Bourg-Saint-Andéol

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Bourg-Saint-Andéol
Bourg-Saint-Andéol - Ancien pont
Bourg-Saint-Andéol - Ancien pont
Blason de Bourg-Saint-Andéol
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Privas
Canton Bourg-Saint-Andéol (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Rhône aux Gorges de l'Ardèche
Maire
Mandat
Jean-Marc Serre
2014-2020
Code postal 07700
Code commune 07042
Démographie
Gentilé Bourguesans, Bourguesanes
Population
municipale
7 233 hab. (2011)
Densité 165 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 22′ 24″ N 4° 38′ 39″ E / 44.3733, 4.644244° 22′ 24″ Nord 4° 38′ 39″ Est / 44.3733, 4.6442  
Altitude Min. 48 m – Max. 415 m
Superficie 43,74 km2
Localisation

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Église Saint-Andéol
L’ancien collège Saint-Joseph, réhabilité, abrite aujourd’hui les activités de La Cascade, maison des arts du clown et du cirque
Vieille porte
Un des monuments aux morts de Bourg-Saint-Andéol
La mairie
Émetteur de télévision de Bourg-Saint-Andéol se trouvant à 414 mètres d’altitude sur la route de Saint-Remèze. Puissance d’émission : 280 W

Bourg-Saint-Andéol est une commune française, située dans le département de l’Ardèche en région Rhône-Alpes. La ville est située sur la rive droite du Rhône à hauteur de Pierrelatte (Drôme).

Les habitants sont appelés les Bourguesans ou Bourdésans[1] en occitan[2].

Les armoiries de la ville, qui ont été retrouvées sculptées sur une pierre des anciennes fortifications, se rapportent à la légende de saint Andéol. Leur blasonnement est le suivant : « de gueules à trois bourdons posés en pal d'or et un chef d'argent chargé d'un coutelas (scramasaxe) d'azur[3] ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La ville de Bourg-Saint-Andéol se trouve dans le sud du département de l’Ardèche, au sein d'une petite vallée ouverte sur l’axe rhodanien tout en restant légèrement à l’écart. Faisant partie intégrante de l’Ardèche méridionale, la ville est blottie contre le Rhône au pied de la forêt méditerranéenne du Laoul, essentiellement composée de chênes verts, de pins, buis et cyprès. De plus, elle se situe prés de la mer Méditerranée, au cœur des meilleurs lieux touristiques.

arte de la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

Entre ses collines, la ville est relativement bien abritée du mistral qui souffle avec violence dans toute la vallée du Rhône. La commune bénéficie d’un climat particulier puisque diamétralement opposé aux communes voisines. On note en effet régulièrement une différence négative d’un ou deux degrés avec Viviers, sa voisine septentrionale et Pierrelatte, côté Drôme.

Il n’est pas rare également de voir au-dessus de Bourg-Saint-Andéol un agglomérat de nuages qui se retrouvent coincés entre le plateau des Gras ou de Saint-Remèze (rien à voir avec le plateau des Gras) et les premiers contreforts cévenols des gorges de l'Ardèche, distantes seulement de sept kilomètres.

C’est pour cela que le temps est régulièrement nuageux et frais sur la commune alors que le temps peut être ensoleillé et plus chaud dans les communes limitrophes.

Bourg-Saint-Andéol fut ainsi considéré à tort pendant longtemps comme la frontière de la culture de l’olivier en Méditerranée.

Assez protégée du mistral par ses collines situés au nord, la ville s'ouvre donc sur la véritable plaine du Tricastin où naissent les cultures et l'atmosphère authentiquement méridionales, mais pas encore tout à fait provençales.

La plus proche station météorologique dont les relevés sont accessibles est celle de Montélimar, située à 22 kilomètres.

Données météo Relevés météorologiques à Montélimar pour la période 1961-1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,2 2,3 3,9 6,5 9,9 13,5 16,1 15,6 13,2 9,4 4,8 1,9 8,2
Température moyenne (°C) 4,5 6 8,6 11,6 15,5 19,3 22,5 21,7 18,6 14 8,3 4,9 13
Température maximale moyenne (°C) 7,7 9,8 13,3 16,7 21,1 25,1 28,9 27,9 24,1 18,5 11,9 7,8 17,7
Précipitations (mm) 67,4 74,7 71,4 73,3 88,7 56,3 35,3 69,6 107,8 121,8 79,9 67,1 913,3
Source : Infoclimat : Montélimar[4]


