Épinac

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Épinac
Épinac
Les environs du château.
Blason de Épinac
Blason
Épinac
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Autun
Canton Autun-1
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Autunois Morvan
Maire
Mandat
Claude Merckel
2014-2020
Code postal 71360
Code commune 71190
Démographie
Gentilé Épinacois
Population
municipale
2 234 hab. (2015 en diminution de 4,57 % par rapport à 2010)
Densité 87 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 59′ 32″ nord, 4° 30′ 52″ est
Altitude Min. 314 m
Max. 475 m
Superficie 25,77 km2
Localisation

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Liens
Site web epinac.fr

Épinac est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Terre de transition entre le Morvan (Autun) et le vignoble de la Côte-d'Or (Dijon).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Thury (Côte-d'Or) Molinot
(Côte-d'Or)
Rose des vents
Sully N Aubigny-la-Ronce
(Côte-d'Or)
Saisy
O    Épinac    E
S
Auxy Morlet

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le , en raison de son exploitation charbonnière, la commune fut autorisée à s'appeler Épinac-les-Mines, appellation qu'elle conserva pendant une soixantaine d'années, jusqu'à ce qu'Épinac-les-Mines demande à reprendre son appellation première, ce qui lui fut accordé par décret du (paru au Journal officiel du )[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Autrefois Monestoy, l'existence de cette seigneurie est attestée depuis au moins le XIIIe siècle[2].

Les premiers seigneurs sont les Monestoy. Le , Guillaume, maire de Monestoy, reconnaît une rente de 10 sols dijonnais pour l'anniversaire de Mademoiselle Moine de Quincey, inhumée à l'abbaye Saint-Martin d'Autun[3]. Vers 1430, il apparaît que les nouveaux seigneurs de Monestoy sont Pierre de Bauffremont et sa femme, Agnès de Saulx[2]. Quelques années plus tard, Monestoy est acquis par Nicolas Rolin. Dès lors et par héritage, se sont succédé les Rolin, les Chambellan, les Maréchal, les Pernes et enfin les Clermont-Tonnerre.

C'est en 1656, alors que la seigneurie de Monestoy est érigée en comté, en faveur de Louis de Pernes[4], colonel d'infanterie et gouverneur de Saintes[5], que la terre change de nom pour celui d'Épinac. En effet, Monestoy est érigé en comté sous le nom d'Épinac.

Liste des seigneurs d'Épinac[modifier | modifier le code]

  • Guy de Monestoy (v. 1250)
  • Renaud de Monestoy (v. 1298)
  • Hugues de Monestoy (v. 1326)
  • Hugues de Monestoy (v. 1395) (fils du précédent), mort à Nicopolis en suivant le comte de Nevers
  • Pierre de Beauffremont (v. 1430)
  • Nicolas Rolin (1376-1462), (acquéreur du précédent), chancelier de Bourgogne
  • Guillaume Rolin (1411-1488), (fils du précédent), marié à Marie de Lévis
  • Antoine Rolin (1424-1497), (frère du précédent), marié à Marie d'Ailly
  • François Rolin (v. 1489) (neveu du précédent), marié à Jeanne de Bourbon-Duisant
  • Jean Rolin (1490-1527) (fils du précédent), marié à Marie de Cugnac
  • Suzanne Rolin (1513-1577) (fille du précédent), mariée à Nicolas Chambellan
  • Madeleine Chambellan (1544-1584) (fille des précédents), mariée à Jean Maréchal
  • Gaspard Maréchal[6] (v. 1560-1591) (fils des précédents), marié à Gabrielle de Vaudrey
  • Claudine Maréchal (?-1637) (fille des précédents), mariée à Louis de Pernes, gouverneur de Saintes
  • Louis II de Pernes (?-1694) (fils des précédents) 1er comte d'Épinac, marié à Anne-Jeanne de Rouvray
  • Anne-Georges de Pernes (?-1719) (fils des précédents) 2d comte d'Épinac[7] (fils du précédent), marié à Claude de Senevoy
  • Gaspard de Clermont-Tonnerre (1688-1781) 3e comte d'Épinac (neveu du Louis II de Pernes), marié à Antoinette Potier de Novion
  • Jules Charles Henri de Clermont-Tonnerre (1720-1794) 4e comte d'Épinac (fils du précédent), marié à Anne Le Tonnelier de Breteuil

Le chemin de fer[modifier | modifier le code]

La commune d'Épinac est associée à l'histoire de l'un des premiers chemins de fer de France, concédé en 1830 et dû à l'initiative du propriétaire des mines d’Épinac, Samuel Blum. Il s'agissait de relier Épinac au puits du Curier (hameau de Pont-d'Ouche en Côte-d'Or) situé à une vingtaine de kilomètres, d'où le charbon était expédié vers le nord de la région et le bassin parisien via le canal de Bourgogne[8]. C'est en 1829 que fut créée à cet effet la Compagnie des houillères et du chemin de fer d’Épinac.

