Rosières (Ardèche)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Rosières.

44° 29′ 03″ N 4° 15′ 29″ E / 44.4841666667, 4.25805555556

Rosières
L'église St-Joseph de Balbiac
L'église St-Joseph de Balbiac
Administration
Pays France
Région Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Largentière
Canton Joyeuse
Code commune 07199
Code postal 07260
Maire
Mandat en cours
Gérard Martin
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Beaume Drobie
Démographie
Population 1 097 hab. (2008)
Densité 67 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 29′ 03″ Nord
       4° 15′ 29″ Est
/ 44.4841666667, 4.25805555556
Altitudes mini. 120 m — maxi. 460 m
Superficie 16,29 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Rosières ("occitan" Rosèiras) est une commune française, située dans le département de l'Ardèche et la région Rhône-Alpes.

Sommaire

[modifier] Géographie

La commune de Rosières, d'une superficie de 1 629 hectares, se situe dans l'Ardèche méridionale, à la périphérie du Parc Naturel Régional des Monts d'Ardèche. Placée à une altitude de 160 mètres, sur la vallée de la Beaume, Rosières se trouve à la rencontre de deux zones géologiques : une zone calcaire avec une végétation provençale comportant garrigues, chênes, buis et lavande ; de l'autre côté une zone gréseuse, premier contrefort des Cévennes. Entre les deux, une plaine bénéficiant d'un climat méditerranéen où se cultivent vignes, arbres fruitiers et cultures maraîchères. À vingt minutes au sud d'Aubenas sur la route d'Alès, à cent kilomètres de villes comme Le Puy-en-Velay, Avignon, Valence, Montpellier et Mende, Rosières se situe aux portes de la Provence.

[modifier] Lieux-dits, hameaux et écarts

Ribeyre - Bouschet, le Pont, la Crotte, Balbiac, Sabatier, Arleblanc, Lunel, Les Vernades.

[modifier] Communes limitrophes

Rose des vents Ribes
Vernon
Rose des vents
Planzolles N
O    Rosières    E
S
Joyeuse Labeaume

[modifier] Géologie et relief

[modifier] Climat

Le climat de Rosières est de type méditerranéen avec des étés chauds et des automnes pluvieux.

« Le 22 septembre 1890, la rivière de La Beaume a atteint 7 mètres 50 au dessus de l'étiage au pont de Joyeuse, les parapets ont été emportés sur une longueur de 20 mètres sur la rive droite, la route nationale 104 a été coupée plusieurs jours. Toutes les vignes de Joyeuse, Rosières, Ribeyre- Bouschet, Arles-Blanc prêtes à vendanger ont disparu. »

— Vaschalde, in :"Les inondations du Vivarais depuis le XIIIe siècle"

[modifier] Histoire

L'histoire de Rosières au plan temporel est liée aux familles de Bermond d'Anduze, Châteauneuf-de-Randon, du Luc et plus tard de Joyeuse. En grande partie l'histoire de la commune est liée à celle de la paroisse et du prieuré. Rosiéres était à l'origine la paroisse mère de Joyeuse, Vernon, Balbiac. Joyeuse n'obtint son autonomie qu'avec la fondation du couvent des Oratoriens en 1629. Le prieuré dépendait d'abord de Cîteaux, en 1111, il fut rattaché au prieuré de Ruoms qui dépendait de Cluny. À plusieurs reprises pendant les guerres de Religion, Rosières fut occupée par les protestants.

  • 1790 : Haut-Balbiac détaché de Rosières.
  • 1799 : Rosières devient Bas-Balbiac.
  • 1825 : Bas-Balbiac devient Rosières et Haut-Balbiac rattaché à Rosières.

Le village tirerait son nom des fleurs des rosiers que les Sarrasins y auraient cultivé.

"Dès que les Francs furent maîtres du pays, ils ne trouvèrent pas de nom plus approprié au lieu où ils venaient de remporter une signalée victoire, que celui de Rosières, en mémoire des champs de rosiers cultivés par les Arabes dans les plaines de Rosières et de Laurac. La tradition ajoute que sur le territoire de Rosières, au lieu nommé anciennement Campus Regi et aujourd'hui en occitan « lou chan de regi » le champ ou le camp du roi) [1], un combat décisif aurait été livré et que l'armée ennemie aurait été taillée en pièces, mise en déroute et poursuivie au-delà de la rivière, en un lieu qui fut depuis appelé Joyeuse, du nom de l'épée de Charlemagne[2]."

"On a trouvé, nous a-t-on dit dans notre jeunesse, en labourant le campus regi, de nombreux débris d'armures, fers de lances et piques, malheureusement perdus. Il n'est pas impossible que Charlemagne ou son père Pépin le Bref et moins probablement son grand-père Charles Martel eussent pourchassé les Sarrasins à Rosières."

