Saint-Étienne-de-Serre

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Saint-Étienne-de-Serre
L'église Saint-Étienne.
L'église Saint-Étienne.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Privas
Canton Saint-Pierreville
Intercommunalité Communauté de communes d'Eyrieux aux Serres
Maire
Mandat
Nathalie Malet-Torres
2014-2020
Code postal 07190
Code commune 07233
Démographie
Gentilé Serrous
Population
municipale
213 hab. (2011)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 48′ 08″ N 4° 32′ 28″ E / 44.8022222222, 4.54111111111 ()44° 48′ 08″ Nord 4° 32′ 28″ Est / 44.8022222222, 4.54111111111 ()  
Altitude Min. 271 m – Max. 974 m
Superficie 16,52 km2
Localisation

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Saint-Étienne-de-Serre

Saint-Étienne-de-Serre, appelée le plus souvent Serres, est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Rhône-Alpes.

Les habitants sont appelés les Serrous et les Serrouses[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située à 30 kilomètres de Privas, du Cheylard et de la vallée du Rhône. Vue sur les Alpes.

Topographie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville est traversée par la Glueyre, l'Auzène et l'Orsane.

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Gluiras Saint-Sauveur-de-Montagut Rose des vents
Saint-Pierreville N Pranles
O    Saint-Étienne-de-Serre    E
S
Issamoulenc Ajoux Creysseilles

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIIIe siècle, le hameau de Serrettes, perché au-dessus de la vallée d'Auzène, est un fief du comte de Valentinois. En 1258, une bulle du Pape confirme que l'église de Saint Étienne de Serres et ses dépendances appartiennent au prieuré de Charay (Privas), rattaché au Puy.

Au milieu du XVe siècle, nous savons par les "estimes" de 1464 que 33 feux y sont établis, soit environ 150 habitants. L'agriculture y est déjà développée : les châtaigniers, les chèvres et les porcs, le blé, le vin et le seigle nourrissent ses habitants; des moulins sont déjà présents. Le lent travail d'aménagement des pentes a alors commencé et conduira aux paysages de terrasse et de châtaigneraies d'aujourd'hui. On y trouve quelques maisons fortes, dont le « château Bernard », à Freydier.

Au XVIe siècle, les habitants de Serres passeront à la Réforme protestante et en subiront les vicissitudes jusqu'à la Révolution.

En 1691, la route royale dite des « Dragonnades », construite de Privas au Cheylard pour surveiller les habitants protestants, traverse la commune et a longtemps été la seule route importante. Elle témoigne des équipements de l'époque et a permis le développement économique de la commune.

En 1726, la petite seigneurie de Craux, abrite clandestinement le 1er synode national postérieur à la révocation de l'Edit de Nantes. En 1744, au Serre de Lès, point culminant de la commune que se tint une grande assemblée de 4.000 protestants bravant publiquement le pouvoir royal.

Au XIXe siècle, Serres atteint 1 000 habitants, il développe sa production de châtaignes tandis que quelques moulinages se créent sur ses deux rivières : l'Auzène et l'Orsanne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Yves Bazin[2]    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 213 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
752 695 867 856 953 971 1 006 993 1 010
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
972 1 035 1 034 963 906 915 896 874 869
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
807 817 756 667 635 627 592 491 403
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
336 317 254 192 186 172 201 209 213
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

  • Agriculture : la châtaigne reste une production significative, valorisée parfois sur place, l'agriculture se maintient autour de l'élevage, mais, une partie de ses 180 habitants doit aller travailler à Saint-Sauveur-de-Montagut ou même plus loin.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le Temple du Fival. Il abrite une exposition sur la Route des Dragonnades. Il héberge chaque année un festival de musique classique http://www.musicalesaufival.fr/.
  • L’église de Saint Étienne de Serre. Elle est citée dès le XIIIe siècle, elle a été beaucoup remaniée au cours des siècles. D'architecture très simple, elle se situe sur un emplacement particulièrement panoramique.
  • Le pont d'Auzène date de la construction de la route des Dragonnades. Un premier pont fut construit mais s'écroula dès le retrait des étais, son architecte fut emprisonné.

Événements[modifier | modifier le code]

  • Fête annuelle du village, avec une crique géante et clôturée par un feu d'artifice magnifique et réputé dans un site unique (dernier week-end de juillet)
  • Passage du Rallye de Monte Carlo (Epreuve Spéciale St Pierreville - Col de la Fayolle)
  • Passage de la cyclotouriste "L'ardéchoise"

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.habitants.fr/habitants_saint-etienne-de-serre_07233.html
  2. Préfecture de l'Ardèche fichier au format PDF daté du 1er juillet 2008
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]