Scuderia Ferrari

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Scuderia Ferrari
Logo
Discipline Formule 1
Localisation Drapeau de l'Italie Maranello
Dirigeants et pilotes
Président Drapeau de l'Italie John Elkann
Directeur Drapeau de l'Italie Mattia Binotto
Team Manager Drapeau : France Laurent Mekies
Pilotes 5. Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel
16. Drapeau de Monaco Charles Leclerc
Pilotes essayeurs Drapeau de l'Allemagne Pascal Wehrlein
Drapeau de l'Australie Brendon Hartley
Drapeau de l'Italie Antonio Fuoco
Drapeau de l'Italie Davide Rigon
Caractéristiques techniques
Châssis Ferrari SF90
Moteurs Drapeau de l'Italie Ferrari V6 turbo hybride Type 064
Pneumatiques Drapeau de l'Italie Pirelli
Résultats
Début Grand Prix de Monaco 1950
Courses disputées 984 [1]
Points marqués 7826,5
Titres constructeurs 16
Titres pilotes 15
Victoires 237 [2]
Podiums 754 [3]
Pole positions 225
Meilleurs tours en course 249 [4]

La Scuderia Ferrari fondée en 1929 par Enzo Ferrari, est depuis 1947 la branche chargée de l'engagement en compétition des voitures de la marque Ferrari. De nos jours, la Scuderia Ferrari a exclusivement recentré son activité sur le championnat du monde de Formule 1, dont elle est à la fois une pionnière et un pilier, détenant la plupart des records (nombre de saisons, de Grands Prix disputés, de points inscrits, de victoires, de podiums, de pole positions, de meilleurs tours, de titres de champions des pilotes et des constructeurs, etc.).

Parmi les nombreux champions qui ont piloté et rencontré le succès au volant des bolides rouges en Formule 1, Michael Schumacher occupe une place à part puisque de 1996 à 2006, il s'impose 72 fois, remporte cinq titres mondiaux des pilotes et contribue à l'obtention de six couronnes des constructeurs pour l'écurie de Maranello.

Le quinzième et dernier titre pilotes à ce jour est remporté par Kimi Räikkönen en 2007 et le seizième sacre constructeurs est obtenu en 2008, année où Felipe Massa est battu par Lewis Hamilton dans le dernier virage du dernier Grand Prix pour la couronne. En 2010 et 2012, Fernando Alonso est jusqu'au bout à la lutte avec Sebastian Vettel et sa Red Bull. Vettel rejoint la Scuderia en 2015, et finit deux fois, en 2017 et 2018 par perdre son duel avec Hamilton et Mercedes Grand Prix.

Du fait de son implication en Formule 1 depuis les origines, la Scuderia Ferrari se voit octroyer annuellement un bonus d'environ 100 millions de dollars (96 millions d'euros)[5], et se trouve être l'équipe qui reçoit le plus d'argent redistribué par l'organisme de management de ce sport, soit 192 millions de dollars en 2016[6]

Historique[modifier | modifier le code]

1929-1947 : naissance de la Scuderia[modifier | modifier le code]

Grand Prix de la Marne 1934, arrêt de Louis Chiron au ravitaillement, sur Alfa Romeo P3 de la scuderia Ferrari.
L'Auto Avio Costruzioni 815 ne reçoit pas le logo Ferrari, par respect d'une clause de non-concurrence avec Alfa Romeo.

Pilote pour le compte d'Alfa Romeo depuis 1920, Enzo Ferrari prend rapidement conscience de ses propres limites et se voit progressivement chargé par Alfa de missions qui ont trait au fonctionnement de l'équipe de course. À l'automne 1929, le pilote amateur Mario Tadini propriétaire d'une chaîne de magasins de vêtements et les frères Augusto et Alfredo Caniato, à la tête d'une usine de textile, cofinançent la création de l'écurie Ferrari à la fin d'un dîner de gala organisé à la Casa del Fascio de Bologne en compagnie entre autres de Ferrari, par le podestat Leandro Arpinati et l'Automobile Club local pour célébrer le record mondial de vitesse de Baconin Borzacchini à Crémone sur une Maserati Type V4. L'ambition originelle est de faire courir les clients d'Alfa Romeo mais, rapidement, la Scuderia Ferrari devient le bras armé officiel d'Alfa en compétition.

Enzo Ferrari, approché par la mère du défunt as de l'aviation italienne Francesco Baracca qui souhaite qu'il adopte comme emblème le cheval cabré noir qui était peint sur la carlingue de son avion de chasse, accède à sa demande et l'appose sur ses voitures en ajoutant un fond jaune canari, la couleur de sa ville de Modène[7].

En 1938, Enzo Ferrari se brouille avec Alfa Romeo qui cherche à prendre le contrôle de la Scuderia Ferrari et retrouve son indépendance. En 1940, il fait construire la Auto Avio Costruzioni 815 qui, par respect d'une clause de non-concurrence avec Alfa, ne porte pas le nom Ferrari puis, en 1947, il établit la marque Ferrari. Tout naturellement, la Scuderia Ferrari est réactivée pour engager en compétition les modèles de la marque.

1947-1951 : premières années et premiers succès[modifier | modifier le code]

Ferrari 375 F1 de 1951

Le 11 mai 1947, le pilote italien Franco Cortese fait débuter la Ferrari 125S en compétition lors d'une course régionale à Plaisance ; deux semaines plus tard, il offre à la marque sa première victoire en course, sur le circuit des Thermes de Caracalla, dans une épreuve de type sport[8]. En 1948, la Scuderia Ferrari fait ses débuts en Formule 1 à une période où le championnat du monde n'existe pas encore. Après des débuts encourageants, les Ferrari de Formule 1 accumulent les succès en 1949, en l'absence des surpuissantes Alfa Romeo. La Scuderia s'impose également aux 24 Heures du Mans.

En 1950, le championnat du monde de Formule 1 est créé et Ferrari y prend part. Visiblement peu conscients de la portée historique de l'événement, Enzo Ferrari et ses hommes sont absents du Grand Prix inaugural, disputé à Silverstone ; ce jour-là, la Scuderia est engagée en Belgique à Mons dans une épreuve de Formule 2 aux primes d'arrivée plus alléchantes. Ce n'est qu'au Grand Prix de Monaco que Ferrari fait ses débuts officiels en championnat du monde. Ce retard ne change pas grand chose au sort du championnat, tant les Ferrari sont dominées par les Alfa Romeo, de retour après leur année sabbatique de 1949, bien plus puissantes. Ironie de l'histoire, la conception des Alfa Romeo 158, a été initié avant-guerre par Enzo Ferrari lui-même lorsque la Scuderia Ferrari était responsable du programme sportif d'Alfa Romeo. Avec comme meilleur résultat sa deuxième place à Monaco, Ascari termine cinquième du championnat.

