Base aérienne 217 Brétigny-sur-Orge

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Base aérienne 217 Brétigny-sur-Orge
Image illustrative de l'article Base aérienne 217 Brétigny-sur-Orge
Cocarde
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Coordonnées 48° 35′ 36″ N 2° 19′ 56″ E / 48.593442, 2.33223448° 35′ 36″ Nord 2° 19′ 56″ Est / 48.593442, 2.332234  
Altitude 82 m (270 ft)

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Base aérienne 217 Brétigny-sur-Orge
Pistes
Direction Longueur Surface
05/23 3 000 m (9 843 ft) béton
11/29 2 200 m (7 218 ft) béton
Informations aéronautiques
Code OACI LFPY
Type d'aéroport Militaire
Gestionnaire Armée de l'air
Cartes SIA VAC

La base aérienne Brétigny-sur-Orge « Colonel Brunet » est une ancienne base aérienne de l'Armée de l'air française, située au sud de Paris sur la commune de Brétigny-sur-Orge dans le département de l'Essonne.

Historique[modifier | modifier le code]

Les premières fondations de la base Aérienne 217 sont posées en 1938[1]. Cette année là, les autorités décident de construire un camp d'aviation militaire à Brétigny-sur-Orge. Pendant l'occupation, les soldats allemands réalisent les premières infrastructures aéronautiques dont deux pistes en béton, la plus courte étant encore visible de nos jours. Constituant une cible stratégique, elle est sévèrement bombardée par les Alliés.

La guerre à peine achevée, le Centre d'Essais en Vol s'implante sur l'aérodrome en octobre 1945, il sera à l'origine du rayonnement international de Brétigny-sur-Orge. En 1949 débute la construction de la plus grande piste d'Europe : 3000 mètres de long sur 100 mètres de large. Elle sera le tremplin d'exploits d'aviateurs qui marquèrent le site de leur empreinte : René Leduc, Constantin Rozanoff, Maryse Bastié, Jacqueline Auriol...

En 1962, le CNES (Centre National d'Etudes Spatiales) y installe ses services techniques. Le site reçoit la visite du Général De Gaulle en 1965. En 1966 le Centre Spatial de Brétigny est créé pour gérer les satellites dès leur lancement et assurer leur suivi sur orbite. Parallèlement à ces activités, le CEV prend de l'ampleur : un laboratoire de médecine aérospatiale y est implanté. Il est équipé d'un caisson d'altitude et d'une centrifugeuse qui permettent d'effectuer des tests physiologiques sur les pilotes d'essais. Le site se répartie alors sur 750 hectares.

Eurocontrol, l'agence de contrôle aérien s'y installe ensuite tout comme l'Institut National de Recherche Agronomique. Le site prend donc de l'ampleur et emploi 2000 personne soit le premier employeur local.

C'est en 1976 que le lieu est appelé Base Aérienne 217 avec l'implantation de l'Armée de l'Air.

Mais le site ne sert pas qu'à l'aviation, en effet des sons étranges se font entendre et ils ne correspondent pas aux traditionnels avions militaires. Matra y fait des essais de glissance sur la piste avec une Mercedes, Peugeot y fait rouler ses voitures de courses et Henri Pescarolo effectue des tests aérodynamiques avec ses pilotes, dont Sébastien Loeb.

Ayant pendant de nombreuses années abrité le Centre d'essais en vol de Brétigny-sur-Orge, la BA 217 n'abrite plus d'unités navigantes en 2007.

En juillet 2008, le gouvernement a décidé de la fermeture à partir de 2011 de cette base (2009 pour le CEV)[2] et de n'y maintenir que le service de santé qui sera renforcé.

Le 26 juin 2012 la cérémonie de dissolution de la Base Aérienne 217 Colonel Félix Brunet s'est tenue sous la direction du général Jean-Paul Paloméros, chef d'état-major de l'armée de l'air.

La base aérienne sert notamment aux entraînements militaires de l'armée pour le défilé du 14 juillet.

Les records de la base aérienne de Brétigny-sur-Orge[modifier | modifier le code]

  • 1946 : Vol du premier avion français à réaction.
  • 1948 : Première éjection en plein vol.
  • 1949 : Essai du premier hélicoptère français.
  • 1952 : Le mur du son est franchi pour la première fois avec un avion français.

Reconversion[modifier | modifier le code]

Suite à la fermeture de la base, 300 des 750 hectares du site sont cédés à l'euro symbolique aux collectivités territoriales qui prévoient d'y développer des activités économiques. Le reste du terrain demeure la propriété de l'État qui y maintient une zone de vie, y développe le centre de l'Institut de recherche biomédicale des armées et conserve une piste comme espace logistique destiné à répondre aux exigences du plan Neptune (organisation des secours en cas de crue de la Seine à Paris)[3],[4].

En juin 2014 s'installe une école de pilotage de drones[5],[6]. En effet, le pilotage de ces appareils nécessite à la fois des connaissances techniques et réglementaires[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Livret d'accueil de la BA 217 http://www.anciens-aerodromes.com/upload/livret_accueil_2009_3r.pdf
  2. http://www.gouvernement.fr/sites/default/files/legacy/24_07_Modernisation_de_la_Defense_nouveau_dispostifif_territorial.pdf
  3. « 1025. 15 mars 2012 : signature du CRSD de la base aérienne de BRETIGNY-SUR-ORGE (Essonne) », sur Restructurations de défense (consulté le 8 avril 2013)
  4. Carte sur le site de la préfecture de l'Essonne.
  5. « BA 217 : Les projets prennent leur envol ! », Vivre à l'agglo, no 70,‎ juin 2014, p. 10 à 13 (lire en ligne).
  6. « Site officiel de Drones-center, centre de formation de pilotage de drones »
  7. Laurent Denis, « Game of Drones : condamné pour vol. », sur village-justice.com,‎ 22 mai 2014 (consulté le 5 septembre 2014).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens internes et articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]