Dany Brillant
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Dany Brillant
| Nom | Dany Cohen |
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| Naissance | 28 décembre 1965 Tunis |
| Activité principale | Chanteur, acteur |
| Genre musical | Pop, salsa |
| Instruments | Guitare |
| Années actives | 1985 à aujourd'hui |
| Labels | Warner Music |
| Site officiel | www.danybrillant.com |
Dany Brillant, de son vrai nom Dany Cohen, est un chanteur et acteur français d'origine tunisienne, né le 28 décembre 1965 à Tunis.
Son nom de scène Brillant lui a été donné par Jacques Boni, le patron du cabaret Aux Trois Mailletz où il se produit à ses débuts. Avant de monter sur scène il lui disait : « Dany ! Sois brillant ! ».
Carrière
- 1966 : départ de Tunis pour Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne).
- 1979 : son grand-père lui offre sa première guitare et il apprend à en jouer seul.
- 1982 : il obtient son baccalauréat scientifique.
- 1986 : il arrête ses études de médecine et il part pour Saint-Germain-des-Près où il se produit dans un cabaret.
- 1987 : il se lance dans la comédie et s'inscrit au Cours Florent.
- 1997 : premier passage à l'Olympia.
- 1999 : première partie du spectacle de Céline Dion au Stade de France.
Il est le père de Leah née en 1993, que l'on peut entendre dans la chanson Leah sur l'album Puerto Rico sorti en 2009. Avec sa compagne actuelle, Nathalie, il est le père de Lino, né en mars 2010.
Rétrospective
De Tunis à Paris
Dany Brillant est né à Tunis en 1965. Alors qu'il a un an, ses parents s'installent à Sainte-Geneviève-des-Bois, près de Paris. La musique remplit son quotidien : son oncle est un joueur de luth, chanteur de musique orientale, pratiquant dans les soirées, mariages, ou fêtes avec d'autres musiciens.A cinq ans, Dany est fasciné par les percussions. Son père écoute beaucoup de disques: salsa, jazz, opéra, chanson française.
A douze ans, Dany quitte Sainte-Geneviève pour Paris où son père ouvre une épicerie. En 1980, il a quatorze ans et son grand-père lui offre sa première guitare. Il apprend à en jouer seul.
Les années lycée
Le goût de Dany commence à se former. Ne trouvant plus par la télévision de musiques qui lui conviennent, il va chercher dans le passé des choses qui le fassent vibrer: Charles Aznavour, Yves Montand, Serge Reggiani, Georges Moustaki. Des moniteurs de colonies de vacances lui font découvrir Maxime Le Forestier, Leonard Cohen, Georges Brassens. Fou de chanson d'auteur, il continue d'aimer la chanson populaire et le simple divertissement. Plus tard, il développera son univers musical autour de l'idée de fête et d'une approche populaire de la musique. Déjà, il aime le swing, Sinatra, Dean Martin. A l'école, cela a tendance à l'exclure un peu. Sa différence fera son originalité, des années après. L'adolescent Dany est plutôt solitaire. Ses goûts et ses préoccupations ne sont pas ceux des adolescents de son âge. Rêveur, il lit de la poésie, il se passionne pour la philosophie bien avant la classe de terminale, à quinze ans, avec son copain Thierry. Ensemble, sans argent, ils font leur culture dans les bibliothèques municipales.
Côté musique, le père d'un ami de lycée, guitariste de jazz, lui montre des accords de temps en temps. Dany progresse lentement, se lance sur "La fille d'Ipanema" et d'autres standards de jazz qui "enrichissent" son oreille. Ses copains vont en boîte, pas lui.
Paris, rive gauche
Depuis toujours, ses parents voient en lui un médecin. Lui rêve de théâtre et de cinéma. Il s'inscrit en fac de médecine. Il découvre Paris et la rive gauche.
L'été et les vacances arrivent. Son voisin, qui joue du saxophone et mène une petite vie de bohème, lui propose d'aller avec sa guitare sur les trottoirs et les terrasses de cafés du Quartier latin. Ils reprennent Brassens, Presley, Vian, Gainsbourg et des standards de jazz. "On sentait qu’il se passait un truc avec les gens". C’est peut-être ce “truc” qu’a senti Jacques Boni, le patron du cabaret Aux Trois Mailletz, (Le cabaret est situé rue Galande, à deux pas de Saint-Germain-des-Prés). “Le directeur m’avait repéré quand je chantais aux terrasses des cafés pendant l’été. Il m’a engagé une semaine. Je suis resté cinq ans ! J’ai appris mon métier dans cette salle. Au début, j’ai chanté des reprises, puis j’ai constitué mon répertoire.”. “J’ai toujours été fasciné par le mythe de Saint-Germain-des-Prés... Aux Trois Mailletz, j’ai eu l’esquisse de cette ambiance de chaleur, d’amitié. C’était la bohème, les plus belles années de ma vie.”
