Jean Ier Le Meingre

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Jean Ier et Boucicaut.
Jean Ier Le Meingre
Surnom Boucicaut
Le Brave
Décès 15 mars 1367
à Dijon
Origine Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Grade Maréchal de France
Autres fonctions Lieutenant-général du Poitou, de Touraine, de Saintonge

Jean Ier Le Meingre, dit Boucicaut, maréchal de France

Biographie[modifier | modifier le code]

Origine et premiers pas[modifier | modifier le code]

Il est originaire de Touraine. Dès son plus jeune âge, il servit en Gascogne et en Flandre avec éclat. Au mois de juin 1340, Jean Ier Le Meingre accompagne l'expédition du duc de Normandie Jean (le futur Jean II le Bon), fils aîné du roi de France Philippe VI de Valois, qui, à la tête d'une armée, tente de convaincre la ville de Valenciennes de se rallier au roi de France. D'abord repoussés par les Valenciennois, les Français sont ensuite assaillis et malmenés par Gérard de Verchain, Sénéchal de Hainaut. Une troupe française, conduite par Guillaume de Craon, attaque et sans doute endommage la « Tour de Maing » (le Château des Prés), puis passe l'Escaut à Prouvy et part attaquer Trith. Une nouvelle fois le Sénéchal de Hainaut sort de Valenciennes pour porter secours aux gens de Trith. Il y rencontre et capture Jean Ier Le Meingre, futur Maréchal Boucicaut, qu'il ramène prisonnier dans Valenciennes.

Le 28 octobre 1344, il contribue à la conquête de Smyrne sur les Ottomans aux côtés du dauphin de Viennois Humbert II de la Tour-du-Pin.

Le 2 septembre 1345, il accompagne au départ de Marseille, le dauphin de Viennois Humbert II de la Tour-du-Pin dans une nouvelle croisade contre les Ottomans qui assiègent Smyrne.

Maréchal de France[modifier | modifier le code]

Surnommé le Brave, il reçut la charge de maréchal de France en 1356. Par lettres données à Meaux le 22 mai 1358 par le Dauphin Charles le Sage, il est nommé lieutenant-général du Poitou, de Touraine, de Saintonge conjointement avec Guillaume VII, sire de Parthenay.

Il fut l’un des négociateurs du traité de Brétigny, signé avec le roi d’Angleterre le 8 mai 1360, et accompagna le roi Charles V dans son voyage d’Avignon en 1362.

Boucicaut enleva au roi de Navarre, Charles Le Mauvais, les villes de Mantes et de Meulan. Il prit part à l’expédition contre les grandes compagnies, et remplaça Bertrand Du Guesclin dans le commandement des troupes de Normandie.

Le 8 janvier 1362, il dut assister, impuissant, à la reddition de la ville de Cahors au lieutenant du roi d'Angleterre, Chandos.

Il mourut à Dijon le 15 mars 1367 et fut inhumé en l’église collégiale de Saint-Martin de Tours, dans la chapelle de sa famille.

Postérité et descendance[modifier | modifier le code]

L'un de ses fils, Jean II Le Meingre (1366-1421), également surnommé Boucicaut, sera à son tour maréchal de France.

Un autre fils, Geoffroy le Meingre († v. 1430) dit Boucicaut (lui aussi) fut Gouverneur du Dauphiné, après maintes péripéties plus ou moins glorieuses, comme le siège du Palais du Pape Benoît XIII, Pedro de Luna, à Avignon pour se faire octroyer de grands domaines mais aussi et surtout dans le cadre de la soustraction d'obédience de la France à la papauté d'Avignon.

Un frère de Jean Ier, Geoffroy le Meingre († 1370), fut évêque de Laon (1363-).

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Blason Jean II Le Meingre, dit Boucicaut (selon Gelre).svg Selon le Folio 47r de l'Armorial de Gelre

D'argent, à l'aigle bicéphale de gueules, becquée, languée et membrée d'azur. Cimier : Un vol banneret d'argent, au pal de sable, chargé de cœurs d'argent.

Voir aussi[modifier | modifier le code]