Le Teil

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Le Teil
Entrée du pont sur le Rhône, direction Montélimar
Entrée du pont sur le Rhône, direction Montélimar
Blason de Le Teil
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Privas
Canton Viviers
Intercommunalité Communauté de communes Rhône Helvie
Maire
Mandat
Olivier Peverelli
2008-2014
Code postal 07400
Code commune 07319
Démographie
Gentilé Teillois, Teilloises
Population
municipale
8 010 hab. (2010)
Densité 301 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 32′ 45″ N 4° 40′ 59″ E / 44.5458333333, 4.68305555556 / 44.5458333333; 4.6830555555644° 32′ 45″ Nord 4° 40′ 59″ Est / 44.5458333333, 4.68305555556 / 44.5458333333; 4.68305555556  
Altitude Min. 55 m – Max. 460 m
Superficie 26,59 km2
Localisation

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Le Teil ou Le Teil d'Ardèche (en occitan : Lo Telh) est une commune française, située dans le département de l'Ardèche et la région Rhône-Alpes, dans l'ancienne région historique du Vivarais.

Sommaire

Géographie[modifier]

Porte d'entrée de l'Ardèche méridionale, Le Teil est une plaque tournante pour le tourisme mais aussi un pôle commercial et économique important. La ville du Teil est située au bord du Rhône en Ardèche méridionale.

Topographie[modifier]

Hydrographie[modifier]

La ville est traversée par le Rhône

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier]

Communes limitrophes[modifier]

Rose des vents Aubignas Rochemaure Rose des vents
Alba-la-Romaine N Montélimar
O    Le Teil    E
S
Viviers Châteauneuf-du-Rhône

Géologie et relief[modifier]

Climat[modifier]

Histoire[modifier]

La gare du Teil possédait un important dépôt PLM puis SNCF. De par sa situation géographique, à peu près à égale distance entre Lyon et Nîmes, le dépôt du Teil permettait sur son axe Nord-Sud de soulager la rive gauche du Rhône. Outre sa vocation marchandises et son rôle de dépôt-relais, il était chargé des dessertes voyageurs locales mais également de tout le service sur les lignes ardéchoises, se greffant ainsi sur l'artère Lyon-Nîmes et plus particulièrement les antennes de Le Pouzin à Privas, Le Teil à Lalevade-d'Ardèche de leurs embranchements de Vogüé à Alès (via Robiac-Rochessadoule) et Saint-Sernin à Largentière.

Héraldique[modifier]

Blason du Teil

Les armes du Teil se blasonnent ainsi :
D'or au tilleul de sinople, au chef d'azur chargé d'une fleur de lys du champ accostée de deux étoiles du même.

Politique et administration[modifier]

Tendances politiques et résultats[modifier]

Administration municipale[modifier]

Liste des maires[modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1954 Joseph Thibon PCF  
1954 1965 René Montérémal PCF  
1965 1976 Paul Avon SFIO puis DVG Conseiller général de 1949 à 1976
1976 1983 Étienne Benistant DVD  
1983 2001 Robert Chapuis PS Député (1981-1988)
Secrétaire d'État au Ministère de l'Éducation National (1988-1991)
mars 2001 2008 Christian Lavis UMP  
mars 2008 2014 Olivier Peverelli[1] PS Conseiller général depuis 2008
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Population et société[modifier]

Démographie[modifier]

En 2010, la commune comptait 8 010 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 200 1 253 1 664 1 692 2 090 2 213 2 394 2 397 2 439
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 382 2 477 2 538 2 604 3 156 4 552 4 490 4 831 4 940
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 582 5 785 6 091 6 786 7 310 8 520 8 029 8 043 8 071
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2010
8 236 8 588 8 143 8 089 7 779 7 999 7 953 7 929 8 010
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[2] puis Insee à partir de 1968[3].)

Histogramme de l'évolution démographique


Festivités et évènements[modifier]

  • Marché provençal le jeudi matin. Marché des producteurs de pays le vendredi de 17 à 20h. De mai à octobre.
  • Cinéma Regain, classé art et essai.

Économie[modifier]

Le Teil était une commune principalement agricole : depuis l'Antiquité la culture principale est celle de la vigne et l'excédent était vendu aux régions avoisinantes. Plus tard on cultiva le chanvre qui permettait de fabriquer des vêtements. Pour cela on le teillait d'où peut-être l'origine du nom de la ville. Enfin on cultive les céréales, blé, orge, etc.

