Claude Aveline

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Claude Aveline

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Claude Aveline en 1989 au vernissage d'une exposition de Hamid Tibouchi

Nom de naissance Evgen Avtsine
Autres noms Eugène Avtsine, Minervois
Activités écrivain, poète
Naissance 19 juillet 1901
Paris, Drapeau de la France France
Décès 4 novembre 1992 (à 91 ans)
Paris, Drapeau de la France France
Langue d'écriture française
Genres roman, poésie

Claude Aveline (Eugen Avtsine dit), né à Paris le 19 juillet 1901, mort à Paris le 4 novembre 1992, est un écrivain, poète et résistant français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Eugen Avtsine naît en 1901 à Paris où ses parents, fuyant la ségrégation raciale dont ils sont victimes en Russie, se sont installés en 1891. L’ensemble de la famille obtient en 1905 la nationalité française. Après de premières années d’école à Paris au lycée Henri-IV puis, ses parents s’installant à Versailles, au lycée Hoche, Eugen Avtsine est en 1915 à Dinard aide-infirmier volontaire puis entre au lycée Janson-de-Sailly mais sa santé se détériore et il doit abandonner ses études. Les reprenant, il n’ira pas au bout de la première et séjourne en 1918 et 1919 au Cannet près de Cannes. C’est là qu’il commence d’écrire et adopte le pseudonyme de Claude Aveline.

Molène, l'une des premières publications de Claude Aveline, illustrée par Steinlen, 1922

1919 voit paraître ses premiers poèmes en revues. Il fait surtout, au moment du procès de Raoul Villain, l’assassin de Jaurès, la connaissance d’Anatole France qui l’accueille dans son intimité jusqu'à sa mort en 1924 et dont il ne cessera de servir l’œuvre et la mémoire, notamment par la célébration de son centenaire à travers le monde comme un symbole de la Libération et la réunion de ses articles politiques et sociaux (Trente ans de vie sociale, 4 volumes). En 1920 une rechute conduit Claude Aveline à la montagne. À son retour à Paris il devient le secrétaire d’un érudit, fondateur de la première collection pour bibliophiles modestes, faisant ainsi son apprentissage d'éditeur d’art, ayant décidé de l’être à son tour, et répond à une invitation qui lui est faite d’écrire la Merveilleuse Légende du Bouddha.

Madame Maillart, premier volume de La Vie de Philippe Denis, 1930

Exempté de service national, il peut mettre en route les premiers volumes qui paraissent en 1922 « chez Claude Aveline éditeur » et lui vaudront d'être appelé « le plus jeune éditeur du monde ». En huit ans il publie une cinquantaine d'ouvrages, notamment dans sa « Collection philosophique » dix volumes de Saint-Evremond, Voltaire, Diderot, Renan, France, Remy de Gourmont, Maeterlinck, André Gide, Valéry, Duhamel. Après un nouvel accident de santé en 1923, Claude Aveline séjourne quatre ans à Font-Romeu où il rencontre un jeune malade, Jean Vigo, qu'il soutiendra jusqu'à sa mort en 1934. Après celle de sa femme quelques années avant la guerre, il deviendra le tuteur de leur petite fille et fondera en 1951 le prix Jean-Vigo dont il présidera le jury durant vingt-cinq ans.

Claude Aveline, secrétaire d'Adolphe Van Bever en 1920, est très proche de l'écrivain et poète Philéas Lebesgue (1869-1958) à partir de 1922. Tous deux rédacteurs au Mercure de France ils se retrouvent à Paris et entrent en relation avec l'éditeur André Delpeuch. Aveline, en compagnie de sa première épouse, vient voir Lebesgue sur son lieu de travail à La Neuville-Vault (Oise) en juillet 1925. Philéas Lebesgue traduit du portugais Le Roman d'Amadis de Gaule (reconstitution du roman portugais du XIIIe siècle par Affonso Lopes Vieira) et c'est Claude Aveline qui édite sa traduction en 1924 (222p.). Claude Aveline et Philéas Lebesgue échangent une importante correspondance de 1922 à 1938 (Réf. François Beauvy, Philéas Lebesgue et ses correspondants en France et dans le monde de 1890 à 1958 (thèse de doctorat), Ed. Awen, 2004, 674 p.)

