Verneuil-sur-Avre

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Verneuil et Avre.
Verneuil-sur-Avre
Image illustrative de l'article Verneuil-sur-Avre
Blason de Verneuil-sur-Avre
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Eure
Arrondissement Évreux
Canton Verneuil-sur-Avre
(Chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes interrégionale du Pays de Verneuil-sur-Avre
Maire
Mandat
Yves-Marie Rivemale
2014-2020
Code postal 27130
Code commune 27679
Démographie
Population
municipale
6 215 hab. (2012)
Densité 194 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 44′ 22″ N 0° 55′ 43″ E / 48.7394444444, 0.92861111111148° 44′ 22″ Nord 0° 55′ 43″ Est / 48.7394444444, 0.928611111111  
Altitude Min. 147 m – Max. 193 m
Superficie 31,97 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Eure

Voir sur la carte administrative de l'Eure
City locator 14.svg
Verneuil-sur-Avre

Géolocalisation sur la carte : Eure

Voir sur la carte topographique de l'Eure
City locator 14.svg
Verneuil-sur-Avre

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Verneuil-sur-Avre

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Verneuil-sur-Avre

Verneuil-sur-Avre est une commune française située dans le département de l'Eure en région Haute-Normandie. Verneuil-sur-Avre se situe également dans le Pays d'accueil touristique d'Avre, d'Eure et d'Iton, comprenant 88 communes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

  • L'Avre passe à proximité de la ville de Verneuil (au sud de la RN 12). Depuis 1893, huit de ses sources situées à Rueil-la-Gadelière et Verneuil-sur-Avre sont captées pour alimenter en eau potable, grâce à un aqueduc, les 8e, 9e, 16e et 17e arrondissements de Paris à partir du réservoir de Saint-Cloud.
  • C'est l'Iton, autre affluent de l'Eure et donc sous-affluent de la Seine, qui remplit les fossés de la ville de Verneuil-sur-Avre. Lors de la fondation de la ville, Henri Ier Beauclerc fit détourner une partie de cette rivière pour alimenter la nouvelle ville en eau grâce à un bras forcé partant du Becquet à Bourth. À l'époque Verneuil était située sur le territoire du duché de Normandie et l'Avre, qui coule à proximité, marquait la frontière avec le territoire du royaume de France, zone ennemie.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, la ville s'appelait Verneuil-au-Perche ou simplement Verneuil. Elle est devenue commune et chef-lieu de canton sous le nom de Verneuil, nom encore fréquemment employé dans le langage courant. L'actuelle dénomination Verneuil-sur-Avre semble s'être mise en place au milieu du XIXe siècle :

  • la forme Verneuil-sur-l'Avre est attestée en 1835[2] ;
  • Verneuil-sur-Avre est attestée sous ce nom en 1857[3] ;
  • la forme Verneuil est longtemps encore la plus couramment utilisée, notamment dans les ouvrages de référence[4] ;
  • la forme actuelle a été officialisée à une date inconnue.

De vern (aulne) et ialos (clairière).

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Verneuil-sur-Avre est fondé par Henri Ier Beauclerc, fils de Guillaume le Conquérant, après la révolte des nobles de 1117-1118. Certains des principaux révoltés sont Richer de L'Aigle, Robert du Neubourg et Eustache, comte de Breteuil, tous possessionnés autour de Verneuil. Henri Ier, une fois ces révoltés soumis, crée donc trois bourgs fortifiés à Verneuil-sur-Avre pour contrôler la région[5].

Le quartier Saint Martin, situé au sud de l'Avre, dépendait des seigneurs du Thymerais. Ce face-à-face a donné lieu à de nombreuses confrontations entre les deux parties :

Révolution française[modifier | modifier le code]

Verneuil fut chef-lieu de district de 1790 à 1801. L'église de la Madeleine se trouva transformée en temple de la Raison (il en subsiste quelques traces sur la façade, à droite du porche, et la statue de la déesse est conservée à la mairie). En 1844, Gauville est rattachée à Verneuil.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Durant la Seconde Guerre mondiale, la Wehrmacht y installa un camp de prisonniers militaires, dit camp de l'École des Roches. Un grand nombre de soldats français victimes de la débâcle de 1940 y transitèrent avant d'être transférés dans des camps notamment autrichiens. Deux mille soldats canadiens capturés le 19 août 1942 lors de l'opération Jubilee (tentative de débarquement à Dieppe) y furent également détenus, du 20 au 30 août 1942, avant d'être transportés en Allemagne. Dans la nuit du 12 au 13 août 1943, l'un des 504 avions de la RAF partis bombarder Milan, le Halifax JD125 code KN-A du 77th Squadron, fut abattu par le chasseur Focke-Wulf 190 piloté par l'Allemand Detlef Grossfuss du 2./JG2. Aucun des sept membres de l'équipage (six Britanniques et un Canadien) n'y survécut. Seuls six corps furent retrouvés, ceux des sergents Griffiths, Gray et Bacon, les trois autres (parmi lesquels le pilote Clinch, les aviateurs Hoyne, Gallantree ou le Canadien Donald Dufton) n'ayant pu être identifiés, ce qui explique la présence de six stèles dont trois anonymes au cimetière communal. Le 17 août 1944, cinq FFI du réseau Quand Même (André Chasles, Jacques et Bernard Girard, Jean Pothin et Marius Bazille) étaient fusillés par les Allemands en compagnie du parachutiste commando canadien Hector Sylvestre qui avait rallié la Résistance. Celui-ci appartenait à la compagnie A du 1st Canadian Parachute Battalion (3rd British Parachute Brigade, 6th Airborne Division). Cinq jours plus tard, le 22 août, la ville de Verneuil était libérée par les Américains de la 28e division d'infanterie et de la 2e division blindée. Les corps des six suppliciés reposent toujours au cimetière communal où ils furent transportés après la Libération, un rond-point porte le nom de Donald Dufton et une rue celui d'Hector Sylvestre.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason
  • Armes actuelles de la ville de Verneuil-sur-Avre : « Parti, au 1 : d'or, au lion de gueules, au chef d'azur à trois fleurs de lys d'or ; au 2 : d'azur à la fleur de lys d'or. »
  • Armes antérieures de la ville de Verneuil : « D'argent, au lion de gueules, au chef d'azur, chargé de trois fleurs de lys d'or[6]. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Yves-Marie Rivemale DVG  
mars 2008 mars 2014 Louis Petiet Apparenté UMP Conseiller général
mars 2001 mars 2008 Christian Perron PS  
juin 1995 mars 2001 Louis Petiet se  
  juin 1995 Jacques Demaire MRG Conseiller général