"Il est notoire que Charles Martel mit en déroute les Sarrasins en l'an 732 à la bataille de Poitiers et les refoula dans le midi, mais jusqu'où ? Probablement pas jusqu'à Rosières, car l'histoire nous apprend que sa présence était urgente en Bourgogne."

"Nous savons que, plus tard, il revint dans le Midi, à Avignon, Marseille et Nîmes, mais rien ne prouve qu'il vint dans nos contrées, sans doute encore occupées par les Sarrasins. Ce qu'il y a de certain, c'est que ceux-ci, après la déroute de Poitiers resteront encore quelques années possesseurs de la Septimanie, mais est-ce Charles Martel ou son fils Pépin le Bref qui les expulsa définitivement ?"[1].

"Nous pensons que ce fut ce dernier qui conquit la Septimanie et qui étendit son royaume jusqu'aux Pyrénées vers l'an 750. Mais il n'y a rien de surprenant à ce que la tradition ait attribué à Charles Martel la victoire de son fils à Rosières, car le souvenir de Charles devait être plus vivace et plus frappant, comme ayant porté les premiers coups aux musulmans et sauvé la France de l'islamisme."

"Quant à Charlemagne, il n'est pas possible de lui attribuer cette victoire, les Sarrasins étant expulsés à son avènement. Mais il n'est pas impossible qu'il soit passé à Joyeuse, la tradition prétendant que ce fut lui qui donna le nom de son épée à cette ville ; cette présomption est même vraisemblable."

À l'origine, Rosières constituait une paroisse très étendue. Elle fut séparée de Joyeuse en 1620, de Vernon au début du XVIIIe siècle, du Haut-Balbiac et de Chapias vers 1840.

[modifier] Politique et administration

[modifier] Tendances politiques et résultats

[modifier] Administration municipale

[modifier] Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jacques Guilhaumon divers droite  
mars 2008   Gérard Martin[3]    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Population et société

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[4] et Cassini[5])

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
750 737 978 854 1 618 1 715 1 753 1 781 1 876
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 687 1 510 1 549 1 445 1 408 1 169 1 232 1 291 1 201
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 183 1 183 1 164 1 044 1 015 956 952 847 851
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008    
834 786 804 831 911 993 1 097    

Nombre retenu à partir de 2006 : population sans doubles comptes


[modifier] Économie

Par le passé, la commune de Rosières vivait essentiellement de l'agriculture, en témoignent les nombreux aménagements en terrasse (faïsses) des cultures. Ces terrasses, nombreuses aux environs du hameau de Balbiac, hébergent aujourd'hui la culture de la vigne. Ces terrasses produisent des vins de qualité (cave coopérative La Cévenole): Gamay, Viognier, Chatus, Cuvée des Ducs de Joyeuse

Le village vit aujourd'hui essentiellement du tourisme et de ses retombées directes et indirectes. La population est ainsi multipliée par 5 en période estivale. Cet accroissement de la population est permis par les nombreux gîtes et campings de la commune.

[modifier] Culture locale et patrimoine

[modifier] Monuments et lieux touristiques

  • Hameau et église romane de Balbiac.
  • Cultures en terrasses (Faysses) des environs de Balbiac.
  • Magnifiques gorges calcaires de La Beaume en partie aval de la commune

L'église romane de Rosières (placée sous le vocable de Notre-Dame de l'Assomption) aurait été à l'origine, si l'on en croit la légende transmise par le Vicomte Louis de Montravel, un mausolée en l'honneur de guerriers morts au combat au "campus régi", terrain proche de l'église, entre la Beaume et le cimetière. Le clocher s'étant effondré le 4 novembre 1839 (Louis de Montravel, témoin oculaire, précise : "vers 15 heures, le jour de la Saint Charles") fut reconstruit. Rosieres-1839.pdf

[modifier] Personnalités liées à la commune

  1. François André, homme d'affaires, fondateur des casinos de Cannes et Deauville oncle de :
  2. Lucien Barrière, homme d'affaires, patron d'hôtels de luxe et de casinos.

[modifier] Notes et références

  1. a et b La Septimanie comprenait nos départements des Pyrénées Orientales, de l'Aude, de l'Hérault, du Gard et vraisemblablement le midi de l'Ardèche. "Annales de Rosières par le Vicomte de Montravel"
  2. Ce fut le pape Léon III qui proclama Charlemagne empereur en l'an 800. Il lui ceignit l'épée appelée par cette raison l'épée de saint Pierre, mais généralement on la nomma la Joyeuse, Charlemagne disait : « je scelle les traités avec le pommeau de mon épée et les fais exécuter avec la pointe », "Annales de Rosières par le Vicomte de Montravel"
  3. Préfecture de l'Ardèche fichier au format PDF daté du 1er juillet 2008
  4. Rosières sur le site de l'Insee
  5. Rosières sur le site de Cassini

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

Outils personnels
Espaces de noms
Variantes
Actions
Navigation
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils
Autres langues