Paul Bert

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Paul Bert
Illustration.
Paul Bert dans les années 1880
Fonctions
Député (Yonne)
Groupe politique Extrême-gauche
Député (Yonne)
Groupe politique Union républicaine
Député (Yonne)
Groupe politique Union républicaine
Député (Yonne)
Groupe politique Union républicaine
Ministre de l'Instruction publique et des cultes
Gouvernement Léon Gambetta
Prédécesseur Jules Ferry
Successeur Jules Ferry
Député (Yonne)
Groupe politique Union républicaine
Résident général d'Annam-Tonkin
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Auxerre (Yonne)
Date de décès (à 53 ans)
Lieu de décès Hanoï (Tonkin)
Nature du décès choléra
Nationalité Drapeau de France Français
Profession physiologiste

Paul Bert est un médecin, physiologiste et homme politique français, né le à Auxerre et mort le à Hanoï.

Élève de Claude Bernard, suppléant de Pierre Flourens au Muséum national d'histoire naturelle, il étudia la physiologie de la respiration (en altitude et en plongée) et s'intéressa à la greffe et à l'anesthésie.

Élu député radical dès 1872, il a été ministre de l'Instruction publique et des cultes de 1881 à 1882. Anticlérical et partisan de la laïcité, il a été l'un des fondateurs de l’« école gratuite, laïque et obligatoire ». Soutien de la politique de colonisation, il publia plusieurs manuels scolaires jugés rétrospectivement comme étant racialistes. En , il a été nommé résident supérieur de l'Annam-Tonkin, en Indochine, où il est mort quelques mois plus tard.

Aperçu biographique[modifier | modifier le code]

Issu d'un milieu janséniste[1], il étudie le droit, obtenant un doctorat en droit en 1857 ; et finalement sous l'influence du zoologiste, Louis Pierre Gratiolet (1815-1865), il s'intéresse à la physiologie, devenant l'un des plus brillants élèves de Claude Bernard. Docteur en médecine en 1864 (thèse sur les greffes animales), docteur ès sciences en 1866, professeur de physiologie à Bordeaux en 1866 (ce fut le plus jeune professeur de France) puis à la Sorbonne en 1869, il devient membre de l'Académie des sciences en 1882. Il a rédigé de nombreux manuels scolaires aux thèses ethnocentrées, qui pourraient sembler racistes de nos jours, comme de nombreux écrits du XIXe siècle. Cet ethnocentrisme fut toutefois corrigé lors de son expérience de terrain lorsqu'il fut en poste au Tonkin. Il contribua à établir le paradigme racial républicain qui colora la colonisation française de ses conceptions sur l'inégalité des races, mais, à l'instar de l'antisémitisme, il serait anachronique de juger des écrits de la fin du XIXe siècle à l'aune des valeurs du XXIe siècle[2].

Il meurt du choléra à Hanoï, sept mois après sa nomination comme résident général du protectorat du Tonkin. Il est inhumé à Auxerre[3] au cimetière Dunand[4].

Paul Bert a été l'époux de Joséphina Clayton avec laquelle il a eu trois filles dont deux, Henriette (1866-1933) et Léonie (1876-1923), ont chacune épousé un frère Chailley, Joseph pour la première, et André pour la seconde. Pauline (1869-1961) épousa Antony Klobukowski. Il eut un fils illégitime, Paul Berthelot, qui fut un militant anarchiste et un pionnier de l'espéranto.

L'œuvre scientifique[modifier | modifier le code]

Paul Bert dans les années 1860-1870

Le nom de Paul Bert est associé à la physiologie de la plongée sous-marine. Il est le premier à avoir décrit de façon systématique l'état de convulsion lié à la toxicité de l'oxygène sous forte pression partielle pour le système nerveux central dit « effet Paul Bert ». Il publie un ouvrage récapitulatif en 1878, La Pression barométrique, où il décrit différentes expériences sur les manifestations causées par les variations de la pression atmosphérique et de la pression d'oxygène sur l'être humain, et ce, à l'aide d'un caisson étanche de grande taille, pouvant contenir un homme. Il détaille ainsi les effets du manque (hypoxie) ou du trop plein d'oxygène (hyperoxie).

Il va appliquer ses connaissances à la réalisation d'un scaphandre muni d'un régulateur de pression. Il travaille également, durant les années 1870, sur les gaz anesthésiants, notamment le protoxyde d'azote.