L'école de la scène, l'amour des planches
Parallèlement à ses études, il chante donc tous les soirs aux Trois Mailletz. Uniquement des reprises. Son nom d'artiste est donné par Jacques Boni, le patron du cabaret, qui lui inspire en lui soufflant chaque soir : "Sois brillant !" [réf. nécessaire]. "Avoir un deuxième nom, ça me protège et ça protège ma famille. Et puis, quand je monte sur scène, je suis un autre. La scène, c’est léger, c’est la poésie, l’insouciance. Donc, il me fallait un nom d’artiste, de détective de polar.”[réf. nécessaire]
Dany prend confiance en tant qu'auteur-compositeur. Sa grande chance est d'avoir un public. Lorsque les maisons de disques lui refusent ses maquettes, il ne se décourage pas car il sait que, le soir, les mêmes chansons raviront le public. Au bout d'un an, il devient la vedette des Trois Mailletz et fait augmenter son cachet. Le public vient retrouver l'ambiance "mythique" de Saint-Germain-des-Prés, faite de chaleur et d'amitié. Dany y rencontre beaucoup de musiciens d'horizons divers : jazz, salsa, rock, vont nourrir ses chansons. "À l'époque des Trois Mailletz, je voyageais musicalement avec les musiciens qui venaient jouer le soir: des Brésiliens, des Cubains, des jazzmen, des Américains. Cette atmosphère là n'existe plus aujourd'hui. Il y avait encore les effluves des années soixante-dix, un idéal."
C'est là qu'il fait la connaissance, entre autres, du pianiste cubain Rembert Egues qui deviendra l'arrangeur de ses trois premiers albums.
Premiers pas d'écriture
A vingt ans, Dany gagne sa vie en chantant et il décide d'arrêter les études de médecine pour vivre son rêve : être acteur. “En 1986, j’ai eu envie de me lancer dans la comédie et je me suis inscrit au cours Florent, sans en parler à mes parents.” Cette année-là, Francis Huster tourne un film intitulé "On a volé Charlie Spencer", avec Béatrice Dalle incarnant le personnage de Suzette (Suzette est le prénom de la mère de Francis Huster). L’assistant de Francis Huster, chargé du casting du film, remarque Dany Brillant au cours Florent et glisse son nom à l’oreille du réalisateur. Francis Huster l’engage pour une figuration et veut lui faire interpréter une chanson. Dany Brillant saute sur l’occasion et compose au plus vite le tube qui le lancera : "Suzette". Francis Huster, séduit, approuve l’idée. Dany Brillant découvrira pourtant quelques mois plus tard que la chanson et le petit rôle qui lui avaient été confiés ont été éliminés du montage final. Qu’à cela ne tienne, Dany Brillant, fort de ses premières expériences, continue d’écrire et de composer.
Dès l'été 1986, Dany, désormais accompagné d'un petit orchestre (batterie, basse, piano, saxophone) chante Suzette le soir, chanson dont il est l'auteur. La chanson plait beaucoup et a plus de succès que les reprises qu'il interprète[réf. nécessaire]. Il écrit alors d'autres chansons. Son deuxième titre est "Viens à Saint-Germain", qui est un peu ce qu'il vit dans le quartier latin, puis "Y'a qu'les filles qui m'intéressent". Le cabaret devient son laboratoire. Quand les nouveaux titres ne marchent pas, il les abandonne[réf. nécessaire].
Côté théâtre, il participe à un ou deux castings, sans succès. Gagnant sa vie avec la musique, il décide d'arrêter les cours de théâtre et quitte le cours Florent.
Mais Dany est toujours passionné par le cinéma et découvre, dans les salles obscures du quartier latin, les grands réalisateurs italiens et les films d'Orson Welles... Il écrit ses chansons comme de petits scénarii avec, en tête, les images qui pourraient les accompagner. Tous ses clips seront, plus tard, réalisés comme de vrais court-métrages. Parallèlement, il se nourrit toujours des grands auteurs: Sartre, Dos Passos, et de philosophie, qui reviendra souvent dans les textes de son premier album.
