Dunière-sur-Eyrieux

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Dunière-sur-Eyrieux
Image illustrative de l'article Dunière-sur-Eyrieux
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Privas
Canton Le Cheylard
Intercommunalité Communauté d'agglomération Privas Centre Ardèche
Maire
Mandat
Gérard Brosse
2014-2020
Code postal 07360
Code commune 07083
Démographie
Gentilé Dunierois, Dunieroises
Population
municipale
425 hab. (2012)
Densité 55 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 49′ 24″ N 4° 39′ 33″ E / 44.8233333333, 4.6591666666744° 49′ 24″ Nord 4° 39′ 33″ Est / 44.8233333333, 4.65916666667  
Altitude Min. 148 m – Max. 622 m
Superficie 7,73 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.dunieresureyrieux.fr/

Dunière-sur-Eyrieux est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Rhône-Alpes.

La commune s'appelait précédemment Dunières-sur-Eyrieux (avec un "s") et le nom a été changé en Dunière-sur-Eyrieux le 1er janvier 2001[1].

Les habitants de Dunière-sur-Eyrieux sont appelés les Dunierois et les Dunieroises[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Le village de Dunière-sur-Eyrieux est un petit village de 424 habitants composé d'un centre bourg traversé par la route national et de 5 principaux hameaux : le pont de Dunière, Mastenac, la Traverse, Bellevue et les Plaines.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Silhac Saint-Julien-le-Roux Rose des vents
Saint-Michel-de-Chabrillanoux N Saint-Fortunat-sur-Eyrieux
O    Dunières-sur-Eyrieux    E
S
Saint-Vincent-de-Durfort Les Ollières-sur-Eyrieux

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Au coeur de la vallée de l'Eyrieux, à mi-chemin entre Le Cheylard et La Voulte-sur-Rhône, la commune de Dunière-sur-Eyrieux fait partie du parc naturel régional des Monts d'Ardèche.

Dunière-sur-Eyrieux s'étend au confluent des deux rivières qui lui donne son nom : l'Eyrieux et la Dunière, à 30 km de Valence et à 35 km de la préfecture de l'Ardèche, Privas.

Si son centre-bourg se situe à proximité des rivières, plusieurs hameaux existent sur les hauteurs des Boutières.

Climat[modifier | modifier le code]

Le village bénéficie d’un micro-climat méditerranéen ce qui lui a permis l’installation, dès 1896, d’une des premières pêcheraies de France.

Histoire[modifier | modifier le code]

Création de la commune[modifier | modifier le code]

Avant de devenir un village à part entière, Dunière était d'abord un hameau appartenant à la commune des Ollières-sur-Eyrieux.

Ce n'est que le 18 novembre 1907, que la nouvelle commune est créée sous l’appellation de Dunière. Un conseil municipal provisoire dirigé par Édouard Sahy est mis en place le 1er janvier 1908. La nouvelle commune est limitée au nord et au nord-ouest par la Dunière et le Doulet, au sud par l'Eyrieux et à l'est par le ruisseau de la Rouvière. Elle se compose d'un village étalé le long du CD 120, de très nombreux hameaux ainsi que des fermes éparpillées dans la montagne.

La nouvelle école est inaugurée le 24 septembre 1911.

Quelques dates marquantes[modifier | modifier le code]

En 1909, l'ouverture du chemin des Combes va se réaliser, les habitants de Dunière peuvent participer en donnant de l'argent, ou en fournissant des journées de travail ou des paires de bœufs.

1910 marque le début de l'éclairage public à l’électricité pour la commune. Cette même année, le chemin de la Traverse qui était devenu trop étroit et dangereux a été réparé. À la demande des Dunièrois, une deuxième levée du courrier a été mise en place à 18h00 avant le départ du dernier train. La commune a également demandé l'ouverture d'un bureau facteur/receveur.

Le 28 Août 1910, le téléphone est installé sur la commune.

En 1912, Le chemin des Avallons est en construction.

Le 12 mai 1918, le conseil municipal prend la décision de rajouter un complément au nom de la commune afin de ne plus avoir de problèmes administratifs liés à la confusion avec la commune de Dunières située en Haute-Loire. Dunière devient donc Dunière-sur-Eyrieux.

Industrie et artisanat[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle, on compte 4 usines au village. La plus importante est « l'usine Chareyre » de Boisvieux qui emploie en 1913 huit ouvriers de Dunière. Celle-ci se développera entre les deux guerres mondiales (60 ouvriers). Elle manquera même de main d’œuvre locale, puisque dans les années 1920, on fera venir des ouvriers arméniens (17 femmes, 5 enfants et 1 homme) qui seront logés au village.

