Base aérienne 105 Évreux-Fauville

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Base aérienne 105 Évreux-Fauville
Vue de la piste de l'aérodrome en 2011.
Vue de la piste de l'aérodrome en 2011.
Cocarde
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Coordonnées 49° 01′ 06″ nord, 1° 12′ 24″ est
Altitude 141 m (464 ft)

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Base aérienne 105 Évreux-Fauville
Base aérienne 105 Évreux-Fauville
Pistes
Direction Longueur Surface
04/22 2 990 m (9 810 ft) béton
Informations aéronautiques
Code AITA EVXVoir et modifier les données sur Wikidata
Code OACI LFOE
Type d'aéroport Militaire
Gestionnaire Armée de l'air

La base aérienne 105 d'Évreux « Commandant Viot[1] » de l'Armée de l'air française est située à 7 kilomètres à l'est d'Évreux dans le département de l'Eure.

Depuis sa création et à ce jour, la base a abrité des unités de transport aérien.

Unités aériennes actuelles[modifier | modifier le code]

Depuis le la base d'Évreux abrite deux escadres[2]:

Du fait de la proximité de la base avec Paris, une partie du défilé aérien du 14 Juillet décolle régulièrement d'Évreux[3].

Quand il n'est pas utilisé l'avion présidentiel est stationné dans la base 105.

Unités aériennes historiques[modifier | modifier le code]

L'escadron avion 1/59 Bigorre, qui volait sur Transall Astarté, a été créé le puis dissous le .

L'escadron électronique 51 Aubrac a été créé le et est initialement stationné sur la base aérienne de Brétigny sur Orge. Il est implanté sur la base aérienne 105 de à . Fermeture de l'escadron, le .

Histoire[modifier | modifier le code]

Garde au drapeau de la base aérienne 105, au défilé militaire du 14 Juillet sur les Champs-Élysées à Paris en 2013.
Des Alphajet de la Patrouille de France sur la base Évreux.

En 1912, le Comité d'aviation d'Evreux[4] préfigure la Société Civile d'Aviation, qui ouvre une halte aérienne en 1913[5]. Le terrain est proche du Coudray[6].

En 1937, le Ministère de l'air ouvre une école de pilotage militaire ; le terrain est transporté près de Fauville. Près du village du Breuil, la société Amiot implante des ateliers de montage et de mécanique d'avions.

En 1939 l'Aéroclub de l'Eure débute ses activités ; Evreux est l'un de ses trois terrains. Paul Lemée contribue à son essor[7].

En 1940, après un temps de désintérêt pour ce terrain, les allemands installent des pistes bétonnées et des aires de dispersion pour y positionner des unités de bombardement[8]. Le 22 septembre 1943, les Américains bombardent sévèrement les installations[9].

En décembre 1942, en avril 1943 et en août 1944, le terrain est sévèrement bombardé. Mes Allemands le quitte le 18 août 1944. Le terrain du Coudray accueille des prisonniers allemands.

En 1946, les activités civiles quittent le Coudray pour Fauville.

En 1952, le terrain devient une base aérienne de l'OTAN en France[10] ; la base est ainsi utilisée par l'United States Air Forces in Europe de 1952 à 1967[11]. Plus de 9.000 militaires y travaillent[12].

La BA 105 est reprise par l'armée française, au départ des Américains. C'est le colonel Jean Bourguignat qui est affecté le comme commandant pour remettre la base en état.

À l'issue de la fermeture de la base aérienne 720 Caen-Carpiquet, en 1967, la base aérienne 105 Évreux-Fauville a abrité le Groupement école GE 00.306, qui comprenait notamment l'Escadron des Élèves Officiers de Réserve (EEOR) de l'armée de l'air, intégré ensuite à l'Escadron de Formation des Officiers (EFO). Les élèves officiers de réserve de l'armée de l'air y ont été formés, jusqu'à la professionnalisation des armées, en 2000.

Le GE 00.306, créé initialement sur la base aérienne 720 Caen-Carpiquet le 1er octobre 1957, regroupait plusieurs écoles :

  • l'Escadron de Formation des Officiers (EFO), regroupant l'Escadron des Élèves Officiers de Réserve (EEOR, anciennement, Escadron des Élèves Officiers de Réserve de l'Armée de l'Air, créé dans les années 1930 sur la base aérienne 702 Avord) et l'Escadron des Élèves Officiers d'Active (EFOA) ;
  • l'Escadron d'Instruction du Service Général (EISG, anciennement Division d'Instruction du Service Général).

L'EEOR devenu EFO, de même que l'EISG, possédaient leurs insignes spécifiques d'unités :

  • homologué n° A 516 pour l'EEOR puis EFO (voir élève officier de réserve) ;
  • homologué n° A 947 pour l'EFOA ;
  • homologué n° A 832 pour l'EISG.

L'insigne du GE 00.306 était également homologué sous le numéro A 1221 du Répertoire des blasons et insignes de l'Armée de l'air.

En novembre 1967, l'Escadron Béarn rejoint Evreux[13]. En 1968, l'Escadron 2/64 Maine se concentre à Evreux ; il sera dissous en juillet 1977. Le 1er juillet 1972 l'Escadron de Transport Bigorre stationne à Evreux. Le 13 juin 1978, l'Escadron Anjou, désigné 2/64 vient renforcer les unités déjà présentes sur le terrain[14]. Le 1er septembre 1987, l'Escadron 00.059 Astarté est affecté à Evreux.

En 1997, les activités d'aéroclub sont déplacées à Saint-André-de-l'Eure.