Un soir de 1990, un ami de Dany passe au cabaret. "On ne s'était pas vu depuis des années. Il est surpris de me trouver là. Il aime ce que je fais et parvient à faire venir un directeur de maison de disques pour voir le show que j'ai mis cinq ans à monter, à huiler. Il me signe tout de suite, pour trois albums, chez Warner. "
Premier album : C'est ça qui est bon
Dany Brillant a toujours apprécié l’esprit de Saint-Germain et il s’est passionné pour ce quartier où se rencontrent les arts et les hommes, les galeries et les boulevards, les stars et les gens. Ce sont également ces caves où résonnent toujours les noms de Vian, Sartre et Simone de Beauvoir (que l’on rencontrait parfois au café de Flore ou aux Deux Magots), les bars enfumés fourmillant d’intellectuels et d’artistes, qui ont façonné l’univers de Dany Brillant.
C’est donc tout naturellement qu’il a voulu recréer, pour son premier enregistrement, l’ambiance calfeutrée des cabarets de jazz : “Le premier album a été fait de manière intimiste, avec cinq musiciens. Il a été enregistré dans un cabaret, de façon très acoustique, sans arrangements véritables, sans orchestration, un peu à la manière d’un bœuf à Saint-Germain.” Dany Brillant joue de la guitare et compose les dix titres de l’album.
"J'ai enregistré le disque pendant l'été 1991, avec mes musiciens des Trois Maillets, tout en continuant de chanter le soir au cabaret. Je suis arrivé en studio avec mon univers, toutes les chansons étaient déjà écrites. Je n'ai pas fait de reprises, mais j'ai composé en m'appuyant sur une tradition, celle de Saint-Germain-des-Prés et des cabarets de jazz... et aussi en gardant l'esprit de la chanson populaire. Pour moi, la culture c'est les sommes du passé. Nous en sommes les héritiers. Mon goût pour la philosophie, la pensée, l'esprit critique est toujours là, sous une apparence légère, d'insouciance, de chanson de charme."
Ses thèmes de prédilection : les histoires d’amour qui naissent et qui meurent au coin d’une rue, un certain goût du romanesque, le désir éperdu de vivre le présent, la volonté farouche de cultiver l’insouciance de la jeunesse dans un monde pressé et indifférent. “J’utilise un langage très "parlé", avec des mots de tous les jours.” Il ne se veut pas chanteur engagé, mais plutôt troubadour, qui cherche à adoucir, à sa manière, le quotidien des gens : “J’essaie de contribuer à une certaine joie de vivre.” Un grand quotidien français a bien résumé l’homme : “Dany Brillant, c’est au sens propre la joie par la musique”, Le Figaro en date du 11 octobre 1994. Car la musique de Dany Brillant est d’une richesse immense. Au jazz et au rock, il a emprunté les sons incisifs et le rythme frénétique ; au mambo et à la bossa, il a pris la chaleur et la passion.
Le résultat est ample et généreux, plein de vie : “Je me nourris de ces musiques-là, mais je les adapte à ce que je suis, au monde, aux modes, aux sons d’aujourd’hui.” Lorsque sort Suzette en 1991, Dany Brillant tient enfin son grand succès. L’engouement est immédiat. Le clip de Suzette est déjà un film, réalisé par Didier Le Pêcheur, qui tournera la plupart des vidéos suivantes. Les musiciens que l'on y voit sont ceux qui ont collaborés à l'album.
Dany continue les Trois Maillets pendant six mois avant de faire Le Bataclan et une tournée qui n'a pas beaucoup marché. Malgré un album dépassant les 350 000 exemplaires vendus et les singles suivants "Y’a qu’les filles qui m’intéressent" et "Viens à Saint-Germain" qui confirment son succès, Dany Brillant est encore -pour beaucoup- l'homme d'une seule chanson : Suzette.
C'est toi
En 1994, Dany Brillant prépare son deuxième album. Quarante musiciens sont réunis, dont une vingtaine de cuivres et de cordes, pour former un “big band” de latin-jazz. Le chef est le pianiste et vibraphoniste cubain Rembert Egues. Le disque, est intitulé "C’est toi" : “Il est issu d’une influence Rive gauche, des rythmes latins, de la salsa. Dans ce nouvel album, j’évoque la griserie du premier rendez-vous jusqu’à la rupture !”
"Au départ, j'avais les musiques, mais pas de textes. Il est dans la continuité du précédent, sans véritable tube qui se détache. Alain Corneau a utilisé "Redonne-moi ma chance" pour son film "Un nouveau monde". Au passage, c'est lui qui m'a fait découvrir la musique indienne. Comme le premier album a été un succès (double disque d'or en un an et demi), j'ai enchaîné le deuxième très vite... peut-être trop vite. C'est là que je me suis rendu compte qu'il faut vraiment prendre le temps. Musicalement, il y a de l'inspiration, mais je ne suis pas satisfait de tous les textes. Par contre, j'ai pu travailler avec un grand orchestre de latin-jazz, des cuivres, des cordes. Les références sont du côté de Michel Legrand, de Charles Aznavour, avec des orchestrations amples, là où le précédent était fait avec seulement cinq musiciens. Je me suis aperçu ensuite que le côté "cave" plaisait plus que le "big band". On perd une certaine intimité. Je découvrais le métier au fur et à mesure de mes propres expériences."
