Largentière
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| Largentière | ||
La ville de Largentière |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Rhône-Alpes | |
| Département | Ardèche | |
| Arrondissement | Largentière (chef-lieu) | |
| Canton | Largentière (chef-lieu) | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Val de Ligne | |
| Maire Mandat |
Jean-Roger Durand 2008-2014 |
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| Code postal | 07110 | |
| Code commune | 07132 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
1 814 hab. (2010) | |
| Densité | 251 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 147 m — Max. 420 m | |
| Superficie | 7,22 km2 | |
| Localisation | ||
| modifier |
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Largentière (prononcé [laʁ.ʒɑ̃.t̪jɛʁ] ; L'Argentièira en occitan) est une commune française, située dans le département de l'Ardèche est une des deux sous-préfectures du département.
Ses habitants sont appelés les Largentiérois et les Largentiéroises. Elle est la deuxième plus petite sous-préfecture de France après Castellane dans les Alpes-de-Haute-Provence.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Largentière, sous-préfecture de l'Ardèche, est située dans la vallée de la Ligne, à 10 kilomètres environ au sud d'Aubenas et à 85 kilomètres environ au sud-ouest de Valence.
Communes limitrophes [modifier]
Largentière est limitrophe de six communes[1], toutes situées dans le département de l'Ardèche, et réparties géographiquement de la manière suivante :
Histoire [modifier]
Initialement nommée Segualeriæ (Ségualières) jusqu'au XVIIIe siècle, la cité doit son nom actuel à des mines de plomb argentifère que les comtes de Toulouse et les évêques de Viviers exploitèrent du Xe siècle au XVe siècle.
Ancienne propriété des évêques de Viviers, barons de Largentière, elle garde de ce passé un patrimoine architectural remarquable : la cité médiévale, le château (XVe siècle), l'église gothique Notre-Dame-des-Pommiers du XIIIe siècle ; sur la chaire en pierre est gravée une inscription en occitan datée de 1490 : « hieu Pierre Guarnier de Colens ay donat aquesta chadiera al convent ».
Largentière fut une petite ville industrielle au XIXe siècle. Aujourd'hui elle est surtout (en dehors de la saison estivale, très touristique) un centre administratif (administrations départementales et préfectorales) grâce à sa fonction de sous-préfecture de l'Ardèche. Elle avait un tribunal qui est aujourd'hui fermé.
Dans le contexte de la fin de la guerre d’Algérie, en 1962, de nombreux harkis et leur famille, originaires de la région de Nemours (en Algérie), sont rapatriés par la demi-brigade de fusiliers marins, qui aidera à leur installation sur le territoire de la commune. C'est ainsi que sera créée la cité de « Neuilly-Nemours », ainsi qu'un hameau de forestage[2].
Jusqu'en 1982, la ville était desservie par la voie ferrée (PLM puis SNCF) venant de Saint-Sernin. L'ancienne gare a été démolie ; le site de la gare est maintenant occupé par la gendarmerie et la caserne des pompiers.
- 1er décembre 1974 : Tauriers est rattachée à Largentière.
- 1er janvier 1989 : Tauriers est détachée de Largentière.
Héraldique [modifier]
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Les armes de Largentière se blasonnent ainsi : |
Administration [modifier]
La commune de Largentière fusionna en 1974 avec celle de Tauriers, puis Tauriers fut rétabli en commune indépendante en 1989.
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 1 814 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
L'augmentation de la population entre 1962 et 1968 est due, d'une part à l'arrivée de nombreux harkis pour qui un camp d'accueil avait été construit, d'autre part par l'arrivée d'ouvriers mineurs venus du nord de la France ou des pays du Maghreb employés dans la mine.
Suite à la fermeture de la mine elle subit une perte de démographie importante. En 1989 Tauriers se sépare de Largentière et redevient une commune indépendante.
Lieux et monuments [modifier]
- Le château de Largentière du XVe siècle ;
- La cité médiévale ;
- L'église Notre-Dame-des-Pommiers (XIIIe siècle), de style gothique ;
- Le Musée de la soie, route de Valgorge - Filature du Moulinet présente la filière de la soie en Ardèche au XIXe siècle, depuis l'élevage du ver à soie au moulinage du fil.
- Maison Bastide
Classé MH (1928)[6]
Économie [modifier]
La société Penarroya exploite la mine jusqu'en 1982 dont sont extraits du plomb, du zinc, de l'argent[7]. Cette mine avait précédemment appartenu à la famille Rothschild[8]. La fermeture de la mine et la crise du textile conduisent à un déclin de l'activité industrielle.
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Les laboratoires Omega Pharma, un exemple de reconversion d'un ancien moulinage.
Évènements [modifier]
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Jean-Louis Giraud-Soulavie (1752-1813), précurseur de la géologie et historien, auteur de l'Histoire naturelle de la France méridionale, en 8 volumes (ouvrage inachevé), et de Mémoires historiques et politiques du règne de Louis XVI.
- Joseph-Xavier de Jullien de Vinezac (1749-1814), Vicomte puis Comte de Vinezac, Chevalier de St Lazare, lieutenant d'infanterie, anti-révolutionnaire.
- Albin Mazon (1828-1908), alias « le docteur Francus », historien du Vivarais, auteur d'une œuvre considérable, largement rééditée. On lui doit notamment une Histoire de Largentière (1904).
- Joseph-Gaston Pouquery de Boisserin (1852-1920), homme politique, député de Vaucluse, et maire d'Avignon, né à Largentière.
- Édouard Froment (1884-1973), homme politique, Député, opposant au Maréchal Pétain et Président du Conseil général.
- Louis Gabriel Suchet dont le cœur repose dans l'Église Notre-Dame des Pommiers.
- Alain Morvan (né en 1944), ancien recteur de l'Académie de Lyon.
- Henri Rivier (1870-1950), co-inventeur du papier d'Arménie.
- Michel Teston, (né en 1944), écrivain et poète français, auteur de Lautréamont, névrose et christianisme dans l'œuvre du poète.
- Jérôme Tisserand né en 1948, artiste peintre, (dictionnaire Bénézit). Conseiller culturel à la mairie de Paris et directeur des affaires culturelles d'Évreux (Eure). Chevalier de la Légion d'Honneur.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Direction départementale de l'équipement (DDE), « Carte en relief de l'Ardèche avec limites communales », sur http://www.ardeche.equipement.gouv.fr, 2007. Consulté le 16/10/2011
- Abd-el-Aziz Méliani, Le drame des harkis, éditions Perrin, septembre 2001, p.115, (ISBN 9782262018474)
- Préfecture de l'Ardèche fichier au format PDF daté du 1er juillet 2008
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Notice no PA00116721, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Images de l'exploitation de la mine
- Compte rendu de la séance de l'Assemblée nationale du 11 juin 1982, intervention du député de l'Ardèche Jean-Marie Alaize.
Voir aussi [modifier]
Liens externes [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Albin Mazon, Histoire de Largentière, 1904, 592 p. [lire en ligne]