En juillet 2015, la Base Aérienne d'Évreux met en pratique le concept de "smart base". Une pépinière d'entreprises à vocation numérique ou technologique s'implante dans l'enceinte de la Base aérienne[15].

À partir d’août 2016, la base accueille l'ensemble des Transall et des CASA CN-235 de métropole et son effectif est de 2 700 militaires[16].

L'État réfléchit à l'accueil de la compagnie aérienne Ryanair pour une liaison en partance de la base BA 105 "Ligne Évreux - Barcelone" en Boeing 737, l'État pense alors à un "Beauvais bis". Le fait que la base est à seulement 90 km de Paris peut être un atout pour dégorger l'Aéroport de Paris-Beauvais. L'armée de l'air n'y semble pas hostile. L'implantation d'une activité commerciale sur la base militaire d'Évreux est en discussion[17].

Escadre bi-nationale de transport[modifier | modifier le code]

La 62e escadre «Franche-Comté» réunira les escadrons de transport «Poitou» et «Franche-Comté» dans une organisation modernisée. L'escadre sera dotée dès la fin 2017 de nouveaux C130J. Les appareils incluent deux avions avec la capacité de ravitailler en vol d’autres aéronefs comme les hélicoptères Caracal ou les avions de combat. La décision d’acquérir des C130J est due à une faiblesse capacitaire temporaire liée aux retards de développement de l’A400M. A partir de 2021, les avions de transport C130J de l'armée de l'air et de la Luftwaffe allemande formeront une unité bi-nationale implantée sur la BA105 (Évreux)[18].

Commandants[modifier | modifier le code]

  • 1999-2002 : colonel Claude Baillet
  • 2002-2005 : colonel Pascal Valentin[19]
  • 2005-2008 : colonel Pascal Chiffoleau[20]
  • 2008-2010 : colonel Hervé Bertrand[21]
  • 2010-2013 : colonel Vincent Séverin[22]
  • 2013-2015 : colonel Fabrice Féola[23]
  • 2015-2017 : colonel Vincent Breton (lors de la cérémonie de création des deux nouvelles escadres du )[2]
  • depuis 2017 : colonel David Desjardins[24]

Cadets de la Défense[modifier | modifier le code]

La base aérienne accueille par ailleurs un centre de cadets de la Défense.

Publication[modifier | modifier le code]

La Base aérienne d'Evreux apparait dans les premières pages de "Concerto pour pilotes" une bande dessinée de la série des Michel Vaillant, (création de Jean Graton en 1957). L'entrée de la base et son enseigne « Évreux-Fauville air base » figure en lettres majuscules sur la première planche. Cette bande dessinée a été publiée dans le Journal de Tintin en 1966 avant une sortie en album en 1968.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Des C-17 de la Royal Air Force sur la base d'Évreux en 2013.

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jules Viot (1910-1947), commandant le G.T. 1/64 « Béarn », mort à Cao Bằng (Tonkin), le 9 octobre 1947, chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume.
  2. a et b https://www.defense.gouv.fr/air/actus-air/prise-de-commandement-sur-la-base-d-evreux
  3. « Évreux : les avions du défilé aérien du 14 juillet à Paris ont pris leur envol depuis la BA 105 », francetvinfo.fr, 14 juillet 2016.
  4. http://www.evreux-histoire.com/evreux-9-1-12.html
  5. https://www.aerosteles.net/stelefr-evreux-bellenger
  6. http://www.anciens-aerodromes.com/?p=25057
  7. http://aeroclub-evreux.pagesperso-orange.fr/pages/historique.html
  8. http://www.eure.gouv.fr/content/download/16291/113201/file/136
  9. https://www.ansa39-45.fr/evreux.htm
  10. Site France-Air-Nato.net Evreux http://www.france-air-nato.net/STRUCTURE/Pages_web/Evreux_Historique_Fr.html
  11. A. Bergeret-Cassagne, Les bases américaines en France, impacts matériels et culturels, 1950 - 1967, Ed. L'Harmatan, 2008, p. 17.
  12. https://actu.fr/normandie/evreux_27229/il-a-50-ans-americains-quittaient-evreux_13270280.html
  13. http://antam.fr/historique%20unites.html
  14. https://www.anjou-feu.com/historique
  15. http://www.cio-online.com/actualites/lire-l-armee-de-l-air-fonde-une-smart-base-a-evreux-7745.html
  16. « Aurélien Deligne », sur FR3, (consulté le 22 août 2016).
  17. Marion Bouchalais, « L’État réfléchit à l’accueil de vols low cost sur la BA 105 d’Évreux », Actu.fr - La Dépêche-Évreux,‎ (lire en ligne).
  18. https://www.defense.gouv.fr/actualites/communaute-defense/transport-aerien-militaire-les-prochaines-etapes-pour-l-armee-de-l-air.
  19. « Général de division aérienne Pascal VALENTIN », sur www.dems.defense.gouv.fr, (consulté le 7 août 2018)
  20. « Hervé Bertrand succède à Pascal Chiffoleau », sur www.paris-normandie.fr, (consulté le 7 août 2018)
  21. « La base change de patron », sur www.paris-normandie.fr, (consulté le 7 août 2018)
  22. « Evreux : nouvelle tête pour la base », sur www.paris-normandie.fr, (consulté le 7 août 2018)
  23. « À Évreux, le colonel Fabrice Féola quitte la base aérienne 105 », sur www.paris-normandie.fr, (consulté le 7 août 2018)
  24. « Évreux : nouveau patron à la base aérienne », sur www.ouest-france.fr, (consulté le 7 août 2018)