Gluiras
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade Bon début quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l'atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d'aide à la rédaction d'un article de commune. |
| Gluiras | ||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Rhône-Alpes | |
| Département | Ardèche | |
| Arrondissement | Privas | |
| Canton | Saint-Pierreville | |
| Intercommunalité | Communauté de communes des Châtaigniers | |
| Maire Mandat |
Elisabeth Le Bournault 2008-2014 |
|
| Code postal | 07190 | |
| Code commune | 07096 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Gluirassous | |
| Population municipale |
375 hab. (2010) | |
| Densité | 15 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 219 m — Max. 1 046 m | |
| Superficie | 25,10 km2 | |
| Localisation | ||
| modifier |
||
Gluiras est une commune française, située dans le département de l'Ardèche et la région Rhône-Alpes.
Les habitants sont appelés les Gluirassous[1].
Sommaire |
Géographie [modifier]
378 habitants (au recensement de 2009). Dans le Parc naturel régional des Monts d'Ardèche. Au sein de la Communauté de communes des Châtaigniers. Situé à 800 m d'altitude, dans les montagnes de l'Ardèche, permettant de découvrir un point de vue exceptionnellement large sur la vallée du Rhône, les Alpes, le Ventoux et le mont Blanc.
Elle est lovée entre le plateau ardéchois et la vallée de l'Eyrieux, mais appartient à la région historique des Boutières. Son paysage est modelé à la fois par une forte implantation touristique (nombreuses maisons secondaires) et par une importante activité agricole conservée (installation de jeunes agriculteurs) et de qualité.
Géologie et relief [modifier]
La commune est assise sur un socle granitique mais comporte aussi un site volcanique paré de belles orgues basaltiques.
Climat [modifier]
Le village de Gluiras est exposé plein sud. Il bénéficie donc d'un bon ensoleillement et subit l'influence du climat montagnard, d'où la présence d'une végétation supra-méditerranéenne.
Hydrographie [modifier]
Deux rivières bordent la commune : la Glueyre, rivière très poissonneuse de première catégorie, et l'Eyrieux, haut lieu du tourisme ardéchois.
Topographie [modifier]
Lieux-dits, hameaux et écarts [modifier]
- Antériou
- Le Bas Vernet
- Baujé
- Chalan
- Le Chambon, camping
- Le Cheminas
- Les Clos
- La Coste
- Les Écluses
- La Fargette
- Le Flacheyre
- Fougeyrolles
- Giffon
- Le Grand Chemin
- La Marette, ancienne seigneurie
- Marjanoux
- Moulancher
- Le Pral
- La Rabaste
- Saint-Martin
- La Théoule, ancienne tuilière
- Tisonèche
- Rioufol
Les Rancs
Communes limitrophes [modifier]
Histoire [modifier]
En 1034, le cartulaire de Saint-Chaffre mentionne qu'un certain Étienne appartenant au bourg a donné à cette abbaye un domaine en échange d'un mulet et de 125 sols valentinois. Ce marché est approuvé par l'évêque de Viviers et son neveu Guigues de Montagut.
En 1083, le cartulaire de Saint Bernard fait référence à la communauté de « Gloyraz », mais le suffixe « az » indique un peuplement beaucoup plus ancien.
En 1259, le seigneurie de Gluiras est cédée à Aymar de Poitiers et entre dans la mouvance des comtes de Valentinois et appartiendra à Diane de Poitiers (1499-1566), maîtresse du roi Henri II de France.
En 1404, les Estimes dénombrent 107 « feux ».
La première église réformée de Gluiras daterait de 1562. Cette même année des assemblées se tiennent à Rochemaure.
En 1592, une compagnie de Jacques de Chambaud, gouverneur huguenot du Vivarais, est logée et complète son effectif à Gluiras.
En 1683, le temple de Gluiras est détruit.
En 1686, M. de Folleville, qui commande une troupe d'infanterie régulière, de dragons et de milices, commence son expédition punitive. Il massacre une quarantaine de personnes au Fort Saint-Jean.
En 1689, Gluiras compte 516 habitants.
En 1694 est fait mention de la seigneurie de Marette appartenant à un notaire anobli, Durand Courtial dont la fille a été enlevée. Huit lourdes condamnations seront prononcées.
Le 16 septembre 1701, Marie, dite la Boiteuse, née à Gluiras, est arrêtées dans une assemblée aux environs de Pranles.
En 1704, une véritable insurrection camisarde a lieu à Gluiras. Une centaine de jeunes gens attaquent le presbytère dans la nuit de 18 au 19 février, tuent le curé et son vicaire et incendient l'église. La troupe poursuit les insurgés qui incendient d'autres églises. Le 24 février les insurgés sont rattrapés au hameau de Franchassis (Pranles). La répression est féroce, 240 soldats suisses sont cantonés sur le territoire communal aux frais des communautés. Les protestants doivent financer la reconstruction de l'église et répondront sur leur vie de toute violence contre un prêtre.
