Villeneuve-de-Berg

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Villeneuve-de-Berg
Le village de Villeneuve-de-Berg
Le village de Villeneuve-de-Berg
Blason de Villeneuve-de-Berg
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Largentière
Canton Villeneuve-de-Berg (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Berg et Coiron
Maire
Mandat
Claude Pradal
2008-2014
Code postal 07170
Code commune 07341
Démographie
Population
municipale
2 835 hab. (2009)
Densité 115 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 33′ 28″ N 4° 30′ 10″ E / 44.5577777778, 4.5027777777844° 33′ 28″ Nord
       4° 30′ 10″ Est
/ 44.5577777778, 4.50277777778
  
Altitude Min. 208 m — Max. 494 m
Superficie 24,61 km2
Localisation

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Villeneuve-de-Berg

Villeneuve-de-Berg est une commune française, située dans le département de l'Ardèche et la région Rhône-Alpes, à 5 kilomètres de Saint-Andéol-de-Berg. Ses habitants sont appelés les Villeneuvois.

Sommaire

Géographie [modifier]

Villeneuve-de-Berg est située à 325 m d'altitude, sur une éminence calcaire dominant la route reliant la vallée du Rhône (Viviers et Le Teil) au Puy-en-Velay via Aubenas.
Villeneuve-de-Berg est entourée au nord et à l'ouest par la vallée de la Claduègne qui coule depuis le plateau du Coiron basaltique qui domine au nord, à l'est par la montagne de Berg calcaire, et au sud par la vallée de l'Ibie qui naît sur son territoire.

Communes limitrophes [modifier]

Villeneuve-de-Berg est limitrophe de sept communes[1], toutes situées dans le département de l'Ardèche et réparties géographiquement de la manière suivante :

Rose des vents Mirabel Saint-Jean-le-Centenier Alba-la-Romaine Rose des vents
Saint-Germain N Saint-Andéol-de-Berg
O    Villeneuve-de-Berg    E
S
Rochecolombe Saint-Maurice-d'Ibie

Économie [modifier]

Toponymie [modifier]

Histoire [modifier]

La fondation de la bastide royale de Villeneuve-de-Berg [modifier]

La fondation de la bastide royale de Villeneuve-de-Berg résulte d’un accord de paréage, conclu en 1284 entre le roi Philippe III le Hardi et Falcon, abbé du monastère cistercien de Mazan-L'Abbaye, dans la montagne vivaroise. C’est l’une des quatre bastides de la sénéchaussée de Beaucaire avec :

Sur ces quatre fondations, seule Villeneuve-de-Berg a pour origine un accord de paréage entre le roi et une abbaye cistercienne. On sait que le Languedoc oriental, ou méditerranéen, est passé dès l'époque du traité de Meaux-Paris (1229) sous la domination capétienne. Il était divisé en deux sénéchaussées, Carcassonne et Beaucaire.

Le pays de Berg est formé du bassin de la rivière Ibie et de ses affluents. Son confluent avec l’Ardèche se trouve en amont du Pont d'Arc. Son peuplement est très ancien mais sa densité est restée très faible jusqu'au milieu du Moyen Âge. Il commença à se développer à partir du XIIe siècle. On connaît seulement trois lieux de peuplement antérieurs ou contemporains à cette période : Saint-Maurice-d'Ibie et Tournon-lès-Villeneuve, dit « le petit Tournon ». Saint-Andéol-de-Berg doit probablement son origine, vers l’époque où les Cisterciens occupaient la région, à un donjon et à sa chapelle castrale, dépendances des seigneurs d'Alba.

La grange de Berg [modifier]

Les abbayes cisterciennes possédaient généralement des exploitations éloignées de leur monastère et connues sous le nom de « granges ». La grange dite « de Berg » est mentionnée pour la première fois dans une bulle du pape Honorius III datée du 22 décembre 1216 et intitulée Religiosam vitam eligentibus, dite en français « privilège d’Honorius » (Cartulaire de Mazan, no 9, folio 185-189 et Gallia christ.XVI, inst. P. 240). Étant données sa position sur l’itinéraire de Mazan à Viviers et l’étendue de son domaine, il est permis de penser que son implantation remonte à une époque beaucoup plus ancienne[Quand ?].

1284 : La fondation de Villeneuve-de-Berg [modifier]

Olivier de Serres, natif de Villeneuve, statue par Pierre Hébert.

En 1280, les habitants de Saint-Andéol-de-Berg pillèrent la grange cistercienne de Berg et tuèrent l'un de ses moines. Pour Marius Ribon, « Ce drame accéléra la fondation de la Bastide de Villeneuve-de-Berg, en 1284 » ("Saint-Andéol-de-Berg - Notice historique", par Marius Ribon - Habauzit - Aubenas - 1938). Pour Jean Moulin, « Il faut chercher la cause de cette fondation dans l'évolution interne des cisterciens et dans la politique expansionniste des Capétiens, suite à leur main-mise sur le Languedoc oriental », mais « Il reste vrai cependant que l'événement de 1280 contribua largement à précipiter le processus déjà engagé » ("Habitat et communications dans le pays de Berg", par Jean Moulin - La Fontaine - Valence - 2000).

Villeneuve-de-Berg naquit par conséquent de la convergence des intérêts d'un pouvoir royal soucieux de faire pénétrer l'influence capétienne dans les principautés du Midi, et d'une communauté de moines déterminés à sauvegarder leurs ressources, fût-ce au prix d'un partage de souveraineté. C’est ainsi que le 12 et le 25 novembre 1284, l’abbé cistercien de Mazan et le Sénéchal de Beaucaire, représentant du roi, signèrent devant notaire une charte de paréage, concrétisant la fondation en pays de Berg d’une Ville Neuve, en co-seigneurerie.