En 1874, il prépare les aéronautes Joseph Crocé-Spinelli et Théodore Sivel à une ascension en ballon à 7 300 mètres d'altitude. L'année suivante, alors que les deux aéronautes se lancent dans une nouvelle ascension en compagnie de Gaston Tissandier, ils ne reçoivent pas à temps une lettre de Paul Bert les informant que leur réserve en oxygène ne sera pas suffisante pour trois hommes. Seul Tissandier survit à l'expédition.

L'engagement politique[modifier | modifier le code]

De nombreuses voies publiques et établissements scolaires portent le nom de Paul Bert. Il a laissé sa marque dans trois domaines : l'Instruction publique, les cultes, et les colonies. Il a été député de l'Yonne de 1872 à 1876, ministre de l'Instruction publique et des Cultes du gouvernement Gambetta du 14 novembre 1881 au 30 janvier 1882, et le premier Résident supérieur au Tonkin et en Annam en 1886.

Paul Bert a été, avec Jules Ferry, Marcellin Berthelot et Jean Macé, le promoteur[6] de l'école gratuite, laïque et obligatoire (par exemple, loi du imposant la création d'au moins une École normale de garçons mais aussi de filles par département, pour la formation des « hussards noirs »). Il s'attacha spécialement à la scolarisation des enfants et des jeunes filles, et rédigea plusieurs ouvrages d'enseignement scientifique d'une grande valeur pédagogique, mais dans lesquels il exprimait – et par lesquels furent diffusées – ses idées concernant la supériorité de la race blanche. Ministre des Cultes, il se consacra à la lutte contre le cléricalisme. Il a été membre de plusieurs sociétés de libres penseurs dont la plupart se sont créées au début des années 1880. Il publia en 1880 l'ouvrage "La morale des Jésuites" puis en 1881 un manuel d'instruction civique de coloration nettement anticléricale, qui fut mis à l'Index par l'Église catholique. Paul Bert fut membre fondateur et vice-président jusqu'à sa mort de l'Union de propagande démocratique anticléricale.

Les funérailles nationales civiles de Paul Bert, centrées à Auxerre où il est inhumé, ont provoqué un scandale chez les catholiques.

Libre-penseur et positiviste, fidèle à la devise « Ni Dieu, ni maître, à bas la calotte et vive la Sociale »[7], Paul Bert opposait la science à la religion. Il considérait en effet que ces deux systèmes de valeurs et de croyances étaient antagonistes. Il écrivait : « Avec la science, plus de superstitions possibles, plus d'espérances insensées, plus de ces crédulités niaises, de ces croyances aux miracles, à l'anarchie dans la nature. » Adepte de la science expérimentale, il refusait de s'intéresser aux questions de l'existence de Dieu et encore moins de la croyance en Dieu. Il fit inscrire sur sa stèle funéraire « Science » et « Patrie » pour affirmer son ultime conviction de la science contre la religion.

Comme beaucoup de républicains de cette époque, Paul Bert a entretenu des relations étroites avec la franc-maçonnerie, mais il n'a jamais été franc-maçon. Il avait collaboré avec Jean Macé (qui fut lui un franc-maçon authentique) dans la direction de la Ligue de l'enseignement[8],[9].

Thèses racialistes[modifier | modifier le code]

Membre actif de la Société d'anthropologie de Paris à partir de 1861, Paul Bert participe activement à la diffusion des thèses racialistes[10] de cette société, notamment quand il devient ministre de l'Instruction publique[11]. Il est ainsi le rédacteur de plusieurs manuels scolaires qui se réfèrent à des idées et à des théories explicitement racistes[12],[13]. Selon plusieurs historiens[14],[10], il a aussi participé clairement à donner une orientation nationaliste aux manuels scolaires de la IIIe République, notamment les manuels d'histoire, de géographie et de français. Ces manuels, utilisés des écoles primaires à l'enseignement secondaire, ont été pour certains réédités de 1880 jusqu'aux années 1930. Son plus grand succès, la Première année d'enseignement scientifique (1883), devenu dès 1884 la Deuxième année, a été traduit en anglais en 1899 et diffusé en Angleterre, mais sans grand succès semble-t-il.