En 1951, si les Alfetta 159 ont progressé, Ferrari, de son côté a réduit l'écart et 35 chevaux (contre environ 85 auparavant) séparent les voitures des deux équipes. Dès le début de la saison, les Ferrari harcèlent Alfa Romeo, essentiellement grâce à leur pilote vedette Alberto Ascari. La montée en puissance des Ferrari trouve sa consécration à l'occasion du Grand Prix de Grande-BretagneJosé Froilán González offre à la marque sa première victoire en championnat du monde, mettant fin du même coup à près de cinq années d'invincibilité des Alfetta 158 et 159. N'oubliant pas ce que Ferrari doit à Alfa Romeo, Enzo Ferrari a ces mots pour commenter sa victoire et la défaite d'Alfa : « C'est comme si j'avais tué ma mère. » En offrant deux nouvelles victoires à Ferrari, Ascari se place en position de force pour conquérir le titre mondial mais, lors de l'ultime manche de la saison, en Espagne, un mauvais choix de pneus permet à Juan Manuel Fangio et Alfa de remporter le championnat.

1952-1953 : domination absolue[modifier | modifier le code]

La Ferrari 500, gagnante de 7 courses sur 9 en 1953.

Fin 1951, le retrait d'Alfa Romeo laisse Ferrari sans adversaire à sa hauteur et le passage à la réglementation Formule 2, initiée par la Commission Sportive Internationale dans le but de rendre le championnat du monde plus accessible, n'y change rien. Avec six victoires consécutives, Alberto Ascari et sa Ferrari 500 survolent le championnat et remportent le premier titre mondial de Ferrari (titre « pilote » seulement puisque le championnat des constructeurs de Formule 1 ne sera créé qu'en 1958). Le seul Grand Prix (hormis Indianapolis) qui a échappé à Ascari (l'épreuve d'ouverture en Suisse), a été remporté par Piero Taruffi, un de ses équipiers.

Le championnat 1953 débute sur les mêmes bases pour Ferrari avec un Ascari qui vole de succès en succès mais, progressivement, la domination de la Scuderia est menacée par la Maserati de Fangio, absent la saison précédente pour cause de blessure. À Reims, il faut toute l'audace de la jeune recrue britannique Mike Hawthorn pour conserver l'invincibilité de Ferrari et venir à bout de Fangio, en difficulté en fin de course avec la sélection de sa première vitesse[9]. Mais à Monza, en fin de saison, Fangio réussit à faire chuter Ferrari qui ne parvient pas à rééditer sa domination de la saison précédente. Cette défaite est sans conséquence pour Ascari, assuré dès le Grand Prix de Suisse, huitième manche sur dix initialement prévues (le Grand Prix d'Espagne ayant été annulé ultérieurement) de remporter son deuxième titre mondial consécutif[10].

1954-1955 : dans l'ombre de l'étoile[modifier | modifier le code]

Après deux saisons disputées sous la réglementation Formule 2, le championnat de Formule 1 reprend ses droits en 1954. Pour tenter de poursuivre sa domination malgré le départ chez Lancia de son pilote emblématique Alberto Ascari, Ferrari se permet le luxe de concevoir deux nouvelles voitures: la 625 et la 554 dite « Squalo ». Ni l'une ni l'autre ne se montrent à la hauteur de la concurrence, incarnée en 1954 par Maserati puis surtout à partir du Grand Prix de France, par Mercedes. La deuxième place au général de Gonzalez (vainqueur d'une course du championnat, tout comme Hawthorn) n'est qu'une maigre consolation pour Ferrari.

La situation empire en 1955. Non seulement les Ferrari sont impuissantes face à Mercedes, renforcée par le jeune espoir britannique Stirling Moss qui forme avec Fangio un duo quasiment imbattable, mais elles peinent également à suivre le rythme des brillantes Lancia D50 d'Ascari et d'Eugenio Castellotti et des Maserati 250F de Jean Behra et Luigi Musso. À cela s'ajoute une situation financière précaire qui fait craindre pour l'avenir même de la marque. La victoire chanceuse de Maurice Trintignant à Monaco, où il a profité d'un double abandon des Mercedes et du plongeon d'Ascari dans les eaux du port, ne change rien au constat.

L'état de Ferrari s'améliore miraculeusement en fin d'année : au plus mal financièrement et accablé par la mort d'Ascari, Lancia se retire de la discipline et a, avec un coup de pouce du gouvernement italien, cédé ses Lancia D50 à Ferrari. Le retrait annoncé de Mercedes, après dix-huit mois de suprématie mais touché par le drame des 24 Heures du Mans, dégage un horizon jusque-là bien sombre pour la Scuderia Ferrari.

1956-1958 : titres amers[modifier | modifier le code]

Ferrari Dino 246 F1
Mike Hawthorn lors du Grand Prix d'Argentine 1958.

Quelques mois seulement après avoir été annoncée moribonde, Ferrari aborde le championnat en position de favori. Non seulement ses deux grands adversaires de la saison précédente se sont retirés mais elle en a plus récupéré quelques armes : la D50 en provenance de Lancia, et Juan Manuel Fangio en provenance de Mercedes. Pourtant, la combinaison du meilleur pilote du monde dans la meilleure écurie du plateau n'aboutit pas à la domination escomptée. Auteur d'une première partie de championnat parfois brouillonne (notamment à Monaco) et surtout très malchanceux, Fangio est loin d'être irrésistible. Malgré les coups d'éclat de Moss sur Maserati, la lutte pour le titre reste interne à la Scuderia et oppose Fangio à son jeune coéquipier Peter Collins qui va jusqu'à renoncer volontairement à ses ultimes chances d'être sacré, en offrant spontanément sa voiture à Fangio (victime d'une nouvelle casse mécanique) au cours de l'ultime manche du championnat, à Monza.