Le Prisonnier, 1936

L'accueil fait à ses premiers romans amène en 1932 l'éditeur à fermer boutique au profit de ses propres ouvrages et de son goût pour la critique cinématographique. Alors qu'on attend de lui le tome II de sa Trilogie, La Vie de Philippe Denis, Claude Aveline écrit, passant des journées à la préfecture de police, un roman policier à la préface péremptoire (« Il n'y a pas de mauvais genres, il n'y a que de mauvais écrivains »), La Double Mort de Frédéric Belot qui donne au genre policier « ses lettres de noblesse » (Boileau-Narcejac). À partir de 1934, dans des années d'agitations politiques et sociales, il est, sans adhérer à aucun parti mais « compagnon de route » des communistes, présent au procès des mineurs d'Oviedo (1935), à la constitution des Maisons de la Culture et participe à de nombreux meetings et congrès, comme celui des Écrivains pour la défense de la culture à Valence et Madrid en pleine guerre civile (1937), ses interventions composant plus tard le recueil des Devoirs de l'esprit (1945). Claude Aveline publie aussi un roman Le Prisonnier (1936) dont on a pu soutenir qu'Albert Camus s'était inspiré pour son Étranger [1], puis un nouveau policier (« L'ennui c'est que j'avais tué mon policier du premier coup, et même deux fois, je n'avais pas prévu qu'il aurait à reprendre du service. Heureusement, je ne l'avais pas fait mourir trop jeune. Par la suite, j'ai donc raconté des aventures arrivées avant 1932 »).

En 1939 Claude Aveline, mobilisé sur sa demande, s'attache à Versailles à Nicolas Grésy, qui deviendra son fils adoptif (disparu en 1977). Réformé définitivement, il fonde dès août 1940 avec Jean Cassou et Marcel Abraham, « déchus » de leurs fonctions publiques, un petit groupe qui entre bientôt en relations avec le « réseau du musée de l'Homme », organisé par Boris Vildé et Anatole Lewitsky. Un agent français de la Gestapo va démanteler le réseau : plus de cent arrestations au cours de 1941, dix condamnations à mort et sept exécutions en 1942. En 1941 Aveline quitte Paris pour retrouver à Lyon Louis Martin-Chauffier. Installés à Collonges-au-Mont-d'Or, leur maison deviendra l'un des principaux lieux de rencontre de cette zone. Simone Martin Chauffier évoquera son rôle dans ses mémoires À bientôt quand même (Calman Lévy, 1976). Claude Aveline participe à la fondation de « Combat » et s'emploie à mettre en contact des mouvements clandestins de plus en plus nombreux. L'Abonné de la ligne U, troisième des policiers, qu'il écrit alors se heurtera au refus de la censure allemande et ne paraîtra qu'après la Libération. En 1943, la France entière occupée, Aveline entre en clandestinité sous le nom de Louis-Marie Martin grâce à un livret militaire périmé, échappe par miracle en avril 1944 à une arrestation et rejoint Arras. La même année, il publie sous le pseudonyme de « Minervois » Le Temps mort aux Éditions de Minuit qui ont été fondées par son ami le dessinateur Jean Bruller qui deviendra Vercors, l'auteur du Silence de la mer. Il avait déjà publié en 1937 un conte, Baba Diène et Morceau-de-Sucre dont Jean Bruller avait réalisé les dessins[2].

Claude Aveline reprend à La Libération ses activités : écrits de circonstance, manifestations autour d'Anatole France, conférences à l’étranger (toute l’AOF en 1946 pour l’Alliance française, puis le Proche-Orient). En 1948, il est l'un des premiers titistes après l'excommunication stalinienne et séjourne deux ans plus tard en Yougoslavie. Les accidents de santé l’accompagnent (énucléation de l’œil droit). Claude Aveline reçoit en 1952 le Grand Prix de la Société des gens de lettres (Grand Prix de littérature de la SGDL) pour l’ensemble de son œuvre. Il est membre du Conseil exécutif de la Société européenne de culture, fondée à Venise en 1950 par Umberto Campagnolo, qui, en pleine guerre froide a pour action d'instaurer le dialogue entre les peuples. Les deux derniers tomes de sa Trilogie paraissent en 1952 et 1955. Il se tourne alors vers l'art radiophonique (Le bestiaire inattendu et C'est vrai, mais il ne faut pas le croire qui lui vaut le prix Italia). Pendant les vingt années suivantes, il poursuit ses expériences dans tous les genres que peut proposer le micro. En 1976 la Société des auteurs dramatiques lui décerne son Prix de la Radio. En 1957 il publie Les Mots de la fin, 750 paroles de mourants célèbres, dont 150 ont fait l'objet de chapitres lus d'abord sur les ondes par l'auteur.

