Acon

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Acon
L'église Saint-Denis  Inscrit MH (1998).
L'église Saint-Denis  Inscrit MH (1998).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Évreux
Canton Verneuil-sur-Avre
Intercommunalité Communauté de communes Normandie Sud Eure
Maire
Mandat
Joël Hervieu
2014-2020
Code postal 27570
Code commune 27002
Démographie
Gentilé Acconais
Population
municipale
484 hab. (2014)
Densité 53 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 46′ 24″ nord, 1° 05′ 30″ est
Altitude Min. 115 m – Max. 179 m
Superficie 9,16 km2
Localisation

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Acon est une commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Acon est une commune du sud du département de l'Eure limitrophe de celui de l'Eure-et-Loir. Elle se situe aux confins sud de la campagne de Saint-André, région naturelle formant une étendue plane et très ouverte consacrée aux grandes cultures[1]. Le territoire de la commune s'étend au cœur de la vallée de l'Avre, puis de part et d'autre de cette vallée, sur les plateaux environnants. À vol d'oiseau, la commune est à 7 km à l'ouest de Nonancourt[2], à 20 km à l'ouest de Dreux[3], à 29 km au sud d'Évreux[4] et à 74,5 km au sud de Rouen[5].

Communes limitrophes d’Acon[6]
Droisy Droisy
Breux-sur-Avre Acon[6] Dampierre-sur-Avre (Eure-et-Loir)
Bérou-la-Mulotière (Eure-et-Loir)

Géologie[modifier | modifier le code]

Sur les bords de l'Avre, se trouvent des colluvions entourés par du limon argileux sur du limon calcaire. La pente de la vallée est composée d'argile à silex et, sur le plateau, se trouve du limon des plateaux.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Acon est traversé par la N 12, séparant les Brûlés d'Acon, sur une rive, et le Rousset et le Mesnil d'Acon de l'autre ; la rivière Avre passe entre ces villages.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Acon est attesté pour la première fois sous la forme Acun, au XIIe siècle[7], puis Agon, en 1230[8], Achon en 1234[8],[9].

Selon François de Beaurepaire, Jean Adigard des Gautries et Fernand Lechanteur ont rapproché le toponyme Acon de celui d'Agon (Manche), qui pour eux, représente un hypothétique gaulois *acauno, postulé par le terme agaunum attesté dans un texte mérovingien avec le sens de « pierre », mais le maintien du [c] intervocalique pose problème[10], pour lui il aurait dû subir une lénition en [g], c'est-à-dire Agon, compte-tenu du fait que la forme Agon de 1230 est isolée, relativement tardive et donc peu fiable.

En réalité, [c] dans cette position aurait dû aboutir à [j] (ex : latin pacare > payer) ou s'amuïr complètement si la diphtongue [au] évolue assez rapidement en [o][Note 1].

C'est pourquoi Albert Dauzat et Charles Rostaing ont évoqué un thème de nom gaulois ou germanique Accon-[11] (seul le doublement de [c] peut expliquer son maintien à l'intervocalique).

Ernest Nègre reprend l'idée d'un anthroponyme germanique qu'il identifie sous la forme Acco(n) et employé absolument[12].

Enfin, le nom de personne germanique Acco semble se retrouver dans Acquigny[10]60 km au nord d'Acon), formation toponymique de l'antiquité tardive ou du Haut Moyen Âge, dérivée à l'aide du suffixe -INIACU, forme allongée d'-(I)ACU.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une bourgade d'Héracléotide a porté ce nom également et Théophraste dit que l'aconit provient de la région de cette bourgade[13].

Du Xe au XIIIe siècle, Acon appartient aux « Terres françaises », depuis la création d'une frontière entre Normandie et Royaume de France, sur l'Avre. Le village dépend alors de la puissante baronnie du Thymerais, dirigée par les belliqueux seigneurs de Châteauneuf.

Le nom du hameau des Brûlés vient du fait que l'on installe les rescapés d'un petit village environnant qui a brûlé en haut de la vallée, devenant le village des Brûlés d'Acon.

Ce fief est une possession de la famille d'Acon, du XIIIe au XVIIe siècle, qui passe, par alliance, à la famille de Tilly puis à la famille de Guenet, au XVIIIe siècle, par le mariage, en 1734, de Marie-Elisabeth de Tilly et de François-Alexandre de Guenet, célébré par son frère, Mgr de Guenet, dans la chapelle du château d'Acon.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Joël Hervieu MoDem Retraité de l'enseignement, réélu en 2008 et 2014[14]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Le résultat de l'élection présidentielle de 2012 dans cette commune est le suivant[15] :

Candidat Premier tour Second tour
Voix % Voix %
Eva Joly (EÉLV) 1 0,36
Marine Le Pen (FN) 73 26,35
Nicolas Sarkozy (UMP) 94 33,94 165 62,26
Jean-Luc Mélenchon (FG) 14 5,05
Philippe Poutou (NPA) 3 1,08
Nathalie Arthaud (LO) 4 1,44
Jacques Cheminade (SP) 0 0,00
François Bayrou (MoDem) 29 10,47
Nicolas Dupont-Aignan (DLR) 7 2,53
François Hollande (PS) 52 18,77 100 37,74
Inscrits 356 100,00 356 100,00
Abstentions 72 20,22 75 21,07
Votants 284 79,78 281 78,93
Blancs et nuls 7 2,46 15 5,69
Exprimés 277 97,54 265 94,31

Le résultat de l'élection présidentielle de 2017 dans cette commune est le suivant[16] :