Depuis le 5 mars 2011, une station météorologique amateur située à Bourg-Saint-Andéol même, enregistre chaque minute les données climatiques de la ville. Les données sont indiquées en détail sur le site de la station à savoir la température, l'état du ciel, la pluviométrie, l'hygrométrie, la vitesse du vent, les maxis et minis pour ne citer que les principaux. Toutes les moyennes sont archivées mois par mois depuis la mise en service de la station météorologique. Les données sont visibles sur le site de la station météo de Bourg Saint Andéol et sont également stockées de façon détaillée sur Wunderground.com

Depuis le mois de septembre 2012, une nouvelle station amateur a fait son apparition, située au point culminant de la ville Météo BSA avec données en temps réel, maxi, minis, graphiques mensuels, trimestriels… Prévisions à venir, alertes météo… Données mise à jour 7/7j 24/24h, Ajout d'une webcam en live en direction du sud-ouest, c'est par la qu'en général les perturbation arrivent même si ce n'est pas une règle absolue.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Gras Saint-Montan Pierrelatte (Drôme) Rose des vents
Bidon N Pierrelatte (Drôme)
O    Bourg-Saint-Andéol    E
S
Saint-Marcel-d'Ardèche Saint-Marcel-d'Ardèche Pierrelatte (Drôme)

Histoire[modifier | modifier le code]

Le premier nom connu de la ville est Bergoïata, nom d’origine celtique. Au début de l’ère romaine, ce nom devint Bergus ou Burgum.

Le nom actuel, qui remonte au XVe siècle, perpétue la mémoire d’Andéol, sous-diacre de l’église de Smyrne venu évangéliser la région et qui fut persécuté et assassiné à Albes (Viviers) puis jeté dans le Rhône et vint échouer sur le rivage de Bergoiate où son corps fut recueilli en 208 et enseveli dans un sarcophage païen au nom de Julius Valérianus. On édifia sur son tombeau, qu'on crut perdu, une crypte qui donna lieu a l'élévation de deux basiliques dédiées à saint Polycarpe. Il fut retrouvé en 1876 par l'abbé Paradis qui s'intéressait au martyre d'Andéol.

Sous la Révolution, la ville a porté le nom de Bourg-sur-Rhône. Elle a beaucoup souffert du bombardement américain du 15 août 1944 qui détruisit un tiers de la vieille ville et endommagea quelques-uns de ses plus beaux monuments, comme l’hôtel Nicolaÿ (XVe siècle), dont il ne reste plus qu’une tour octogonale.

Le bombardement a également détruit le pont suspendu par des câbles métalliques qui traversait le Rhône entre l’Ardèche et la Drôme. Ce pont a été construit par ordonnance royale du 13 mars 1868[5] et ouvert à la circulation le 27 avril 1830. Il s'agissait d'un ouvrage de la compagnie Mignot frères et des Architectes Bruno Plagniol et Marc Seguin et frères.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1809 Joachim Drivet de la Dernade    
1809 1813 Augustin Pontal    
1813 1823 Olivier Nicolas de Reboul    
1823 1825 Mathieu Giraud    
1825 1830 Pierre Charles Pellier    
1830 1848 Jean Baptiste Fabry    
1848 1852 Casimir Faure    
1852 1870 Etienne Heni Giraud    
1870 1874 Alphonse Astier    
1874 1875 Adolphe Dunan    
1875 1875 Paul Mathieu Giraud    
1875 1876 Léon Roche    
1876 1882 Casimir Faure    
1882 1904 Edouard Rambaud    
1904 1925 Félix Chalamel GD Industriel, député 1911 - 1914
1925 1941 Lucien Reynaud    
1941 1944 Marc Pradelle    
1944 1944 Pierre Gleyze    
1944 1947 Edouard Chapre    
1947 1971 Pierre Piéri SFIO, DVG puis UNR Commerçant, conseiller général
1971 1977 Gilbert Maurel UDR Membre de cabinet ministériel, conseiller général
1977 1983 Georges Courtial PS Technicien
mars 1983 mars 1989 Yves Alméras PS Technicien
mars 1989 mars 2001 Jean-Marc Serre RPR Assistant en entreprise
mars 2001 mars 2009 Serge Martinez PS Directeur administratif et financier
17 mars 2009 2 mai 2009 Claude Vincent   Président de la délégation spéciale[6]
2 mai 2009 mars 2014 Serge Martinez PS Directeur administratif et financier
mars 2014   Jean-Marc Serre UMP Assistant en entreprise

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 7 233 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 598 3 964 4 100 4 167 4 268 4 290 4 535 4 670 4 857
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 430 4 637 4 515 4 524 4 313 4 308 4 284 4 250 4 264
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 165 4 173 4 195 4 155 4 506 4 203 3 709 3 401 3 668
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
4 400 7 102 6 861 7 400 7 795 7 768 7 390 7 333 7 233
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Médias[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Bourg-Saint-Andéol a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[9].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Bourg-Saint-Andéol est une ville touristique par excellence. Le visiteur averti y trouvera de nombreux monuments classés illustrant un passé historique et architectural majeur.

