipale et économique, ses privilèges et usages particuliers relativement à son imposition, ses ouvrages publics, son agriculture, son commerce, ses manufactures, ses lois civiles, , etc., t. IV, Montpellier, Rigaud, coll. « Lois municipales et économiques du Languedoc » (no 4), , 1re éd., LXVII-[1]-668 p., in-4o (15,6 × 23,4 cm) (OCLC 490200587, BNF 33851548, SUDOC 044305281, présentation en ligne, lire en ligne
[PDF]). 
- [Appolis 1955] Émile Appolis, « Les assiettes diocésaines en Languedoc au XVIIIe siècle : essai de synthèse », dans Commission internationale pour l'histoire des assemblées d'états, section belge, Anciens pays et assemblées d'états, Louvain, E. Nauwelaerts (no IX), , 1re éd., 146 p., 24 cm (OCLC 496755798, BNF 45847551, SUDOC 09494587X, lire en ligne), chap. 3, p. 53-65.

- [Charay 1977] Jean Charay (dir.) (préf. Jean Hermil, ill. Jean Chièze), Petite histoire de l'église diocésaine de Viviers, Aubenas, Lienhart, hors coll., , 1re éd., 347 p., 16 × 24 cm (OCLC 417596783, BNF 34588079, SUDOC 006716997, présentation en ligne, lire en ligne).

- [Cholvy 1988] Gérard Cholvy (dir.), Histoire du Vivarais, Toulouse, Privat, coll. « Pays et villes de France » (no 26), , 1re éd., 320 p., 18 × 23 cm (ISBN 2-7089-8256-7, EAN 9782708982567, OCLC 18818709, BNF 34947278, S2CID 160808633, SUDOC 001255924, présentation en ligne, lire en ligne).
- [Delcambre 1938] Étienne Delcambre, Les États du Velay, des origines à : contribution à l'histoire des états provinciaux, ICAP, hors coll., , 1re éd., 554 p., in-8o (OCLC 19986934, BNF 32009939, SUDOC 021198209, présentation en ligne, lire en ligne).

- [Frabre-Martin 1993] Claudiane Fabre-Martin (photogr. Henry Ayglon), Églises romanes oubliées du Vivarais, Montpellier, Presses du Languedoc, coll. « Patrimoine / églises romanes oubliées », , 1re éd., 334 p., 18 × 25 cm (ISBN 2-8406-2006-5, EAN 9782840620068, OCLC 413397629, BNF 35578703, SUDOC 002913011, présentation en ligne, lire en ligne).

- [Issartel et al. 1999] Jean-Louis Issartel (éd.) et al., , il y a 700 ans : quand le Vivarais devint français, Mémoire d'Ardèche et Temps Présent, coll. « Cahiers » (no 99), , 1re éd., 100 p., 21 × 29,7 cm (OCLC 822755464, résumé, présentation en ligne).
- [Jolivet 1930] Charles Jolivet, La Révolution dans l'Ardèche (-) (thèse de doctorat ès lettres), Largentière, E. Mazel, hors coll., (réimpr. et ), 1re éd., XXXII-568 p., in-8o (OCLC 491091885, BNF 34105347, SUDOC 063890356, présentation en ligne, lire en ligne).

- [Laffont 2004a] Pierre-Yves Laffont, Atlas des châteaux du Vivarais (Xe – XIIIe siècles) (texte remanié de la thèse de doctorat en histoire intitulée Châteaux, pouvoirs et habitats en Vivarais (Xe – XIIIe siècles), préparée sous la direction de Marie-Thérèse Lorcin et soutenue à l'université Lyon-II en ), Lyon, Association lyonnaise pour la promotion de l'archéologie en Rhône-Alpes (Alpara), coll. « Documents d'archéologie en Rhône-Alpes et en Auvergne (Dara) » (no 25), (réimpr. ), 1re éd., 284 p., 21 × 27 cm (ISBN 2-9516145-5-1, EAN 9782951614550, OCLC 419265376, BNF 39167351, DOI 10.4000/books.alpara.2489
, S2CID 160783811, SUDOC 078476593, présentation en ligne, lire en ligne). 
- [Laffont 2004b] Pierre-Yves Laffont, « Une source fiscale au service de la restitution des espaces ruraux médiévaux : les estimes vivaroises de », dans Jean-Luc Fray (dir. et av.-prop.) et Céline Perol (dir. et concl.), L'historien en quête d'espaces (acte du colloque organisé par le Centre d'histoire Espaces et cultures de l'université Blaise-Pascal et tenu à Clermont-Ferrand au printemps ), Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise-Pascal, coll. « Histoires croisées », , 1re éd., 469 p., 16 × 24 cm (ISBN 2-84516-255-3, EAN 9782845162556, OCLC 469299915, BNF 39908475, HAL hal-03309347, S2CID 182771693, SUDOC 084216255, présentation en ligne, lire en ligne), Ire partie, chap. 4, p. 75-90.