Le 12 rue Théophraste-Renaudot (Paris 15e) où habite et écrit Claude Aveline des années 1950 à sa mort

À partir de 1956 Claude Aveline demande à ses amis peintres de dessiner ou peindre le Portrait de l'Oiseau-Qui-N'Existe-Pas, poème qu'il a écrit en 1950, traduit par la suite en 55 langues (repris dans De). À travers ses 108 portraits par des artistes aussi différents qu'Henri-Georges Adam, Atlan, Bertholle, Bissière, Chastel, Devoucoux, Gischia, Prassinos, Music, Singier, Vieira da Silva ou Jacques Villon, l'ensemble constitue, sur un seul thème autour duquel se réunissent figuratifs et surréalistes, non figuratifs et abstraits, une anthologie unique de la peinture des années 1950-60. En 1963 Aveline en fait don au Musée national d'art moderne de Paris où elle est exposée, avant de rejoindre le Centre Pompidou qui la présente à nouveau en 1978. Près de vingt ans plus tard un second ensemble comptera 86 portraits, représentatifs des années années 1970-80.

En 1970 L'Œil-de-chat, dernier de ses policiers, apparaît le plus « classique » de la Suite. En un long poème Monologue pour un disparu Aveline évoque en 1973 son ami intime Jacques Lion, assassiné à Auschwitz. La même année Le Haut Mal des créateurs se veut une « méditation polémique » sur l'évolution des lettres, et des arts dans les années 1960. À partir de 1974 Claude Aveline entreprend des mémoires. Au cours d'une tournée en 1960 au Canada la traversée des Rocheuses en train lui procure une vision fantastique qui l'obsédera durant quinze ans avant de devenir Hoffmann Canada, une pièce radiophonique, puis en 1977 son dernier roman. En 1978 Claude Aveline constitue un fond à la Bibliothèque de Versailles qui rassemblera ses ouvrages, ses manuscrits, ses livres dédicacés, sa correspondance, la dizaine de milliers de volumes de sa bibliothèque et son buste réalisé par Zadkine, dernière œuvre du sculpteur (« Je suis le dernier Zadkine », constatait-il douloureusement dans un hommage écrit après sa disparition en 1967).

Dans les années 1980, alors qu'une trentaine de ses livres sont édités ou réédités, notamment les policiers dans des collections de poche, Claude Aveline termine une « biographie imaginaire », Trésors de la Connivence. La vie et l'œuvre du Pr Lembourg, ajoute aux réflexions d'Avec toi-même et coetera les remarques De fil en aiguille aux Apprêts de l'Après, publie un ultime hommage à son maître, Anatole France Le Vivant, poursuit ses mémoires et reçoit le prix international de la Société européenne de Culture (1986). À partir de 1968, Aveline pratique ce que Jean Cassou nomme la « peinture au feutre » et réalise des centaines de dessins qui seront exposés dans des galeries parisiennes, à Bruxelles, Ljubljana, Zagreb ou Belgrade. « Je me plais au jeu des lignes comme je me plais au jeu des mots » dit-il, alors qu'il les mêle en faisant dialoguer l'image et le titre, souvent humoristique, qu'il lui donne, véritable « petit poème en soi ». Une rétrospective en est présentée en 1991 au musée Bourdelle à Paris, à quelques mois de sa disparition.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Signature de Claude Aveline

Sont indiquées entre parenthèses les dates d'écriture des œuvres (d'après les indications de l'auteur), puis les dates de leurs premières publications et, éventuellement, des éditions les plus récentes.

Poèmes[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : source utilisée pour la rédaction de cet article

  • Io Hymen, suivi de Chants funèbres (1923-1924), 1925; suivi de Un travail de jardinier : les versions définitives de Claude Aveline par Michel-Georges Bernard et d'une bibliographie complète, Sigean, Éditions de l'Orycte, 1980. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • De, Paris, José Corti, 1967.
  • Monologue pour un disparu (1968-1973), Paris, Éditions Saint-Germain-des-Prés, 1973.
  • Papiers, illustrations d'Arthur Rennert, Lainsecq, Arthur Rennert, 1974.
  • Litanies sur la disparition des dieux (août 1974), Sigean, Éditions de l'Orycte, 1979.

