Montpezat-sous-Bauzon

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Montpezat-sous-Bauzon
Image illustrative de l'article Montpezat-sous-Bauzon
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Largentière
Canton Montpezat-sous-Bauzon (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Ardèche des Sources et Volcans
Maire
Mandat
Daniel Chambon
2014-2020
Code postal 07560
Code commune 07161
Démographie
Population
municipale
835 hab. (2011)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 42′ 47″ N 4° 12′ 26″ E / 44.7130555556, 4.2072222222244° 42′ 47″ Nord 4° 12′ 26″ Est / 44.7130555556, 4.20722222222  
Altitude Min. 430 m – Max. 1 471 m
Superficie 27,23 km2
Localisation

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Montpezat-sous-Bauzon est une commune française, située dans le département de l’Ardèche en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Montpezat est située à la limite géographique et climatique entre le Bas-Vivarais et la montagne ardéchoise. Deux rivières traversent son territoire, la Fontaulière et son affluent la Pourseille. Le village est situé au cœur du parc naturel régional des Monts d'Ardèche. La commune de Montpezat-sous-Bauzon s’étend sur 27 km² qui s’étagent de 409 mètres d’altitude, au niveau de la plaine de Champagne, à 1 471 mètres d’altitude au sommet du suc de Bauzon. Géologiquement, la localité compte cinq volcans :

  • La Gravenne, ancien cône strombolien de 806 mètres ;
  • Le Chambon, découpé jadis dans son socle pour extraire des pierres taillées pour la construction de certaines maisons du village ;
  • Le Suc de Bauzon, point culminant de Montpezat-sous-Bauzon à 1 471 mètres ;
  • La Vestide du Pal, un des plus grands cratères de maar européens ;
  • Le lac Ferrand, petit cratère de maar rempli par les eaux d’écoulement.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

La Fontaulière est l’exemple même de la rivière cévenole : capricieuse et imprévisible. Elle prend sa source à l’entrée du cratère de La Vestide du Pal et se jette 24 kilomètres plus bas au Pont-de-Labeaume, sous le château de Ventadour. Une randonnée est proposée à l’Office Tourisme pour découvrir une partie de cette vallée sauvage, sa flore et ses coins de baignade. Elle est aussi un lieu de rendez-vous de nombreux pêcheurs. La Pourseille née au hameau Pal et termine sa course 5 kilomètres plus bas par une chute de 32 mètres dans la Fontaulière, derrière le château de Pourcheyrolles.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Montpezat-sous-Bauzon est limitrophe de neuf communes[1], toutes situées dans le département de l'Ardèche et réparties géographiquement de la manière suivante :

Rose des vents Saint-Cirgues-en-Montagne et Cros-de-Géorand Usclades-et-Rieutord Burzet Rose des vents
Le Roux N Saint-Pierre-de-Colombier
O    Montpezat-sous-Bauzon    E
S
Barnas Thueyts Meyras

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

  • Chalias (de l’occitan « chalàs » ou « chalhàs » signifiant « gros rochers »).
  • Le Fau (de l’occitan « faux » désignant un « hêtre »).

Volcanisme récent sur la commune[modifier | modifier le code]

On trouve sur la commune de Montpezat sous Bauzon pas moins de cinq volcans relativement récents.

On y trouve deux appareils stromboliens à Bauzon et à la Gravenne de Montpezat, trois maars à la Vestide du Pal, au Lac Ferrand et au Chambon. A la Vestide du Pal un appareil strombolien succède l'explosion ayant formé le maar.

Il s'agit d'un volcanisme particulièrement jeune puisqu'il s'étend entre -130 000 et -15 000 ans.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Depuis la préhistoire, le village de Montpezat s’est construit sur le sentier naturel qui conduit de la vallée du Rhône et du Bas-Vivarais vers les hauts plateaux ardéchois.

  • Axe de communication stratégique pour les romains il est devenu le passage obligé pour les muletiers qui, du XIIe siècle au XVIIIe siècle vont faire transiter par cette voie toutes sortes de marchandises, entrainant la naissance d’une activité hôtelière et commerçante importante. En 1693 on recensait 65 auberges dans le bourg, sans compter celles, moins prestigieuses, des hameaux. Les pèlerins rejoignant Le Puy-en-Velay pour prendre le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle font halte eux aussi dans les auberges et dans les prieurés du village.
  • Activité artisanale également : meuniers, cordonniers, tisserands, boulangers, couteliers, maréchaux-ferrants, moulinages exercent leurs métiers au cœur d’une commune qui comptera jusqu’à 3 000 âmes en 1876 (Montpezat rivalisait alors avec Aubenas).

Avec la construction de la route de la Chavade, l’arrivée de l’automobile et l’abandon d’un projet de voie ferrée le village va voir sa population diminuer jusqu’en 1990, voir graphique ci-dessous.

Mais les sites témoins de cette longue et riche histoire sont encore visibles :

  • le château de Pourcheyrolles ;
  • Monltlaur et la ville-basse ;
  • l’église de Notre-Dame-de-Prévenchères ;
  • le prieuré de Clastres ;
  • le calvaire ;
  • la voie romaine Jules-César ;
  • la béalière ;
  • les ponts ;
  • le chemin des Endettés ;
  • la pyramide surmontée de Notre-Dame-de-Bon-Conseil, la pietà devant laquelle Marie Rivier priait.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Albert Salomon[2] Apparenté PCF  
2014 en cours Daniel Chambon Apparenté EELV  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 835 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 350 2 115 1 778 2 174 2 612 2 723 2 902 2 857 2 820
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 590 2 575 2 564 2 347 2 549 2 303 2 286 2 339 2 112
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 019 1 920 1 796 1 521 1 350 1 345 1 231 1 016 1 701
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
820 693 676 649 698 634 748 780 835
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'académie de Grenoble. Les élèves de Montpezat débutent leur scolarité à l'école primaire de la commune, qui compte trois classes (30 enfants en maternelles et 45 en primaire)[5]. Ils poursuivent au collège Joseph-Durand, à Montpezat (247 collégiens)[6],[7].

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Industrie[modifier | modifier le code]

Montpezat est dotée d’une centrale hydroélectrique EDF. Les eaux sont captées à plus de 1 000 mètres d’altitude sur le plateau ardéchois par deux barrages : celui de La Palisse sur la Loire (8,5 millions de mètres cubes) et celui du Gage sur le Gage et le Tauron (3,4 millions de mètres cubes). Ces réservoirs artificiels ont été mis en communication avec le lac naturel d’Issarlès (35 millions de mètres cubes). Une galerie de 17,5 km suivie d’une conduite forcée de 1,4 km amènent l’eau aux turbines de la centrale de Montpezat après une chute de 635 mètres.

La centrale est située sous la terre à 80 mètres de profondeur. Elle est composée de deux groupes à deux turbines de type Pelton à axe horizontal, de puissance unitaire de 60 mégawatts, et de deux alternateurs, d’une puissance de 65 mégavoltampères. La production annuelle d’électricité est de 300 millions de kilowattheures et est reliée au réseau national d’EDF. Cette centrale, entièrement automatisée, est dirigée depuis Lyon.

Commerce et artisanat[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Notre-Dame de Prévenchères, église romane du XIIe siècle
  • Chapelle Marie-Rivier dans l’église du bourg
  • La Vestide du Pal, un des plus vastes cratères d’Europe
  • Le site de Pourcheyrolles : ruines du château et cascade

Photographies[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]