Même si elle a renoué avec le titre mondial, la Scuderia n'a que moyennement convaincu en 1956, son avance sur Maserati s'étant avérée plus faible que prévu, les D50, dont la conception remonte à 1954, commençant à accuser le poids des ans. Avec le départ de son champion Fangio qui ne s'est pas entendu avec Enzo Ferrari, lui reprochant même de favoriser les jeunes pilote de l'équipe, en direction de Maserati, la conservation du titre s'annonce difficile. Malgré leurs efforts, les jeunes pilotes Ferrari, dont les deux grands amis Collins et Hawthorn, sont impuissants face à un Fangio revenu au sommet de son art. L'impuissance de Ferrari atteint son comble lors du Grand Prix d'Allemagne, au Nürburgring, où forts d'une avance de plus de 35 secondes, Collins et Hawthorn sont battus par Fangio. Avec la fin de saison en fanfare de Moss sur sa Vanwall, l'année se termine sans la moindre victoire en championnat pour Ferrari, une première depuis 1950.

Malgré les retraits conjoints de Fangio et de Maserati fin 1957, la Scuderia apparaît en position de faiblesse pour attaquer le championnat 1958. Enfin arrivées à maturité, les Vanwall de Tony Brooks et de Stirling Moss font figures de favorites. Bien que souvent en retrait de Moss en termes de performance, Hawthorn accomplit une saison exemplaire de régularité et remporte in extremis le titre mondial. La victoire a pourtant un goût amer pour Ferrari : en cours d'année, Luigi Musso et Peter Collins (pour lequel Enzo Ferrari n'a jamais caché une affection très paternelle) sont morts en course et le nouveau champion du monde Mike Hawthorn, très éprouvé par ces événements, décide de mettre un terme à sa carrière.

1959-1964 : révolutions[modifier | modifier le code]

Phil Hill au volant d'une Ferrari 156 F1 en 1962
Ferrari 158 F1 de 1964

Au-delà du duel Hawthorn-Moss, la saison 1958 a été marquée par l'émergence d'une solution technique révolutionnaire en Formule 1 : le positionnement à l'arrière des moteurs. Enzo Ferrari regarde cette évolution avec un certain dédain et livre sur le sujet une formule lapidaire dont il a le secret : « Ce n'est pas le chariot qui tire le bœuf. » Pour 1959, sa principale préoccupation est de reconstituer son équipe de pilotes décimée au cours de la saison 1958. Il engage Phil Hill, l'un des leaders de Ferrari en Endurance et d'une aide précieuse pour Hawthorn en fin de saison, le fougueux Français Jean Behra et surtout le Britannique Peter Brooks, souvent à son avantage les saisons précédentes chez Vanwall. Le trio ainsi constitué a belle allure mais les Ferrari sont inexorablement dominées par les Cooper-Climax à moteur arrière. Ferrari ne doit qu'au talent de Brooks et à la physionomie particulière des tracés de Reims et de l'AVUS de remporter deux victoires et de terminer à la deuxième place au championnat du monde, loin de Jack Brabham. L'ambiance interne n'a pas résisté à ces mauvais résultats comme le prouve le licenciement en cours d'année de Behra, coupable d'avoir giflé son directeur sportif Romolo Tavoni après un abandon à Reims.

Ferrari persistant dans la voie du moteur avant, la saison 1960 est encore plus douloureuse. La seule victoire de la saison, obtenue à Monza par Phil Hill, le seul pilote à temps plein de l'équipe, tient plus de l'anecdote puisque les écuries britanniques ont boycotté l'épreuve, en réaction à la volonté de l'organisateur de faire disputer la course sur la version longue du circuit (comprenant l'anneau de vitesse) pour favoriser Ferrari. Le reste de la saison n'est qu'un long calvaire pour la Scuderia Ferrari qui, consciente de son retard, s'est décidée en cours de saison à développer une monoplace à moteur arrière, pilotée par Richie Ginther.

Le rapport de force entre Ferrari et les écuries britanniques emmenées par Cooper et Lotus change brutalement à l'orée de la saison 1961. Le championnat est en effet marqué par un changement de la réglementation moteur, la cylindrée maximale autorisée étant réduite à 1 500 cm3, correspondant à la réglementation F2 1957-1960. Ferrari, qui s'est enfin rallié au principe du moteur arrière, a préparé ce tournant réglementaire dès la fin de la saison précédente avec le pilote allemand Wolfgang von Trips qui pilotait la nouvelle Ferrari 1,5 L à moteur arrière tandis que les Britanniques, faisant preuve d'un certain manque de pragmatisme, ont passé l'hiver à essayer, en vain, de convaincre le législateur d'abandonner son projet. Sur la piste, les résultats sont sans appel et, malgré la résistance héroïque de Stirling Moss sur sa Lotus privée du Rob Walker Racing Team, le championnat se réduit rapidement à un duel entre les principaux pilotes Ferrari Phil Hill et Wolfgang Von Trips. Les deux hommes sont départagés de la pire des manières, Von Trips se tuant à Monza et offrant le titre à Hill.

Durant l'hiver, la Scuderia Ferrari s'embourbe dans une querelle interne ; mécontents de l'ingérence de Madame Ferrari dans la vie de l'équipe, le directeur sportif Romolo Tavoni et le directeur technique Carlo Chiti quittent l'équipe pour fonder leur Automobili Turismo e Sport, qui sera un fiasco. Du fait des remous engendrés par cette scission, le développement des Ferrari 156 est fortement ralenti, ce que la concurrence britannique met à profit pour reprendre l'ascendant, notamment Lotus qui sort une révolutionnaire monocoque. Totalement submergées, les Ferrari font de la figuration tout au long de l'année, entraînant en fin de saison le départ pour ATS de Phil Hill et Giancarlo Baghetti. La révolution de palais de l'hiver 1961/1962 permet toutefois l'arrivée à la direction technique de Mauro Forghieri qui deviendra un des personnages les plus importants de la Scuderia.