Romans[modifier | modifier le code]

La Quadrature du Sort[modifier | modifier le code]

  • Le Point du jour (1926-1927), 1928; dernière édition, Paris, Pierre Bordas et Fils, 1989. Traductions en russe (1937), suédois (1947), danois, anglais (1950), serbo-croate (1953), slovène (1856).
  • Le Prisonnier (1934-1935), 1936; Paris, Mercure de France, 1971.
  • Le Poids du feu (1957-1958), 1959; Le Club de la Femme, Rombaldi, 1963.
  • Hoffmann Canada (1966-1977), Buchet-Chastel, 1977.

La Vie de Philippe Denis[modifier | modifier le code]

  • Madame Maillart (1928-1930 et 1949), 1930.
  • Les Amours et les haines (1933-1937 et 1949-1951), 1952.
  • Philippe (1952-1954), 1955.
  • Édition complète en un volume, Paris, Del Duca, 1963.

Suite policière[modifier | modifier le code]

  • L'Abonné de la ligne U (1940-1941), 1947; Paris, Folio, Gallimard, 1973.
  • Voiture 7 place 15, 1937; Paris, 10-18, 1984.
  • Le Jet d'eau (1944-1945), 1947.
  • L'Œil de chat, 1970, Paris, 10-18, 1984.
  • La Double mort de Fréderic Belot (1931-1932), 1932; Paris, 10-18, 1984.
  • Édition complète en un volume sous le titre Suite policière, suivis d'une Double note sur le roman policier et d'une Confession policière, Paris, Mercure de France, 1987 (ISBN 2715214588).

Contes et nouvelles[modifier | modifier le code]

  • L'Homme de Phalère, apologues (1919-1935), Paris, Émile-Paul, 1935.
  • Baba Diène et Morceau de Sucre, roman pour les enfants, (avec 30 illustrations de Jean Bruller, plus connu sous son nom de plume, Vercors), Paris, Gallimard, 1937.
  • Le Temps mort (publié sous le nom de Minervois qui était son pseudonyme en clandestinité), Paris, Éditions de Minuit, 1944.
  • Le Temps mort et autres récits (1943-1949), Paris, Mercure de France, 1962.
  • De quoi encore?, conte pour les enfants (1939-1943), 1946; Paris, La Farandole, 1974.
  • L'Arbre Tic-Tac, conte pour les enfants, illustrations de Jacqueline Duhem, Paris, Éditions Raisons d'être, 1950.
  • Le Bestiaire inattendu, divertissement (1952), Paris, Mercure de France, 1959; traduction anglaise, Harrap, Londres, 1961.
  • Histoires nocturnes et fantastiques (contient Pour l'amour de la nuit (1931-1956), 1956 et C'est vrai, mais il ne faut pas le croire (1955-1960), 1960, suivi de Claude Aveline ou une poétique de la prose par Jean Lescure, Imprimerie nationale, 1989 (ISBN 2110809825).
  • Par le silence et par la voix (Deux passions), La Tuilerie Tropicale, 1987 (ISBN 2906021032).

Essais et Mémoires[modifier | modifier le code]

