Villeneuve-de-Berg

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Villeneuve-de-Berg
Le village de Villeneuve-de-Berg
Le village de Villeneuve-de-Berg
Blason de Villeneuve-de-Berg
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Largentière
Canton Villeneuve-de-Berg (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Berg et Coiron
Maire
Mandat
Christian Audigier
2014-2020
Code postal 07170
Code commune 07341
Démographie
Population
municipale
2 836 hab. (2011)
Densité 115 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 33′ 28″ N 4° 30′ 10″ E / 44.5577777778, 4.5027777777844° 33′ 28″ Nord 4° 30′ 10″ Est / 44.5577777778, 4.50277777778  
Altitude Min. 208 m – Max. 494 m
Superficie 24,61 km2
Localisation

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Villeneuve-de-Berg

Villeneuve-de-Berg est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Rhône-Alpes, à 5 kilomètres de Saint-Andéol-de-Berg. Ses habitants sont appelés les Villeneuvois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Villeneuve-de-Berg est située à 325 m d'altitude, sur une éminence calcaire dominant la route reliant la vallée du Rhône (Viviers et Le Teil) au Puy-en-Velay via Aubenas.
Villeneuve-de-Berg est entourée au nord et à l'ouest par la vallée de la Claduègne qui coule depuis le plateau du Coiron basaltique qui domine au nord, à l'est par la montagne de Berg calcaire, et au sud par la vallée de l'Ibie qui naît sur son territoire.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Villeneuve-de-Berg est limitrophe de sept communes[1], toutes situées dans le département de l'Ardèche et réparties géographiquement de la manière suivante :

Rose des vents Mirabel Saint-Jean-le-Centenier Alba-la-Romaine Rose des vents
Saint-Germain N Saint-Andéol-de-Berg
O    Villeneuve-de-Berg    E
S
Rochecolombe Saint-Maurice-d'Ibie
Carte de la commune.

Économie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La fondation de la bastide royale de Villeneuve-de-Berg[modifier | modifier le code]

La fondation de la bastide royale de Villeneuve-de-Berg résulte d’un accord de paréage, conclu en 1284 entre le roi Philippe III le Hardi et Falcon, abbé du monastère cistercien de Mazan-L'Abbaye, dans la montagne vivaroise. C’est l’une des quatre bastides de la sénéchaussée de Beaucaire avec :

Sur ces quatre fondations, seule Villeneuve-de-Berg a pour origine un accord de paréage entre le roi et une abbaye cistercienne. On sait que le Languedoc oriental, ou méditerranéen, est passé dès l'époque du traité de Meaux-Paris (1229) sous la domination capétienne. Il était divisé en deux sénéchaussées, Carcassonne et Beaucaire.

Le pays de Berg est formé du bassin de la rivière Ibie et de ses affluents. Son confluent avec l’Ardèche se trouve en amont du Pont d'Arc. Son peuplement est très ancien mais sa densité est restée très faible jusqu'au milieu du Moyen Âge. Il commença à se développer à partir du XIIe siècle. On connaît seulement trois lieux de peuplement antérieurs ou contemporains à cette période : Saint-Maurice-d'Ibie et Tournon-lès-Villeneuve, dit « le petit Tournon ». Saint-Andéol-de-Berg doit probablement son origine, vers l’époque où les Cisterciens occupaient la région, à un donjon et à sa chapelle castrale, dépendances des seigneurs d'Alba.

Les abbayes cisterciennes possédaient généralement des exploitations éloignées de leur monastère et connues sous le nom de « granges ». La grange dite « de Berg » est mentionnée pour la première fois dans une bulle du pape Honorius III datée du 22 décembre 1216 et intitulée Religiosam vitam eligentibus, dite en français « privilège d’Honorius » (Cartulaire de Mazan, no 9, folio 185-189 et Gallia christ.XVI, inst. P. 240). Étant données sa position sur l’itinéraire de Mazan à Viviers et l’étendue de son domaine, il est permis de penser que son implantation remonte à une époque beaucoup plus ancienne[Quand ?].

Olivier de Serres, natif de Villeneuve, statue par Pierre Hébert.