- [Laffont 2009] Pierre-Yves Laffont (préf. Marie-Thérèse Lorcin), Châteaux du Vivarais : pouvoirs et peuplement en France méridionale, du haut Moyen Âge au XIIIe siècle (texte remanié de la thèse de doctorat en histoire intitulée Châteaux, pouvoirs et habitats en Vivarais (Xe – XIIIe siècles), préparée sous la direction de Marie-Thérèse Lorcin et soutenue à l'université Lyon-II en ), Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Archéologie et culture », , 1re éd., 340-XXVIII p., 22 × 28 cm (ISBN 978-2-7535-0925-2, EAN 9782753509252, OCLC 690748153, BNF 42121029, S2CID 188805799, SUDOC 139877711, présentation en ligne, lire en ligne).
- [Le Sourd 1899] Auguste Le Sourd, Les États du Vivarais : de leurs origines à la fin du XVIe siècle, Chalon-sur-Saône, L. Marceau – E. Bertrand, coll. « École nationale des chartes / positions des thèses / de la promotion de », , 1re éd., 13 p., in-8o (15,6 × 23,4 cm) (OCLC 459629932, BNF 30803282, SUDOC 137132271, lire en ligne
[PDF]). - [Le Sourd 1926] Auguste Le Sourd, Essai sur les États du Vivarais : depuis leurs origines, Paris, Société générale d'imprimerie et d'édition, hors coll., (réimpr. 2002), 1re éd., XXII-691 p., in-4o (ISBN 2-84794-002-2, EAN 9782847940022, OCLC 461618681, BNF 34140014, S2CID 163286340, SUDOC 073334332) — ouvrage de référence sur le sujet.
- [Molinier 1976] Alain Molinier, Ardèche, Paris, Centre national de la recherche scientifique et laboratoire de démographie historique de l'École des hautes études en sciences sociales, coll. « Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique » (no 7), , 1re éd., 464 p., 16 × 24 cm (ISBN 2-222-02066-2, EAN 9782222020660, OCLC 3444586, BNF 36602888, SUDOC 000594512, présentation en ligne, lire en ligne).

- [Molinier 1980] Alain Molinier, « En Vivarais au XVIIIe siècle : une croissance démographique sans révolution agricole », Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, t. 92, no 148, , p. 301-316 (OCLC 5787355456, DOI 10.3406/anami.1980.1922
, S2CID 163186803, lire en ligne
[PDF]). - [Molinier 1985] Alain Molinier, Stagnations et croissance : le Vivarais aux XVIIe – XVIIIe siècles, Paris, École des hautes études en sciences sociales et J. Touzot, coll. « Les Hommes et la terre » (no 17), , 1re éd., 499-[2] p., 16 × 24 cm (ISBN 2-7132-0794-0 et 2-86433-014-8, EAN 9782713207945, OCLC 299394607, BNF 34776208, SUDOC 000847232, présentation en ligne, lire en ligne).

- [Rouchier et Régné 1914] Jacques Rouchier (auteur) et Jean Régné (éd.), Histoire du Vivarais, t. Ier : Le Vivarais depuis les origines jusqu'à l'époque de sa réunion à l'Empire (), Largentière, Mazel et Plancher, coll. « Histoire du Vivarais » (no 1), (réimpr. 1978), 2e éd. (1re éd. 1861), LXXX-723-XIV p., in-8o (16 × 24,5 cm) (OCLC 492099607, BNF 31188801, SUDOC 065409094, présentation en ligne, lire en ligne
[PDF]). - [Teyssier 1987] Bruno Teyssier, Du Diocèse civil de Viviers au département de l'Ardèche : pouvoir et groupes de pression locaux - : étude sur le Bas-Vivarais (thèse de doctorat de 3e cycle en histoire moderne, préparée sous la direction de Jean-Pierre Gutton et soutenue à l'université Lyon-II en ), Lyon, université Lyon-II, coll. « Thèses et écrits académiques / histoire moderne », , 610 p., 21 × 29,7 cm (OCLC 468739607, BNF 37610169, S2CID 153053174, SUDOC 107734648, résumé, présentation en ligne).
- Henry Vaschalde, États généraux de 1789, Paris, Êmile Lechevalier, libraire-éditeur, , 292 p.
- Ardèche (département de l') - Le Pays de Vivarais, Monographies des villes et villages de France de Micberth. Par Élie Reynier, 1993, réimp. édit. 1934, 14 × 20, br., 282 pp. (ISBN 2-7428-0044-1)
- Roger Ferlet, Le Vivarais, Arthaud, , 1166e éd., 255 p.
- Paul d'Albigny ; "Baillis Royaux du Vivarais et Baillis d'épée"- Imprimerie centrale de l'Ardèche- Privas-1896.
- Louis Pize, Le Vivarais, Imp.Liège, Jean de Gigord.ed, coll. « Gens et Pays de chez nous », 205 p.
- Forez et Vivarais, itinéraires de l'homme de goût : publié par le comité de la région XVI bis, exposition internationale de Paris de 1937, Saint-Félicien (Ardèche), éditions du Pigeonnier, , Illustrations de Jean Chièze.
- François Thomas et Marthe Thomas, Le Vivarais, Paris, , libraire-Arthaud, , p. 158 Héliogravures.
- Barthélemy Faujas de Saint-Fond, Recherches sur les volcans éteints du Vivarais et du Velay, chez Joseph Cuchet, Grenoble, 1778 (lire en ligne)
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Joannès Dufaud
- Fonds Mazon, historien du Vivarais, conservé aux archives de l'Ardèche [1]