Après avoir manqué la révolution du moteur arrière en 1959, Ferrari est confronté en 1963 à son retard au niveau du châssis, un domaine dans lequel le monocoque (ou le semi-monocoque) remplace les classiques châssis tubulaires. Ce n'est qu'en fin d'année avec l'apparition de la Ferrari 156 Aero que la Scuderia se met au goût du jour. Les effets se font sentir immédiatement puisque l'ancien pilote motocycliste John Surtees s'impose au Nürburgring, mettant fin à deux années d'insuccès. Le retour en forme de la Scuderia se confirme en 1964 quand Surtees s'immisce dans la lutte pour le titre opposant Graham Hill à Jim Clark. En fin d'année, au volant d'une voiture arborant les couleurs bleues et blanches du NART (conséquence d'une brouille entre Ferrari et la fédération italienne au sujet de l'homologation de la 250 LM en catégorie Sport), et au terme d'un scénario à suspense lors du Grand Prix du Mexique (Bandini, après avoir éperonné Graham Hill, cédant la seconde place à son leader en vue de l'arrivée), Surtees remporte le titre.

1965-1973 : de nombreuses difficultés[modifier | modifier le code]

Lorenzo Bandini au Grand Prix d'Allemagne 1966.
La Ferrari 312 B2 de Jacky Ickx pilotée par Bruno Senna à Goodwood en 2008.

En 1965, Ferrari ne parvient pas à confirmer le titre acquis la saison précédente. Embourbée dans ses choix de motorisation (V8 ou Flat 12), l'équipe rate complètement sa saison et ne remporte pas un seul succès. 1966 est une année charnière pour la Formule 1 qui inaugure un nouveau règlement technique, la cylindrée maximale autorisée passant de 1 500 cm3 à 3 000 cm3. Comme souvent en de telles circonstances, la Scuderia est l'équipe qui apparaît la mieux armée. Alors que les écuries britanniques se demandent désespérément vers quelle motorisation se tourner, Ferrari peut compter sur son expérience en Endurance où elle aligne un V12 de 3,3 litres qu'il lui sera facile d'adapter à la Formule 1. Alors que le titre mondial lui tend les bras, la Scuderia, par la faute de luttes d'influence, rate son objectif. Ayant les plus gros doutes sur la capacité de Surtees à revenir au plus haut niveau après un grave accident en CanAm à la fin de la saison précédente, le directeur sportif Eugenio Dragoni estime qu'il est préférable de miser sur Lorenzo Bandini, qui a le bon goût d'être italien, ce qui donnerait une dimension supplémentaire à son sacre éventuel. Excédé par ces manœuvres, Surtees claque la porte après sa victoire au Grand Prix de Belgique. Privé d'un des meilleurs pilotes du monde et d'un véritable leader sur le plan technique, la Scuderia fait du surplace tandis que Bandini s'avère limité pour endosser le costume de premier pilote. Exception faite du doublé Ludovico Scarfiotti-Mike Parkes à Monza, la fin de saison vire à la catastrophe et les titres mondiaux reviennent à Jack Brabham et à son écurie Brabham-Repco. Ultime camouflet, Surtees, qui a rejoint Cooper-Maserati, remporte ensuite le dernier Grand Prix de la saison.

En 1967, Ferrari ne peut plus compter sur la moindre avance technique, les Britanniques ayant progressivement trouvé leurs marques dans la réglementation 3 litres. L'effort le plus spectaculaire concerne Lotus qui a fait concevoir par Cosworth et avec le financement de Ford un redoutable moteur V8 qui ne tarde pas à se généraliser dans le peloton. Malgré l'arrivée du prometteur pilote néo-zélandais Chris Amon, les Ferrari sont rapidement dépassées par les événements. La mort de Lorenzo Bandini au Grand Prix de Monaco ne fait rien pour arranger la situation. La Scuderia redresse quelque peu la tête en 1968 où le jeune belge Jacky Ickx, victorieux sous la pluie à Rouen et remarquable de régularité tout au long de l'année, joue les troubles-fête au championnat. Ce n'est toutefois qu'un feu de paille, comme le prouve la calamiteuse saison 1969 au cours de laquelle Ferrari n'inscrit que sept points avec une seule voiture engagée, pour Amon puis pour Pedro Rodríguez. L'année est surtout marquée par les grandes manœuvres en coulisses : conscient que la Formule 1 est à un tournant de son histoire avec l'arrivée de puissants commanditaires, y compris extra-sportifs, Enzo Ferrari consent à céder 40 % de Ferrari au groupe FIAT, tout en obtenant que la Scuderia conserve une relative autonomie.

En 1970, la Scuderia, qui a troqué son V12 pour un douze cylindres à plat, effectue un inattendu retour au premier plan. Ickx, après un début de saison perturbé par des soucis de fiabilité, s'affirme comme l'homme fort de la deuxième partie de championnat. Au classement général, il échoue sur les talons de Jochen Rindt, sacré à titre posthume. Ce retour en forme s'avère n'être qu'un nouveau feu de paille malgré quelques victoires éparses de Ickx et de Mario Andretti en 1971 et 1972.

En 1973, les choses vont de mal en pis, obligeant l'actionnaire FIAT, très discret depuis son apparition au sein de Ferrari, à s'impliquer plus avant dans la gestion de l'équipe.

1974-1977 : les années Lauda[modifier | modifier le code]

Sur la 312T, Clay Regazzoni et Niki Lauda, ici au Grand Prix d'Italie 1975, offrent à la Scuderia ses premiers titres depuis 1964

Pour mettre fin à la longue crise dans laquelle est plongée la Scuderia depuis le titre de Surtees en 1964, la plus spectaculaire des décisions de Giovanni Agnelli est d'imposer à Enzo Ferrari la nomination d'un directeur sportif issu du groupe FIAT, Luca di Montezemolo. Ce dernier, en concertation avec Enzo Ferrari, prend plusieurs décisions : le retour à la direction technique de Mauro Forghieri (écarté fin 1972 après de plusieurs échecs), le retour de Clay Regazzoni (écarté fin 1972) ainsi que l'engagement de l'Autrichien Niki Lauda, un jeune pilote méconnu du grand public. Si les tifosi saluent les retours de Forghieri et de Regazzoni, l'arrivée de Lauda les laisse plutôt perplexe : malgré deux coups d'éclat en 1973 chez BRM à Monaco et au Nürburgring qui lui ont valu d'être repéré par Enzo Ferrari, il s'agit d'un pilote qui, depuis le début de sa carrière n'a pas fait montre d'un brio exceptionnel.