On peut retrouver dans ses ouvrages les extraits suivants:

  • « Les Nègres (fig. 23) ont la peau noire, les cheveux frisés comme de la laine, les mâchoires en avant, le nez épaté ; ils sont bien moins intelligents que les Chinois, et surtout que les Blancs (...). Il faut bien voir que les Blancs étant plus intelligents, plus travailleurs, plus courageux que les autres, ont envahi le monde entier et menacent de détruire ou de subjuguer toutes les races inférieures. Et il y a de ces hommes qui sont vraiment inférieurs. Ainsi l'Australie est peuplée par des hommes de petite taille, à peau noirâtre, à cheveux noirs et droits, à tête très petite, qui vivent en petits groupes, n'ont ni culture ni animaux domestiques (sauf une espèce de chien), et sont fort peu intelligents. »[15].
  • « Tous les hommes ne sont pas identiques à ceux de ce pays-ci. Déjà, dans notre petit village, il y a des blonds et des bruns qui sont assez différents les uns des autres. Vous savez qu'un Flamand, grand et blond, ressemble encore moins à un Provencal, petit et très brun. Un Allemand et un Italien sont encore plus dissemblables. Mais enfin, tous les peuples de notre Europe ont la peau blanchâtre comme la nôtre, la figure régulière, le nez droit, la mâchoire d'aplomb, les cheveux plats mais souples, ou même ondulés. Au contraire les Chinois ont la peau jaunâtre, les cheveux plats, durs et noirs, les yeux obliques, les dents saillantes. Les Nègres ont la peau noire, les cheveux frisés comme de la laine, les mâchoires en avant, le nez épaté; ils sont bien moins intelligents que les Chinois, et surtout que les Blancs. »
  • « Les Nègres, peu intelligents, n'ont jamais bâti que des huttes parfois réunies en assez grand nombre pour faire une ville ; ils n'ont point d'industries ; la culture de la terre est chez eux au maximum de simplicité. Ce ne sont pas cependant les derniers des hommes. Il faut mettre après eux, comme intelligence, les petites races d'hommes qui habitent les régions les plus inaccessibles de l'Afrique (...). Bien au-dessus du Nègre, nous élèverons l'homme à la peau jaunâtre (...). Il a fondé de grands empires, créé une civilisation fort avancée (...) mais tout cela semble de nos jours tombé en décadence (...). Mais la race intelligente entre toutes, celle qui envahit et tend à détruire ou à subjuguer les autres, c'est celle à laquelle nous appartenons, c'est la race blanche. »[16].

En 1883, Paul Bert est élu président d'honneur de la « Société pour la protection des colons et l'avenir de l'Algérie ». A l'instar d'une majorité des Français, il n'est pas question pour lui d'accorder des droits politiques aux indigènes. L'ancien ministre de l'instruction publique réduit singulièrement ses visées éducatives pour les colonies. Son objectif est d'adapter l'enseignement au niveau culturel des populations, afin de former des auxiliaires de la colonisation. « Il faut placer l'indigène en position de s'assimiler ou de disparaître. »[13].

Il faut noter que cette présentation d'un « Paul Bert raciste » est très contestée par certains auteurs qui, à la fois prennent mieux en compte le contexte historique et le contexte des ouvrages dont les citations sont extraites. Elles montrent par ailleurs que les reproches adressés à Paul Bert sont moins imputables à un soi-disant racisme qu'à un certain ethnocentrisme caractéristique de son temps, ethnocentrisme vis-à-vis duquel il a su prendre un net recul lorsqu'il fut en poste au Tonkin[2].

En janvier 1886, il est nommé Résident supérieur du protectorat de l'Annam-Tonkin. Il arrive à Hanoï le . Il y meurt du choléra 7 mois plus tard.

Hommages et postérité[modifier | modifier le code]

Le boulevard Paul-Bert à Hải Phòng est renommé boulevard Lê Hồng Phong après la révolution d'Août en 1945, boulevard Hong Bang en 1954, puis rue Ðiện Biên Phủ depuis 1963[17].

Œuvres et publications[modifier | modifier le code]

