Jean Achard (peintre)

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Jean Achard
Jean Achard par Henri Ding.JPG

Buste de Jean Achard (1888) par Henri Ding, musée de Grenoble

Naissance
Décès
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GrenobleVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Jean Alexis Achard
Nationalité
Activité

Jean Achard[1] est un peintre et un graveur français, né à Voreppe le , et mort à Grenoble le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Vue du Taillefer prise des côtes de Sassenage (1837), musée Hébert, La Tronche.

Né à Voreppe, en Isère, Jean Alexis Achard, issu d'une famille de cultivateurs est un autodidacte, ayant commencé sa vie professionnelle comme commis d'un avocat. Il entame son apprentissage en copiant des tableaux du musée de Grenoble, Il fréquente l'école municipale gratuite de Grenoble, et fait la connaissance des peintres de l'École lyonnaise qui lui donnent ses premiers conseils. Isidore Dagnan est son maître de 1824 à 1830. En 1834, il part à Paris et copie les maîtres hollandais au musée du Louvre.

À l'occasion d'une expédition organisée par les saint-simoniens, il séjourne en Égypte entre 1835 et 1837 avec son ami Victor Sappey. Il en ramène des paysages et des scènes de genre. C'est ainsi qu'il expose au Salon de Paris, en 1838, Vue prise aux environs du Caire, puis régulièrement par la suite, comme en 1843 avec Vue de la vallée de Grenoble.

En 1846, il fréquente les membres de l'École de Barbizon et compte parmi ses amis les peintres Jean-Baptiste Camille Corot, Théodore Rousseau, Charles-François Daubigny, Narcisse Diaz de la Pena et François-Louis Français qui l'entraînent à peindre « sur le motif » en région parisienne. La forme s'assouplit et la captation de la lumière prend une place primordiale. Une tendance qu'un séjour à Auvers-sur-Oise ne fait qu'accentuer.

Entre 1858 et 1859, il séjourne à Honfleur et loge à la ferme Saint-Siméon en compagnie d'Eugène Boudin et de Claude Monet[2].

N'ayant jamais obtenu la consécration de son vivant, il revient finir ses jours à Grenoble à partir de 1870, isolé, malade et en butte à de graves difficultés financières. Il est enterré au cimetière Saint-Roch de Grenoble.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Peinture[modifier | modifier le code]

Achard est connu pour ses toiles représentant des paysages du Dauphiné, ce qui lui vaut le titre de « maître incontesté du paysage en Dauphiné »[3]. Il est l'initiateur de l'École dauphinoise, qui compte parmi ses membres Laurent Guétal, Ernest Victor Hareux, Charles Bertier et quelques autres. Ils sont parfois appelés paysagistes dauphinois.

Plusieurs des œuvres de Achard sont conservées au musée de Grenoble, dont Paysage, vue de Saint-Egrève (près de Grenoble) et La Chaumière[4]. D'autres œuvres sont conservées à Paris au musée du Louvre, au musée des beaux-arts de Chambéry et au château de Fontainebleau[5].

Gravure[modifier | modifier le code]

Jean Achard est aussi un graveur renommé, réalisant plus de soixante eaux-fortes. Les premières estampes sont exécutées d'après ses peintures et sont destinées à la diffusion de son œuvre, elles couvrent de grands horizons. Par la suite il privilégiera des vues plus locales de sous-bois.

Ses élèves[modifier | modifier le code]

Henri Harpignies est son élève[6] lors de son séjour parisien. Mais après son retour à Grenoble, son influence est importante, en particulier sur Laurent Guétal. Charles Bertier et Édouard Brun suivent avec empressement ses conseils. D'une façon plus générale, c'est un maître et un conseiller pour la génération des jeunes peintres dauphinois qui se retrouvent à Proveysieux, parmi lesquels Théodore Ravanat, Jacques Gay ou Henri Blanc-Fontaine.

Jean Achard sur son lit de mort (1884) par Jules Bernard, musée Hébert, La Tronche.

Jean Achard est portraituré dans les œuvres de ses amis et élèves, dont :

Portraits de l'artiste[modifier | modifier le code]

  • Henri Blanc-Fontaine, Portrait de Jean Achard, huile sur bois. Coll. musée de Grenoble.
  • Henri Blanc-Fontaine, Portrait de Jean Achard, huile sur toile. Coll. musée de Grenoble.
  • Henri Ding, Buste de Jean Achard, marbre. Coll. musée de Grenoble.
  • Edouard d'Apvril, Portrait de Jean Achard, huile sur toile. Coll. musée de Grenoble.
  • Eugène Faure, Portrait de Jean Achard, huile sur toile. Coll. musée de Grenoble.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Vue de Grenoble prise du Quai de la Graille, Jean Achard, Musée de Grenoble

Expositions[modifier | modifier le code]

Vue de l'exposition Jean Achard au musée Hébert de La Tronche en 2009.
  • « Exposition Achard », Grenoble, 1885
  • « Jean Achard, peintures », musée de Grenoble, 1984-1985
  • « Trois maîtres du paysage dauphinois au XIXe siècle, Jean Achard, Laurent Guétal, Charles Bertier », musée de Grenoble, 2005-2006
  • Jean Achard, un paysagiste à l'école de la nature, musée Hébert, La Tronche, 2008-2009

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Né Jean Alexis Achard.
  2. Jean Achard, Laurent Guétal, Charles Bertier : Trois maîtres du paysage dauphinois au XIXe siècle, Musée de Grenoble, éditions Artlys, (ISBN 2-85495-270-7)
  3. Isère, guide Gallimard, édition 1998, p. 97, (ISBN 2-7424-0167-9)
  4. Grenoble et ses montagnes, Jean-Jacques Chevallier, Arthaud
  5. Base de données Joconde du ministère de la culture
  6. Le sentiment de la Montagne, Glénat / Musée de Grenoble, 1998, (ISBN 2 7234 2614 9)

Liens externes[modifier | modifier le code]