Villeneuve-de-Berg était située au Moyen Âge sur un itinéraire reliant Viviers à la moyenne-vallée de l’Ardèche (avec Aubenas) et au Massif central (Le Puy). Ce site permettait donc de contrôler le trafic entre la façade rhodanienne du Bas-Vivarais et son arrière-pays. En prenant pied sur cet itinéraire, les Capétiens, par l’entremise de leur sénéchal de Beaucaire, exerçaient une pression sur les évêques de Viviers pour les forcer à reconnaître leur suzeraineté.

Le XVIe siècle [modifier]

Du début des persécutions contre les protestants sous François Ier jusqu'au siège de Privas (1629), Villeneuve-de-Berg eut à connaître des périodes difficiles, notamment en mars 1573 lors d'un massacre de catholiques, et en 1628-1629, lors du passage des troupes de Louis XIII.

Le château voisin de Mirabel servit de refuge aux protestants. Il contrôlait le passage vers Privas et vers la vallée du Rhône puis la Suisse[2].

Depuis le XVIIe siècle [modifier]

Villeneuve n'a jamais joué un rôle majeur dans l’économie du Bas-Vivarais, rôle dévolu à Aubenas. Cependant la création d'un lieu de peuplement doté d'avantages fiscaux et la présence d'un tribunal (bailliage) royal, puis, au XVIIIe siècle, d'une sénéchaussée et d'une direction des eaux et forêts, contribua à créer une bourgeoisie et une noblesse qui prirent le relais des cisterciens dans la mise en valeur du pays de Berg.

Au XVIIIe siècle, l’administration royale entreprit de moderniser le réseau routier. Le tracé des itinéraires médiévaux fut largement remanié. La conséquence pour Villeneuve fut de bouleverser son schéma urbain. La voie principale, d'est en ouest, la Grand'rue, fut abandonnée au profit d'un axe nord-sud, qui fit disparaître ce qui restait de l’ancien fort.

Les agrandissements de l’église et la création des hôtels particuliers ont donné à la ville l’aspect qu'elle a conservé dans ses grandes lignes jusqu'à aujourd'hui.

À la Révolution, Villeneuve-de-Berg tenta de garder un rôle administratif, et devient chef-lieu de district, mais ne le resta que du 4 mars au 23 août 1790.

Le samedi 26 février 2011, plus de 10 000 personnes sont venues y manifester leur opposition à l'exploitation possible du gaz de schiste en Ardèche[3],[4].

Héraldique [modifier]

Blason de Villeneuve-de-Berg

Les armes de Villeneuve-de-Berg se blasonnent ainsi :
Parti : au premier d'azur aux trois fleurs de lys d'or, au second d'azur à la crosse d'or.

Administration [modifier]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1955 Émile Froment    
1955 1962 Lazare Durif    
1962 1989 Pierre Cornet UDR puis RI puis UDF  
1989 2003 Claude Dejean   Directeur d'hôpital
2003 en cours Claude Pradal PCF Professeur de collège public

Démographie [modifier]

Évolution démographique
(Source : Insee[5])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2009
1 283 1 501 1 624 1 992 2 290 2 429 2 835[6]
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Lieux et monuments [modifier]

Personnalités liées à la commune [modifier]

Notes et références [modifier]

Annexes [modifier]

Articles connexes [modifier]

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Liens externes [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • "Opuscula Varia", par Joannis Columbi (Page 559, territoire de Berg, Saint-Andéol-de-Berg, Villeneuve-de-Berg) - Lugduni - 1658
  • Abbé Cheniivesse, Olivier de Serres et les Massacres du 2 mars 1573 à Villeneuve-de-Berg, Valence, imprimerie Jules Cèas et fils, 1889 
  • "Recherches historiques sur Villeneuve-de-Berg", par l'Abbé Mollier - Aubanel frères - Avignon - 1866
  • "Saint-Andéol-de-Berg - Notice historique", par Marius Ribon - Habauzit - Aubenas - 1938
  • "Histoire de l'Ardèche (Vivarais & Helvie)", par Jean Volane (Auguste Bourret), L. Gout, J. Roux - Texte original de 1908 - Éditions E.& R. - Valence - 1997
  • "Histoire de Villeneuve-de-Berg", par Albert Grimaud - Habauzit - Aubenas - 1942
  • "Habitat et communications dans le pays de Berg", par Jean Moulin - La Fontaine - Valence - 2000
  • "Revue de la Société des Enfants et Amis de Villeneuve-de-Berg" - no 65 de l'année 2009 et années antérieures (revue annuelle fondée en 1921 et distinguée en 1973 par l'Académie des Sciences Morales et Politiques de l'Institut de France - rapport de M. Edmond Giscard d'Estaing)
  • Pierre Ribon, Voyage en Basse-Ardèche, Éditions E. & R. La Bouquinerie, Valence, 1998
  • Jean Ribon, Reflets de l'Ardèche, Éditions E. & R. La Bouquinerie, Valence, 2007
  • Revue du Vivarais
  • Association Mémoire d'Ardèche et temps présent
  • "Une Bastide Occitane : Villeneuve-de-Berg (Villanova-dé-Berco) - Habitants, maisons, rues lieudits", par Pierre Ribon - Éditions E.& R. - Valence - 2011