Les Vans

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Les Vans
Vue des Vans.
Vue des Vans.
Blason de Les Vans
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Largentière
Canton Les Vans (chef-lieu)
Intercommunalité communauté de communes du pays des Vans
Maire
Mandat
Jean-Paul Manifacier
2014-2020
Code postal 07140
Code commune 07334
Démographie
Gentilé Vanséens
Population
municipale
2 831 hab. (2011)
Densité 91 hab./km2
Population
aire urbaine
3 432 hab. (2009)
Géographie
Coordonnées 44° 24′ 21″ N 4° 07′ 58″ E / 44.4058333333, 4.13277777778 ()44° 24′ 21″ Nord 4° 07′ 58″ Est / 44.4058333333, 4.13277777778 ()  
Altitude Min. 126 m – Max. 948 m
Superficie 31,09 km2
Localisation

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Les Vans

Les VansLos Vans en occitan — est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Rhône-Alpes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Article connexe : Cévennes.

Chef-lieu de canton du sud de l'Ardèche, Les Vans occupe le centre d'un bassin près de la rivière Chassezac. Il est dominé au sud par le serre de Barre, dernier sommet oriental des Cévennes ardéchoises. En 2001, la localité est devenue « ville-porte » du parc naturel régional des Monts d’Ardèche, tout en faisant également partie de la zone périphérique du parc national des Cévennes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Gravières Chambonas Les Assions Rose des vents
Malons-et-Elze
Bonnevaux
N
O    Les Vans    E
S
Malbosc Banne Berrias-et-Casteljau

Voies d’accès[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Les Vans est accessible par plusieurs lignes d'autocars en provenance de Montélimar et Aubenas (autocars TER) ainsi que d'Alès (autocars départementaux de l'Ardèche).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom « Vans » viendrait soit d’un terme celtique signifiant « versant »[2], soit plus sûrement du radical oronymique ligure (préceltique) VAN-/VEN- fréquent dans les Alpes (Vence, Vanoise, Venosc, Venanson, Vénéon...).

Les habitants des Vans s'appellent les Vanséens et les Vanséennes.

Histoire[modifier | modifier le code]

La statue de Léopold Ollier.
Les Vans.

Les chanoines de Saint-Ruf dont l'ordre est établi depuis 1039 à Avignon, fondent une première église romane[2]. En 1208 une bulle d'Innocent III ratifie la donation des Vans à l'abbaye de Saint-Gilles-du-Gard[3]. Du XIVe siècle au XVIIIe siècle inclus, un barri entourait le bourg ; ce « mur de ville » était haut de quelques mètres et large de soixante à quatre-vingts centimètres. Il était doublé d'un fossé ou ruisseau qui longeait occasionnellement les maisons. Il comportait quatorze tours et quatre portes ; une cinquième, très étroite, fut percée au XVIIIe siècle.

En 1478 le bourg appartient aux coseigneurs Rochebaron, en 1643 aux de La Fare, en 1672 au comte du Roure et de La Garde-Chambonas et en 1762 au duc d’Uzès. La ville passe à la Réforme au XVIe siècle ; en 1629, elle retourne au catholicisme.

En 1790, la région est rattachée au département de l'Ardèche (Annuaire du département de l'Ardèche pour l'année 1866).

La place de la Grave fut le théâtre d'exécutions après la révolte des Masques et du massacre de Saillans et de ses compagnons en juillet 1792.

En 1799 (à l’arrivée de Bonaparte) le barri est démantelé, n'ayant plus de raison d'être ; seuls quelques vestiges demeurent[2].

La révolution de 1848 est bien accueillie en Ardèche, et notamment par le maire de Vans, qui collabore activement avec les commissaires du gouvernement en leur indiquant quels sont les bons républicains susceptibles d’occuper les fonctions de maire dans les communes voisines, et quels sont les maires opposés au régime et qu’il juge préférable de révoquer[4].

À la mort du professeur Ollier (1900) qui habitait près de l’église des Vans, une souscription mondiale permit d'élever deux statues monumentales en bronze, réalisées par Alfred Boucher, l'une aux Vans sur la place Léopold-Ollier, l'autre sur la place Ollier à Lyon. Pendant la seconde guerre mondiale, la ruse des Vanséens préserva la statue des Vans de la convoitise des Allemands, tandis que la statue de Lyon fut fondue pour les besoins de la Wehrmacht en 1941.