Cependant la concurrence étrangère va générer la fermeture des moulinages, qui entrainera le dépeuplement des campagnes.

La commune a également des entreprises :

  • L'entreprise P. Micol qui vend, loue ou répare des cycles, machines à coudre et des voitures d'enfants.
  • L'entreprise de G. Praly, maréchal ferrant et quincailler.
  • La manufacture de B. MicolL qui fabrique des tresses et lacets.

Le sort des entreprises est lié aux routes, aux voies ferrées et aux foires.

La voie de communication la plus importante était la voie ferrée de la vallée de l'Eyrieux « La Micheline ». La route nationale reste peu empruntée, c'est par le train que se fait le transport de toutes les marchandises et surtout des fruits et primeurs.

Les foires sont nombreuses autour de Dunière (Les Ollières-sur-Eyrieux, Vernoux-en-Vivarais, Saint-Michel-de-Chabrillanoux, Privas, Saint-Cierge-la-Serre et Chalencon). Ce sont des lieux d'échange de produits agricoles (fruits, légumes et vins de la vallée contre des fromages, viandes et charcuteries de la montagne). Il se vend également des produits de l'artisanat local et des objets industriels (bicyclette, outillage...). Même si aujourd'hui la commune n'a plus de commerce, elle a connu de nombreux artisans :

  • 4 cordonniers (la plupart des chaussures sont commandées et faites sur mesure, on porte couramment sabot et galoche.)
  • 5 maçons et 1 plâtrier
  • 5 menuisiers qui fabriquent portes, fenêtres et meubles.
  • 2 boulangers
  • 2 tailleurs confectionnant " les habits du dimanche ", le costume du marié et parfois la robe.
  • 2 maréchaux-ferrants (ferrage des chevaux et bœufs, réparation des outils agricoles).
  • 2 épiciers
  • 3 cafetiers
  • 3 cantonniers (1 chef et 2 ouvriers)
  • 2 facteurs (dont 1 facteur receveur)
  • 1 vallet de ville (chargé des annonces et du port des télégrammes)
  • 1 instituteur et 1 institutrice
  • 1 pasteur (qui s'occupe de la paroisse )
  • 5 propriétaires rentiers (location de terres, et rentes d'état)
  • 2 négociants

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

L'équipe municipales est composée de :

  • 1er adjoint aux finances : Joël Canosi ;
  • 2e adjointe aux affaires scolaires : Sandrine Rozmanowski ;
  • 3e adjointe aux affaires sociales : Annie Valette ;
  • conseillers municipaux : Vincent Cotte, Cyrille Fanget, Patrick Marcoux, Isabelle Icard, Jacqueline Mawart, Didier Boissel, Max Palix.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Annie Valette    
mars 2008 avril 2012 Dominique Allain[3]    
mai 2012 en cours Gérard Brosse    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 425 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1911. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
678 570 576 559 515 490 478 453 430
1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2012 -
359 324 301 324 367 373 416 425 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 1911, Dunière compte 680 habitants formant 174 ménages vivant dans 155 maisons.

Entre 1921 et 1962, la commune a perdu 153 habitants pour différentes causes :

  • dès 1920, les écoles dévalorisent les connaissances pratiques au profit de celles que nécessitent un emploi dans l'administration. C'est la principale cause des départs des jeunes gens ;
  • disparition des usines à cause de la concurrence étrangère.

Aujourd'hui Dunière-sur-Eyrieux compte 413 habitants.

L’agriculture une des activités principales des Dunièrois. L’agriculture est la première activité de la commune : en 1913, 74 % de la population vit de l'agriculture. Les cultures étaient pratiquées dans la plaine des Avallons (vignes, arbres fruitiers, quelques carrés de pommes de terres, quelques herbages, trèfles et luzernes). Les autres cultures se situaient en terrasses sur les champs au dessus du village et des hameaux (La Traverse, Mastenac, Rochebert, Les Combes).

En 1927, on comptait 40 producteurs de pêches propriétaires, 7 fermiers et 3 métayers. La commune compte plus de vergers que de vignes, 40 hectares contre 27 hectares de vignes. Malheureusement le gel, les parasites, les terres épuisées, l'impossibilité d'exporter à cause des prix italiens plus bas et le prix du transport qui a augmenté de 40 % entre 1953 et 1964 ont causé le déclin des pêcherais.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]