  • De la greffe animale, [Thèse de médecine de Paris no 118], imp. de E. Martinet, 1863, lire en ligne.
  • Catalogue méthodique des animaux vertébrés qui vivent à l'état sauvage dans le département de l'Yonne : avec la clef des espèces et leur diagnose, V. Masson et fils (Paris), 1864, 1 vol. (XXII-129 p.-2 pl.) ; 22 cm, disponible sur Gallica.
  • Recherches expérimentales pour servir à l'histoire de la vitalité propre des tissus animaux, [Thèse présentée à la Faculté des sciences de Paris, pour obtenir le titre de Docteur ès sciences naturelles], impr. de E. Martinet (Paris), 1866, In-4° , 96 p., 2 pl., disponible sur Gallica.
  • Éloge de Pierre Gratiolet, [prononcé le 4 mai 1866 à la séance publique annuelle de la Société de secours des amis des sciences], impr. de C. Lahure (Paris), 1866, 31 p. ; in-8, disponible sur Gallica.
  • Recherches expérimentales pour servir à l'histoire de la vitalité propre des tissus animaux. Suivi de Propositions de zoologie, de botanique et de géologie données par la faculté, Paris, E. Martinet, (lire en ligne).
  • Recherches sur les mouvements de la sensitive ("Mimosa pudica", Linn.), J.-B. Baillière et fils (Paris), 1867, In-8° , 38 p., disponible sur Gallica.
  • Notice sur les titres et travaux scientifiques du Dr Paul Bert, Paris, Imprimerie de E. Martinet, 1868, lire en ligne.
  • Notice sur les titres et travaux scientifiques du Dr Paul Bert. Aout 1868, Paris, Impr. de E. Martinet, 1868, lire en ligne.
  • Leçons sur la physiologie comparée de la respiration professées au Muséum d'histoire naturelle, J.-B. Baillière et fils (Paris), 1870, 1 vol. (XXXV-588-48 p.) : ill. ; in-8, disponible sur Gallica.
  • La pression barométrique : recherches de physiologie expérimentale, Paris, Masson, 1878, lire en ligne.
  • Notice sur les travaux scientifiques de M. Paul Bert (novembre 1878), Paris, Impr. Emile Martinet, 1878, lire en ligne.
  • La morale des Jésuites, Paris, G. Charpentier, 1880, lire en ligne.
  • Leçons, discours et conférences, Paris, G. Charpentier, 1881, lire en ligne.
  • Leçons de zoologie, professées à la Sorbonne, enseignement secondaire des jeunes filles, G. Masson (Paris), 1881, In-8° , V-561 p., fig., disponible sur Gallica.
  • Banquet offert à M. Paul Bert par les Instituteurs de France (18 septembre 1881) . Discours de M. Paul Bert, imp. de C. Murat (Paris), 1881 [monographie imprimée], In-18, disponible sur Gallica.
  • Les Actes du grand ministère imp. de C. Marpon et E. Flammarion (Paris), 1882, In-8°, disponible sur Gallica.
  • Lectures sur l'histoire naturelle des animaux, suivies d'un vocabulaire des mots techniques employés dans l'ouvrage, Hachette (Paris), 1882, In-16, IV-394 p., fig. disponible sur Gallica.
  • (da) Livet og livsfunktionerne hos mennesket og de hojere dyr, [Traduction en danois par F. Levison], Coppenhague, Philipsens, 1882, lire en ligne.
  • L'instruction civique à l'école : notions fondamentales, Picard-Bernheim (Paris), 1882, 178 p. : fig. ; in-18, disponible sur Gallica.
  • La première année d'enseignement scientifique, sciences naturelles et physiques : animaux, végétaux, pierres et terrains, physique, chimie, physiologie végétale : ouvrage répondant aux nouvelles matières obligatoires de l'enseignement primaire(8e édition), A. Colin (Paris), 1884, 1 vol. (336 p.) : fig. ; in-12, disponible sur Gallica.
  • Lettres de Kabylie. La politique algérienne, A. Lemerre (Paris), 1885, In-8°, disponible sur Gallica.
  • Premières notions de zoologie : lectures à l'usage des élèves des établissements d’enseignement secondaire, des écoles normales primaires et des écoles primaires supérieures, Paris, G. Masson, , 4e éd., VII-229 p., 1 vol. ill. ; 18 cm, disponible sur Gallica.
  • Leçons d'anatomie et de physiologie animales, G. Masson (Paris), 1886, 1 vol. (260 p.) : fig. ; in-8, disponible sur Gallica.
  • Lectures et leçons de choses, à l'usage de l'enseignement primaire et des classes élémentaires des lycées et collèges, A. Picard-Bernheim (Paris), 1887, 1 vol. (210 p.) : ill. ; in-18, disponible sur Gallica.
  • La Première Année d'enseignement scientifique : sciences naturelles et physiques, A. Colin (Paris), 1887, 167 p. : ill. ; 19 cm, disponible sur Gallica.
  • La Deuxième Année d'enseignement scientifique (sciences naturelles et physiques) : animaux, végétaux, pierres et terrains, Paris, A. Colin, , 336 p., ill., 18 cm, disponible sur Gallica.
  • La Deuxième Année d'enseignement scientifique : la science appliquée, [supplément répondant aux arrêtés ministériels de mars 1897 et septembre 1898... (Nouvelle édition (41e) conforme aux programmes)], A. Colin (Paris), 1900, p. 325-356 ; in-16, disponible sur Gallica.
  • A l'ordre du jour, (2e éd.), P. Ollendorff (Paris), 1885, 1 vol. (348 p.) ; in-18, disponible sur Gallica.
  • Lectures et leçons de choses, avec 150 gravures expliquées, à l'usage de l'enseignement primaire et des classes élémentaires des lycées et collèges, [ouvrage répondant aux derniers programmes officiels], (12e édition), A. Picard et Kaan (Paris), 1902, 1 vol. (210 p.) : ill. ; in-12, disponible sur Gallica.
  • Histoire de la Révocation de l'Edit de Nantes à Bordeaux et dans le Bordelais : diocèse de Bordeaux. 1653-1715, Bordeaux, Marcel Mounastre-Picamilh, , 106 p. (lire en ligne)

