Caugé

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Caugé
Caugé
L'église de Caugé.
Blason de Caugé
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Évreux
Canton Conches-en-Ouche
Intercommunalité Évreux Portes de Normandie
Maire
Mandat
Jean-Marie Maillard
2014-2020
Code postal 27180
Code commune 27132
Démographie
Gentilé Caugéen
Population
municipale
853 hab. (2016 en augmentation de 2,16 % par rapport à 2011)
Densité 73 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 01′ 33″ nord, 1° 02′ 08″ est
Altitude Min. 105 m
Max. 146 m
Superficie 11,61 km2
Localisation

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Caugé est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie.

Les habitants sont des Caugéens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Situé au sud-est du plateau du Neubourg, Caugé est à 10 km à l'ouest d'Évreux, 100 km de Paris, et 80 km de la mer. À une altitude de 134 m, la commune s'étend sur 1 161 ha, dont 162 de bois et forêts[1].

Communes limitrophes de Caugé[2]
Claville Claville, Gauville-la-Campagne Gauville-la-Campagne,
Claville, Ferrières-Haut-Clocher Caugé[2] Saint-Sébastien-de-Morsent, Parville
Ferrières-Haut-Clocher La Bonneville-sur-Iton, Saint-Sébastien-de-Morsent Saint-Sébastien-de-Morsent

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune compte trois hameaux principaux : Branville, Mareux et Morand.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ancienne commune rattachée de Branville, attestée sous la forme Branvilla au XIe siècle[3].

Le nom de la localité est attesté sous la forme Cauge en 1196[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est en 1152 que Caugé est citée pour la première fois, mais Branville, qui en dépend depuis 1808, est nommée dès le XIe siècle. Au XIIe siècle, la plupart des terres du village sont la propriété de l’abbaye de la Noé, sise à La Bonneville-sur-Iton, et la maison abbatiale, la grange dîmière se trouvent à Morand, hameau aujourd’hui de Caugé.
L'église date du XVIe siècle ; elle est construite en échiquier de pierres et de silex ; des dessins gravés apparaissent sur la pierre à l'extérieur de l'édifice. Une mise au tombeau polychrome datant du quinzième siècle (donc, antérieure à l’église) et deux statues cachées dans les murs ont été découvertes en 2001 ; la mise au tombeau est maintenant classée. Deux colonnes ornées de grappes de raisins, à l’entrée du chœur, rappellent les vignes qui couvraient les terres alentour.
Sur la route de Beaumont-le-Roger, le manoir du Luheré (actuellement transformé en salle de réception par M. et Mme Muset, traiteur), rappelle l’histoire de la famille d’Espaigne, remarquée par le roi Henri IV.

Plusieurs seigneurs, de familles différentes, se sont succédé après la disparition de l'abbaye. La famille de Roye, d'origine picarde, est l'une des principales du quatorzième au seizième siècle. Le plus illustre de ses représentants est Charles de Melun, seigneur de Nantouillet et de Normanville, baron des Landes, confident du roi Louis XI, lieutenant général dans l’Ile-de-France et connétable. C'est au cours de la guerre de la Ligue du Bien Public que le roi, doutant de sa fidélité, le fit décapiter (1468) ; il n’est pas impossible que la statue qui se trouve actuellement au-dessus de la porte d’entrée de l’église soit sa représentation.

Les habitants des siècles précédents étaient surtout de petits cultivateurs, un horloger, des cabaretiers… Trois couples sur dix, au XIXe siècle, accueillaient deux à dix enfants en nourrice provenant de l’hospice d’Évreux. Les archives originales du village sont conservées en mairie depuis le 14 juillet 1989[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[6].
Période Identité Étiquette Qualité
décembre 1791 décembre 1792 François Duval    
décembre 1792 1793 François Plannier    
1793 An IX Adrien Lesieux    
An IX An XI Pierre Toutain    
An XI 1808 François Duval    
1808 1813 François Sinard    
1813 21 février 1826 Augustin Bouquelou    
21 février 1826 3 avril 1835 Thomas Doucerain    
3 avril 1835 24 août 1840 Joseph Damitte    
24 août 1840 22 août 1848 Jean François Deshais    
22 août 1848 20 janvier 1854 Joseph Damitte    
20 janvier 1854 14 février 1869 Napoléon Paumier    
14 février 1869 1er novembre 1870 Théodore Doucerain    
1er novembre 1870 23 janvier 1881 Jean François Deshais    
23 janvier 1881 20 novembre 1887 Rémy Moutier    
20 novembre 1887 15 mai 1892 Charles Mordret    
15 mai 1892 11 décembre 1919 Jules Leconte    
11 décembre 1919 16 mai 1929 Clément Colombel    
16 mai 1929 18 juillet 1941 Albert Doucerain    
18 juillet 1941 9 novembre 1944 Jean Delpeuch    
9 novembre 1944 28 janvier 1946 Henri Moutier    
28 janvier 1946 27 mars 1965 Louis Turenne Heuzé    
27 mars 1965 18 juillet 1969 Louis Ledenmat    
18 juillet 1969 18 mars 1983 Jean Debomy    
18 mars 1983 24 mars 1989 Philippe Anselme SE Directeur adjoint des pompiers du département de l'Eure
24 mars 1989 30 mars 2014 Gaston Gaudemer UMP Conciliateur de justice
30 mars 2014 En cours Jean-Marie Maillard DVD[7] Contremaître chaudronnier
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[9].