La dimension religieuse de cette cité n’est également pas négligeable. Il existe encore, en surplomb des quais du Rhône, l’ancien couvent des Visitandines, aujourd’hui maison mère des Sœurs de la Présentation de Marie, ordre fondé pendant la tourmente révolutionnaire par la bienheureuse Marie Rivier. Le bâtiment abrite encore des éléments architecturaux rares, un mobilier d’époque intéressant et une grande chapelle où se réunissent fidèles et religieuses, le dimanche matin.
L'hôpital de la ville, situé dans le prolongement du centre historique et autrefois hors-les-murs fut également un couvent géré par l'ordre de Recollets. Un élégant clocher en pierre de taille domine un cloître et des bâtiments.

L’hôtel de ville, largement remanié suite à la vague de bombardements meurtriers de 1944, a également été un couvent, celui des Ursulines qui prenaient en charge l’éducation des jeunes filles de Bourg-Saint-Andéol.

Le centre ville ancien possède également une série d’hôtels particuliers des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Une partie d’entre eux furent largement détruits pendant la guerre et certains ont complètement disparu du paysage urbain de la ville.

Malgré ces tragiques événements qui ont profondément marqué la ville et son urbanisme, Bourg-Saint-Andéol conserve un patrimoine exceptionnel.

Aujourd’hui, on rencontre un ensemble de monuments dignes d’intérêt, la plupart concentrés dans le centre historique et ses abords immédiats :

  • Fontaines ou résurgences de types vauclusiennes du vallon de Tourne, dites le "Grand Goul" et le "Petit Goul". En 2014 elles ont été explorée en plongée souterraine par Xavier Méniscus respectivement à -192 m pour le Grand Goul (dit Goul du Pont) et -240 m pour le petit Goul (dit Goul de la Tannerie)
  • Bas-relief romain du dieu Mithra (IIIe siècle), sculpté dans le rocher du vallon de Tourne[10] ,[11].
  • Chapelle Saint-Polycarpe (IXe siècle).
  • Église romane Saint-Andéol[12] - 1995 (XIIe, XVIe et XVIIIe siècles), contient un sarcophage paléochrétien ayant renfermé les restes de saint Andéol. De style carlovingien rhénan le gros œuvre (sans le clocher) a été terminé en 858. L’évêque Léodegarius fit des réparations et remaniements en 1108. Du XIIe au XVe siècle, elle fut desservie par les chanoines de Saint-Ruf. Elle contient des objets classés dont le confessionnal en bois et le sarcophage en marbre blanc,
  • Lavoir près des sources de la Tourne.
  • Vieux quartiers riches en curiosités (15 monuments historiques).
  • Plusieurs châteaux classés (origine XIIe siècle).
  • Chapelle Notre-Dame-de-Chalon.
  • Chapelle Notre-Dame-de-Cousignac (XIIe siècle).
  • Chapelle Saint-Ferréol, à quelques kilomètres au sud.
  • Tour de l’hôtel Nicolaÿ (4e quart du XVe siècle), monument historique, 1992
  • Hôtel Balzagette du Charneve, XVIIe siècle, monument historique, 1992
  • Hôtel de Gabriac, XVIIIe siècle, monument historique, 1992
  • Hôtel Doyse, 1re moitié XVIIIe siècle, monument historique, 1992
  • Hôtel Pontal de Megret, XVIIIe siècle, monument historique, 1992
  • Hôtel Bonot de Villevrain, 2e quart du XVIIIe siècle, monument historique, 1992
  • Hôtel de Digoine, monument historique, 1992
  • Hôtel de Mme de Larnage, monument historique, 1992
  • Palais des Évêques, 1er quart du XVIe siècle ; 1re moitié du XVIIe siècle, monument historique, 1992 Il fut la résidence des prélats jusqu’à la construction de l’évêché de Viviers en 1732.
  • Le Musée René-Margotton

