Lablachère

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Lablachère
Église Saint-Julien de Lablachère
Église Saint-Julien de Lablachère
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Largentière
Canton Joyeuse
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Beaume Drobie
Maire
Mandat
Jean-Luc Tourrel
2014-2020
Code postal 07230
Code commune 07117
Démographie
Gentilé Lablachérois, Lablachéroises ou Blachérois, Blachéroises
Population
municipale
1 919 hab. (2011)
Densité 73 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 27′ 52″ N 4° 12′ 54″ E / 44.4644444444, 4.215 ()44° 27′ 52″ Nord 4° 12′ 54″ Est / 44.4644444444, 4.215 ()  
Altitude Min. 160 m – Max. 451 m
Superficie 26,38 km2
Localisation

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Lablachère est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Rhône-Alpes.

Les habitants sont appelés les Lablachérois et les Lablachéroises ou Blachérois et les Blachéroises[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

En 1801 la commune de La Blachère devient Lablachère. Le nom de La Blachère provient de Blache qui signifie en occitan chêne blanc. Lablachère était en effet, avant la Révolution, entourée de forêts. Ce nom de Lablachère est celui de la commune comprise dans sa totalité car aucun des nombreux villages (236 lieux-dits cadastrés habités et non habités) qui la composent ne le porte. Le chef-lieu se nomme La Jaujon, placé presque au milieu de la commune au pied d'un petit mamelon sur lequel sont l'église, le presbytère et le cimetière dominant de tous les côtés la commune et le beau panorama des environs.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à 2,5 kilomètres à l'ouest de Joyeuse et à 11 kilomètres au nord-est des Vans, Lablachère est entourée par dix communes dont neuf du canton de Joyeuse et une du canton des Vans (Les Assions).
De la place du bourg partent quatre grandes routes :

Elle est la troisième plus grande commune du canton en superficie et la première en population.

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Planzolles
Ribes
Saint-André-Lachamp
Joyeuse
Vernon
Rose des vents
Faugères N
O    Lablachère    E
S
Payzac
Saint-Genest-de-Beauzon
Labeaume
Saint-Alban-Auriolles

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la région est de type méditerranéen avec des été chauds, des automnes pluvieux surtout en octobre, des hivers doux et des printemps agréables avec parfois des mois d'avril pluvieux.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les seigneurs de Lablachère furent de toute antiquité les mêmes que ceux de Joyeuse, les Bermond, les Châteauneuf-Randon et les Joyeuse.

Parmi les familles nobles de la paroisse, la plus ancienne est celle de la Saulmée (de Salmesia) et ensuite La Saumès. Elle avait sa résidence au château de ce nom, tout près du hameau de La Jaujon, chef-lieu de la paroisse. Il est certain que le château actuel n'est pas le même que le primitif. C'est une grande maison rectangulaire avec toit à quatre pentes, deux étages, très grandes fenêtres à croisillons, belle maçonnerie en pierres de taille, cour, chapelle et jardin.

Le 21 juillet 1367, Catherine Chabassut de la ville de Joyeuse, veuve de Guillaume Fabri, remariée à noble Pons de la Saulmée, fit donation de tous ses biens à son proche parent noble Pons de Malet. Le 28 mai 1373, au château de Joyeuse, Noble Pierre de Malet, coseigneur de Vernon, rend hommage à Louis, baron de Joyeuse, en présence de noble Durand de la Saulmée.

Il est probable qu'il ne laissa pas de postérité car son héritage et celui de son père passèrent à noble Reymond Ferrand d'après le testament de ce dernier du 18 août 1462, reçu Guillaume de Bona, archiprêtre de Sampzon, prieur de Sablières et notaire. Il veut qu'on accomplisse les volontés de feu noble Jean de la Saulmée, dont il est biens tenant et ordonne deux-cents messes pour le repos de l'âme de sa fille noble Jane Ferrand, femme de noble Louis de Borne, son gendre, et laisse l'usufruit de ses biens à sa femme noble Ricardette de Salavas, faisant héritier universel noble Bertrand de Borne son petit-fils, fils desdits Louis et Jane.

Ledit Bertrand de Borne en son testament du 23 juillet 1526 se qualifie seigneur de la Saulmée, paroisse de Lablachère, y habitant. Il élit sa sépulture dans l'église Saint-Julien de cette paroisse, dans la chapelle qu'il a fait construire sous le vocable de Saint-Jean-Baptiste, suivant les intentions de feu noble Jean de la Saulmée et dans la tombe où son père est inhumé. Il ordonne des prières pour noble Bertrand, Pierre et Reymond Ferrand, Jean de la Saulmée, Jeanne Ferrand sa mère, etc. Il fait son héritier noble Jacques de Borne, son neveu, fils de feu noble Pierre, frère du testateur, acte passé au château de la Saulmée, dans la chambre neuve. Pierre de Borne devint donc seigneur de la Saulmée et successivement son fils et son petit-fils. Celui-ci, Charles de Borne, seigneur de la Saulmée, y demeurant, eut de noble Catherine de la Baume de Casteljau, trois fils disparus de la maison paternelle, déshérités par leur père par suite de leur mauvaise conduite et plusieurs filles dont la cadette Catherine seule se conduisit bien et fut mariée deux fois. D'abord à noble Annet de Rosilhes dont elle n'eut pas d'enfant et ensuite en 1587 à noble Gaspard de Chanaleilles, seigneur du Pin en la paroisse de Fabras, qui devenu veuf et sans enfant de ladite Catherine, n'en fut pas moins son héritier. Suivant les pactes du mariage, il quitta le château du Pin et vint demeurer à la Saulmée, où après son veuvage, il se remaria le 22 novembre 1601 à Jane de Rosilhes, fille de feu Guillaume, seigneur de Laurac et de Jane de Budos. Il acheta la totalité de la terre de la Saulmée à ses belles-sœurs le 1er mars 1595 et transmit le tout à ses enfants[2].