Candidat Premier tour Deuxième tour
% Voix % Voix
Nicolas Dupont-Aignan (DLF) 5,26 15
Marine Le Pen (FN) 28,77 82 48,67 110
Emmanuel Macron (EM) 20,63 33 55,32 78
Benoît Hamon (PS) 1,75 5
Nathalie Arthaud (LO) 0,35 1
Philippe Poutou (NPA) 0,70 2
Jacques Cheminade (SP) 0,35 1
Jean Lassalle (R) 1,75 5
Jean-Luc Mélenchon (LFI) 15,79 45
François Asselineau (UPR) 1,75 5
François Fillon (LR) 27,02 77
Inscrits 349 100,00 349 100,00
Abstentions 61 17,48 84 24,07
Votants 288 82,52 265 75,93
Blancs 2 0,69 32 12,08
Nuls 1 0,35 7 2,64
Exprimés 285 98,96 226 85,28

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[18],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 484 habitants, en augmentation de 2,11 % par rapport à 2009 (Eure : 2,59 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
703 819 720 717 660 648 677 645 678
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
628 665 614 552 524 497 473 472 417
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
407 372 362 375 392 388 332 376 334
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
341 289 250 317 356 407 458 472 484
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

La nécropole dolménique des Prés d'Acon

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune d'Acon compte deux édifices inscrits au titre des monuments historiques :

  • L'église Saint-Denis (XVIe siècle)  Inscrit MH (1998)[21]. Située au lieu-dit Les Prés d'Acon, cette église se compose d'un seul vaisseau couvert par une voûte en bois et se termine par une abside à trois pans. Elle possède une courte flèche au-dessus du portail occidental. Après les destructions occasionnées par la guerre de Cent Ans, l'édifice a été reconstruit au XVIe siècle en deux fois : la première tranche de travaux, datant de 1514, concerne la nef et la deuxième, vers 1540, le chœur. A noter que des peintures murales datant de la fin du XVIe siècle ont été en partie dégagées dans ces deux parties de l'église[21] ;
  • La nécropole dolménique des Prés d'Acon (Néolithique moyen)  Inscrit MH (1998)[22]. Il s'agit d'une sépulture mégalithique de l’époque néolithique située au milieu d’une prairie dans la vallée de l’Avre. Le site s’étend sur une longueur de 110 m.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

ZNIEFF de type 1[modifier | modifier le code]

  • Le bois de Breux[23] ;
  • La côte du Voisinet[24] ;

ZNIEFF de type 2[modifier | modifier le code]

  • La vallée de l'Avre[25].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'exemple fourni par François de Beaurepaire pour expliquer l'évolution [c] > [g], c'est-à-dire le latin ăcūtus qui a donné aigu est en réalité peu pertinent, car le produit régulier en est l'ancien français ëu (conservé dans le toponyme, Le Montheu, commune de Dommartin-sous-Amance, Meurthe-et-Moselle, attesté sous les formes Mons acutus en 879, Monteu en 1298 d'après Lepage, Dictionnaire topographique de la Meurthe, Paris, 1862, p. 93 b), forme trop inconsistante qui a été remplacée par l'ancien français agu qui est une réfection sur le latin. La graphie ai- (depuis le XIIIe siècle, Sermon poitevin dans T.-L.) est soit due à un croisement avec aigre (cf. sauses aigues, ibid. dans T.-L.) soit plus probablement, et de la même manière que aiguille* et aiguillon*, à l'influence de aiguiser (< lat. *acutiare) par réfection de *agudo d'après *ayguydzare in Fouché, p. 434. Site du CNRTL : étymologie d'aigu.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « La plaine de Saint-André », sur Atlas des paysages de la Haute-Normandie (consulté le 3 octobre 2016).
  2. « Distance à vol d'oiseau entre Acon et Nonancourt », sur www.lion1906.com (consulté le 3 octobre 2016)
  3. « Distance à vol d'oiseau entre Acon et Dreux », sur www.lion1906.com (consulté le 3 octobre 2016).
  4. « Distance à vol d'oiseau entre Acon et Évreux », sur www.lion1906.com (consulté le 3 octobre 2016).
  5. « Distance à vol d'oiseau entre Acon et Rouen », sur www.lion1906.com (consulté le 3 octobre 2016).
  6. « Géoportail (IGN), couche « Communes » activée ».
  7. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, , 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 49.
  8. a et b ibidem.
  9. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Droz, Genève, p. 825, no 14865 [1].
  10. a et b François de Beaurepaire, op. cit.
  11. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 3a.
  12. Ernest Nègre, op. cit..
  13. Jacques Daléchamps et Jean Des Moulins, Histoire générale des plantes : contenant XVIII, « IX, De l'Aconitum ».
  14. Le portail des départements, consulté le 13 février 2014
  15. Ministère de l'Intérieur - Eure (Haute-Normandie), « Résultats de l'élection présidentielle de 2012 à Acon » (consulté le 17 août 2014).
  16. Ministère de l'Intérieur - Eure (Normandie), « Résultats de l'élection présidentielle de 2017 à Acon » (consulté le 2 juillet 2017)
  17. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  21. a et b « Église paroissiale Saint-Denis », notice no PA27000027, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. « Nécropole dolménique des Prés d'Acon », notice no PA27000024, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. [PDF] « Le bois de Breux », sur inpn.mnhn.fr (consulté le 14 octobre 2015).
  24. [PDF] « La côte du Voisinet », sur inpn.mnhn.fr (consulté le 14 octobre 2015).
  25. [PDF] « La vallée de l'Avre », sur inpn.mnhn.fr (consulté le 14 octobre 2015).