Espaces verts/fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Bourg-Saint-Andéol a été récompensée par le « ‪Concours des villes et villages fleuris‬ » avec « deux fleurs »[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Christian Chabanis (août 1936 - 25 avril 1989, enfant de Bourg-Saint-Andéol, écrivain catholique et journaliste, a écrit de nombreux livres d’entretiens ainsi que des essais.
  • Jean-Louis Charrière (1765-1846), général des armées de la République et de l'Empire.
  • Madame de Larnage : née Suzanne-Françoise du Saulzey (ou Sozey), à Grenoble en 1693, elle épouse le 11 juin 1716 Louis-François d’Hademar de Monteil de Bruneil, sieur de Larnage, lieutenant-général des armées du roi. Mère de dix enfants dont le premier né avant mariage, elle mourut, séparée de son mari, en 1754. Elle devint à 45 ans la maitresse de Jean-Jacques Rousseau qui en avait 25 et venait la visiter chez elle à « Bourg Saint Andiol » en se faisant passer pour « Dudding » citoyen anglais.
  • Étienne de Bourg († 4 février 1118), compagnon de saint Bruno.
  • Paul-Mathieu Laurent (1793-1877), dit Laurent de l'Ardèche, avocat, historien, député de l'Ardèche et administrateur de la bibliothèque de l'Arsenal.
  • François de Paule Combaluzier, 1713-1762, né à Bourg, médecin et professeur de pharmacie à la faculté de Paris, a écrit de nombreux ouvrages dont "traité des maladies mentales" en 1750.
  • Marcelline Pauper (1666-1708, religieuse, fondatrice de la maison des Sœurs de la Charité de Nevers dans la commune de Bourg-Saint-Andéol, en 1700.
  • Noël Vallant (2 août 1632 - 11 juillet 1685, palais du Luxembourg, Paris) : médecin, intendant, secrétaire, conseiller de Madeleine de Souvré, marquise de Sablé puis conseiller et médecin ordinaires du Roi, titre honorifique rattaché à la charge effective de médecin de mademoiselle de Guise, Marie de Lorraine (1615-1688), fille de Charles de Guise, 4e duc de Guise. On lui doit la construction du couvent des Recollets (devenu hôpital puis mairie).
  • Dame Vierne de Baladun ou Dona Vierna de Baladino abbesse des Clarisses d'Aubenas en 1296 : selon une charte du XIIIe siècle, elle fit don a la ville des bois du Laoul et c'est en exploitant ces bois que la commune fut la première de l’Ardèche a s'équiper de l'électricité. En remerciement elle lui éleva une statue.
  • Marie Teyssier (1899-1993) peintre
  • Math et Dancun Hardièsse , ( 1730-1766 ) , frères jumeaux sculpteurs professionnels, leur style particulier était le triangle sur rectangle sur double sphères, dont n'a été retrouvé aujourd'hui que des plans
  • Aurélien Trisse ( 1639-1710 ) , maçon architecte, il fut l'un des premiers architectes à avoir construit un pont dont les deux extrémités n'étaient pas de la même forme et de la même longueur. L'extrémité nord était pointue, l'extrémité sud était large et de formes plus courbée sur les côtés. La construction ne fut jamais réalisée, cependant, ses travaux furent repris quelque temps plus tard par les frères Hardièsse.
  • Marie Rivier, fondatrice de la congrégation de Sœurs de la Présentation de Marie y décède le 3 février 1838

Cinéma[modifier | modifier le code]

Héraldique logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Bourg-Saint-Andéol

Les armes de Bourg-Saint-Andéol se blasonnent ainsi :
De gueules aux trois bourdons d’argent posés en pal et rangés en fasce,
au chef cousu d’azur chargé d’un badelaire d'argent garni d’or.

His fulta manebit unitas : Appuyée sur ces choses, l’unité restera.
Enregistrées à Paris en 1696. La ville du bourg de Saint-Andéol porte :

de gueules à trois bourdons posés en pal d’or et un chef d’azur chargé d’un coutelas d’argent.

Le couteau symbolise la mort qui mit fin au martyre de saint Andéol, les bourdons (bâtons de pèlerin) représentent l’affluence des pèlerins à son tombeau et la dévotion envers lui.

Un pôle national des arts du cirque : La Cascade[modifier | modifier le code]

La Cascade, maison des arts du clown et du cirque se situe dans le quartier du Dieu Mithra, à proximité immédiate des sources de Tourne.