En 1280, les habitants de Saint-Andéol-de-Berg pillèrent la grange cistercienne de Berg et tuèrent l'un de ses moines. Pour Marius Ribon, « Ce drame accéléra la fondation de la Bastide de Villeneuve-de-Berg, en 1284 » ("Saint-Andéol-de-Berg - Notice historique", par Marius Ribon - Habauzit - Aubenas - 1938). Pour Jean Moulin, « Il faut chercher la cause de cette fondation dans l'évolution interne des cisterciens et dans la politique expansionniste des Capétiens, à la suite de leur main-mise sur le Languedoc oriental », mais « Il reste vrai cependant que l'événement de 1280 contribua largement à précipiter le processus déjà engagé » ("Habitat et communications dans le pays de Berg", par Jean Moulin - La Fontaine - Valence - 2000).

Villeneuve-de-Berg naquit par conséquent de la convergence des intérêts d'un pouvoir royal soucieux de faire pénétrer l'influence capétienne dans les principautés du Midi, et d'une communauté de moines déterminés à sauvegarder leurs ressources, fût-ce au prix d'un partage de souveraineté. C’est ainsi que le 12 et le 25 novembre 1284, l’abbé cistercien de Mazan et le Sénéchal de Beaucaire, représentant du roi, signèrent devant notaire une charte de paréage, concrétisant la fondation en pays de Berg d’une Ville Neuve, en co-seigneurerie.

Villeneuve-de-Berg était située au Moyen Âge sur un itinéraire reliant Viviers à la moyenne-vallée de l’Ardèche (avec Aubenas) et au Massif central (Le Puy). Ce site permettait donc de contrôler le trafic entre la façade rhodanienne du Bas-Vivarais et son arrière-pays. En prenant pied sur cet itinéraire, les Capétiens, par l’entremise de leur sénéchal de Beaucaire, exerçaient une pression sur les évêques de Viviers pour les forcer à reconnaître leur suzeraineté.

Les Temps modernes[modifier | modifier le code]

Du début des persécutions contre les protestants sous François Ier jusqu'au siège de Privas (1629), Villeneuve-de-Berg eut à connaître des périodes difficiles, notamment en mars 1573 lors d'un massacre de catholiques, et en 1628-1629, lors du passage des troupes de Louis XIII. Ce sont les protestants qui sont majoritaires et gèrent la ville, du début des guerres de religion en 1561 à 1621[2].

Le château voisin de Mirabel servit de refuge aux protestants. Il contrôlait le passage vers Privas et vers la vallée du Rhône puis la Suisse[3].

En 1621, le maréchal de Montmorency fait le siège de Villeneuve-de-Berg et s'empare de la ville. Le temple est détruit, et après l'édit d'Alès, le culte protestant ne peut avoir lieu qu'au Pradel, fief des Serres. La communauté protestante, qui représentait environ un quart de la population, continue de prospérer[2]. En 1685, peu avant la révocation de l'édit de Nantes, une troupe occupe tous les lieux protestants. En quelques jours, cette dragonnade 160 à 200 protestants[4].

Villeneuve n'a jamais joué un rôle majeur dans l’économie du Bas-Vivarais, rôle dévolu à Aubenas. Cependant la création d'un lieu de peuplement doté d'avantages fiscaux et la présence d'un tribunal (bailliage) royal, puis, au XVIIIe siècle, d'une sénéchaussée et d'une direction des eaux et forêts, contribua à créer une bourgeoisie et une noblesse qui prirent le relais des cisterciens dans la mise en valeur du pays de Berg.

Au XVIIIe siècle, l’administration royale entreprit de moderniser le réseau routier. Le tracé des itinéraires médiévaux fut largement remanié. La conséquence pour Villeneuve fut de bouleverser son schéma urbain. La voie principale, d'est en ouest, la Grand'rue, fut abandonnée au profit d'un axe nord-sud, qui fit disparaître ce qui restait de l’ancien fort.

Les agrandissements de l’église et la création des hôtels particuliers ont donné à la ville l’aspect qu'elle a conservé dans ses grandes lignes jusqu'à aujourd'hui.