En 2016, la commune comptait 853 habitants[Note 1], en augmentation de 2,16 % par rapport à 2011 (Eure : +2,5 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
327283333447398420424399383
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
380358332272283282303295264
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
270287262234239239237255258
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
234243321609749746825835853
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Installations et services[modifier | modifier le code]

La commune possède une école (agrandie en 2006) avec sa cantine, sa salle d’activité, et sa garderie, une salle des fêtes Nelson-Mandela (inaugurée fin 2013), un bar-restaurant (A la Bon'heure), une chêvrerie (La Bikette Caugéenne) et un centre de secours qui assure la sécurité de douze communes regroupant 8 500 personnes.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • église Notre-Dame datant du XVIe siècle ; elle est construite en échiquier de pierres et de silex ; des dessins gravés apparaissent sur la pierre à l'extérieur de l'édifice. Une mise au tombeau polychrome datant du XVe siècle (donc antérieure à l’église) et deux statues cachées dans les murs ont été découvertes en 2001 ; la mise au tombeau est maintenant classée. Deux colonnes ornées de grappes de raisins, à l’entrée du chœur, rappellent les vignes qui couvraient les terres alentour.
  • la chapelle de Branville,
  • la grange dîmière,
  • l’ancien pigeonnier à Morand,
  • le lavoir et un four à pain.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jehan Le Blond, seigneur et curé de Branville en 1540, traducteur de philosophes, adversaire acharné du poète Clément Marot qu’il forcera à l’exil en Italie pour avoir mangé de la viande pendant le carême.
  • Narcisse de Salvandy, ministre de l’Instruction Publique sous le roi Louis Philippe, créateur de l’École d’Athènes, qui possédait des terres à Branville.
  • Alexis Hubert Robillard (1782 à Évreux - 2 avril 1864 à Caugé), archéologue, polytechnicien, ingénieur, concepteur du réseau d’eau de la ville d’Auxerre, et surtout découvreur du site du Vieil-Évreux, Gisacum : il y met au jour les thermes, le théâtre, la basilique, un aqueduc… Alexis-Hubert Robillard a son cénotaphe placé derrière la sacristie.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

ZNIEFF de type 1[modifier | modifier le code]

  • Le bois de Morsent - La vallée de Morand[12].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à la bande d’argent chargée d’une aigle de sable.

Avant notre époque, Caugé n'avait pas de blason. Le blason de Caugé a été créé en 1984, à partir de l'histoire du village. La Maison de Roye, d'origine picarde, était seigneur de Caugé aux quatorzième et quinzième siècles au moins. Le blasonnement est issu essentiellement de ses armes ; depuis le XIXe siècle, Branville est intégré au village. Il fallait donc trouver de quoi le signifier sur le blason. Jehan Le Blond était seigneur et curé de Branville au XVIe siècle et, est de loin, le personnage le plus important de l'endroit dans la mesure où il s'est illustré en s'opposant au poète Clément Marot ; ses armes ont été en partie reprises dans notre blason en y intégrant l'aigle.
Le blason de Caugé se lit donc : « de gueules à la bande d’argent » (qui sont les armes de la famille de Roye) chargé d’une aigle de sable (l’aigle est féminin en héraldique), ce qui se traduit par : blason au fond rouge avec une bande blanche en travers et, dans la bande, un aigle noir.
Ce blason est homologué officiellement et répertorié au niveau national.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Situation géographique », sur Caugé Gea, (consulté le 7 avril 2016).
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  3. [1]
  4. Archives de l'Eure, H 675.
  5. « Histoire », sur Caugé Gea, (consulté le 7 avril 2016).
  6. Source des dates in Dominique Dubus et Jean Marie Maillard, On dit dans le village de Caugé, Editions Floréal, , 142 p. (ISBN 2-8633-6-004-3), p. 123.
  7. https://www.lemonde.fr/normandie/eure,27/cauge,27132/
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  12. « Le bois de Morsent - La vallée de Morand », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 7 avril 2016).