  • Le Roman d'une Ville de France : La Charité-sur-Loire (1922-1924), 1924; Le livre d'histoire-Lorisse, 2006.
  • La Merveilleuse Légende du Bouddha (1920-1921), 1928; Association Claire-Lumière, 1990 (ISBN 2905998067).
  • Routes de la Catalogne ou Le Livre de l'amitié (1928), illustrations de Berthold Mahn, Paris, Hartmann, 1932.
  • La Promenade égyptienne (1932-1934), 1934; Paris, Renaudot et Cie, 1988. (ISBN 2877420019).
  • Avec toi-même et coetera, réflexions (1924-1962), 1944; Paris, Mercure de France, 1963.
  • Les Devoirs de l'esprit, chroniques et discours (1925-1945), Paris, Grasset, 1945.
  • Plus vrais que soi (Les rapports du romancier et de ses personnages), portrait par Berthold Mahn, 1947; La Tuilerie Tropicale, 1988.
  • Et tout le reste n'est rien (La Religieuse portugaise) (1941-1943), 1947; Paris, Mercure de France, 1986.
  • Les Mots de la fin (1952-1955), Paris, Hachette, 1957.
  • Le Code des jeux, 1961; Paris, Le Livre de Poche, 1972.
  • Les Réflexions de Monsieur F. A. T. (1943), Paris, Mercure de France, 1963.
  • Célébration du Lit (1966), Robert Morel, 1966.
  • Le Haut Mal des créateurs ou Le Complexe d'un siècle inexistant, Bruxelles, Jacques Antoine, 1973.
  • Pour Versailles (27 juin 1978), discours à l'inauguration du fonds Claude Aveline, bibliothèque de Versailles, 1978.
  • De fil en aiguille aux apprêts de l'Après, Paris, José Corti, 1987 (ISBN 2714301606).
  • Moi par un Autre, chronique d'une enfance et d'une adolescence dans les XX premières années de ce siècle (avec la participation de Nicole Toussaint du Wast), Paris, Pierre Bordas et Fils, 1988 (ISBN 286311101[à vérifier : isbn invalide]). Document utilisé pour la rédaction de l’article

Divers[modifier | modifier le code]

  • Songes ornés (mai-décembre 1919), Paris, aux dépens d'un amateur, 1925.
  • Les Muses mêlées, dessins de Bourdelle, Steinlen et Berthold Mahn (1921-1925), Paris, Delpeuch, 1926 [sur Bourdelle, Jean de Saint-Prix, Steinlen et Anatole France].
  • « Les Désirs » ou Le Livre égaré (mai 1926), Maestricht, Stils et Paris, Aveline, 1926.
  • Rodin. L'homme et l'œuvre (janvier 1927), Paris, Les écrivains réunis, 1927.
  • Visite de M...-Le Vieux, ou l'horreur des commentaires (26 juin 1927), La Charité-sur-Loire, Delayance, 1928.
  • Discours aux statues (1927), Maestrichts, Stols, 1930.
  • Lettre à nos amis américains, Centre des Intellectuels, Cahors 1944. imprimerie Coueslant.
  • Anatole France le vivant, fragments de mémoires 1919-1924, Les Cahiers franciens no 7-9, Paris, Société Anatole France, 1987 (168 p.)
  • Manuel d'inspiration[3] (1959-1991), hors commerce, Versailles, 1992.
  • Chroniques d'un cinéphile (1931-1939), préface de Jacques Baudou, Paris, Séguier, 1994 (396 p.).

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • Brouart et le désordre (1960), pièce en deux parties, préface de Gilbert Sigaux, Paris, Librairie théâtrale, 1961.

Théâtre radiophonique[modifier | modifier le code]

  • La Femme disparue (70 minutes), 1947.
  • Le Bestiaire inattendu (six parties de 30 minutes), 1952.
  • C'est vrai, mais il ne faut pas le croire (50 minutes), 1955 (prix Italia 1955).
  • Le Prodigieux Petit Canard (90 minutes), 1957.
  • L'Abonné de la ligne U (quarante épisodes de 10 minutes), 1958.
  • La Villa Remiro (60 minutes), 1958.
  • Les Chiens et la mort (55 minutes), 1959.
  • L'As de cœur, musique de Henri Sauguet, (37 minutes), 1961.
  • L'Affaire Magny (90 minutes), 1965.
  • L'Exception (28 minutes), 1965.
  • Les Filles blanches d'Amsterdam, en collaboration avec Roger Régent, (75 minutes), 1966.
  • L'Entretien (75 minutes), 1967.
  • Hoffmann Canada (60 minutes), 1969.
  • Coupez les nageoires à l'aide de gros ciseaux (cinq minipièces en 80 minutes), 1970.
  • Le Jet d'eau "Voiture 7 place 15" (80 minutes), 1973.
  • Claude Aveline a également écrit des versions télévisuelles de C'est vrai, mais il ne faut pas le croire, L'Abonné de la ligne U, L'Entretien et Le Jet d'eau "voiture 7 place 15".

Préfaces[modifier | modifier le code]

  • Antoine Bourdelle, La sculpture et Rodin, Émile-Paul, Paris, 1937; Arted, Paris, 1978 (ISBN 2850670510) (208 p.).
  • Anatole France, introduction et choix de textes par Claude Aveline, Genève-Paris, Éditions des Trois Collines, 1948 (124 p.).