En collaboration[modifier | modifier le code]

  • L'Œuvre de Claude Bernard, notices par Ernest Renan, Paul Bert et Armand Moreau ; introduction par Mathias Duval ; table alphabétique et analytique des œuvres complètes de Claude Bernard par le Dr Roger de la Coudraie ; bibliographie par G. Malloizel, J. B. Baillière et fils (Paris), 1881, 1 vol. (384 p.) : portr. ; in-8, disponible sur Gallica.
  • Avec Raphaël Blanchard, Éléments de zoologie, G. Masson (Paris), 1885, 1 vol. (692 p.) : fig. ; in-16, disponible sur Gallica.
  • Avec Anna Clayton, Les colonies françaises, C. Bayle (Paris), 1889, 1 vol. (235 p.) ; in-16, disponible sur Gallica.

Préface[modifier | modifier le code]

  • Histoire de l'Algérie racontée aux petits enfants, [Leçons, résumés, exercices oraux ou écrits par M. Jules Renard. Ouvrage destiné aux élèves des écoles primaires et publié sous le patronage du Conseil municipal d'Oran], A. Jourdan (Alger), 1884 [monographie imprimée], In-16, disponible sur Gallica.

Autre[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il s'agit de la rue où se trouve le Louvre-Lens.
  2. Car elle dessert le carrefour du boulevard Ambroise-Croizat et de la rue Paul-Bert à Vénissieux.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Léo Hamon, Du jansénisme à la laïcité : le Jansénisme et les Origines de la déchristianisation, éd. Maison des sciences de l'homme, coll. « Entretiens d'Auxerre », , 256 p. (ISBN 2735102394 et 978-2735102396), p. 6.
  2. a et b Decormeille 2007, p. à préciser.
  3. Alain Bataille, « Funérailles et tombeau de Paul Bert », sur societepaulbert.fr, société Paul-Bert (consulté en date de dernière consult. à fournir).
  4. « Le tombeau de Paul Bert au cimetière Dunand, sculpture de Bartholdi à Auxerre », sur petit-petit-patrimoine.com (consulté en date de consult. à fournir).
  5. « Monument à Paul Bert – Auxerre », sur e-monumen.net (consulté en date de consult. à fournir).
  6. Pierre Pierrard, L’Église et la Révolution : 1789-1889, Paris, Éditions Nouvelle Cité, , 272 p. (ISBN 2-85313-176-2 (édité erroné) et 2-85313-176-9, notice BnF no FRBNF34956520), p. 227.
  7. « Paul Bert parle encore de justice », sur auxerretv.com (consulté en date de dernière consult. à fournir).
  8. Kotovtchikhine 2001, p. 264-268.
  9. Daniel Ligou, Dictionnaire de la franc-maçonnerie, Paris, PUF, coll. « Grands dictionnaires », , 2e éd. (1re éd. 1987), 1301 p. (ISBN 2130401104 et 978-2130401100), p. 136.
  10. a et b « Paul Bert, les Blancs et les autres », sur contreculture.org (consulté en date de dernière consultation à fournir).
  11. Reynaud Paligot 2006, p. à préciser.
  12. Cambefort 2001, p. 66.
  13. a et b Reynaud Paligot 2006, p. 140-141.
  14. Suzanne Citron, Le Mythe national : l'histoire de France revisitée, Éditions de l'Atelier, coll. « L'Atelier en poche », , 366 p. (ISBN 2708245287 et 978-2708245280), à préciser.
  15. Paul Bert 1888, p. 17-18.
  16. Paul Bert 1885, p. 91-93.
  17. (vi) « Phố Paul Bert Hải phòng xưa », sur tuyphongdaothu.wordpress.com, (consulté le 23 novembre 2016).
  18. « De Jules Ferry à Pierre Perret, l'étonnant palmarès des noms d'écoles, de collèges et de lycées en France », sur lemonde.fr, (consulté en octobre 2017).
  19. Site de la société Paul-Bert.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Informations du Parlement[modifier | modifier le code]

