Aulerques Cénomans

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Aulerques Cénomans
Image illustrative de l'article Aulerques Cénomans
Monnaie gauloise (Denier) frappée à l'effigie d'un chef de guerre Aulerque Cénoman.

Période 1er Âge du fer (époque hallstattienne
2e Âge du fer époque laténienne
Antiquité (époque gallo-romaine)
Ethnie Celtes
Langue(s) Gaulois
Religion Celtique
Villes principales Vindunum
« Alauna »
Site de Cherré
Site d'Oisseau-le-Petit
Site de Vaas
Site de Duneau (Dunum[Note 1],[1] ou Dunellum)
Région d'origine Civitas des Aulerques Cénomans
Région actuelle Sarthe
Frontière Carnutes
Éburons
Diablintes
Andécaves
Turons
Carte des peuples de la Gaule
Denier à la tête casquée à droite frappé par les Aulerques Cénomans.Date : c. 80-50 AC.Description revers : Cheval libre galopant à droite, une victoire au-dessus de la croupe et une sorte de tête d’Hélios entre les jambes .
Enceinte gallo-Romaine du Mans édifiée par les Aulerques Cénomans. Date : 270-300 AC.


Les Aulerques Cénomans (en latin Aulerci Cenomani) sont un peuple gaulois faisant partie de la confédération des Aulerques et habitant le pays qui deviendra le Maine oriental.

Histoire[modifier | modifier le code]

Leur capitale était Vindinon ou Vindinum, aujourd'hui Le Mans (du latin Civitas Cenomanorum, littéralement « Cité des Cénomans », au Moyen Âge, « Celmans », puis « Le Mans »[2]).

Selon César[3], ils auraient mobilisé près de 5 000 hommes à Alésia.

Dans l'organisation romaine de la Gaule, les Cénomans relèvent de la province romaine de Lyonnaise (chef-lieu : Lyon), puis, après les réformes de Dioclétien et de Constantin, de la Lyonnaise troisième (chef-lieu : Tours).

L'enceinte romaine du Mans ceinturant la cité a été construite entre 270 et 300.

Les Cénomans d'Italie[modifier | modifier le code]

Issue de ce peuple, une tribu du nom de Cénomans s'installa en Italie au IVe siècle av. J.-C.. Ces Cénomans déplacèrent les Euganei, et s'établirent dans la région du médian, entre l'Adige et l'Adda, dans le territoire de Brescia et de Vérone.

Les Aulerques[modifier | modifier le code]

Trois autres peuples gaulois ont porté le nom d'Aulerques[Note 2][4],[5] : les Aulerques Brannovices (le terme « Brannovices » signifiant « Vainqueurs du corbeau » ou « Corbeaux victorieux »[4]), les Aulerques Diablintes[6] et les Aulerques Éburovices (le terme « Éburovices » signifiant « Vainqueurs du sanglier » ou « Sanglier victorieux »[4])[5]. La raison de ce nom commun n’est pas connue.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ce toponyme, de racine linguistique gauloise signifie probablement les termes d'« enceinte fortifiée »[1].
  2. Selon le celtologue Venceslas Kruta, cet ethnonyme, se traduisant en latin par Aulerci, pourrait se traduire par l'expression « ceux qui sont loin de »[4].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Ernest Nègre, « Noms de peuples gaulois 2421 2546 », dans Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Librairie Droz, , 708 p. (lire en ligne), page 150.
  2. Deroy & Mulon, Dictionnaire des noms de lieux.
  3. César, Commentaires sur la Guerre des Gaules, Livre VII, 75.
  4. a, b, c et d Kruta 2000, p. 72.
  5. a et b Kruta 2000, p. 440-441.
  6. Kruta 2000, p. 69.


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