A la rentrée, Dany Brillant entame sa première grande tournée dans plus de soixante-dix villes françaises : “La scène est l’endroit où je me sens le mieux. Il n’y a plus d’intermédiaires.” En octobre, Dany Brillant s’offre l’Olympia de Paris : “Un rêve que je caresse depuis longtemps” et joue même les prolongations avec quatre dates au Casino de Paris trois mois plus tard. Sur scène, il s’accompagne de dix musiciens et arbore des couleurs éclatantes. Il hypnotise chaque soir son public par son professionnalisme et son aisance, fruit de ses cinq ans de scène aux Trois Maillets. À chaque fois, c’est la fête. En outre, son tour de chant comporte une reprise, "Le poinçonneur des Lilas", un hommage appuyé à Serge Gainsbourg. À cette même époque, "C’est toi" devient double disque d’or. Les singles et les clips extraits de l’album poursuivent l’expression de l’univers cinématographique avec lequel compose Dany Brillant.
Havana
Si toutes les musiques du monde devaient se donner rendez-vous, ce serait immanquablement à Cuba. L’île du métissage des cultures et des religions, des sons et des couleurs, a emporté depuis longtemps le cœur de Dany Brillant. "J'adore la musique latine, son brassage d'influences espagnoles, africaines... Elle me parle. Mon pianiste Rembert Egues, issu d'une grande famille de musiciens cubains m'avait organisé un voyage à Cuba. De retour en France, je n'avais qu'une envie : y retourner pour faire un disque."
C'est à la Havane, pays où mysticisme et sensualité s’entremêlent joyeusement, que Dany ira composer et enregistrer son troisième album sous la direction de Rembert Egues et Alain Pewzner, accompagné de trente musiciens. “Le but depuis le début étant de visiter des cultures et de faire de cette tradition quelque chose d’aujourd’hui. J’étais allé il y a cinq ans à Cuba, j’ai eu le coup de foudre pour cette musique féconde, qui n’était pas très connue ici ; l’utiliser dans la chanson française, c’est moderne !”
"Havana" est un hymne fabuleux à la culture cubaine, dont il exploite toute la richesse. La joie la plus exubérante (Quand je vois tes yeux) cohabite avec la tristesse la plus nostalgique (Dis-moi), et l’amour se teinte parfois d’une lucidité grave (Ronsard 96). Mais la musique est encore et toujours une invitation à la danse (Une fille comme ça) et au voyage (Les parfums de l’Orient). Les rythmes n’en sont pas moins endiablés, et les sonorités, savoureuses, regorgent de chaleur et d’éclat.
L'album devient disque de platine en quelques semaines et le single "Quand je vois tes yeux" fait danser la France entière. Dany reprend le chemin de la scène : “On est parti pour quatre mois, c’est plein partout.” La tournée se prolonge au fur et à mesure des concerts supplémentaires (à Paris, ce sera trois Olympia supplémentaires) et, en avril 1997, il fait l’ouverture du 21è Printemps de Bourges.
"Après cet album, on commence à me regarder d'une autre manière et à penser que je ne suis peut-être pas une étoile filante. La mode latine arrive juste après, avec Ricky Martin, etc. Cela me donne un peu de crédit. D'autres maisons de disques commencent à s'intéresser à moi."
C'est à ce moment que Dany change de maison de disques pour aller chez Columbia.
Nouveau Jour
À chaque album son histoire, à chaque histoire sa mise en scène. Pour son quatrième opus Dany Brillant choisit cette fois un studio en plein cœur de Londres : “C’est la ville du métissage de toutes les musiques que j’aime”. Comme pour Cuba précédemment, Dany avoue avoir planifié les lieux de ses enregistrements depuis plusieurs années déjà ; l’Angleterre était l’une de ces destinations. "On a enregistré l'album à Londres, dans le studio où sont réalisées les grandes musiques de film de John Barry (Wembley), avec des violons, des cuivres. J'avais les disques des Beatles dans la tête, les musiques de films de Lalo Schiffrin, les tablas, les percussions indiennes... "
Le pays des Beatles et de James Bond apporte une touche particulière aux nouvelles compositions et surtout un son neuf. Avec Nouveau Jour, Dany Brillant a réalisé l’album le plus abouti de sa carrière : “C’était la première fois que j’entendais vraiment sur le disque ce que j’avais dans la tête.”