  • « Paul Bert », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
  • « De la nécessité de créer des Facultés nouvelles » [Rapport de M. Bert à l'assemblée nationale. Société de biologie, séance du 23 mai / Académie de médecine, séance du 26 mai], in: Le progrès médical, 1874, série 01, tome 02, 1874, p. 299, 314-15, 332-33, lire en ligne.

Autres ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Edgar Bérillon, L'œuvre scientifique de Paul Bert, Paris, Picard-Bernheim, 1887, lire en ligne.
  • Bertrand Beyern, Guide des tombes d'hommes célèbres, Le Cherche midi, , 385 p. (ISBN 9782749121697, lire en ligne), p. 272.
  • Yves Cambefort, L'enseignement de la zoologie entre philosophie et leçon de choses. Les manuels pour l'enseignement secondaire de 1794 à 1914, Institut national de Recherche pédagogique, , 109 p..
  • Élie de Cyon, « La guerre à Dieu et la morale laïque, réponse à M. Paul Bert », aux Bureaux du Journal Le Gaulois, Paris,‎ (lire en ligne).
  • Rémi Dalisson, Paul Bert, l’inventeur de l’école laïque, Armand Colin, , 336 p..
  • Patrice Decormeille, « Paul Bert, race et culture », dans Michel Wieviorka (dir.), Peut-on encore chanter la douce France ?, Paris, éd. de l'Aube, (ISBN 978-2752603449).
  • Inconnu chez Delhomme et Briguet (Lyon et Paris), Le Bon Instituteur ou la Véritable Instruction civique opposée à l'instruction civique de M. Paul Bert, Paris, Hachette Livre BNF, coll. « Sciences sociales », (1re éd. 1886), 434 p., Nouvelle édition, revue avec soin et considérablement augmentée par un de ses amis, en un volume (ISBN 201195388X et 978-2011953889) disponible sur Gallica.
  • Claude Martin, « Anesthésie par le protoxyde d'azote sous pression. Méthode de M. le Professeur Paul Bert », lire en ligne, in De l'Anesthésie par le protoxyde d'azote, avec ou sans tension, suivie d'une note sur la germination en présence du protoxyde d'azote sous pression, [mémoire lu à la Société de médecine de Lyon (séance du 22 janvier 1883)], Paris, A. Delahaye et E. Lecrosnier, 1883, lire en ligne.
  • Pierre Huard, « Paul Bert, homme politique (1833-1886). Sa carrière eut pour théâtre la France et le Viet-Nam. », in: Histoire des sciences médicales, 1979, 13 (3), p. 237-246, lire en ligne.
  • Pierre Huard : « L'œuvre scientifique de Paul Bert. », in Histoire des sciences médicales, 1979, 13 (2), p. 159-170, lire en ligne.
  • Stéphane Kotovtchikhine, Paul Bert et l'Instruction publique, Dijon, Éditions Universitaires de Dijon, coll. « Publications de l'université de Bourgogne », , 501 p. (ISBN 2905965487 et 978-2905965486), « Paul Bert et la Franc-Maçonnerie », p. 264-268.
  • Carole Reynaud Paligot, La République raciale (1860-1930), Paris, PUF, , p. 69-141.
  • William Rostène, « Paul Bert : précurseur de la médecine des mers et des airs », Pour la science, no 346,‎ , p. 7-11.
  • William Rostène et Julien Freu, L'Héritage de Paul, Éditions Alvik, , 269 p. (ISBN 2914833628, notice BnF no FRBNF40963652).
  • J. B. Rottenstein, Traité d'anesthésie chirurgicale contenant la description et les applications de la méthode anesthésique de M. Paul Bert, Paris, Germer Baillière, 1880, lire en ligne.
  • Jean-Pierre Soisson, Paul Bert, l'Idéal républicain, Éditions de Bourgogne, 2008, 170 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]