Révolution française[modifier | modifier le code]

À la Révolution, Villeneuve-de-Berg tenta de garder un rôle administratif, et devient chef-lieu de district, mais ne le resta que du 4 mars au 23 août 1790.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le samedi 26 février 2011, plus de 10 000 personnes sont venues y manifester leur opposition à l'exploitation possible du gaz de schiste en Ardèche[5],[6].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Villeneuve-de-Berg

Les armes de Villeneuve-de-Berg se blasonnent ainsi :
Parti : au premier d'azur aux trois fleurs de lys d'or, au second d'azur à la crosse d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945 décembre 1954
(décès)
Émile Froment CNIP Négociant
Conseiller général
janvier 1955 mai 1962
(démission)
Lazare Durif DVD Dentiste
mai 1962 mars 1989 Pierre Cornet UDR puis RI puis UDF Conseiller de l'Union Française
Conseiller général
Député (1967-1981)
mars 1989 27 juin 2003
(décès)
Claude Dejean DVD Directeur d'hôpital
juillet 2003 4 avril 2014 Claude Pradal PCF Professeur de collège public
4 avril 2014 en cours Christian Audigier - Banquier
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 836 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 116 2 205 2 227 2 391 2 549 2 575 2 620 2 607 2 716
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 731 2 547 2 500 2 402 2 322 2 105 2 048 2 047 2 055
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 943 1 851 1 822 1 531 1 507 1 503 1 474 1 339 1 218
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 283 1 501 1 624 1 992 2 290 2 429 2 765 2 789 2 825
2011 - - - - - - - -
2 836 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • "Opuscula Varia", par Joannis Columbi (Page 559, territoire de Berg, Saint-Andéol-de-Berg, Villeneuve-de-Berg) - Lugduni - 1658
  • Abbé Cheniivesse, Olivier de Serres et les Massacres du 2 mars 1573 à Villeneuve-de-Berg, Valence, imprimerie Jules Cèas et fils,‎ 1889
  • "Recherches historiques sur Villeneuve-de-Berg", par l'Abbé Mollier - Aubanel frères - Avignon - 1866
  • "Saint-Andéol-de-Berg - Notice historique", par Marius Ribon - Habauzit - Aubenas - 1938
  • "Histoire de l'Ardèche (Vivarais & Helvie)", par Jean Volane (Auguste Bourret), L. Gout, J. Roux - Texte original de 1908 - Éditions E.& R. - Valence - 1997
  • "Histoire de Villeneuve-de-Berg", par Albert Grimaud - Habauzit - Aubenas - 1942
  • "Habitat et communications dans le pays de Berg", par Jean Moulin - La Fontaine - Valence - 2000
  • Revue de la Société des Enfants et Amis de Villeneuve-de-Berg (revue annuelle fondée en 1921, distinguée en 1973 par l'Académie des Sciences Morales et Politiques de l'Institut de France - rapport d'Edmond Giscard d'Estaing).
  • Pierre Ribon, Voyage en Basse-Ardèche, Éditions E. & R. La Bouquinerie, Valence, 1998
  • Jean Ribon, Reflets de l'Ardèche, Éditions E. & R. La Bouquinerie, Valence, 2007
  • Revue du Vivarais
  • Association Mémoire d'Ardèche et temps présent
  • "Une Bastide Occitane : Villeneuve-de-Berg (Villanova-dé-Berco) - Habitants, maisons, rues lieudits", par Pierre Ribon - Éditions E.& R. - Valence - 2011
  • "Le compagnon Jean Veyren "Vivarais" artiste-serrurier au XVIIIe siècle en Picardie" par Odette et André-Charles GROS - ISSN 0765-9563

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Direction départementale de l'équipement (DDE), « Carte en relief de l'Ardèche avec limites communales », sur http://www.ardeche.equipement.gouv.fr,‎ 2007 (consulté le 04/10/2011)
  2. a et b Maurice Boulle, « Antoine Court, Villeneuvois de naissance et restaurateur du protestantisme français au XVIIIe (1695-1760). Homme d'un terroir, homme de son temps en son temps, homme d'aujourd'hui ? », Études drômoises, Association universitaire d'études drômoises, (no)64, mars 1985, (ISSN 0240-3994), p. 3.
  3. http://www.medarus.org/Ardeche/07genera/07genTex/huguenots.html
  4. Boulle, op. cit., p. 4.
  5. Recherches d'un gisement de gaz de schiste en Ardèche méridionale - Le Projet de GDF-Suez
  6. Arthur Nazaret, « De l’eau dans le gaz », JDD,‎ 27 février 2011 (consulté le 27 février 2011)
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  9. http://myriam.dechalendar.free.fr/de_Villeneuve_de_Berg.html
  10. http://gillesdubois.blogspot.com/2008/05/la-famille-de-chalendar.html