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 6 215 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 280 4 375 4 170 4 376 4 178 3 900 3 956 4 047 3 904
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 906 3 714 4 259 3 896 3 755 3 988 4 200 4 270 4 330
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 403 4 446 4 546 4 632 4 662 4 737 4 691 5 114 5 357
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
5 551 6 012 6 499 6 698 6 446 6 619 6 655 6 699 6 205
2012 - - - - - - - -
6 215 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (26,6 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46 % d’hommes (0 à 14 ans = 16,8 %, 15 à 29 ans = 20,4 %, 30 à 44 ans = 20,7 %, 45 à 59 ans = 19,3 %, plus de 60 ans = 22,8 %) ;
  • 54 % de femmes (0 à 14 ans = 16,2 %, 15 à 29 ans = 17,8 %, 30 à 44 ans = 17,6 %, 45 à 59 ans = 18,5 %, plus de 60 ans = 29,9 %).
Pyramide des âges à Verneuil-sur-Avre en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
2,0 
8,6 
75 à 89 ans
12,0 
13,7 
60 à 74 ans
15,9 
19,3 
45 à 59 ans
18,5 
20,7 
30 à 44 ans
17,6 
20,4 
15 à 29 ans
17,8 
16,8 
0 à 14 ans
16,2 
Pyramide des âges du département de l'Eure en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
5,2 
75 à 89 ans
8,1 
12,1 
60 à 74 ans
12,8 
21,5 
45 à 59 ans
20,7 
21,5 
30 à 44 ans
20,9 
18,4 
15 à 29 ans
17,1 
21,1 
0 à 14 ans
19,5 

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église de la Madeleine (XIIe et xvie siècles), monument historique avec sa tour culminant à 56 mètres, en gothique flamboyant, visible bien au-delà du canton jusqu'à la cathédrale de Chartres (l'hiver), et devenue le symbole de la ville. Très semblable à la tour de Beurre de Rouen, bien qu'un peu plus petite, elle a également inspiré les architectes de la Tribune Tower à Chicago, gratte-ciel de 141 mètres de hauteur qui fut érigé en 1925.
  • Église Notre-Dame (xiie-xxe siècles).
  • Tour Grise (XIIIe siècle) : élevée par Philippe Auguste, elle tire son nom d'une pierre de couleur marron utilisée pour sa construction et nommée « grison ».
  • Abbaye Saint-Nicolas (XVIIe siècle).
  • Espace Saint-Laurent, ancienne église transformée en lieu d'expositions.
  • Vestiges de l'église Saint-Jean (XVIe siècle) bombardée en 1944.
  • Le centre de loisirs Center Parcs (Les Bois-Francs).
  • La gare de Verneuil-sur-Avre.


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

(Par ordre chronologique de date de naissance)

Enseignement[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site officiel de l'Office du tourisme du pays d'Avre, d'Eure et d'Iton
  2. Voir par exemple Georg Bernhard Depping, Histoire de la Normandie sous le règne de Guillaume-le-conquérant et de ses successeurs ..., tome 2, Rouen, Frère, 1835 (t. 2, page 125).
  3. Voir Congrès archéologique de France, par la Société française d'archéologie, volume 23, Derache, Paris, 1857 : Verneuil-sur-Avre figure en titre page 161 (« Séances tenues à Verneuil-sur-Avre ») et à la table des matières page 390 ; dans le reste de l'ouvrage, c'est la forme Verneuil qui est utilisée.
  4. Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, tome 15 [TESTAM-Z], Paris, 1876 (page 918 disponible sous Gallica).
  5. Astrid Lemoine, « Chennebrun, un bourg castral au cœur des conflits franco-normands du XIIe siècle », Annales de Normandie, 48e année, no 5, 1998. p. 533.
  6. Malte-Brun, la France illustrée, 1882.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012.
  9. « Évolution et structure de la population à Verneuil-sur-Avre en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 20 novembre 2010)
  10. « Résultats du recensement de la population de l'Eure en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 20 novembre 2010)


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :