Patrick Tort

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Patrick Tort, né le 5 février 1952 à Privas (Ardèche), est un philosophe, linguiste, historien des sciences et théoricien de la connaissance français, fondateur de l’Institut Charles Darwin International. Il a notamment révélé et analysé la dimension anthropologique de l’œuvre de Darwin, dont il a profondément renouvelé l’étude dans la sphère francophone [1]. Il est le créateur d’une réforme méthodologique de l’histoire des idées à laquelle il a donné le nom d’Analyse des complexes discursifs[2]. La réflexion de Patrick Tort est présentée comme s'inscrivant dans le cadre de la pensée marxiste[3], courant de pensée auquel il a consacré lui-même plusieurs ouvrages.

Il a publié et dirigé de nombreux ouvrages consacrés à Darwin dont le Dictionnaire du darwinisme et de l’évolution (lauréat de l’Académie des sciences) et a entrepris la traduction complète des Œuvres de Darwin en trente-cinq volumes aux Éditions Slatkine.

Patrick Tort a également assuré la direction scientifique de l’exposition Darwin de l’Institut Charles Darwin international et du film Darwin et la science de l’évolution réalisé par Valérie Winckler.

Il est officier des Arts et des Lettres et lauréat du prix Philip-Morris 2000 d'histoire des sciences pour l'ensemble de son œuvre.

Formation universitaire[2][modifier | modifier le code]

Les années de formation[modifier | modifier le code]

Issu du milieu ouvrier, il fait ses études primaires au collège Rémy-Belleau de Nogent-le-Rotrou, dans le Perche, où il acquiert très vite une réputation de surdoué[4]. Son père, agent des télécommunications, ayant fait le choix de poursuivre sa carrière au Maroc, le jeune garçon, à partir de 1961, achèvera ses études primaires à l’école André-Chénier de Rabat, et fera ensuite ses études secondaires au lycée Goureau, puis au lycée Descartes, où il se passionne pour l’analyse littéraire et devient l’élève du chef de chœur et compositeur Louis Péraudin, qui lui apprend le chant. À l’âge de 13 ans, il prépare un travail de recherche sur la critique littéraire en France au XIXe siècle, et à 15 ans un projet de thèse sur Diderot. Il s’intéresse en même temps au dessin et aux sciences naturelles. De retour du Maroc en 1968, il retrouve Nogent-le-Rotrou et son ancien collège, devenu lycée, où il remplace un professeur de lettres malade et prépare ses propres condisciples au baccalauréat. En possession de ce diplôme, il entre en 1969 en classe préparatoire au lycée Louis-le-Grand de Paris, où il développe sa pratique de l’analyse textuelle auprès du linguiste guillaumien et hispaniste Henri Larose et du philosophe André Pessel. En 1971, il s’inscrit à la Sorbonne, mais travaille seul et réussit tous ses examens et concours : entrée à l’Institut de Préparation aux Enseignements du Second Degré, licence, maîtrise, CAPES, agrégation de lettres, en même temps qu’il écrit sur Diderot et le XVIIIe siècle, assiste au séminaire de Michel Foucault au Collège de France, rencontre Jacques Derrida, fréquente son séminaire et participe au lancement de la revue Digraphe. Il figure dans les annales de l’Agrégation (1974) pour avoir obtenu le premier 19 sur 20 de l’histoire du concours lors de l’épreuve de la Grande Leçon. C’est au cours de l’été 1974 qu’il rejoint sur la côte méditerranéenne l’écrivain Louis Aragon, avec lequel il demeurera lié, et avec qui il partagera ce qui lui reste d’intérêt pour la littérature[5].

Enseignement et recherches[modifier | modifier le code]

Après une année d’enseignement secondaire au lycée de Bondy (93), Patrick Tort soutient en 1975 une thèse de doctorat de IIIe cycle en littérature française consacrée à l’origine historique et textuelle du Paradoxe sur le comédien de Diderot, qu’il met en lumière en répondant à une question que la communauté des spécialistes se posait depuis le siècle précédent. En même temps, il met en évidence, chez Diderot, les modalités de ce qu’il nommera « l’irruption du matérialisme en esthétique »[6]. On attend de lui, à l’époque, une véritable carrière de spécialiste des Lumières. À la fin de l’année, devant répondre à ses obligations militaires, il s’envole pour la Côte d'Ivoire, où il enseigne la littérature à de futurs professeurs en formation à l’École normale supérieure d’Abidjan. Il y rencontre Paul Desalmand, avec lequel il réalise plusieurs ouvrages pédagogiques pour les éditions Hatier.

De retour à Paris en 1977, il est professeur chargé de cours d’agrégation en littérature comparée dans les Écoles normales supérieures de Cachan (ENSET) et de Saint-Cloud (1978-1979). Ce sont ses dernières contributions connues à l’enseignement des lettres, qu’il a toujours enrichi des méthodes et des concepts issus de sa culture philosophique et linguistique, et de son immersion dans les sciences sociales. En 1980 – à 28 ans –, il obtient avec la mention la plus élevée son doctorat d’État de philosophie et de linguistique en soutenant une thèse en trois volumes sur les théories de l’écriture et du langage du XVIIe siècle au XIXe siècle. Le premier volume est l’édition savante de l’Essai sur les hiéroglyphes des Égyptiens de William Warburton, parue deux ans avant sa soutenance et comportant une préface de Jacques Derrida. Cette étude érudite, qui se poursuit avec La Constellation de Thot (hiéroglyphe et histoire), paru en 1981, révèle au sein de l’égyptologie pré-champollionienne une compréhension du rapport entre pouvoir politique et usage des représentations symboliques que Patrick Tort ne perdra jamais de vue. C’est à cette époque également qu’il publie la première édition de son livre L’Ordre et les Monstres et qu’il se lie d’amitié avec le philosophe et sociologue Henri Lefebvre (1901-1991), venu en auditeur assister à sa soutenance de thèse, et avec lequel, en dépit du demi-siècle qui les sépare, il publiera un livre six ans plus tard.

Marié en 1980, Patrick Tort repart pour la Côte d’Ivoire sur la sollicitation des autorités ivoiriennes afin d’y mettre sur pied un institut de formation à la recherche qu’il juge indispensable à l’autonomisation réelle des universités d’Afrique noire. Malgré les assurances qui lui ont été données, il ne trouve à son arrivée que la volonté de lui faire assumer la direction pédagogique de l’enseignement philosophique à l’École normale supérieure d’Abidjan. Il y crée néanmoins un séminaire d’histoire des sciences en même temps qu’il écrit La Pensée hiérarchique et l’Évolution, premier gros volume qu’il destine à l’illustration de sa méthode d’analyse des complexes discursifs. Sa conférence d’Abidjan sur Darwin et la morale est ainsi, en 1980, la première explication publique de son concept d’effet réversif de l’évolution : « La sélection naturelle, principe directeur de l’évolution impliquant l’élimination des moins aptes dans la lutte pour l’existence, sélectionne dans l’humanité une forme de vie sociale dont la marche vers la "civilisation" tend à exclure de plus en plus, à travers le jeu lié de la morale et des institutions, les comportements éliminatoires. En termes simplifiés, la sélection naturelle sélectionne la civilisation, qui s’oppose à la sélection naturelle »[7].

Chercheur indépendant[modifier | modifier le code]

Indifférent à la carrière et peu enclin au conformisme institutionnel, Patrick Tort entre alors dans une voie résolument personnelle. De retour à Paris en 1982, il crée son propre séminaire d’analyse des complexes discursifs dans le cadre du tout nouveau Collège international de Philosophie, où il parle, entre 1982 et 1984, devant un auditoire prestigieux, de l’histoire de la classification. Il en tirera La Raison classificatoire, second gros volume illustrant les capacités de sa méthode. À partir de 1984, suite au succès de La Pensée hiérarchique et de ses thèses sur Darwin, il entame une longue carrière de conférencier et d’auteur. En même temps, il s’attaque à ce qui lui paraît être une dénaturation triviale de la pensée de Darwin – les dérives vulgarisées de la sociobiologie américaine – et il montre sa source véritable dans l’évolutionnisme philosophique d’Herbert Spencer. Son livre Misère de la sociobiologie (1985) réunit plusieurs contributions critiques visant cette théorie, parmi lesquelles figurent celles d’un jeune anthropologue du nom de Georges Guille-Escuret, qui deviendra le spécialiste français du cannibalisme.

Le Dictionnaire du darwinisme[modifier | modifier le code]

Patrick Tort conçoit alors le projet d’une encyclopédie mondiale du darwinisme qui réunirait également toutes les connaissances issues de la biologie et des sciences humaines possédant un lien direct ou indirect avec la naissance et les développements du transformisme. Il en commence seul la réalisation en 1986, avant même d’avoir signé l’accord de publication avec les Presses universitaires de France. Ce travail, unique au monde, réunit les spécialistes les plus renommés autour des concepts anciens et modernes des théories de l’évolution, et livre en même temps une histoire du « darwinisme » pays par pays et des notices individuelles sur les auteurs cités par Darwin. Il paraîtra en trois volumes (près de 5000 pages) en 1996 et sera couronné du prix Henri de Parville de l’Académie des sciences peu de temps après sa présentation publique, le 12 janvier, au Muséum de Paris. Patrick Tort est personnellement l’auteur d’environ 2 250 notices au sein de cet ouvrage de référence qui revendique sa qualité d’encyclopédie. Pendant cette période d’intense activité, il a en outre organisé deux grands congrès internationaux : « Darwinisme et société » (1991) et « Pour Darwin » (1997), le premier destiné à élargir l’analyse critique du « darwinisme social » dans le monde, l’autre à organiser l’explication de la théorie darwinienne et de son actualité scientifique face au retour du créationnisme et de ses nombreux avatars néo-providentialistes.

L’Institut Charles Darwin International[modifier | modifier le code]

Soucieux de ne pas voir se dissoudre la compétence collective qui s’est rassemblée autour de la réalisation du Dictionnaire, Patrick Tort décide la création de l’Institut Charles Darwin International (ICDI), qui voit le jour en mars 1998. L’axe de ses travaux est la réalisation en langue française des Œuvres complètes de Charles Darwin en 35 volumes aux éditions Slatkine / Champion, chaque volume étant précédé d’une imposante préface historique et d’analyses. C’est dans ce cadre qu’il publie l’édition du Bicentenaire (2009, 200e anniversaire de la naissance de Darwin) de la version définitive de L’Origine des espèces, dont la préface étudie dans le détail les vingt années de gestation de la théorie. Pour cet énorme chantier, Patrick Tort s’est adjoint la collaboration de Michel Prum, professeur à l’université de Paris-VII, qui recrute et coordonne les équipes de traduction et participe avec lui aux contrôles finaux.

La question de l’émergence[modifier | modifier le code]

Au cours de la réalisation du Dictionnaire, Patrick Tort a noué une relation de profonde amitié et d’échanges avec le biochimiste espagnol Faustino Cordón (1909-1999) ainsi qu’avec ses deux principaux collaborateurs biologistes, sa fille, Teresa Cordón, et Chomin Cunchillos. La théorie des « unités de niveau d’intégration » du vivant développée par Cordón, son identification du rôle biologique et évolutif fondamental des protéines globulaires, son immense travail sur l’évolution du métabolisme cellulaire déterminent Patrick Tort, au terme de plusieurs années de discussions, à tenter d’expliquer, en collaboration avec Chomin Cunchillos, les points majeurs d’une théorie du vivant qui s’attaque directement à l’un des principaux points aveugles de la biologie contemporaine : la question de l’émergence. Cordón participe ainsi au premier congrès international (1991), mais c’est durant le second que des aspects fondamentaux de sa théorie sont exposés. Au cours de ce congrès de 1997, Patrick Tort provoque la rencontre de Chomin Cunchillos et de Guillaume Lecointre, du Muséum national d'histoire naturelle. Il en résultera quelques années plus tard la validation par l’analyse cladistique des thèses de Cordón, décédé en 1999. Parallèlement, Cunchillos prépare avec Tort une explication biochimique et épistémologique de la « théorie des niveaux ».

Soucieux en même temps de ce qu’il nomme le « partage étendu des connaissances scientifiques », Patrick Tort produit en l’an 2000 l’Exposition Darwin, qui sera un support très utilisé pour l’initiation du public à une connaissance exacte de la pensée et de l’œuvre scientifiques de Darwin. C’est à partir d’elle que sera réalisée en 2009 l’exposition « Dans les pas de Charles Darwin », organisée par la Ville de Paris et l’ICDI au parc de Bagatelle, et dont il sera le commissaire scientifique. C’est en l’an 2000 également que, dans le Salon présidentiel du Sénat, il reçoit le prix Philip-Morris d’histoire des sciences, décerné pour la première fois dans cette discipline, pour ses travaux sur le darwinisme et pour l’ensemble de son œuvre.

En 2003, Valérie Winckler réalise le film Darwin et la Science de l'évolution, coproduit par TransEuropeFilms et Arte, d’après le livre de même titre que Patrick Tort a fait paraître trois ans auparavant.

Les années 2000 ont vu la parution sous sa plume de plus de vingt livres. C’est à cette époque aussi qu’il découvre l’existence à Montrichard (Loir-et-Cher) des archives du docteur Victor-Marie Legros, ancien député et biographe de l’entomologiste Jean-Henri Fabre, sur lequel il publie en 2002 un livre qui pour la première fois effectue une critique scientifique de son œuvre. C’est grâce à son intervention que le Muséum national d'Histoire naturelle put accéder à ces archives et en dupliquer de nombreux éléments.

Chercheur au Muséum depuis 2002, après deux années passées au CNRS, officier des Arts et des Lettres (2013), Patrick Tort partage désormais son temps entre le développement de l’ICDI, son édition intégrale de Darwin et l’élaboration de sa méthode d’analyse historique des systèmes de pensée.

L’analyse des complexes discursifs[modifier | modifier le code]

Patrick Tort a placé au centre de sa réflexion les interactions entre les champs de connaissance ainsi que les rapports entre science, croyance et pouvoir à différents moments de l’histoire des sociétés. L’un de ses objectifs premiers est de découvrir les forces qui agissent par exemple au cours de l’affranchissement d’une « science » (ou de ce qui va devenir une science) par rapport à l’emprise antérieure de la métaphysique et de la théologie. C’est ainsi qu’il a pu montrer dès 1980, à partir de la préhistoire de la tératologie (science des monstres), que dans un contexte de forte domination de l’autorité des dogmes religieux, aucune volonté de connaissance objective ne se libère de l’emprise théologico-métaphysique sans une « négociation » particulière qui prend d’abord la forme d’une soumission apparente à la croyance dominante, tout en visant en fait à l’exclure du champ de l’investigation des causes : les monstres étant des créatures imparfaites et le plus souvent non viables, Dieu ne peut être leur cause directe, car il ne saurait, dans sa perfection, avoir créé des organismes manifestant un plan de vie condamné à l’échec (argument de Louis Lémery au XVIIIe siècle pour fonder une science purement mécanique des monstruosités anatomiques). De même, Darwin, dans L’Origine des espèces, insiste constamment sur l’imperfection des adaptations, ou sur l’inutilité, voire la nocivité des organes rudimentaires, ou encore sur la terrible cruauté qui règle les rapports entre les animaux dans la nature, pour démontrer qu’un Dieu bienveillant et parfait ne saurait en être responsable. Ce faisant, Darwin libère l’accès à la recherche des « causes secondaires », c’est-à-dire ouvre la voie à une connaissance exclusivement immanente, affranchie du « contrat de parole » qui régissait les rapports habituels entre l’histoire naturelle et la religion. Pour Patrick Tort, le matérialisme, caractérisé comme « condition méthodologique de la science », repose ainsi sur une « ontologie de l’imparfait », qu’il dévoile et qu’il impose.

Une part importante du travail de Patrick Tort a été et demeure l’étude du mode de comportement de l’idéologie dans son rapport avec ce qui et avec ce que construit la science. Il est plus proche à cet égard de Georges Canguilhem – tout en rejetant l’expression selon lui inacceptable de « philosophie des sciences » – que de Michel Foucault, dont il apprécie par ailleurs le talent mais critique les concepts descriptifs (notamment celui de « formation » ou de « configuration » discursive) qui évoquent selon lui des ensembles clos ou au moins délimitables, ne rendant pas compte de la dynamique réelle des phénomènes de discours, dont le propre est de s’articuler autour d’enjeux qui eux-mêmes se déplacent : « Un nouveau découpage du savoir ou de la périodisation n’est pas plus une révolution théorique que ne l’est le fait de changer sur un objet l’angle d’incidence du regard en faisant, simplement, un pas de côté. L’unité d’un corpus de discours n’est jamais absolument close, ni absolument délimitable, car ce qui en règle l’apparition et la disparition n’est pas de l’ordre du commencement absolu et de l’extinction définitive, mais de l’ordre de la résurgence opportune et de la mise en sommeil plus ou moins prolongée. » Pour Patrick Tort, l’un des objets de l’Analyse des complexes discursifs est d’étudier, dans une relation toujours vigilante avec les situations historiques, les rapports qui se nouent entre l’historicité de la science, créatrice de nouveauté, et la transhistoricité réitérative de l’idéologie, dont le mode d’être discursif fondamental n’est pas l’invention, mais le remaniement[8]. « Réussir, donc, là où Foucault a échoué, mais en étant à même de produire les raisons de cet échec : tel pourrait être l'un des paris, mais non certes le seul, de l'Analyse des Complexes Discursifs », déclare-t-il sur un site d’actualité scientifique[9]. Articulant théorie de l’évolution (Darwin), théorie de l’histoire (Marx) et théorie du sujet (Freud) dans le cadre renouvelé qu’il propose pour l’observation des comportements discursifs, Patrick Tort entend fonder, contre Popper d’une part et contre une certaine pratique mondaine et décorative de la philosophie de l’autre, une nouvelle objectivité dans le champ des sciences dites « humaines ».

Publications[modifier | modifier le code]

Ouvrages (liste non exhaustive)[modifier | modifier le code]

  • Warburton, Essai sur les hiéroglyphes des Égyptiens. Édition savante, précédée de « Transfigurations : archéologie du symbolique », par P. Tort, Paris, Aubier, 1978, 408 p.
  • Physique de l’État (examen du Corps politique de Hobbes), Paris, Vrin, 1979, 72 p.
  • Sciences humaines et philosophie en Afrique (avec P. Désalmand), Paris, Hatier, 1979, 399 p. (épuisé. Disponible à l’ICDI).
  • L’Origine du Paradoxe sur le comédien. La partition intérieure, Paris, Vrin, 1980, 76 p.
  • Évolutionnisme et linguistique, Paris, Vrin, 1980, 121 p.
  • Maupertuis, Vénus physique. Lettre sur le progrès des sciences, précédé de « L’ordre du corps », par P. Tort, Paris, Aubier, 1980, 171 p.
  • La Constellation de Thot (hiéroglyphe et histoire), Paris, Aubier, 1981, 156 p.
  • A. et A. Schott, Contes roumains, traduits de l’allemand par D. Modigliani, et précédés de « La patience du désir. Programme d’une autre analyse des contes », par P. Tort, Paris, Maisonneuve et Larose, 1982, 324 p.
  • La Querelle des analogues (Cuvier / Geoffroy Saint-Hilaire), Plan de la Tour, Éditions d’Aujourd’hui, 1983, 301 p. (épuisé).
  • La Pensée hiérarchique et l’évolution, Paris, Aubier, 1983, 556 p.
  • Être marxiste aujourd’hui, précédé de « Lukács 1955 », par Henri Lefebvre, Paris, Aubier, 1986, 156 p.
  • Herbert Spencer, Autobiographie (naissance de l’évolutionnisme libéral), précédé de « Spencer et le système des sciences », Paris, PUF, 1987, 550 p. (épuisé).
  • Marx et le problème de l’idéologie, Paris, PUF, 1988, 147 p. (épuisé). Nouvelle édition, L’Harmattan, 2006. Postface de Bernadette Menu.
  • La Raison classificatoire, Paris, Aubier, 1989, 572 p.
  • L’Homme, cet inconnu ? Alexis Carrel, Jean-Marie Le Pen et les chambres à gaz, Paris, Syllepse, 1992, 56 p. (avec L. Bonnafé).
  • L’Animal écran (avec P. Lacoste et J.-A. Fieschi), Paris, Éditions du Centre Georges Pompidou, 1996, 96 p.
  • Spencer et l’évolutionnisme philosophique, Paris, PUF, « Que sais-je ? », novembre 1996, 128 p. Épuisé. Disponible sur demande à l’ICDI.
  • Darwin et le darwinisme, Paris, PUF, collection « Quadrige » n°239, 1997, 128 p.
  • L’Ordre et les monstres (Le débat sur l’origine des déviations anatomiques au XVIIIe siècle), Paris, Syllepse, 1998, 250 p. (2e édition).
  • Darwin e il darwinismo, Rome, Editori riuniti, 1998, 142 p.
  • Charles Darwin, La Filiation de l’Homme et la sélection liée au sexe, Paris, ICDI/Syllepse, 1999, 826 p. (direction scientifique de la traduction). Précédé de P. Tort, « L’anthropologie inattendue de Charles Darwin ». Réédition chez Slatkine en 2012.
  • Darwin et la science de l’évolution, Gallimard, « Découvertes », 2000, 160 p.
  • Charles Darwin, The Scholar who changed Human History, Londres, Thames & Hudson, 2001, 160 p.
  • Darwin and the Science of Evolution, New York, Abrams, 2001, 160 p.
  • Darwin e a ciência da evolução, Rio de Janeiro, Objetiva, 2004, 160 p.
  • Para leer a Darwin, Madrid, Alianza, 2001, 128 p.
  • L'antropologia di Darwin, Rome, Il Manifesto, 2001, 176 p.
  • Charles Darwin, La Formation de la terre végétale par l’action des vers de terre, avec des réflexions sur leurs habitudes, Paris, ICDI/Syllepse, 2001, 300 p. (direction scientifique de la traduction). Précédé de P. Tort, « Un regard vers la terre ».
  • Fabre. Le miroir aux insectes, Paris, Vuibert / Adapt, 2002, 352 p.
  • La Seconde Révolution darwinienne (Biologie évolutive et théorie de la civilisation), Paris, Kimé, 2002, 140 p.
  • Darwin et la philosophie, Paris, Kimé, 2004, 78 p.
  • Darwin et le darwinisme, Paris, PUF, collection « Que sais-je ? » n°3738, 2005, 128 p.
  • Charles Darwin, Esquisse au crayon de ma théorie des espèces (Essai de 1842), Genève, éditions Slatkine, 2007, 160 p. (direction scientifique de la traduction). Précédé de P. Tort, « Un manuscrit oublié ». Premier volume paru (tome 10) aux éditions Slatkine de l’intégrale des Œuvres de Darwin.
  • Charles Darwin, La Variation des animaux et des plantes à l'état domestique, Genève, éditions Slatkine, 2008, 956 p. (direction scientifique de la traduction). Précédé de P. Tort, « L'épistémologie implicite de Charles Darwin ». Deuxième volume paru (tomes 21-22) aux éditions Slatkine de l’intégrale des Œuvres de Darwin.
  • L'Effet Darwin. Sélection naturelle et naissance de la civilisation, Paris, Seuil, « Science ouverte », 2008, 234 p.
  • Darwin n'est pas celui qu'on croit, Paris, Le Cavalier bleu, 2010, 192 p.
  • Charles Darwin, L'Origine des espèces par le moyen de la sélection naturelle, Genève, éditions Slatkine, 2009, 694 p. (direction scientifique de la traduction). Troisième volume paru (tome 17) aux éditions Slatkine de l’intégrale des Œuvres de Darwin. Et Paris, éditions Honoré Champion, 2009, 918 p. pour l'édition de poche.
  • Darwin et la Religion (La conversion matérialiste), Paris, Ellipses, 2011, 552 p.
  • Charles Darwin, Journal de bord [Diary] du voyage du Beagle [1831-1836], Genève, éditions Slatkine, 2011, 623 p. (direction scientifique de la traduction). Première traduction française. Précédé de P. Tort, avec la collaboration de Claude Rouquette, « Un voilier nommé Désir ». Quatrième volume paru (tome 1) aux éditions Slatkine de l’intégrale des Œuvres de Darwin. Et Paris, éditions Honoré Champion, 2012, 832 p. pour l'édition de poche.
  • Darwinisme et marxisme, Paris, Les éditions arkhê, 2011, 552 p.
  • Charles Darwin, La Filiation de l’Homme et la sélection liée au sexe, Genève, éditions Slatkine, 2012, 820 p. (direction scientifique de la traduction). Précédé de P. Tort, « L’anthropologie inattendue de Charles Darwin ». Cinquième volume paru (tomes 23-24) aux éditions Slatkine de l’intégrale des Œuvres de Darwin. Et Paris, éditions Honoré Champion, 2013, 1100 p. pour l'édition de poche.
  • Charles DARWIN, Zoologie du voyage du H.M.S. Beagle. Première partie : Mammifères fossiles, Genève, éditions Slatkine, 2013, 235 p. (direction scientifique de la traduction). Précédé de P. Tort, « L’ordre des successions ». Sixième volume paru (tome IV, 1) aux éditions Slatkine de l’intégrale des Œuvres de Darwin.


