Démocratie libérale

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La démocratie libérale est une forme de gouvernement dans laquelle la démocratie représentative fonctionne selon les principes du libéralisme, à savoir la protection des droits des minorités et, en particulier, l'individu. Elle est caractérisée par des élections entre plusieurs partis politiques de sensibilités distinctes, une séparation des pouvoirs, la primauté du droit et une égale protection de droits de l'homme, des droits civils et des libertés individuelles. En pratique, les démocraties libérales sont souvent basées sur une constitution, formellement écrite ou non codifiée, afin de définir les pouvoirs du gouvernement et de consacrer le contrat social. Après une période d'expansion soutenue tout au long du XXe siècle, la démocratie libérale est devenue le système politique prédominant dans le monde.

Une démocratie libérale peut prendre diverses formes constitutionnelles. Elle peut reposer sur une république, comme en France, en Allemagne, en Inde, en Irlande, en Italie, ou aux États-Unis, ou une monarchie constitutionnelle, comme au Japon, en Espagne, au Pays-Bas, au Canada, ou au Royaume-Uni. Le régime peut être présidentiel (Argentine, Brésil, Mexique, États-Unis), système semi-présidentiel (France et Taiwan), ou parlementaire (Australie, Canada, Inde, Nouvelle-Zélande, Pologne, Pays-Bas ou Royaume-Uni).

Structure[modifier | modifier le code]

Les démocraties libérales reposent généralement sur le suffrage universel, c'est-à-dire l'octroi à tous les citoyens adultes du droit de vote, sans distinction de race, de sexe ou de ressources. Les décisions prises par les élections ne sont pas prises par l'ensemble des citoyens, mais par ceux ayant de participé au scrutin.

La constitution d'une démocratie libérale définit le caractère démocratique de l'État. Elle donne des limites à l'autorité du gouvernement. La démocratie libérale repose sur la séparation des pouvoirs : un pouvoir judiciaire indépendant et un système contrôle et de contrepoids entre les pouvoirs de l'État (législatif et exécutif). L'autorité gouvernementale ne s'exerce légitimement que conformément aux lois adoptées et mises en œuvre conformément au processus défini. De nombreuses démocraties utilisent le fédéralisme - une séparation verticale des pouvoirs - afin de prévenir les abus et d'accroître la participation du peuple, en fractionnant les pouvoirs, entre les gouvernements municipaux, provinciaux et nationaux.

Droits et libertés[modifier | modifier le code]

Dans la pratique, les démocraties posent des limites sur certaines libertés. Il existe diverses limitations juridiques telles que le droit d'auteur et des lois contre la diffamation. Il peut y avoir des limites relatives à l'expression anti-démocratique, l'atteinte aux droits humains, ou sur l'incitation au terrorisme. Aux États-Unis plus qu'en Europe, au cours de la guerre froide, de telles restrictions ont été appliquées aux communistes. De nos jours elles sont le plus souvent appliquées aux organisations perçues comme favorisant le terrorisme ou l'incitation à la haine.

La justification classique de ces limites est qu'elles sont nécessaires pour garantir l'existence de la démocratie, ou l'existence des libertés elles-mêmes. Par exemple, permettre la liberté d'expression pour ceux qui préconisent l'assassinat de masse porte atteinte au droit à la vie et à la sécurité. L'opinion est divisée la limite de l'inclusion des ennemis de la démocratie dans le processus démocratique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]