Les mines[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Houillères d'Épinac.

La verrerie[modifier | modifier le code]

Une importante verrerie fut fondée en 1752 à Épinac par Gaspard de Clermont-Tonnerre, entreprise qui, dans les années 1830, produisait 1 800 000 bouteilles destinées au commerce des vins mousseux[9]. Cette verrerie ferma ses portes en 1936.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Épinac Blason Écartelé, au premier et au quatrième d'argent au lion de gueules, à la bordure de sable chargée de huit besants du champ, au deuxième et au troisième d'azur à la croix alésée d'argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias
Blason à dessiner
D’argent au lion de gueules, à la bordure de sable chargée de huit besants d’or[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1322   Guillaume    
août 1902   Jean Aligny    
1935 1945 François Roux SFIO Mineur,
député de Saône-et-Loire 1936-1942,
conseiller d'arrondissement 1934,
administrateur de la caisse autonome des ouvriers des mines.
mars 2001 juin 2005 Georges Grillot    
juin 2005 mars 2007 Jean Pelletier    
mars 2007 mars 2008 Jeanine Thibaudin    
mars 2008 mars 2014 Jean-François Nicolas DVG  
mars 2014 en cours Claude Merckel SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Épinac figure parmi les quinze premières communes de Saône-et-Loire à avoir établi – puis officialisé – des liens d'amitié avec une localité étrangère[11].

La ville est jumelée avec : Steinweiler.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[13].

En 2015, la commune comptait 2 234 habitants[Note 1], en diminution de 4,57 % par rapport à 2010 (Saône-et-Loire : -0,05 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 083 1 128 1 112 1 336 1 409 2 050 2 803 2 745 3 273
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 511 3 967 4 623 4 620 4 620 4 398 4 110 4 061 4 145
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 096 4 877 4 973 4 656 4 677 4 532 4 143 3 325 3 081
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
3 267 3 120 2 891 2 636 2 569 2 522 2 434 2 341 2 234
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sites et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Cachets postaux à Épinac », article de Paul Lambert et François Nosjean paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 77 (printemps 1989), page 20.
  2. a et b Revue des sociétés savantes de la France et de l'étranger, Tome I, 1856.
  3. Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun, charte no 104. Texte en ligne.
  4. Dictionnaire géographique, historique et politique des Gaules et de la France, Louis Alexandre Expilly, Tome II, 1764.
  5. Mémoires de l'Académie des sciences, arts et belles lettres de Dijon, Tome IV, 1855.
  6. Lieutenant général en Bourgogne.
  7. Parfois appelé marquis d'Épinac.
  8. TILLEQUIN Séverine, « Epinac, ville-témoin de l'histoire des chemins de fer en France et en Bourgogne », article paru dans « Images de Saône-et-Loire » n° 188 de décembre 2016, pages 16 à 19.
  9. « Les anciennes verreries d'Épinac », article de Lucien Taupenot (alias Luc Hopneau) paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 97 d'avril 1994, page 12.
  10. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=9419.
  11. Avec Autun, Bourbon-Lancy, Chagny, Chalon-sur-Saône, Chauffailles, Cuisery, Étang-sur-Arroux, Loisy, Mâcon, Lugny, Paray-le-Monial, Romenay, Saint-Amour-Bellevue, Sanvignes-les-Mines et Tournus. Source : Bernard Humblot, « Quand la Saône-et-Loire s'intéresse aussi aux pays voisins », revue « Images de Saône-et-Loire » n° 16 de décembre 1972, pp. 9-11.
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  16. « Musée de la mine », sur epinac.fr.
  17. « De nombreux projets en cours dans la commune », sur lejsl.com, .
  18. Roland Niaux, « Château de Monestoy ».
  19. Après que les propriétaires du prieuré aient confié à la Société des amis des arts et de l'histoire (SAAH) d'Autun la mission de sauver le monument, d'en assurer la conservation, la protection et la réhabilitation, ce qui fut fait dans le cadre d'une opération baptisée « Renaissance du prieuré du val Saint-Benoît », officiellement lancée en février 1973, avec le soutien de Raymond Oursel. Source : Michel Le Cam, Renaissance du Val Saint-Benoît, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 18 (juin 1973), pp. 11-15.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]