L’ancienne école privée Saint-Joseph, réhabilitée autour d’un cloître intérieur, abrite aujourd’hui les activités de cette « Maison » dédiée aux arts du cirque et du clown, et par extension à la musique, la danse et le théâtre.

Pôle National des arts du cirque (10 en France, unique en Rhône-Alpes) inscrit dans le réseau « Territoires de cirque », ce lieu bénéficie d’équipements tels qu'une salle de spectacle, terrain de jeu pour les disciplines du cirque, salle de danse, théâtre d’été…

Porté par deux compagnies professionnelles, Les Nouveaux Nez (clowns musiciens) et Les Colporteurs (acrobates, funambules), ce lieu est géré par l’association de Gestion de la Cascade, en partenariats pluriannuels avec les organismes publics qui en financent l’investissement et le fonctionnement : l’Europe, l’État, la région Rhône-Alpes, le département de l’Ardèche et la commune de Bourg-Saint-Andéol.

Le dialecte Vivarois parlé à Bourg-Saint-Andéol[modifier | modifier le code]

Jusqu'au début du XXe siècle le patois ardéchois est resté en usage et était notamment parlé par les paysans. Il y a plusieurs dialectes vivarois qui sont tous rattachés à l'Occitan toutefois le dialecte parlé à Bourg-Saint-Andéol se rapprochait plus du Provençal que celui parlé au nord de l'Ardèche[15].

La légende de Dona Vierna[modifier | modifier le code]

La légende de Dona Vierna a été composée en patois et chantée par Paul Mazet, à Paris, à une réunion des bourguésans, le jour de l'inauguration de la statue à Bourg Saint Andéol le 24 septembre 1888. Premier couplet : Ami, quand descendrès su li bord de l'Ardecho, - Après qu'aurés passa en ba de Sant-Martin, - Veirès un viei chastéu basti de pèro secho, - Eis aqui que Vierna bruiè un bêu matin.

Refrain : Riviero cevenelo, el gorjo si proufoundo, Redis-nous au-jour-duei ce que tis aigo an vis. - Tu qu'as pourta Vierna si souvênt sus tis oundo. - Aido-nous à chanta li chansoun dou païs.

2e couplet : Simplo coum'uno réino, èro dès cop pu bello ; - Soun grand èr, soun bon cur emai sa majesta, - Si bras nu que sourtien de si mancho de telo, - Moustravon l'innoucènci e la serenita.

3e couplet : Philippo-Augusto alor regnavo sur la Franço, - Lorsque Dona Vierna partigué pér Paris; - À l'âge de sege an franchiguè la distanço, - Et intret à la cour puro coumo lou lys.

4e couplet :

Lou rèi brav'e pious emé quelo princesso - E pèr la desrauba ei galant de la cour, - La prenguè pèr la mann repectè sa jouinesso - Et ié douné lou Lau (Laoul) en souvenir d'amour.

5e couplet : Retournè humbl'e chasto dins sa bello countrado. - Lou Bourg e si grand bos la vesien bièn souvènt, - Anavo à Valloun (Vallon), sa terro preferado, - E parlavo dou rêi à tôuti sis avèn.

6e couplet : A la cimo de Retz, proche d'uno cabano, - Anavo countempla aquèu vast'ourizoun - Que s'estend vi lou Rose, dins qu'uno immènso plano, - En dessous di mountagno, dins qu'un riche valoun. -

Dernier couplet : Enfin, quand sentiguè arriva la vieiesso, - Dounè si bos au Bourg, soun amo à l'Eternel, - Pressè la man di pâuri, iour faguè la proumesso - Que pregarié pèr éli quand sarié dins lou ciel. -

Proverbes et dictons Bourguésans[modifier | modifier le code]

Dans tout le Vivarais on employait un certain nombre de proverbes et dictons en occitan pour rythmer la vie quotidienne, mais certains ont été utilisés de façons spécifique au Bourg-Saint-Andéol :