Le 20 juin 1706, une quinzaine de personnes est arrêtés lors d'une assemblée se tenant dans le moulin de Chamanche.
À partir de 1715, s'organise les assemblées clandestines du « désert » autour d'Antoine Court. De nombreuses assemblées clandestines protestantes se tiennent dont celles de 1724 — une trentaine de personnes de Gluiras et de Saint-Christol sont arrêtées —, de 1739 et de 1744.
En 1789, Gluiras est la sixième communauté du Vivarais (1.680 habitants en 1790), devant Privas. La commune envoie trois délégués pour porter les « doléances » de la population à la Sénéchaussée de Villeneuve-de-Berg en vue des États Généraux.
Le 19 germinal an II (8 avril 1794, la cure est attribuée à la municipalité et au comité de surveillance « pour y tenir séance au lieu d'un méchant cabaret ». L’Église devient Temple de la Raison où s'assemble la société populaire.
Avec la culture du châtaignier et des vers à soie, la commune s'enrichit et en 1833, elle compte 3.019 habitants. Le temple est reconstruit.
Albin Clauzel, maire de Gluiras, est député de l'Ardèche de 1886 à 1893. Quatre écoles sont construites au village et dans les hameaux de Plos, la Fargatte et Mours.
À la fin du XIXe siècle, la maladie de l'encre et le phylloxéra frappent l'agriculture, la population n'est plus que de 2.243 habitants en 1911.
La guerre de 1914-1918 fait 96 morts.
En 1921, il n'y a plus que 1.863 habitants et l'exode rural s'accélère. Les jeunes partent en ville, attirés par l'industrialisation ou le secteur tertiaire.
En 1924, Beauvène prend son indépendance.
Le 18 juin 1944, les FFI libèrent la commune. 35 jeunes de ses jeunes avaient rejoint le maquis. le village est bombardé le 17 et le 18 juillet faisant des dégâts aux bâtiments (maisons, église et temple).
En 1954, Gluiras ne compte plus que 850 habitants. La commune a perdu 75 % de sa population en un siècle.
Depuis 1977, la municipalité favorise l'immobilier (logements locatifs, résidences secondaires). Plus de 400 logements ont été réalisés en 30 ans.
Politique et administration [modifier]
Tendances politiques et résultats [modifier]
Administration municipale [modifier]
En 2010, la commune de Gluiras a été récompensée par le label « Ville Internet @@@@ »[2].
Liste des maires [modifier]
Population et société [modifier]
Évolution démographique [modifier]
En 2010, la commune comptait 375 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Pyramide des âges [modifier]
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (41,5 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,2 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (52,4 % contre 48,4 % au niveau national et 48,7 % au niveau départemental).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 52,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 14,1 %, 15 à 29 ans = 13,1 %, 30 à 44 ans = 18 %, 45 à 59 ans = 16,5 %, plus de 60 ans = 38,4 %) ;
- 47,6 % de femmes (0 à 14 ans = 12,3 %, 15 à 29 ans = 9,6 %, 30 à 44 ans = 15 %, 45 à 59 ans = 18,2 %, plus de 60 ans = 44,9 %).
Économie [modifier]
- Culture et production animale, chasse et services annexes à Gluiras (15)
- Activités immobilières à Gluiras (7)
- Activités créatives, artistiques et de spectacle à Gluiras (3)
- Travaux de construction spécialisés à Gluiras (2)
- Hébergement à Gluiras (1)
- Activités sportives, récréatives et de loisirs à Gluiras (1) :
- Accrobranche.
- Sylviculture et exploitation forestière à Gluiras (1)
- Enseignement à Gluiras (1)
- Activités auxiliaires de services financiers et d'assurance à Gluiras (1)
- Commerce de détail, à l'exception des automobiles et des motocycles à Gluiras (1)
Monuments et lieux touristiques [modifier]
- L'église
- Le temple
- Le vieux lavoir
- L'ancienne route caladée dite « romaine » offre une belle vue sur la vallée de l'Eyrieux et le village perché de Chalencon.
- Les gorges de la Glueyre.
- Le plage de Fontugne, un espace de baignade très apprécié l'été.
- La route des Dragonnades.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Louis Ferdinand Baillard de Beaurevoir (1747-1801),général des armées de la République ,né dans la commune et décédé à Paris.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- http://www.habitants.fr/habitants_gluiras_07096.html
- Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 17/12/2009.
- Préfecture de l'Ardèche fichier au format PDF daté du 1er juillet 2008
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Évolution et structure de la population à Gluiras en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 6 février 2011
- Résultats du recensement de la population de l'Ardèche en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 6 février 2011
