Jean Bréhal

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Isabelle Rommée (agenouillée et vêtue de noir) et ses deux fils devant le grand inquisiteur de France, Jean Bréhal (de dos, au premier plan).
Inspiré par la Trinité (représentée dans le coin supérieur droit), le pape Calixte III (assis sur le trône pontifical) autorise le procès en nullité de la condamnation de Jeanne d'Arc, miniature du Manuscrit de Diane de Poitiers, XVIe siècle, coll. privée[1],[2].

Jean Bréhal, dominicain, inquisiteur de France, prieur du couvent Saint-Jacques de Paris. Il a rouvert le procès de Jeanne d'Arc.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Bréhal fait sa profession de foi chez les Dominicains d'Évreux et restera toute sa vie fidèle à Évreux. Il a suivi sept ans d'études philosophiques et théologiques à l'université de Caen, soutenu financièrement par les Ébroïciens. Dix ans plus tard, résidant à Paris, il devient inquisiteur de France pour le nord du pays, puis élu prieur à Saint-Jacques et il est choisi pour réviser le procès de condamnation de Jeanne d'Arc. En 1474, il revient à son couvent Saint-Louis d'Évreux, vicaire du maître de l'ordre, et tente de réformer la vie des Dominicains en encourageant un retour à la pauvreté et à la communauté des biens.

Le procès en nullité de la condamnation de Jeanne d'Arc[modifier | modifier le code]

Jean Brehal joue un rôle essentiel dans ce procès.

Il est chargé de cette affaire par le cardinal Guillaume d'Estouteville ; il entend à Rouen les premiers témoins cités, il cherche partout dans le royaume des informations sur la vie de Jeanne d'Arc et demande des conseils aux juristes et théologiens de France et d'Europe comme à Thomas Basin, évêque de Lisieux. En 1455, Calixte III, le pape, étant favorable à la révision du procès, Jean Brehal continue son enquête avec les trois mandataires du pape : Jean Jourvenel des Ursins, archevêque de Reims, Guillaume Chartier, évêque de Paris et Richard Olivier, évêque de Coutances.

Il écrit deux ouvrages ; dans le premier, le Summarium, il expose les faits ; dans le second, il réfute point par point les accusations portées contre Jeanne d'Arc en se fondant sur la théologie et le Droit canon.

Le , à Rouen, lorsque la sentence de nullité est prononcée, il est présent. Ensuite, il conduit des processions d'expiation ; à Orléans, il préside des fêtes commémoratives puis il se rend à Rome pour conclure l'affaire.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie Joseph Belon (Révérend Père) et François Balme (Révérend Père), Jean Bréhal, grand inquisiteur de France, et la réhabilitation de Jeanne d'Arc, Paris, P. Lethielleux,‎ , VII-152-188 p. (présentation en ligne, lire en ligne).
  • P. Duparc, « Le procès en annulation de la condamnation de Jeanne d'Arc », Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen, 1982 et 1983.
  • André Plaisse, Évreux et les Ébroïciens au temps de Louis XI, édité par la Société libre de l'Eure, 1986.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Régine Pernoud, Jeanne d'Arc, Paris, Seuil,‎ , 126 p. (ISBN 2-02-005975-4), p. 86-87.
  2. Walter Sidney Scott, « Le manuscrit de Diane de Poitiers (source probable de Shakespeare pour la figure de la Pucelle) », Bulletin des Amis du Vieux Chinon, t. VI, no 6, Société des amis du vieux Chinon, 1961-62, p. 277, [lire en ligne].