Dès 1974, Lauda s'affirme comme le nouvel homme fort de la Formule 1. Avec neuf pole positions, il est incontestablement le pilote le plus rapide de la saison mais une série d'abandons (certains imputables à Ferrari, d'autres à des erreurs de sa part) lui font perdre le contact au championnat. Un peu moins brillant mais plus régulier, Regazzoni lutte pour le titre jusqu'à l'ultime manche de la saison, mais s'incline face à Emerson Fittipaldi et sa McLaren. En 1975, ayant parfaitement appris de ses erreurs de l'année précédente et bénéficiant en la 312T d'une arme redoutable, Lauda survole le championnat et offre à Ferrari son premier titre mondial depuis 1964. Lauda et Ferrari remportent les championnats à Monza, avant-dernière manche de la saison. Après à peine plus de deux ans à la tête de la Scuderia, Montezemolo quitte son poste.

Bien parti pour réaliser le doublé en 1976, Lauda est stoppé dans son élan par un grave accident au Nürburgring. Malgré son retour précoce à la compétition, il ne peut empêcher son rival James Hunt d'être titré. À la fin de l'année et malgré le titre mondial des constructeurs qui reste à Maranello, l'ambiance est tendue chez Ferrari. Lauda reproche à Ferrari de ne pas avoir tout fait pour contrer Hunt en son absence : le forfait de Ferrari au Grand Prix d'Autriche a été favorable à Hunt. De son côté, Enzo Ferrari reproche implicitement à Lauda d'avoir craqué lors de l'ultime manche du championnat au Japon, abandonnant volontairement dès le troisième tour d'une course pluvieuse. En lui proposant de prendre le poste de directeur sportif, il lui signifie clairement qu'il ne l'imagine pas retrouver son niveau de compétitivité. Relégué en 1977 au rang de second pilote, le leader désigné étant Carlos Reutemann que Lauda déteste, Lauda se charge vite de dissiper les doutes à son sujet : grâce à sa grande régularité et trois victoires, il remporte son deuxième titre mondial et claque la porte de la Scuderia avant le terme de la saison.

1978-1982 : les années Villeneuve[modifier | modifier le code]

Gilles Villeneuve sur sa Ferrari 312 T4 en essais à Imola en 1979
Ferrari 126 CK

Ferrari, qui reste fin 1977 sur trois titres consécutifs des constructeurs, est incapable de réaliser la passe de quatre en 1978. Brillantes mais insuffisamment fiables en 1977, les Lotus à effet de sol pilotées par Andretti et Ronnie Peterson sont irrésistibles en 1978. Mais, avec quatre succès, Carlos Reutemann résiste tandis que son nouvel équipier, le jeune Québécois Gilles Villeneuve, fait oublier, grâce à une victoire en fin d'année, une saison globalement difficile justifiée par son manque d'expérience.

En 1979, Forghieri apporte sa réponse au phénomène wing-car, en sortant une monoplace qui n'est pourtant pas une véritable wing-car, la 312 T4. Dominatrice dès son apparition au Grand Prix d'Afrique du Sud, la troisième manche de la saison, elle permet à Gilles Villeneuve et à Jody Scheckter qui a remplacé Reutemann de dominer le championnat. La plus grande régularité du Sud-Africain lui permet de remporter le titre mondial. Comme quatre ans auparavant, la Scuderia s'assure les deux titres à domicile, grâce à un doublé Scheckter-Villeneuve, le premier à domicile de la Scuderia depuis Ludovico Scarfiotti-Mike Parkes en 1966.

Vaincu en 1979, Villeneuve pense pouvoir prendre sa revanche en 1980 mais la Scuderia est totalement débordée par la concurrence au cours de l'hiver et termine le championnat à la dixième place du classement des constructeurs. L'échec de la 312 T5 amène rapidement l'équipe à changer de stratégie et à se lancer dans la voie du moteur turbocompressé lancé par Renault en 1977. En 1981 sort la Ferrari 126 CK, première monoplace du constructeur à turbocompresseur. Dotée d'un moteur surpuissant, la monoplace souffre d'un châssis peu performant ; paradoxalement, c'est sur deux des circuits à priori les moins adaptés aux qualités et aux défauts de sa monture (Monaco et Jarama) que Villeneuve remporte ses deux victoires de la saison, à chaque fois au prix de véritables numéros d'équilibriste. La Scuderia remonte à la cinquième position.

Disposant d'un châssis à la hauteur et d'un moteur turbo performant, Ferrari aborde la saison 1982 avec le statut de favori partagé avec Renault. Malgré la confirmation du potentiel de la 126 C2, l'année se résume à une succession de drames. Durant les essais qualificatifs du Grand Prix de Belgique, encore sous le coup de l'arrivée controversée du Grand Prix de Saint-Marin où il a été battu par son équipier Didier Pironi, Villeneuve se tue après avoir heurté la March de Jochen Mass qui roulait au ralenti. Puis, aux essais du Grand Prix d'Allemagne, Pironi, alors confortablement en tête du championnat, est victime d'un grave accident ; relevé avec les jambes broyées, il ne pilotera plus jamais en Grand Prix. Grâce aux intérims réussis de Patrick Tambay victorieux en Allemagne et de Mario Andretti poleman et troisième en Italie, à 42 ans, la Scuderia remporte son premier titre mondial des constructeurs en trois ans.

1983-1989 : stagnation[modifier | modifier le code]

René Arnoux sur Ferrari 126C4 au Grand Prix de Dallas en 1984.
Michele Alboreto lors de son succès au Grand Prix d'Allemagne 1985 sur le Nürburgring.
Gerhard Berger, ici au Grand Prix du Canada 1988, réalise, avec son coéquipier Alboreto, un symbolique doublé à Monza un mois après la disparition d'Enzo Ferrari.

En 1983, René Arnoux rejoint Patrick Tambay. Après un solide début de saison marqué notamment par une victoire remplie d'émotion à Imola, Tambay rentre dans le rang tandis qu'Arnoux, brillant tout au long de l'été (cinq podiums dont trois victoires) se place en candidat au titre mondial face à Alain Prost et Nelson Piquet. Mais, à Kyalami, un moteur cassé réduit à néant ses ultimes espoirs. Troisième et quatrième du championnat des pilotes, Arnoux et Tambay offrent à la Scuderia un nouveau titre mondial des constructeurs.

En 1984, le grand espoir italien Michele Alboreto remplace Tambay, condamné par sa deuxième moitié de saison en demi-teinte. Rapidement, l'Italien se montre à la hauteur de sa réputation naissante en prenant l'ascendant sur Arnoux et en obtenant la victoire en Belgique. Mais Ferrari reste très loin des McLaren de Prost et Lauda, et échoue à la deuxième place du championnat non loin devant Lotus.