Cette adéquation parfaite se manifeste dans la qualité et la richesse des dix titres de l’album : des colorations musicales variées (Garde la danse avec ses instruments indiens ou Toi et Moi et son ambiance de musique de film), mais aussi un ton nouveau dans les textes tour à tour ironiques (Quand je s’rai beau), critiques (Dieu ; Garde la danse ; Toi et moi) ou introspectifs (Nous avions décidé). "C'est, je pense, avec cet album que j'ai commencé à m'affirmer comme auteur, en accordant plus de temps aux textes. Nouveau Jour est un concept d'album plus social que les précédents. La manipulation, le conditionnement dès l'enfance, les intégrismes, le show biz... l'âge venant, j'avais envie d'aborder des thèmes strictement sentimentaux. C'est un de mes disques préférés, plus rock, plus ironique aussi. J'aime beaucoup Dieu qui est peut-être une de mes plus belles chansons. Elle mériterait d'être aussi connue que Suzette."
Evolution artistique certaine, nouvel état d’esprit aussi : “Pendant les dix dernières années, on a beaucoup conjugué le verbe avoir : posséder, acheter. Aujourd’hui, il serait bien qu’on revienne au verbe être : s’appartenir à nouveau, se recentrer et se retrouver plutôt que d’être conditionné.” En 1999, Dany Brillant est un artiste libre qui aime surprendre ; il a décidé dans cet album de se dévoiler sous un... “nouveau jour”.
La tournée, plus de cent dates, marche très bien. "J'ai un bon groupe, et des morceaux comme Toi et moi qui sont taillés pour la scène. Comme je m'ennuie l'après-midi, je commence à écrire d'autres chansons mais avec une envie de revenir à des choses plus douces, plus tendres, plus près du cœur."
Dolce Vita
Chaque fois que Dany Brillant resurgit au-devant de la scène, c'est pour nous inviter au voyage : hier à Londres, avant-hier à la Havane.
À ses débuts déjà, lorsqu'il n'était encore qu'un tout jeune crooner, Dany Brillant rencontrait le succès avec un premier disque qui avait tout le charme d'un périple, imaginaire et nostalgique, dans le Saint-Germain-des-Prés de l'après-guerre, un pays où les silhouettes d'écrivains, de chanteurs, de comédiens, de jazzmen et de noctambules se croisaient et se saluaient.
Avec "Dolce Vita", ce Frank Sinatra made in France, revient à ses premières amours : à ce bonheur d'exister, objet d'une quête perpétuelle. "Pour moi, l'Italie c'est Saint-Germain-des-Prés. C'est le même esprit, la même poésie et une légèreté semblable", explique Dany. "Ce sont les Américains qui sont à l'origine de ce terme de "Dolce Vita", ajoute-t-il. C'est en Italie, qu'ils ont découvert la gastronomie, les femmes magnifiques, etc. et cette douceur de vivre, cette philosophie qui incite à n'exister que dans l'instant. Il faut toutefois mettre un bémol : en réalité, comme le décrit parfaitement Fellini, sous des dehors insouciants se cachent des tourments, des angoisses et des crises parfois".
Tout au long de sa jeunesse, ce fils de la Méditerranée a cultivé cette fascination pour cette nation où il passait ses vacances en famille, ramenant dans ses bagages de délicieux souvenirs d'enfance. Les voix ritales de Modugno, Mina, Celentano ou Claudio Villa, le cinéma de Visconti, Risi et l'incontournable Fellini, Gassman, De Niro, Al Pacino, Mastroianni, Marlon Brando, Sinatra, Dean Martin, Sophia Loren ... accompagnent ces instants-là. "Et puis, précise-t-il, je me suis rendu compte que tous les artistes français que j'admirais avaient des origines italiennes : Yves Montand, Georges Brassens, Léo Ferré, Lino Ventura, etc. …" Comme il le dit lui-même : "Cet album, c'est mon enfance".
"Pour cet album, j'avais envie de mandolines, de cordes, et de reprendre une chanson que je connais depuis l'enfance: Tu vuo' fa l'Americano. J'ai essayé de privilégier le sentiment, l'émotion, la douceur, le cœur plus que la danse. Les Italiens ont tout ça dans leur culture avec, en plus, le rythme, la douceur de vivre, un besoin de légèreté et de décontraction. Ce n'est pas un hasard si ce sont des Italiens comme Sinatra ou Dean Martin qui ont affiché le "cool" comme une culture dans l'Amérique très conservatrice de leur époque. Ils avaient une classe et une nonchalance extraordinaire."