Les Vans reçut le président de la République (Nicolas Sarkozy) le 20 décembre 2011[5],[6] ; la précédente visite présidentielle officielle en Ardèche datait de 1961 (Charles de Gaulle).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

À compter des élections départementales de mars 2015, les Vans sera le chef-lieu d'un canton agrandi. Le Canton des Vans sera réuni notamment à une partie de celui de Joyeuse, de Valgorge et de Largentière (qui perdront leur statut de chef-lieu de canton)[7].

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1946 1959 Ferdinand Nadal    
1959 1965 Joseph Thibon    
1965 1979 Fernand Aubert DVD  
1979 2004 Jean-Marie Roux UMP Député de 1993 à 1997
mars 2004 2014 Bruno Vigier[11] UDI (NC)  
mars 2014 en cours Jean-Paul Manifacier PS Conseiller général du canton des Vans
Vice-Président du Conseil Général

En 1973, la commune des Vans fusionne avec celles de Brahic, Chassagnes et Naves.

Population et société[modifier | modifier le code]

Les habitants sont appelés les Vanséens et les Vanséennes.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 831 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 649 1 514 1 571 1 682 2 169 2 511 2 742 2 916 2 698
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 171 2 811 2 946 2 625 2 747 2 626 2 066 2 513 2 187
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 948 1 934 1 889 1 583 1 626 1 658 1 657 1 632 1 594
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 692 2 034 2 325 2 570 2 668 2 664 2 727 2 827 2 805
2011 - - - - - - - -
2 831 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Personnalités liées aux Vans[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

  • Le commerce est très dynamique. Les commerces de proximité, boutiques, cafés, restaurants et grandes surfaces, présents toute l'année concourent à l'économie de toute l'Ardèche méridionale mais aussi du Nord du Gard et le sud-est de la Lozère.
  • le tourisme apporte une animation particulière durant l'été, notamment le samedi matin jour de marché qui est un des plus beau et des plus courus de la région. Les églises de la région sont particulièrement belles et sont prétexte à des ballades cultuelles prisées par les visiteurs : les Salleles, Chambonas, Thines, st Jean de Pourcharesse, etc..
  • Viticulture : le gris de grenache du pays des Vans est particulièrement apprécié pendant les fortes chaleurs.
  • Services

Tourisme[modifier | modifier le code]

De nombreuses activités peuvent être pratiquées aux Vans : promenade, escalade, spéléologie, équitation, mais aussi canyoning, parapente, randonnée, baignade, pêche et canoë-kayak dans les gorges du Chassezac. ne pas oublier le moulin à huile Froment, en production de novembre à janvier, il est ouvert durant l'été pour la visite et découverte des produits issus de l'olive.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre des Vans.
La place du marché.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les Vans[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre (XVIIe siècle), beau retable dans le chœur en noyer et en chêne, de style baroque, probablement réalisé par Jean Enghelbert qui vécut aux Vans pendant 6 ans, s'y maria et revint y mourir. La première mention de l’église Saint-Pierre-aux-liens et de son bourg apparaît en 1208 (bulle du Pape Innocent III). Église romane fondée tout d'abord par les chanoines de Saint-Ruf, elle est reprise par les moines de Saint-Gilles au XIIIe siècle ; les Protestants s’y établissent ensuite en 1563, jusqu'au retour des catholiques entre 1658 et 1681. L'église romane est en partie détruite après 1564 alors que les Vans passe à la Réforme. La nouvelle église est construite à partir de 1664 d'après les plans de l’architecte Brun, sous l’égide de Claude de Roure, abbé de Malons[2]. Le clocher abrite 4 cloches fondues en 1854 par Burdin-Aîné à Lyon. La plus grosse pèse un peu plus d'une tonne.
  • Temple protestant à colonnes inauguré le 7 mai 1826
  • Centre historique ancien, nombreuses demeures du XVIe siècle au XIXe siècle
  • Gorges du Chassezac
  • Le Bois de Païolive
  • Les Vans est le point de départ de nombreuses excursions et randonnées dans le Vivarais cévenol
  • L’espace muséal du pays des Vans : la maison de l'olivier, le musée de France René Evesque (archéologie, géologie, tradition locale) et le musée Léopold Ollier [14]
  • La Réserve naturelle régionale Grads de Naves est sur le territoire de la commune.