En 1985, les Ferrari (sans Arnoux, brutalement limogé à l'issue du premier Grand Prix et remplacé par Stefan Johansson) retrouvent leur éclat et Alboreto, auteur de deux victoires, passe le cap de la mi-saison en tête du championnat devant Prost. Mais les Ferrari perdent performance et fiabilité et Alboreto laisser échapper le championnat. L'écurie confirme sa soudaine régression en 1986 où Alboreto (passablement démotivé) et Johansson ne glanent que quelques places d'honneur ; depuis 1980, c'est la première saison sans victoire de la Scuderia qui chute au quatrième rang, loin derrière les Williams-Honda et les McLaren-TAG Porsche.

En 1987, l'arrivée conjointe de l'espoir autrichien Gerhard Berger et de l'ingénieur John Barnard relance quelque peu la Scuderia, qui boucle une saison jusqu'alors quelconque par deux victoires consécutives, qui lui permettent de consolider sa quatrième place. Les progrès de Ferrari restent insuffisants pour concurrencer, en 1988, les McLaren-Honda du duo Prost-Senna.

Au cours de cette période terne, la Scuderia déplore la mort de son fondateur Enzo Ferrari, le . Comme un hommage, moins d'un mois plus tard, profitant de l'unique faux pas de la saison des McLaren, Berger et Alboreto réalisent sur le tracé de Monza un doublé retentissant, le premier à domicile depuis neuf ans. Malgré quelques coups d'éclat de la nouvelle recrue Nigel Mansell, la saison 1989 confirme la stagnation de l'équipe.

1990-1992 : le retour, puis la bérézina[modifier | modifier le code]

En 1990, avec la 641, Alain Prost et Ferrari passent proches des titres mondiaux
Alain Prost au volant de la Ferrari 642 lors du Grand Prix de Monaco 1991.
Jean Alesi sur la F92A au Grand Prix de Monaco 1992.

Pour la saison 1990, Ferrari recrute Alain Prost ; l'arrivée du triple champion du monde français coïncide avec la sortie de la très réussie Ferrari 641, dernière œuvre de Barnard avant son départ chez Benetton. Auteur d'un début de championnat mitigé marqué néanmoins par une victoire au Brésil sur les terres de son rival Senna, Prost survole les courses estivales et remporte trois victoires consécutives (dont une fameuse sur le circuit de Mexico, après être parti de la treizième place sur la grille et avoir en sus manqué son départ, ainsi que la centième d'une Ferrari en Formule 1 à l'occasion de son Grand Prix national) qui le placent en tête du classement général. La suite est plus difficile puisque Senna reprend la main au championnat et s'assure du titre mondial après avoir volontairement éperonné Prost au départ du Grand Prix du Japon.

Les prometteurs essais hivernaux du duo Prost-Alesi qui remplace Nigel Mansell laisse augurer une saison 1991 sous le signe de la revanche pour la Scuderia mais les premiers Grand Prix douchent rapidement l'optimisme d'avant saison. Pire, le manque de compétitivité des monoplaces rouges ravive les tensions de la fin de saison précédente et entraîne l'équipe dans la tourmente. Au mois de mai, le directeur sportif Cesare Fiorio, de plus en plus critiqué par Prost, est limogé. À la veille de l'ultime manche de la saison, Prost est évincé, la Scuderia prétextant des déclarations jugées offensantes du pilote français, lequel, victime d'une défaillance de sa direction assistée au Grand Prix du Japon, avait indirectement comparé la Ferrari 643 à un camion. Quelques semaines plus tard, le président de Ferrari, Piero Fusaro, est à son tour débarqué par la direction de FIAT, et remplacé par le revenant Luca di Montezemolo, qui se fixe comme première mission de faire revenir Alain Prost, en vain. Comme quelques années auparavant, la Scuderia échoue loin derrière McLaren et Williams, qui demeurent les écuries de pointe.

Le retour de celui qui a remis la Scuderia sur les rails fin 1973 est trop tardif pour influer sur le sort de la saison 1992, un véritable désastre. Jean Alesi monte sur deux podiums à Barcelone et Montréal et glâne quelques places d'honneur tandis que l'espoir italien Ivan Capelli sombre, n'inscrivant que trois points ; il est remplacé par Nicola Larini en fin de saison, sans résultat probant. Demeuré sous la menace de Lotus jusqu'au bout, Ferrari finit quatrième, très loin de Williams, McLaren et Benetton.

1993-1995 : importantes restructurations[modifier | modifier le code]

Avec la 412T1, ici aux mains de Gerhard Berger au Grand Prix de Grande-Bretagne 1994, Ferrari amorce un lent retour au sommet.
Jean Alesi au Grand Prix du Canada 1995, son unique victoire en Formule 1.

Fin 1992, Luca di Montezemolo apporte les premières restructurations chez Ferrari : John Barnard revient à la direction technique et Gerhard Berger fait son retour après trois ans chez McLaren. En juin 1993, Jean Todt, qui a tout gagné comme directeur de Peugeot Sport, devient directeur de la gestion sportive. Ils arrivent néanmoins trop tard pour avoir un impact sur la saison 1993, à nouveau très difficile en raison d'aides électroniques peu performantes. Trois podiums, dont une seconde place d'Alesi à Monza, constituent les meilleurs résultats de l'équipe.

En 1994, la 412T1 est totalement conçue sous la direction de Barnard. Les restructurations initiées par Montezemolo puis Todt commencent à porter leurs fruits. Les performances sont en nette hausse, les pilotes Ferrari obtiennent onze podiums et Berger remporte, au Grand Prix d'Allemagne, le premier succès de Ferrari depuis quatre ans. Ferrari se classe troisième, repassant devant McLaren tout en étant plus proche de Williams qu'elle a longtemps devancée, et Benetton.

En 1995, Ferrari confirme son retour en forme avec la 412T2. La voiture est performante, bien qu'en léger retrait de Benetton et Williams. Jean Alesi remporte sa première victoire au Canada et réalise de nombreuses places d'honneur. Mais plusieurs soucis de fiabilité entachent la saison, et le sentiment qu'il manque quelque chose pousse Jean Todt à s'attacher les services du double champion du monde, Michael Schumacher.