Principaux ouvrages dirigés[modifier | modifier le code]

  • Misère de la sociobiologie (dir.), Paris, PUF, 1985, 191 p.
  • Darwinisme et société (dir.), Paris, PUF, 1992, 700 p.
  • Dictionnaire du darwinisme et de l’évolution (dir.), Paris, PUF, 1996, 3 vol., 5000 p. Ouvrage couronné par l’Académie des Sciences.
  • Pour Darwin (dir.), Paris, PUF, 1997, 1100 p.

Revues[modifier | modifier le code]

  • Darwin et sa légende, "Entrevue" dans Revue Gruppen n°8, Gruppen Éditions, 2014.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire du darwinisme et de l’évolution (dir.), Paris, PUF, 1996, 3 vol., 5000 p. Ouvrage couronné par l’Académie des Sciences
  2. a et b Site officiel de Patrick Tort
  3. Plus précisément, Cédric Grimoult le qualifie d'« idéologue marxiste » Marxistes contemporains et évolutionnisme, Cédric Grimoult, Communisme 67-68, 2001, p. 150
  4. [1]
  5. [Who’s Who 2012.]
  6. [P. Tort, « L'irruption de la lucidité dans l'art », dans J.-P. Changeux (dir.), La Lumière au siècle des Lumières & aujourd'hui, Paris, Odile Jacob, 2005.]
  7. [Darwin et le Darwinisme, PUF, 1997. 4e éd. 2013.]
  8. [La Seconde Révolution darwinienne (Biologie évolutive et théorie de la civilisation), Paris, Kimé, 2002]
  9. [Extrait du texte écrit pour la brochure de présentation du prix Philip-Morris 2000 d'Histoire des Sciences, décerné à Patrick Tort le 12 juillet 2000 au Sénat. Futura-Sciences http://www.futura-sciences.com/fr/doc/t/philosophie/d/reinstruire-et-partager_143/c3/221/p1/]