  • "Quand la Candelosa luserna, Quaranta jorns après iverna". Le 2 février à la chandeleur on dit "Quand la chandeleur est ensoleillée, elle hiverne pendant quarante jours après".
  • "Mai marida pas gaire, Mai espelis los calinhaires". Au mois de mai propice aux éclosions amoureuses on dit "Mai ne marie guère, mais il fait éclore les amoureux".
  • Si Pascas e la vendémia, Eran dos cops de l'an, I aurià lèu pus gis d'ases, Nimai de capelans !" Pour Pâques il est dit "Si pâques et la vendange, avaient lieu deux fois par an, Il n'y aurait bientôt plus d’ânes, ni de curés !
  • Erné lo mistral, Lo blad, grana coma fèr". Avec le mistral, le blé graine dur comme le fer. Ce dicton donne au mistral une bonne influence sur la maturité des blés.
  • "Elhs belportals, L'aura li bofa". "Par les grands portails, la bise souffle" : qui équivaudrait à plus on a d’ouvertures (d'argent) et plus on est critiqué.
  • Quand Boléna met son bonet, Li chats s'escondon dins lo fen. "Quand Bollène met son Bonnet, les chats se cachent dans le foin" qui équivaudrait à s'il y des nuages sur Bollène il vaut mieux ne pas sortir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Larousse universel en 2 volumes, Édition Paris, 1922
  2. Encyclopédie Paul Mazet
  3. Saint Andéol et son culte, abbé Mirabel
  4. Relevés infoclimat de Montélimar
  5. Bulletin des Lois de la République française, volume 8, Imprimerie Royale, Paris, 1828
  6. Annulation des élections de mars 2008
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  9. « Les Villes Internet 2014 », sur le site officiel de l’association « Ville Internet » (consulté le 20 juillet 2014).
  10. Liste des sanctuaires dédiés à Mithra
  11. Lieux sacrés à Bourg-Saint-Andéol
  12. Yves Esquieu - Bourg-Saint-Andéol - L'église de Saint-Andéol - p. 33-47, dans Congrès archéologique de France - Moyenne vallée du Rhône - 150e session - 1992 - Société Française d'Archéologie
  13. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « ‪Concours des villes et villages fleuris‬ » (consulté le 20 juillet 2014).
  14. Fiche promotionnelle au format PDF. Le tournage s’est déroulé dans la Drôme à Pierrelatte, sur les marchés de Saint-Paul Trois Châteaux, du Teil et de Bourg-Saint-Andéol...
  15. Xavier Vallat, Les dialectes vivarois, Association des ouvriers de l'imprimerie à Nimes, 1930

Compléments[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Romain Boisselet, La plume et l'orgueil : Noël Vallant (1632–1685), médecin des duchesses de Guise. Identité et écriture de soi dans les écrits du for privé, Mémoire de Master 1, Université Pierre Mendès France - Grenoble 2, 2010 (http://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-00576445/fr/)
  • Romain Boisselet, "Vallant, Noël (1632-1685)" dans Le Monde médical à la cour de France. Base de données biographique publiée en ligne sur Cour de France.fr (http://cour-de-france.fr/article655.html).
  • A. Deirmendjian, L’église Saint-Polycarpe à Bourg-Saint-Andéol, Ardèche, Mémoire de maîtrise, Université d’Aix Marseille I, 1997
  • Y. Esquieu, Bourg-Saint-Andéol, l’église de Saint-Andéol, dans Congrès archéologique de France – Moyenne vallée du Rhône, 1995, p. 33-47
  • J.-M. Gardès, Bourg-Saint-Andéol, dans L’Ardèche à la page, Privas, Fédération des œuvres laïques de l’Ardèche, 1986, p. 104-122
  • R. Gaspin, Rencontre avec le dieu Mithra : le bas-relief de Bourg-Saint-Andéol, Bourg-Saint-Andéol, Association Bourg initiative, 1987
  • J.-L. Issartel, Les bois communaux de Bourg-Saint-Andéol et de Saint-Marcel, dans Les Cahiers de mémoire d’Ardèche temps présent, no 35, 1992, p. 7-12
  • J.-L. Issartel, La Révolution, images de Bourg-Saint-Andéol, dans Les Cahiers de mémoire d’Ardèche temps présent, no 13, 1989, p. 23-28
  • R. Labrely, Le vieux Bourg-Saint-Andéol, Bourg-Saint-Andéol, Syndicat d’initiative, 1990
  • Paul Mazet, Les cent rigolades d'un paysan, François Seguin imprimeur à Avignon, 1900
  • R. Saint-Jean, Un témoin de la première sculpture rhodanienne : le sarcophage de saint Andéol, Ardèche, dans Hommage à Fernand Benoît - Revue d’études ligures, tome V, Bordighera (Italie), 1972, p. 189-199
  • Les confessions de J.J. Rousseau, Tome premier, Paris Lebigre frères Éditeurs, 1826

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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