1996-1999 : nouveau départ avec Jean Todt et Michael Schumacher[modifier | modifier le code]

La Ferrari F310 de Michael Schumacher.
Michael Schumacher au Grand Prix d'Allemagne 1997.
La Ferrari F300 de 1998 au Festival de vitesse de Goodwood 2009.
Avec la F399, ici aux mains d'Eddie Irvine au Canada, la Scuderia Ferrari remporte son premier titre constructeurs en 16 ans.

Pour sa première saison chez Ferrari, Schumacher n'est pas en mesure de défendre ses titres mondiaux acquis avec Benetton, à cause d'une monoplace qui manque de performance et de fiabilité. Il réalise plusieurs coups d'éclat, dont le plus retentissant a lieu sous la pluie de Barcelone, où il gagne pour la première fois en rouge. Au sortir de l'été, il remporte deux victoires très importantes en Belgique et en Italie ( la première de la Scuderia à domicile depuis 1988) qui permettent de consolider la place de Todt, menacé après une série de cuisantes défaites. Aidé par le Britannique Eddie Irvine, Schumacher permet à Ferrari de terminer deuxième du championnat après un intense duel avec Benetton mais loin des surpuissantes Williams-Renault.

Fin 1996 et début 1997, la restructuration de la Scuderia se poursuit. Le directeur technique John Barnard, jugé ingérable par Todt, est remplacé par Ross Brawn, avec lequel Schumacher avait collaboré efficacement chez Benetton. Peu de temps après, Brawn est rejoint par le concepteur Rory Byrne, également un ancien de chez Benetton. Malgré une monoplace inférieure à la Williams, Schumacher joue le titre mondial face à Jacques Villeneuve, mettant notamment à profit son habileté sous la pluie (comme à Monaco ou en France) et profitant des quelques erreurs de ce dernier. Il aborde l'ultime manche de la saison, à Jerez, en tête du championnat du monde mais il se rend coupable d'une manœuvre litigieuse sur Villeneuve lors de l'attaque fatidique du Canadien qui non seulement l'envoie finir sa course dans un bac à sable, mais lui vaut en outre d'être déclassé du championnat par la FIA.

Ferrari nourrit de grandes ambitions pour 1998, avec la Ferrari F300, la première monoplace conçue par Brawn et Byrne arrivés trop tard pour avoir une réelle influence sur la monoplace de 1997 de Barnard. L'écurie se heurte aux remarquables McLaren-Mercedes de Mika Häkkinen et David Coulthard. Victorieux en Argentine, au Canada, en France (où Irvine l'accompagne in extremis pour obtenir le premier doublé Ferrari depuis le Grand Prix d'Espagne 1990), en Grande-Bretagne (où il crée la polémique en franchissant la ligne d'arrivée en vainqueur dans les stands après avoir purgé une pénalité), en Hongrie puis en Italie (où la Scuderia réalise son premier doublé à domicile depuis dix ans), Schumacher parvient à rester au contact de Mika Häkkinen au championnat, malgré une occasion manquée de prendre l'avantage à l'issue d'un accrochage avec Coulthard en lui prenant un tour lors du pluvieux Grand Prix de Belgique. Avant le dernier Grand Prix, au Japon, Schumacher et Ferrari peuvent croire au titre, qui s'échappe après un départ depuis le fond de grille cumulé à une crevaison ; Häkkinen et McLaren son sacrés et, comme en 1990, l'écurie italienne et son leader ont tenté de venir à bout des McLaren et de son chef de file en vain.

La revanche Häkkinen-Schumacher, tant attendue en 1999, semble tourner à l'avantage de l'Allemand et de la Scuderia qui enchaînent les victoires et les podiums en début de saison. Cette dynamique est brutalement interrompue à mi-saison, lorsque l'Allemand se brise la jambe dans un accident au Grand Prix de Grande-Bretagne, et reste éloigné plusieurs semaines des circuits. Auteur d'un solide début de saison avec une victoire au Grand Prix d'ouverture à Melbourne, Eddie Irvine, le lieutenant de la Scuderia, prend le relais et se replace dans la course au titre grâce à deux victoires consécutives en Autriche puis en Allemagne où il bénéficie de l'aide de Mika Salo, le remplaçant de Schumacher, qui lui cède la victoire. Au Grand Prix de Malaisie, l'avant-dernière manche de la saison, il remporte une quatrième victoire, cette fois avec l'aide de Schumacher dont c'est la course de rentrée, ce qui lui permet de reprendre la tête du championnat. Le doublé des Ferrari est remis en cause dans les heures qui suivent la course, les commissaires techniques jugeant illégaux les déflecteurs latéraux des Ferrari et prononçant leur disqualification. Troisième sous le drapeau à damier, Häkkinen est déclaré vainqueur et se retrouve de fait champion du monde. La Scuderia Ferrari fait appel de la sanction et obtient gain de cause quelques jours plus tard devant le Tribunal d'appel de la FIA. Cette décision controversée permet à Irvine de récupérer sa victoire ainsi que ses quatre points d'avance sur Häkkinen au moment d'aborder l'ultime épreuve de la saison. Battu par Häkkinen au Japon, il termine deuxième du championnat. Le beau comportement d'ensemble de la Scuderia lui permet de remporter le titre mondial des constructeurs, son premier depuis 1983.

2000-2004 : le règne sans partage du « Baron Rouge » et de la Scuderia[modifier | modifier le code]

Au volant de la F1-2000, Michael Schumacher devient le premier pilote Ferrari champion du monde depuis 21 ans
Michael Schumacher au Grand Prix d'Europe 2001
Avec la F2002, la Scuderia Ferrari consolide sa domination et réalise de nombreux records
Au volant de la F2003-GA, Michael Schumacher devient sextuple champion du monde, une première dans l'histoire de la Formule 1
Avec la F2004, Ferrari et Schumacher, ici au Grand Prix de Monaco, reprennent de plus belle leur domination outrageuse

Le duel Ferrari-McLaren se poursuit en 2000. Profitant des soucis de ses rivales, Schumacher remporte les trois premiers Grands Prix et occupe solidement la tête du championnat mais, malmené au cours de l'été, il semble un temps devoir à nouveau s'incliner au championnat. Dominateur en fin de saison, il remporte les quatre dernières manches et devient le premier champion du monde au volant d'une Ferrari depuis Jody Scheckter en 1979. Ce premier titre en rouge est le premier d'une longue série pour Schumacher et Ferrari.