C'est à Rome que l'enregistrement de ce cinquième opus débute, dans un endroit atypique et spirituel : une crypte d'église aménagée en studio d'enregistrement où se promène le fantôme d'Ennio Moriconne, une gloire locale. Les séances de travail sont orchestrées par Mick Lanaro, un maestro d'origine italienne, évidemment. "Je lui ai soumis des maquettes très abouties, raconte Dany Brillant, mais il a décidé de tout changer. J'avoue que j'ai été très vexé sur le moment. Mais c'est lui qui avait raison. Il a recherché l'élégance, le raffinement à l'italienne". Arrivé au studio, Mick Lanaro demande à l'artiste d'interpréter ses chansons en s'accompagnant simplement à la guitare. Pour étoffer cette base-là, il invite des musiciens italiens pour les mandolines, les cordes et les chœurs. Une partie est enregistrée en France, pour conserver la rythmique des musiciens français. "J'ai eu la chance d'être accompagné par André Ceccarelli, l'un des plus grands batteurs de jazz, et par Jannick Top à la basse."
L'album devient platine rapidement, la tournée qui suit est -encore une fois- un succès. En moins d'un an, ce seront plus de cent dates en province, 3 Olympias, 3 Grands Rex, 2 Théâtre Mogador -tous complets. "Je suis heureux que les choses se fassent de bouche à oreille. Suzette est un peu l'arbre qui cache ma forêt. Mon grand plaisir a toujours été d'aller chercher de nouvelles musiques et de nouvelles rencontres, avec les musiciens et avec le public. Le mien est formidable."
Jazz.... A la Nouvelle-Orléans
Inlassable explorateur des cultures musicales du monde, qui toutes le fascinent et nourrissent son inspiration, Dany Brillant brouille une nouvelle fois les cartes et s'embarque vers une autre direction. Il s'était posé à Rome pour son dernier album, le voici qui investit la Nouvelle-Orléans pour se frotter à un genre difficile: le jazz tendance crooning avec grand orchestre. Section de cuivre qui claque, rythmique qui ronronne, le jazz de Frank Sinatra.
- Il n’y a pas de hasard ; il n’y a que des rendez-vous - Ce n’est pas Dany Brillant qui viendrait aujourd’hui contredire ce fameux dicton, tant l’idée même d’un pèlerinage à la Nouvelle-Orléans aura toujours relevé de l’évidence, du passage obligé, dans l’esprit de celui qui a appris son métier pendant sept ans dans les clubs de Jazz de Saint-Germain des Prés.
"Je sortais d'un album italien qui s'appelait Dolce Vita et je me suis rendu compte que j'avais utilisé beaucoup de rythmiques ternaires qui sont les rythmiques basiques du jazz. En fait, le jazz, c'est ma base musicale, ma culture. Depuis que j'ai 15 ans, je traîne à Saint-Germain-des-Prés, j'écume les clubs de jazz: le Bilboquet, le Montana, les Trois Maillets. Quand je suis arrivé dans les cabarets, je ne connaissais rien. Ce que j'aime dans ce milieu, c'est la tradition orale de la transmission du savoir. J'ai tout appris dans les clubs enfumés. J'ai démarré ma carrière de chanteur professionnel dans ces clubs. Même mon premier succès Suzette avait un parfum jazzy-manouche-swing à la Django. Enregistrer un album de jazz était donc une continuation logique."
Tout a commencé à la Nouvelle-Orléans, ce grand port cosmopolite ouvert à tous les vents. Créée et influencée par la France, la Nouvelle-Orléans a gardé son atmosphère particulière de ville musicale et de mélange de cultures. Une ville où tout le monde chante, danse, rit et tape du pied. C’est dans les rues grouillantes de vie du quartier français qu’un beau jour les tambours de l’Afrique se sont mêlés aux chants d’église, aux plaintes du blues et aux mélodies occidentales pour donner naissance à un genre nouveau qui allait inventer tous les autres : le Jazz.
Des bouges de la Nouvelle-Orléans aux grands orchestres du Cotton Club jusqu’aux caves de Saint-Germain des Prés, le Jazz a fait danser la planète entière. Comme porté par le succès du précédent Dolce Vita (disque de platine) et plus inspiré que jamais, Dany a enfin réalisé son rêve d’aller enregistrer son sixième album dans la ville berceau du Jazz, jadis véritable carrefour ouvert sur le monde, devenu à présent une rare oasis de douceur au cœur d’une Amérique en mal de repères, distillant un art de vivre à l’européenne et un sens de la fête hérités d’un autre temps.
