Normanville (Eure)

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Normanville
La poterne de l'ancien château.
La poterne de l'ancien château.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Évreux
Canton Évreux-2
Intercommunalité Grand Evreux Agglomération
Maire
Mandat
Philippe Vivier
2014-2020
Code postal 27930
Code commune 27439
Démographie
Gentilé Normanvillais, Normanvillaise(s)
Population
municipale
1 079 hab. (2013)
Densité 118 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 04′ 50″ Nord, 1° 09′ 38″ Est
Altitude Min. 42 m – Max. 142 m
Superficie 9,14 km2
Localisation

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Normanville

Normanville est une commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Normanni Villam vers 1034 [1].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 946, Richard Ier donne Normanville et Caër à la cathédrale de Rouen. Roger de Beaumont qui obtint ensuite le village, le donna à Saint Léger de Dreux.

Le château de Normanville fut construit en 1740 par Jean Bochard de Champigny et resta dans la famille jusqu’en 1870. Il fut démoli faute de réparation.

La commune de Caër est rattachée à Normanville en 1811.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jean Lourdel    
mars 2008 en cours Philippe Vivier DVG Expert-comptable

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune de Normanville comptait 1079 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Les autres chiffres sont des estimations.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
164 187 186 276 287 350 349 359 291
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
277 270 285 259 274 262 252 236 242
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
227 225 183 203 218 214 176 243 250
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
290 305 630 790 1 142 1 255 1 115 1 100 1 085
2013 - - - - - - - -
1 079 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Datant du XVIe siècle, l’église de Normanville est placée sous le vocable de Saint-Gaud. Bâtie de pierres de tailles, elle comprend une nef rectangulaire de la fin du XVe siècle et un chœur en retrait. Elle possède des fenêtres à meneaux, de magnifiques vitraux et un retable. Une église existait en 1195. En 1510, l’église actuelle est bâtie, incorporant le chœur et le chevet (sacristie) de l’édifice du XIIe siècle. La porte principale est de style Renaissance tardive ; la petite porte basse Renaissance est la plus fréquemment utilisée par les paroissiens.

Mobilier :

Le mobilier est d'époques diverses : confessionnal du XIXe siècle - une Pietà du XVIIe siècle, en pierre, badigeonnée de plâtre - une statue de Saint- Germain (XVIIe siècle). La chaire, comme l’ensemble du mobilier en bois de l’église, appartient à l’art Néo-Gothique et date du XIXe siècle Deux statuettes : un moine prêchant sous un arbre, placé à la chapelle Saint-Gaud ; et un ange adorant, fixé au lambris, près de la statue de Saint-Leufroy. L’autel placé contre le mur Est est dédié à Saint-Gaud. Dans le chœur, deux statues du XVIIe siècle de Saint-Leufroy et Saint-Blaise. Deux groupes en pierre polychrome : Saint-Martin à cheval donnant son manteau à un pauvre & Saint-Georges à cheval terrassant le dragon. Le fond du chœur est occupé par un large retable peint en blanc et or, qui encadre un très bel autel de marbre rouge (XVIIIe siècle) dont le centre est incrusté d’une croix de malte en marbre blanc. La partie centrale du retable contient une toile représentant le Christ assis, méditant sur les instruments de la Passion que lui présente un ange. À gauche de l’autel, un majestueux lutrin de bronze supporte un Graduel romain de 1858. Trois statues : Saint-Antoine avec son cochon (bois polychrome fin du XVIe siècle), Sainte-Barbe tenant un livre à la main gauche et Saint-Vincent (XVIIe siècle).

Vitraux :

L’église comporte encore quelques fragments de vitraux anciens. Au-dessus de la petite porte d’entrée, la grisaille renferme quelques éléments épars provenant d’un vitrail du XVIe siècle (un buste de moine priant et une église dans un fond de verdure). Dans le chœur, trois fenêtres en grisailles conservent encore leurs bordures anciennes. Dans la nef, près de l’autel de Saint-Gaud, la fenêtre au réseau flamboyant renferme dans ses lancettes les figures en pied de Saint-Taurin et de Saint-Aquilin. Les deux baies, côté sud, ont également reçu des grandes figures de saints : Sainte-Clotilde, Saint-Louis, Saint-Nicolas et Saint-Jean-Baptiste. Ces vitraux comportent des écus rappelant la famille des donateurs. Dans le mur pignon qui sépare la nef du chœur, deux oculis ont été percés. Le vitrail de droite représente l’Adoration des Mages, de l’autre côté, au-dessus de la chapelle Saint-Gaud, un autre vitrail montre la conversion de Saint-Paul.

Retables :

Le fond du chœur est occupé par un large retable peint en blanc et or, qui encadre un très bel autel de marbre rouge (XVIIIe siècle) dont le centre est incrusté d’une croix de malte en marbre blanc. La partie centrale du retable contient une toile représentant le Christ assis, méditant sur les instruments de la Passion que lui présente un ange. Un retable (sur le mur nord) provenant de l’église de St Germain des Angles, représentant des scènes de la vie de la Vierge. Cette magnifique pièce, réalisée en terre cuite, est peinte et dorée. Cet ensemble a été donné en 1531 par Jacques Lemarchant, curé de St Germain des Angles et les paroissiens et est comparable à deux autres retables se trouvant dans les musées de Rouen et de Paris (Cluny). Elles appartiennent au XVIe siècle et sont certainement d’origine flamande.

  • Nombreux anciens moulins sur les bords de l’Iton, utilisé à l’époque pour le flottage du bois.
  • Poterne de l'ancien château.

Normanville dans les arts[modifier | modifier le code]

Le nom "Caer" est cité dans le poème de 1943 écrit par Louis Aragon [6] extrait de La Diane Française, et intitulé "Le Conscrit des Cent Villages".

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 945
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  4. « Eglise Saint-Gaud à Normanville », sur http://egliseinfo.catholique.fr (consulté le 2 mai 2016)
  5. « Eglise Saint-Gaud », sur http://normanville.le-gea.fr (consulté le 2 mai 2016)
  6. « Un poème d'Aragon extrait de "La Diane française" », sur https://blogs.mediapart.fr,‎ (consulté le 2 mai 2016)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]