Livron-sur-Drôme

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Livron.
Livron-sur-Drôme
L'hôtel de ville
L'hôtel de ville
Blason de Livron-sur-Drôme
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Canton Loriol-sur-Drôme
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Drôme
Maire
Mandat
Olivier Bernard
2014-2020
Code postal 26250
Code commune 26165
Démographie
Gentilé Livronnais, Livronnaises
Population
municipale
8 986 hab. (2011)
Densité 227 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 46′ 25″ N 4° 50′ 38″ E / 44.7736111111, 4.8438888888944° 46′ 25″ Nord 4° 50′ 38″ Est / 44.7736111111, 4.84388888889  
Altitude Min. 88 m – Max. 255 m
Superficie 39,52 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Drôme

Voir sur la carte administrative de Drôme
City locator 14.svg
Livron-sur-Drôme

Géolocalisation sur la carte : Drôme

Voir sur la carte topographique de Drôme
City locator 14.svg
Livron-sur-Drôme

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Livron-sur-Drôme

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Livron-sur-Drôme
Liens
Site web http://www.livron-sur-drome.fr/

Livron-sur-Drôme est une commune française située dans le département de la Drôme en région Rhône-Alpes.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armoiries de Livron-sur-Drôme

Les armoiries de Livron-sur-Drôme se blasonnent ainsi :
« D'argent au verrou de sable percé du champ. »

Géographie[modifier | modifier le code]

Avec près de 10 000 habitants, Livron-sur-Drôme est la 8e commune la plus peuplée du département de la Drôme et la 1128e en France.

Livron se trouve à environ 20 kilomètres au sud de Valence.

Située au confluent de la Drôme et du Rhône, son territoire communal s'étend sur une vaste plaine alluviale de laquelle émerge nettement une série de trois collines calcaires. Le premier village s'est d'abord développé sur le flanc ouest de la colline la plus proche du Rhône pour s'étendre ensuite largement dans la plaine.

L'aire urbaine de Livron-sur-Drôme est centrée sur la ville du même nom. D'après la définition de l'Insee, cette aire urbaine est composée de 4 communes du département de la Drôme. Il s'agit de Livron, Loriol, Saulce et Cliousclat. Ses 15 711 habitants font d'elle la 302e aire urbaine de France.

Le tableau ci-dessous détaille la répartition de la population dans l'aire urbaine (les pourcentages s'entendent en proportion du département) :

Département Communes Communes (%) Superficie (km²) Superficie (%) Population (1999) Population (%)
Drôme 4 1,1 96,26 1,5 15 711 3,6

Voici la liste des communes de l'aire urbaine de Livron-sur-Drôme.

Code INSEE Commune Type Département Superficie
(km²)
Population
(1999)
Densité
(hab./km²)
26097 Cliousclat Pôle urbain Drôme 9,65 641 66,42
26165 Livron-sur-Drôme Pôle urbain Drôme 39,52 7 759 196,33
26166 Loriol-sur-Drôme Pôle urbain Drôme 28,66 5 698 198,81
26337 Saulce-sur-Rhône Pôle urbain Drôme 18,43 1 613 87,52
Total 96,26 15 711 163,21

Histoire[modifier | modifier le code]

Les plus anciennes mentions de la localité dans les documents du Moyen Âge la nomment Livron en 1113 et Castrum Liberonis en 1157. Mais il est certain que le premier établissement humain du site est beaucoup plus ancien sans qu'on puisse le dater précisément. C'est d'autant plus probable que la Via Agrippa passait au pied de la colline. Jadis village perché, Livron était une place forte remarquable.

En 1575, pendant les guerres de religion, l’armée royale tenta pendant cinquante jours de prendre la ville, sans succès[1]. Sous Henri IV, Livron était une place-forte concédée aux protestants par l'Edit de Nantes.

La révolution de février 1848 est favorablement accueillie à Livron, et un arbre de la liberté est planté en célébration de la Deuxième République. Quatre ans plus tard, le régime est devenu réactionnaire, et le préfet Ferlay demande leur arrachage (décret du 8 janvier 1852). La municipalité ne s'exécute pas immédiatement, ce qui lui vaut un rappel le 20 mars[2].

À partir du milieu du XIXe siècle, sans que le "vieux Livron" soit délaissé, le bourg se développe dans la plaine, le long de la "grande route", actuelle Nationale 7, grâce à l’essor de l’industrie, notamment celle de la soie. Après la Seconde Guerre mondiale, le déclin de la soie fut largement compensé par une usine de fabrications pharmaceutiques qui existe toujours.