Naves[modifier | modifier le code]

L'église romane Saint-Jacques de Naves.

Naves possède le label « village de caractère de l'Ardèche [15]» et connait son heure de gloire au XIXe siècle avec le développement de la sériciculture et de l’élevage du ver à soie, activité qui, déclinant peu à peu, le fait tomber dans l’oubli. Le village, son église et ses vieilles ruelles ont fait l’objet d'importantes rénovations depuis le milieu des années 1980.

Eléments remarquables :

Chassagnes[modifier | modifier le code]

L'ermitage Saint-Eugène.

Le Chassezac, remarquable par ses plages de sable et de galets, et Chassagnes sont surplombés par l’ermitage Saint-Eugène bâti sur une falaise calcaire. L’ermitage, il y a quelques années[Quand ?], a fait l’objet d’une restauration qui lui a permis de retrouver, après plus de deux siècles d’abandon, sa destination originelle[16].

Brahic[modifier | modifier le code]

Brahic est niché sur le flanc sud du serre de Barre.

Eléments remarquables :

  • le vieux village de Brahic et ses maisons rustiques en pierre ;
  • le panorama surplombant toute la vallée ;
  • l’église romane de Notre Dame de l'Assomption et son clocher à arcades (XIIe siècle) ;
  • les chemins de grande randonnée aux alentours du village ;
  • les hameaux pittoresques de Murjas et Perriès.

Festivités et événements[modifier | modifier le code]

  • Marché le samedi matin
  • Marché artisanal nocturne le mardi en été
  • Fête foraine du 1er au 15 avril
  • Fête de l'olivier le 3e dimanche de juillet
  • « Castagnade », fête de la châtaigne, le dernier samedi d'octobre
  • « Marché des potiers » et « marché cuir-bois » en juillet
  • Fête de la randonnée le lundi de Pentecôte
  • Festival Ard'Afrique en août : culture africaine, jazz, animations culturelles, concerts, expositions, danses
  • Stage internationale de judo des Vans

Héraldique logotype et devise[modifier | modifier le code]

moderne

Les armes des Vans se blasonnent ainsi :

« D’azur au soleil d'or, à la bordure cousue de sinople chargée de neuf fleurs de lys aussi d’or. »

La bordure cousue est une augmentation de l'ancien « d'azur au soleil d'or » (blason de droite).

ancien


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.medarus.org/Ardeche/07commun/07comTex/vans.htm
  2. a, b, c et d Les Vans sur le site Patrimoine d'Ardèche, société de sauvegarde des monuments anciens d'Ardèche. Plan de l'ancienne bourgade.
  3. L’ordre de St Ruf en Cévennes et en Vivarais, de 1197 à 1774. Par Marie-Lucy Dumas, avec la collaboration d’André Claveirole, sur le site Histoire et Patrimoine des Hautes Cévennes.
  4. Éric Darrieux, « L'accueil de la Seconde République au village en Ardèche », in Rives nord-méditerranéennes, Paysans et pouvoirs local, le temps des révolutions, mis en ligne le 22 juillet 2005, consulté le 16 mai 2013
  5. « Sarkozy, des Vans à Joyeuse », le dauphine.com 21 janvier 2012.
  6. « Visite de Sarkozy: les Vans sous très haute protection », le dauphine.com 21 janvier 2012.
  7. http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000028621829
  8. MairesGenWeb: http://www.francegenweb.org/mairesgenweb/resultcommune.php?id=4005
  9. Henry Strohl, L'histoire d'une Famille des Vans, p. ?
  10. Éric Darrieux, « de la Seconde République au village en Ardèche », in Rives nord-méditerranéennes, Paysans et pouvoirs local, le temps des révolutions, mis en ligne le 22 juillet 2005, consulté le 16 mai 2013
  11. Préfecture de l'Ardèche fichier au format PDF daté du 1er juillet 2008.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  14. Le musée sur le site du Parc Naturel Régional des Monts d'Ardèche.
  15. http://www.villagesdefrance.free.fr/dept/page07_ardechemeridionale.htm.
  16. Voir sur Commons des reproductions des fresques de style byzantin réalisées dans la chapelle par un peintre iconographe.