De nos jours Le Teil comporte une usine de cartonnage.

Culture locale et patrimoine[modifier]

Patrimoine religieux[modifier]

Église paroissiale de style néo-roman, consacrée en 1897 et financée en partie par la famille Lafarge

Monuments et lieux touristiques[modifier]

  • Fondé en 1992, le "Musée de la résistance et de la déportation en Ardèche" propose une exposition permanente retraçant le déroulement des événements de la Seconde Guerre mondiale en s'attardant plus particulièrement sur les problématiques de la Résistance dans la région ardéchoise ainsi que sur la déportation.
  • Table d'orientation avec vue sur la vallée du Rhône
  • Vieilles rues (grenier à sel) et vieux immeubles
  • Patrimoine industriel (importante carrière de ciment)
  • Borne milliaire de Mélas  Classé MH (1932)[4]

Personnalités liées à la commune[modifier]

Arts[modifier]

  • Xavier Mallet, le peintre du "vrai"

Joseph-Xavier Mallet (1827, Le Teil - 1895, Montélimar), dit "Le peintre ordinaire du Rhône" dont la devise est "Le vrai avant toute chose, même s’il est choquant ou déplaisant". Après quelques études primaires au Teil, son père (marinier de profession), l’envoya à Privas dans un collège où il poursuivit des études classiques et y révéla d’exceptionnelles dispositions pour le dessin et la peinture tout en acquérant un bon bagages littéraire.

En 1857 il rejoint Paris où il s’inscrivit à l’atelier de Charles Gleyre, peintre suisse et professeur aux Beaux-Arts.

Mais son domicile parisien ne l’empêche pas de prendre très souvent le chemin de la propriété familiale au Teil où il reste des mois entiers, s’imprégnant de la beauté locale, de la vie du fleuve et de l’aspect des montagnes ardéchoises. Celles-ci constituent des projets de tableaux magnifiques dont certains resteront un intéressant patrimoine. C’est l’Angleterre qui détient les plus belles collections de Xavier Mallet

Le lycée : Le lycée Xavier Mallet est l’agrandissement du L.E.P. Pierre Bravay qui était situé au centre du Teil. La première pierre fut posée en février 1991 et le lycée fut inauguré le 26 février 1992.

Ce n’est que le 22 octobre que ce nouveau lycée, appelé jusqu’alors Lycée Polyvalent, fut baptisé Lycée Xavier Mallet, baptême qui a eu lieu quatre ans après son inauguration.

Politique[modifier]

Histoire[modifier]

  • Le Général Breloque

Honoré Auguste Massol était un fervent républicain et joua un rôle de premier plan dans sa bonne ville du Teil pendant l'époque révolutionnaire. Engagé dans l'armée, il fut promu au grade d'adjudant général d'où son surnom de général. Général Breloque car la chaîne de sa montre était surchargée de tout un attirail de médailles et autres pendentifs. Il fut membre du Conseil de Guerre à Lyon.

  • Les frères Allignol

Nés à la Rouvière, ils devinrent tous deux curés. Ils publièrent en 1839 un ouvrage qui fit grand bruit en France, et provoqua d'importants remous dans la hiérarchie catholique. L'abbé Vital Augustin, le cadet fut reçu au Vatican en 1840. Dans cet ouvrage, ils s'élevaient contre la toute puissance des évêques et autres princes de l'Église.

Littérature et historiens[modifier]

  • André Hébrard (Le Teil 1932-1997), historien local

Pour son livre Histoire Du Teil qui a reçu le Grand Prix de la Ville du Teil en 1987.

  • Fernand Etienne

Entre l'art et l'histoire du Teil se trouve Fernand Étienne. L'auteur des célèbre "brindilles teilloises" du Dauphiné Libéré narrait la vie de la commune. "Le Brindille" ,comme on le surnommait, habitait le quartier de "la Violette" et ses articles participaient entre autres à l'entretien de la mémoire d'une cité industrielle qui a vu petit à petit fermer ses fleurons.

Notes et références[modifier]

Notes[modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier]

  1. Préfecture de l'Ardèche fichier au format PDF daté du 1er juillet 2008
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  4. Notice no PA00116823, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier]

Liens externes[modifier]

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