Au XXe siècle siècle, l’espace agricole s'est accru dans la vaste plaine alluviale qui se trouve entre la rivière Drôme et le Rhône, en gagnant des zones longtemps restées inondables, mais l’édification de digues a permis de canaliser les crues de la rivière et du fleuve. L'agriculture demeure aujourd'hui importante avec des exploitations surtout vouées aux productions fruitières, notamment la pêche.

Le 16 août 1944, le pont enjambant la Drôme fut détruit par la Résistance. Cette action eut un impact important sur le cours des opérations militaires de cette période en perturbant le repli des colonnes allemandes (voir l'article détaillé sur le sabotage du pont de Livron).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou les modèles {{Référence nécessaire}} ou {{Référence souhaitée}} sur les passages nécessitant une source.
Liste des maires depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1947 Maurice Beraud    
1947 1971 Daniel Bouix    
1971 1983 Lucien Ravit    
1983 1989 Jean Despert    
1989 1989 Claude Bon    
1989 2001 Dominique Querré PS  
2001 2008 Daniel Morcel-Paquien PS  
2008 2014 Daniel Jarjat PS  
2014 en cours Olivier Bernard UDI  

Sports[modifier | modifier le code]

Livron possède de nombreux clubs sportifs :

En mai 2013, l'équipe première féminine a remporté la coupe de France régionale de handball.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aire urbaine de Livron-sur-Drôme.

En 2011, la commune comptait 8 986 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 234 2 289 2 352 2 623 3 275 3 457 3 730 4 034 4 022
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 799 4 039 4 058 4 265 4 386 4 258 4 261 4 070 4 241
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 320 4 324 3 905 3 834 4 099 4 110 4 002 4 285 4 491
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
5 288 5 616 5 674 6 822 7 294 7 759 8 608 8 703 8 972
2011 - - - - - - - -
8 986 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Le tissu économique de Livron-sur-Drôme est essentiellement constitué de TPE et de PME. 680 entreprises (tous statuts sociaux confondus) sont recensées en 2009 sur la commune dont 274 entreprises issues du commerce des services et de l'industrie qui emploient 1300 salariés - dont :

  • 242 sièges sociaux
  • 32 établissements secondaires

(Source aef [1])

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château du Haut-Livron tel que l'on peut le voir depuis la rue.
Le domaine de La Rolière vu depuis la route.
  • Pont du XVIIIe siècle qui enjambe la Drôme. Pendant la Seconde Guerre mondiale, des résistants font sauter une arche du pont, coupant la retraite des Allemands. Le pont sera renommé : pont du Commando-Henri-Faure en mémoire de cette nuit du 16 au 17 août 1944.
  • Vieux village avec ruelles, belles façades, portes Renaissance.
  • Château du Haut-Livron (propriété privée). Bâti au bord des remparts, il est d'origine Renaissance mais a été remanié au XIXe siècle. La demeure a appartenu au XVIIIe siècle à la famille d'Yze de Rozans qui l'a vendu en 1795 à Jacques Vivant Cartier de la Sablière, dernier châtelain de Livron de 1781 à 1789. Sa fille, Adèle Cartier à épousé en 1804 le comte de Sinard, maire de Livron de 1808 à 1815, et ont habité ensemble le château. On peut admirer de la rue la tour carrée et la tour ronde en poivrière, qui n'ont toutes deux jamais eu de rôle défensif. Le château est inscrit partiellement (les quatre pièces décorées de peintures murales au rez-de-chaussée) aux monuments historiques depuis le 28 décembre 1990.
  • Château de Fontgrand : maison forte du XVIe siècle dont l'appellation de château est due à sa grosse tour ronde.
  • La Givardière : maison forte.
  • Château La Rolière : domaine viticole comportant une maison forte du XVIe siècle.
  • La Tour du Diable, Tour d'angle de l'enceinte fortifiée du haut de la colline détruite en 1623.
  • Restes d'une enceinte urbaine du Haut Livron avec une tour ronde.
  • Ruines de la Collégiale Saint-Prix.

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Charles D'Arene, sculpteur et ferronnier d'art.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michèle Bois et Chrystèle Burgard, Fortifications et châteaux dans la Drôme, éditions Créaphis, 192 p, 2004
  • Lucien DELAY, Livron sur drôme - Hier et aujourd'hui, les presses de l'imprimerie du Crestois, 1991

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8) p. 307
  2. F. Monteiller « Enquêtes sur les arbres remarquables de la Drôme », Études drômoises, (no)69, décembre 1986, p. 45.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011