Scénariste[modifier | modifier le code]

Sur Claude Aveline[modifier | modifier le code]

  • Les Ouvrages de Claude Aveline, Paris, Mercure de France, 1961. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Anne de Vaucher Gravili, Claude Aveline et Albert Camus - Alger 1937 - (avec un inédit de Camus), dans « Annali della Facoltà di Lingue e Letterature Straniere di Ca' Foscari », Brescia, Paideia, XIII, 2, 1974 (paru en 1976).
  • Anne de Vaucher Gravili, Le « Prisonnier » de Claude Aveline et « L'Étranger » d'Albert Camus, Coïncidence fortuite ou influence directe ?, dans « Annali della Facoltà di Lingue e Letterature Straniere di Ca' Foscari », Brescia, Paideia, XVI, 1, 1977, p. 51-69.
  • Les Peintures au feutre de Claude Aveline, préface de Rhodia Dufet-Bourdelle, textes de Jean Cassou, Claude Aveline et Michel-Georges Bernard, musée Bourdelle, 1991, 48 p. (ISBN 2879000297). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Domenico Canciani, L'esprit et ses devoirs, Écrits de Claude Aveline (1933-1956), Padoue (Italie), Il poligrafo, et Paris, Séguier, 1993, 304 p. (ISBN 887115021X). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Robert O. Paxton, Olivier Corpet et Claire Paulhan, Archives de la vie littéraire sous l'Occupation, À travers le désastre, Éditions Taillandier et les Éditions de l'IMEC, 2009, 448 p. (ISBN 978-2-84734-585-8) (p. 218, 264, 269, 281, 299, 319 et 429) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Quelques réflexions[modifier | modifier le code]

  • « Un homme blanc, un homme noir, un homme jaune : toutes les larmes sont salées. »
  • « À quelle heure te sens-tu vivant ? À l'aube, en plein midi, entre chien-et-loup, dans la nuit ? Question-clé. »
  • « Il n'est rien de plus grand que l'homme sans Dieu qui, seul, sans espoir de « compensation » ni de récompense, se maintient l'esprit juste et le cœur pur. »
  • « Quelquefois, quand je me regarde dans mon miroir, je me trouve une expression si humaine ! Il ne me manque que la parole. »
  • « Un rien m'amuse, et c'est une chance, parce que tout m'ennuie. »
  • « J'aime beaucoup le troisième étage, dit la cabine de l'ascenseur. C'est là que j'ai rendez-vous avec mon contrepoids. »
  • « Il plongea dans ses pensées si profond qu'il ne resta de lui pas même une bulle. »
  • « Déjà peut-être l'ange gardien prévenu a quitté sa faction. Il a rejoint son cantonnement, consulté le registre des affectations prochaines. Peut-être a-t-il repris du service autre part… »
  • « Apprendre à se passer de ce qui se passera de nous. Revenir de tout avant de partir pour nulle part. »
  • « Jésus dit : « Je suis la résurrection et la vie. » Mais je n'avais nul besoin d'une autre vie que celle-ci ! Je suis un cœur fidèle. »
  • « L'absence de l'être aimé laisse derrière soi un lent poison qui s'appelle l'oubli. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Anne de Vaucher Gravili, Claude Aveline et Albert Camus - Alger 1937 - (avec un inédit de Camus), dans « Annali della Facoltà di Lingue e Letterature Straniere di Ca' Foscari », Brescia, Paideia, XIII, 2, 1974 (paru en 1976) et Anne de Vaucher Gravili, Le « Prisonnier » de Claude Aveline et « L'Étranger » d'Albert Camus, Coïncidence fortuite ou influence directe ?, dans « Annali della Facoltà di Lingue e Letterature Straniere di Ca' Foscari », Brescia, Paideia, XVI, 1, 1977, p. 51-69.
  2. Alban Cerisier et Jacques Desse dans « De la jeunesse chez Gallimard», Gallimard-Chez les libraires associés, 2008, pp 49-50
  3. en sous-titre : à l'usage des futurs écrivains selon une méthode nouvelle dite des TITRES, élaborés exclusivement dans ce dessein, souvent enrichis de gloses et d'épigraphes réelles ou imaginaires

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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