"J’aime beaucoup partir enregistrer à l’Étranger, m’immerger dans un univers nouveau, vivre la vie locale. J'estime qu'il faut vivre dans une ville pour en saisir ses vibrations. Je veux vraiment m'immerger dans la musique qui y fermente, je ne veux pas jouer les touristes. Je deviens alors beaucoup plus créatif" explique-t-il. De là à s’offrir la présence d’une des meilleures formations de Jazz du moment, il y avait une distance que sa bonne étoile l’a aidé à franchir : "J’apprécie depuis longtemps le travail d’Harry Connick Junior. J’ai eu la chance qu’il accepte de me prêter tous les musiciens de son Big Band, notamment le trompettiste Leroy Jones, le contrebassiste Neal Caine, le batteur Arthur II Latin ou le saxophoniste Ned Gould : de grandes pointures du Jazz d’aujourd’hui !".
Histoire d’apporter encore plus d’éclat à son rêve éveillé, les talentueux Matt Lemmler aux arrangements et Tracey Freeman à la réalisation sont venus compléter la prestigieuse équipe. "Ils m’ont appris que le jazz qui a permis à un peuple opprimé de crier son désespoir et sa souffrance était aussi une musique puissante, gaie et subtile surtout grâce à son élément majeur LE SWING !!!" Entre eux, au-delà des supposées frontières de culture et de langage, la magie opère immédiatement, avec pour trait d’union une passion sans limites pour cette musique universelle qu’est le Jazz, véritable matrice de tous les courants musicaux modernes du XXème siècle : "Le jazz est la musique de la liberté". Une complicité naturelle, amicale et chaleureuse s’établit rapidement entre les musiciens et l’auteur compositeur, au point que c’est dans le salon de la maison de style local louée pour l’occasion par le "frenchy", que les titres sont répétés. En toute simplicité, juste avant d’entrer en studio … "J'ai invité tous les musiciens à la maison pour discuter, manger un morceau, faire connaissance et parler musique. De ce fait, quand les enregistrements ont commencé, je n'étais pas simplement leur employeur mais aussi quelqu'un qu'ils connaissaient et dont il respectait l'approche musicale."
Si les chansons ont d’abord été testées auprès de son public lors d’une précédente tournée -"Je travaille à l'ancienne, je façonne mes chansons devant mon public. Je pense qu'il est co-créateur de notre œuvre"- puis consciencieusement peaufinées dans leur écriture, Dany attache une importance primordiale à ce qu’elles soient enregistrées rapidement - en trois jours ! - comme pour capturer l’effervescence qui a entouré leur naissance : "J’ai voulu restituer une spontanéité et une fraîcheur aujourd’hui un peu disparues, pour respecter l’esprit "live" propre au Jazz, celui qui se jouait dans les clubs enfumés de la Nouvelle-Orléans, ces lieux un peu louches, souvent tenus par des gangsters, qui ont en quelque sorte joué un rôle de mécènes pour les pionniers de cette musique, en leur donnant les moyens d’apprendre leur métier…".
Pour autant, il ne s’est jamais tant préparé à des sessions d’enregistrement de toute sa carrière, au point que l’autodidacte qu’il revendique être, a pris des cours de chant : "C’était la première fois de ma vie ! Le Jazz est une musique raffinée, qui exige une grande maîtrise vocale. Pour être à la hauteur, j’ai appris à gommer mes tics, à travailler mon interprétation dans les graves, à la façon des grands crooners…". Perfectionniste dans l’âme, il a également tenu à s’impliquer personnellement dans la réalisation de l’album. Soucieux enfin de conférer à ses chansons un accès simple et direct, il s’est attaché à ciseler des textes aux accents universels et d’une grande humanité, le plus souvent nés de son expérience personnelle. Avec comme toujours chez lui, ce besoin quasi-obsessionnel de faire sonner les mots, comme pour mieux démentir la légende selon laquelle la langue française serait inadaptée au Swing : "Je ne suis pas d’accord ! C’est une langue très riche qui se prête au rythme ternaire du Jazz. Les plus grands, de Trenet à Aznavour, en passant par Bécaud ou Montand l’ont bien compris !".
Il y avait aussi un autre écueil à éviter: celui de la nostalgie. "La nostalgie, ça ennuie tout le monde, moi en premier. Je ne suis pas rétro, j'aime la beauté d'où qu'elle vienne. Si je la trouve dans des musiques d'il y a cinquante ans, je l'exhume, mais au nom de la beauté et des émotions qu'elle est encore capable de créer. C'est notre devoir de maintenir en vie et d'aller rechercher des cultures oubliées. Je ne cherche pas à recréer le passé mais je m'en sers pour éclairer le présent."
Cet album emmènera Dany près de deux ans en tournée dans toute la France, de nombreuses fois dans les mêmes villes pour satisfaire un public désormais trop nombreux pour une seule date. C'est aussi avec cet album que Dany s'offre à plusieurs reprises une ou deux semaines de résidence dans un des temples du jazz à Paris: Le petit journal Montparnasse. Salle hélas trop petite, c'est le Casino de Paris qui ouvrira ses bras à Dany 21 fois en moins d'un an pour accueillir son spectacle et son public.
