Largentière

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44° 32′ 37″ N 4° 17′ 39″ E / 44.5436111111, 4.29416666667

Largentière
La ville de Largentière
La ville de Largentière
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Largentière (chef-lieu)
Canton Largentière (chef-lieu)
Code commune 07132
Code postal 07110
Maire
Mandat en cours
Jean-Roger Durand
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Ligne
Démographie
Population 1 814 hab. (2009)
Densité 251 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 32′ 37″ Nord
       4° 17′ 39″ Est
/ 44.5436111111, 4.29416666667
Altitudes mini. 147 m — maxi. 420 m
Superficie 7,22 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Largentière (L'Argentièira en occitan) est une commune française, située dans le département de l'Ardèche (dont elle est l'une des deux sous-préfectures) et la région Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Largentiérois et les Largentiéroises. Elle est la deuxième plus petite sous-préfecture de France après Castellane dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Sommaire

[modifier] Géographie

Largentière, sous-préfecture de l'Ardèche, est située dans la vallée de la Ligne, à 10 kilomètres environ au sud d'Aubenas et à 85 kilomètres environ au sud-ouest de Valence.

[modifier] Communes limitrophes

Largentière est limitrophe de six communes[1], toutes situées dans le département de l'Ardèche, et réparties géographiquement de la manière suivante :

Rose des vents Tauriers Chassiers Vinezac Rose des vents
Sanilhac N
O    Largentière    E
S
Montréal Uzer

[modifier] Histoire

Le château de Largentière

Initialement nommée Segualeriæ (Ségualières) jusqu'au XVIIIe siècle, la cité doit son nom actuel à des mines de plomb argentifère que les comtes de Toulouse et les évêques de Viviers exploitèrent du Xe siècle au XVe siècle.

Ancienne propriété des évêques de Viviers, barons de Largentière, elle garde de ce passé un patrimoine architectural remarquable : la cité médiévale, le château (XVe siècle), l'église gothique Notre-Dame-des-Pommiers du XIIIe siècle ; sur la chaire en pierre est gravée une inscription en occitan datée de 1490 : « hieu Pierre Guarnier de Colens ay donat aquesta chadiera al convent ».

Largentière fut une petite ville industrielle au XIXe siècle. Aujourd'hui elle est surtout (en dehors de la saison estivale, très touristique) un centre administratif important (administrations départementales et préfectorales) grâce à sa fonction de sous-préfecture de l'Ardèche. Elle avait un tribunal qui est aujourd'hui fermé.

Dans le contexte de la fin de la guerre d’Algérie, en 1962, de nombreux harkis et leur famille, originaires de la région de Nemours (en Algérie), sont rapatriés par la demi-brigade de fusiliers marins, qui aidera à leur installation sur le territoire de la commune. C'est ainsi que sera créée la cité de « Neuilly-Nemours », ainsi qu'un hameau de forestage[2].

Jusqu'en 1982, la ville était desservie par la voie ferrée (PLM puis SNCF) venant de Saint-Sernin. L'ancienne gare a été démolie ; le site de la gare est maintenant occupé par la gendarmerie et la caserne des pompiers.

[modifier] Héraldique

Blason de Largentière

Les armes de Largentière se blasonnent ainsi :
D'azur au château d'argent flanqué de deux échauguettes couvertes et sommé d'une tour crénelée, girouettée du même, le tout maçonné et ajouré de sable.

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983 1995 André Monteil RPR  
1995 mars 2001 Edmont Laffont DVD  
mars 2001 réélu mars 2008 Jean-Roger Durand[3] UDF puis Nouveau Centre Conseiller général
Toutes les données ne sont pas encore connues.

La commune de Largentière fusionna en 1974 avec celle de Tauriers, puis Tauriers fut rétabli en commune indépendante en 1989.

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[4] et Cassini[5])

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 793 1 706 1 952 2 250 2 919 2 879 3 088 3 214 3 160
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 281 2 992 3 144 3 135 2 962 2 783 2 697 2 820 2 472
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 354 2 283 2 165 1 887 2 043 1 855 2 021 1 777 1 673
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2009    
1 819 2 888 2 782 2 520 1 990 1 942 1 814    

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes



L'augmentation de la population entre 1962 et 1968 est due, entre autres, à l'arrivée de nombreux harkis que la ville de Largentière avait choisi d'accueillir en leur construisant un camp d'accueil. La baisse constatée de la population entre 1982 et 1990 est due, entre autres, à la séparation avec Tauriers, redevenue commune indépendante en 1989.

[modifier] Lieux et monuments

[modifier] Économie

Penarroya exploite la mine jusqu'en 1982 dont sont extraits du plomb, du zinc, de l'argent[6]. Cette mine avait précédemment appartenu à la famille Rothschild[7]. La fermeture de la mine et la crise du textile conduisent à un déclin de l'activité industrielle.

[modifier] Évènements

[modifier] Personnalités liées à la commune

  • Jean-Louis Giraud-Soulavie (1752-1813), précurseur de la géologie et historien, auteur de l'Histoire naturelle de la France méridionale, en 8 volumes (ouvrage inachevé), et de Mémoires historiques et politiques du règne de Louis XVI.
  • Joseph-Xavier de Jullien de Vinezac (1749-1814), Vicomte puis Comte de Vinezac, Chevalier de St Lazare, lieutenant d'infanterie, anti-révolutionnaire.
  • Albin Mazon (1828-1908), alias « le docteur Francus », historien du Vivarais, auteur d'une œuvre considérable, largement rééditée. On lui doit notamment une Histoire de Largentière (1904).
  • Édouard Froment (1884-1973), homme politique, Député, opposant au Maréchal Pétain et Président du Conseil général.
  • Louis Gabriel Suchet dont le cœur repose dans l'Église Notre-Dame des Pommiers.
  • Alain Morvan (né en 1944), ancien recteur de l'Académie de Lyon.
  • Henri Rivier (1870-1950), co-inventeur du papier d'Arménie.
  • Michel Teston, (né en 1944), écrivain et poète français, auteur de Lautréamont, névrose et christianisme dans l'œuvre du poète.
  • Jérôme Tisserand né en 1948, artiste peintre, (dictionnaire Bénézit). Conseiller culturel à la mairie de Paris et directeur des affaires culturelles d'Évreux (Eure). Chevalier de la Légion d'Honneur.

[modifier] Notes et références

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

[modifier] Bibliographie

  • Albin Mazon, Histoire de Largentière, 1904, 592 p. [lire en ligne] 
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