Croth

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Croth
Croth
Croth, village fleuri.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Évreux
Canton Saint-André-de-l'Eure
Intercommunalité Évreux Portes de Normandie
Maire
Mandat
Rosine Coulong
2014-2020
Code postal 27530
Code commune 27193
Démographie
Population
municipale
1 294 hab. (2015 en augmentation de 2,78 % par rapport à 2010)
Densité 123 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 50′ 44″ nord, 1° 22′ 42″ est
Altitude Min. 61 m
Max. 137 m
Superficie 10,51 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Normandie

Voir sur la carte administrative de Normandie
City locator 14.svg
Croth

Géolocalisation sur la carte : Eure

Voir sur la carte topographique de l'Eure
City locator 14.svg
Croth

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Croth

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Croth
Liens
Site web http://www.mairie-croth.fr

Croth est une commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Croth est une commune du Sud-Est du département de l'Eure limitrophe de celui de l'Eure-et-Loir. Elle se situe aux confins sud-est de la campagne de Saint-André, région naturelle formant une étendue plane et ouverte très largement consacrée aux grandes cultures[1]. Le territoire de la commune s'étend au cœur de la vallée de l'Eure.

Anciennement, le territoire de Croth s'étendait de part et d'autre de la frontière entre l'Eure et l'Eure-et-Loir.[réf. nécessaire] Aujourd'hui, il est totalement intégré au département eurois et appartient au canton de Saint-André-de-l'Eure.

Communes limitrophes de Croth[2]
Bois-le-Roi L'Habit, Mouettes Ézy-sur-Eure
Saint-Laurent-des-Bois Croth[2] Saussay (Eure-et-Loir)
Marcilly-sur-Eure Sorel-Moussel (Eure-et-Loir)

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par l'Eure, affluent de la Seine.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Cros en 1050, Chrotus en 1060[3].

Ce toponyme a été rapproché des toponymes en -croc(q) de Normandie tels Vannecrocq (Eure, WanescrotumXIe siècle) ou Bec-de-Croc (Seine-Maritime, Louvetot, Betthecrot 1071) dans lesquels on peut identifier le vieil anglais croft « pièce de terre »[3] (anglais croft « pièce de terre, petite exploitation rurale »). Cependant, étant situé en dehors de la zone d'implantation des colons anglo-scandinaves, Croth n'a probablement pas cette origine. Une autre étymologie par le germanique continental kruft est possible dans ce cas, et cette formation toponymique serait alors identique à Cruften (Belgique, Cruten 751 - 758), Kruft (Allemagne, Croth 1112) de sens analogue au vieil anglais[3]. Ce mot vraisemblablement d'origine germanique n'a pas d'étymologie connue. Comme suggéré sur le site de la commune de Croth (http://www.mairie-croth.fr/spip.php?article48) le mot signifie probablement caverne, en français : grotte et en allemand : Grotte.

Histoire[modifier | modifier le code]

Primitivement, Croth était une dépendance de la terre de Sorel[4], qui avait pour seigneur au XIe siècle, Ingulfe Ribault, puissant baron, originaire de Dreux, qui possédait à la fois Brezolles, Remalard, Thimer, etc. Ses successeurs devinrent les seigneurs du Thymerais basés à Châteauneuf-en-Thymerais.

Guazon de Chateauneuf, Frodeline son épouse et de ses trois fils donne village de Croth, de Neuville, de Pain-Cuit, de Favarolle et de Bardoval à l'abbaye de Marmoutier en 1059[5][pas clair].

Au moment où les seigneurs de Châteauneuf disparaissaient de Croth, la famille qui tirait son nom de ce village y était dignement représentée par Guillaume de Croth, sénéchal de la seigneurie de Saint-André. Il siégeait à l'Échiquier de Rouen en 1249.

Plus tard, le fief de Croth se trouva détaché de la mouvance de Sorel, pour passer sous la dépendance d'Illiers qui appartint successivement aux seigneurs d'Anet et de Courtenay, puis aux évêques d'Evreux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1966 mars 2001 Andrée Oger PCF Conseillère générale (1976-2015)
puis conseillère départementale depuis 2015
mars 2001 mars 2008 Jean-Luc Laude PCF  
mars 2008 en cours Rosine Coulong DVD Retraitée Fonction publique
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7].

En 2015, la commune comptait 1 294 habitants[Note 1], en augmentation de 2,78 % par rapport à 2010 (Eure : +2,63 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
352373333373384356375408408
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
455487498474540562525525500
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
531560505509547571562484504
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
4765385987641 1431 2931 3211 2641 296
2015 - - - - - - - -
1 294--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame.
  • L'église Notre-Dame ;
  • Le gravier de Gargantua ;
  • Deux lavoirs : le lavoir Saint-Thibault et le lavoir de l'Arche (ou lavoir de la Mairie). En 2013, le lavoir de l'Arche a fait l'objet d'une restauration. Celle-ci a notamment permis de réparer la charpente, refaire les enduits et poser une porte en bois. En 2017, le lavoir St Thibault a lui aussi fait l'objet d'une restauration d'un montant de 10 000 euros[10].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « La plaine de Saint-André », sur Atlas des paysages de la Haute-Normandie (consulté le 16 février 2017).
  2. « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée ».
  3. a, b et c François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, , 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 98.
  4. Dictionnaire historique, géographique, statistique de toutes les communes de ... Par Charpillon
  5. Histoire de l'abbaye de Marmoutier. T. 1, 372-1104 / par Dom Edmond ... P.334
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  10. « Croth fête son lavoir renové », sur Site du Conseil départemental de l'Eure (consulté le 26 septembre 2017).