C'est lors de cette tournée que, pour la première fois depuis le début de sa carrière, Dany enregistre un live audio et vidéo. Tous ses tubes revisités façon big band enchantent un public toujours croissant, la tournée semble ne jamais s'arrêter.
Histoire d'un amour
Histoire d’un amour, c’est l’histoire des deux amours de Dany Brillant : la chanson, et la danse. Sa chanson à lui a voyagé du Saint-Germain jazzy de ses débuts à Jazz à La Nouvelle-Orléans, album sorti il y a trois ans, en passant par les parfums de Havana, la pop londonienne de Nouveau jour, la romance romaine de Dolce Vita… La danse comme il l’aime, c’est ce voyage à deux que l’on appelle, selon le temps et l’endroit, danse de couple ou danse à deux, danse enlacée ou danse sociale… La danse comme il l’aime est latine et jazz, mambo et rumba, swing et fox trot ; havanaise et néo-orléanaise. Deux amours donc qui n’en font qu’un.
Tango, mambo, swing, bossa, rock, slow... Dany décline ces rythmes latino-jazz en 12 chansons qui lui sont chères.
Cet album, couronné d’un Disque de Platine (plus de 350.000 exemplaires vendus), donnera lieu en septembre 2007 à 3 dates exceptionnelles au Palais de Congrès de Paris, où il fait danser plus de 12000 personnes. Puis s’en suivra en 2008 la tournée intitulée Voulez-vous danser avec moi ?, transformant les Zéniths de Province en pistes de danse géantes pour terminer par une date évènement à Paris Bercy.
Puerto Rico
En 2009, l’album « Puerto Rico », permet l’artiste de se classer au sommet des ventes pendant plusieurs mois[réf. nécessaire], avec les titres « Laissez-nous passer » : ode à la révolution et « Je suis jaloux », bachata un rythme qui triomphe en Amérique Latine[réf. nécessaire].
Actualités
Dany passe l’année 2011 sur les planches et devant la caméra. La pièce de boulevard « Mon meilleur copain », de Eric Assous, mise en scène par Jean Luc Moreau, où il interprète le rôle d’un séducteur à la fois manipulateur et mythomane reçoit un excellent accueil du public et se joue plus de 4 mois à Paris. En parallèle, il joue son propre rôle en guest star dans la « Vérité si je mens 3 ».
Principales chansons
- Suzette (cette chanson a été un succès de l'année 1992 et est celle qui l'a fait connaître, elle se classe n°3 en France)
- Y'a qu'les filles qui m'intéressent (n°40 en France en 1992)
- Redonne-moi ma chance
- C'est toi
- Quand je vois tes yeux (n°21 en France en 1996)
- Dieu
- Ma fiancée, elle est partie
- Dans les rues de Rome (célèbre tarentelle reprise dans l'album Dolce Vita, 2001)
- Tant qu'il y aura des femmes (2001, classée n°47 en France en 2002)
- Histoire d'un amour
- Tu vuo' fa' l'americano
- Laissez-nous passer
- Léah
- Viens à Saint-Germain
Anecdotes
- En 1998, pendant un voyage à Naples (Italie), il se met à chanter à la terrasse du café Moreno del toro de la place du château Castel dell'Ovo. Cette représentation soudaine, dictée par son cœur pour les habitants de Naples, lui a valu le surnom Figlio de Napoli (le fils de Naples) [réf. nécessaire]. L'engouement du peuple napolitain pour Dany Brillant est toujours d'actualité et on peut encore entendre Figlio, Figlio de Napoli, Figlio à chacune de ses représentations en Italie [réf. nécessaire].
Albums
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2001 : Dolce Vita - n°9 en France en 2001
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Filmographie
Cinéma
- 1995 : Le Nouveau Monde : Le chanteur
- 1996 : Des nouvelles du bon Dieu
- 2004 : Les seins de ma prof d'anglais : Monsieur Lambert
- 2006 : Changement d'adresse : Julien
- 2008 : Astérix aux Jeux Olympiques : Le goûteur de miroir
- 2008 : Le Grand Alibi : Michel - le chauffeur et factotum de Léa
- 2009 : Fais-moi plaisir ! : Rudolph
- 2012 : La Vérité si je mens ! 3 : Lui-même
Télévision
- 2004 : Les Cordier, juge et flic (Série TV) : Lucas
- 2008 : Roméro et Juliette (Téléfilm) : Patrice Roméro
Théâtre
- 2011 : Mon meilleur copain d'Éric Assous, mise en scène Jean-Luc Moreau, Théâtre des Nouveautés