La révolte des Masques armés[modifier | modifier le code]

" Le 8 février 1783 une bande forte de 140 hommes armés, couverts d'une chemise sur leur habit, nouée d'une ceinture de corde, le visage barbouillé ou couvert d'une gaze ou d'un filet noir ; elle se rend à 9 heures du soir à la Blachère et va à la maison du Sr Salel, procureur; ils enfoncent les portes, le déterrent caché dans du foin, lui enlèvent sa montre et cent un louis, brisent ses armoires, enlèvent son linge, ses habits, ses provisions de bouche et brûlent ses papiers" (Jean Régné,op cité page 7).

Vente des terres en 1788[modifier | modifier le code]

"Lors de la vente des terres du duché de Joyeuse par S.A Marie Louise de Rohan-Soubise, comtesse de Marsan, la seigneurie de Lablachère fut vendue le 11 janvier 1788, y compris Charus, St Andrè-Lachamp, le Viala, paroisse de Saint-Mélany, Rosières et le Bas-Balbiac pour la somme de 82000 livres, à Jean-Louis de Chanaleilles, comte de la Saumés, devant Comte, notaire à Joyeuse."(de Montravel).

Leur postérité s'est perpétuée jusqu'au XXe siècle, demeurant l'été au château de la Saulmée et l'hiver dans leur hôtel de Joyeuse.*

Ayant abandonné le pays, ils vendirent le château à maître Charousset et l'hôtel à la famille Pellier de laquelle il fut acquis par M. Mathon, curé de Joyeuse, qui l'a donné à la ville pour le transformer en hôpital.

M. Paul-Aimé-René de Chanaleilles, marquis de la Saumès, s'est marié à Orléans où il demeure. En 1885, il a généreusement prêté son château de la Saulmée pour l'école libre, ayant racheté cette terre de M. Charousset, aliénée par son père. La branche aînée des marquis de Chanaleilles, qui avait acquis au début du XXe siècle le château de Chambonas près des Vans, de la maison de la Garde, s'est éteinte en la personne de Sosthène de Chanaleilles qui n'a laissé de demoiselle de Crillon qu'une fille, mariée au marquis de Marcieu.

Par son testament, M. de Chanaleilles à laissé à son parent éloigné, le marquis de la Saumès, le château de Chambonas et en même temps le titre de marquis de Chanaleilles[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Le 23 mars 2014, au premier tour , la liste "LABLACHERE L'AVENIR TOUS ENSEMBLE" l'emporte [4].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 1977 Joseph Blanc DVD  
1977 1983 Raymond Audibert RPR  
mars 1983 mars 2008 Michel Beaussier    
mars 2008 mars 2014 Jean-Pierre Laporte[5]    
mars 2014 en cours Jean-Luc Tourel    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 919 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 827 1 752 1 807 2 312 2 865 2 780 2 981 2 836 2 944
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 861 2 675 2 528 2 519 2 276 1 996 2 029 1 928 1 891
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 869 1 872 1 690 1 558 1 457 1 530 1 554 1 400 1 338
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 250 1 270 1 277 1 392 1 562 1 520 1 750 1 815 1 919
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7])
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Basilique Notre-Dame-de-Bon-Secours, chapelle fondée en 1682 par le sieur Julien Gineste, sieur de Lisle. Vierge couronnée en 1880 et église élevée au rang de basilique mineure en 1930. Le service du lieu est assuré par les prêtres du diocèse de Viviers
  • Église Saint-Julien de Lablachère

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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  • Pont mégalithique au hameau du Prieuré[8] : Ce pont est un ouvrage en pierres sèches assurant le passage sur le ruisseau Masseloup, affluent du ruisseau de Sébézol. Il est principalement utilisé en période de fortes pluies d'octobre, novembre et avril. En hiver et en période estivale, la traversée peut se faire à gué.
Les blocs de grès constituant cet édifice ont été tirés dans son environnement immédiat. Les dalles verticales, de type monolithique, sont surmontées de plaques horizontales de même matériau, posées côte à côte, formant un passage utile de 0,50 m maximum au joint à 1,80 m maximum au milieu de certaines dalles. La hauteur de passage de l'eau est de 0,80 m environ, mais compte tenu de la forme descendante aux extrémités, la hauteur utile de passage est nettement plus inférieure tout en convenant très bien au débit du ruisseau.
De par son architecture proche de celle des dolmens de la région, la réalisation de cet ouvrage est très ancienne mais non datée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Marcus Ialius Bassus Fabius Valerianus, consul de Rome sous l'Empire. Vestiges d'un mausolée à Marcus Ialius Bassus Fabius Valerianus au hameau de Laveyrune.
  • Julien Gineste, sieur de Lisle, né au hameau de Montredon, fondateur de la chapelle de Notre-Dame-de-Bon-Secours.
  • Gaston Riou, député sous la IIIe République, européen convaincu ayant rédigé le livre Europe, ma Patrie.
  • Pierre Rabhi, agriculteur, philosophe, écrivain et penseur français, inventeur du concept " Oasis en tous lieux".

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Vicomte L. de Montravel Monographie des paroisses du Diocèse de Viviers: Lablachère - Privas -Imprimerie Centrale de L'Ardèche - 1899.
  • Jean Règnè, « Les prodromes de la Révolution dans l'Ardèche et dans le Gard : une relation inédite de la révolte des Masques Armés dans le Bas-Vivarais pendant les années 1782-1783 », dans Revue historique de la Révolution française et de l'Empire, Largentière, octobre–décembre 1915, 1916.

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