En 2001, Schumacher remporte neuf victoires et est titré dès le Grand Prix de Hongrie, à quatre courses de la fin de la saison ; il en va de même pour la Scuderia, aidée par la nouvelle recrue Rubens Barrichello. En signant sa cinquante-deuxième victoire, lors du Grand Prix de Belgique, l'Allemand bat le record de victoires d'Alain Prost. Ses 123 points inscris et ses 56 points d'avance sur David Coulthard à la fin de la saison constituent un nouveau record.

La supériorité de Ferrari est encore plus éclatante en 2002 avec 15 victoires en 17 courses et un titre acquis par Schumacher dès le Grand Prix de France, à six courses de la fin ; la Scuderia s'adjuge le titre des constructeurs à nouveau en Hongrie à quatre courses de la fin, sur un doublé, comme la saison précédente. La manière dont la Scuderia gère sa domination est diversement appréciée : au Grand Prix d'Autriche, elle crée le scandale en imposant à Barrichello de céder la victoire à Schumacher, pourtant déjà largement en tête du championnat, le Brésilien s'exécutant à seulement quelques mètres de la ligne d'arrivée. Durant la deuxième moitié de saison, d'autres fins de course arrangées (cette fois au profit de Barrichello comme à Indianapolis) ne font rien pour l'image de la Formule 1. Lors de cette saison, outre son douzième titre des constructeurs, la Scuderia établit un nouveau record en inscrivant en 221 points, plus que toutes les autres écuries réunies, et en battant de 22 points le record de McLaren en 1988. Elle égale son vieux record de cinq doublés consécutifs en fin de saison, une première depuis 1952. Schumacher rejoint Juan Manuel Fangio grâce à son cinquième titre mondial. Schumacher, avec les 67 points d'avance sur Barrichello, (l'Allemand comptant 144 points, réalisant au passage un nouveau record, et le Brésilien 77), fixent un nouveau record d'écart entre un champion du monde et son dauphin. L'Allemand réalise une première dans l'histoire de la discipline en ayant terminé les 17 courses de la saison sur le podium ainsi qu'un nouveau record de podiums consécutifs avec 19 réalisations (série entamée l'année précédente aux États-Unis). Enfin, avec 53 podiums consécutifs depuis le Grand Prix de Malaisie trois ans auparavant, Ferrari établit un autre record.

2003 est marquée par le réveil de la concurrence, en grande partie aidée par l'excellence des pneus Michelin tandis que Ferrari fait confiance au manufacturier japonais Bridgestone. Au Brésil Schumacher part à la faute et abandonne quelques tours avant son coéquipier ; la série de 55 Grands Prix consécutifs dans les points de Ferrari s'achève. Schumacher se reprend au printemps mais connaît un été difficile qui permet à Juan Pablo Montoya sur Williams et surtout Kimi Räikkönen sur McLaren de rester au contact au championnat. De retour au plus haut niveau à partir de Monza, Schumacher doit attendre l'ultime manche de la saison, au Japon, pour s'assurer un sixième titre mondial, réalisant un nouveau record. Ferrari doit attendre la dernière manche pour remporter son treizième titre des constructeurs avec 14 points d'avance sur Williams.

La domination de Ferrari se poursuit en 2004 dans des proportions similaires à celles de 2002. McLaren, Renault et Williams réalisent quelques performances isolées mais, avec 15 victoires en 18 courses (dont 13 pour Schumacher qui réalise un nouveau record), la Scuderia s'adjuge le titre mondial en Hongrie, à cinq courses de la fin de la saison, à nouveau sur un doublé ; Schumacher est sacré au Grand Prix suivant, en Belgique, obtenant son septième titre mondial, record absolu. Avec 148 points inscrits, il efface les 144 points de 2002, et Ferrari bat son record en inscrivant 41 unités de plus qu'en 2002 (262 contre 221 en 2002). En devançant de 143 unités British American Racing, elle bat le record de McLaren (134 points d'avance sur Ferrari en 1988).

2005-2006 : nouveau règlement et chute, avant le retour et le départ de Schumacher[modifier | modifier le code]

Michael Schumacher au Grand Prix des États-Unis 2005, la seule victoire de Ferrari cette année-là
Avec la 248 F1, Schumacher et Ferrari manquent de peu de renouer avec les titres mondiaux

Pour la saison 2005, la FIA édicte un nouveau règlement et interdit les changements de pneus en course. Seule équipe de pointe à développer les pneus Bridgestone tandis que Michelin peut compter sur plusieurs grosses écuries, la Scuderia s'attire le courroux de ses adversaires en refusant de signer un accord portant sur la réduction des essais privés. Cette position n'évite pas à Ferrari le fiasco : Bridgestone négocie beaucoup moins bien que Michelin la nouvelle donne technique, ce dont souffre Ferrari tout au long de l'année. Jamais en mesure de se mêler à la lutte pour le championnat opposant Kimi Räikkönen à Fernando Alonso et McLaren-Mercedes à Renault, Schumacher ne remporte qu'une victoire, devant Barrichello, au Grand Prix des États-Unis, marqué par le forfait collectif des quatorze concurrents équipés de pneus Michelin, à la suite d'éclatements suspects des pneumatiques français pendant les essais. Ferrari termine troisième, loin derrière Renault et McLaren après avoir été à la lutte avec Toyota.

En 2006, avec le retour des changements de pneus, Bridgestone et Ferrari retrouvent des couleurs. Le jeune Brésilien Felipe Massa épaule désormais Michael Schumacher, Barrichello étant parti chez Honda. La première partie de saison est dominée par Alonso et Renault et il faut attendre la mi-saison pour voir les Ferrari, aidées par les nets progrès de Bridgestone et par l'interdiction faite à Renault d'utiliser son système d'absorbeur de vibrations, le mass damper, de retour au premier plan. Intraitable tout au long de l'été, Schumacher reprend à Alonso la tête du championnat à l'issue du Grand Prix de Chine. Alors que les titres mondiaux leur tendent les bras, les hommes de la Scuderia chutent dans la dernière ligne droite (casse moteur de Schumacher à Suzuka et ennuis à répétition au Brésil) et échouent de peu derrière Alonso et Renault.

Après 180 Grands Prix, 72 victoires, 58 pole positions, 53 meilleurs tours, 116 podiums, 1 066 points, 3 934 tours en tête et 5 titres mondiaux avec le cheval cabré, Schumacher prend sa retraite, annoncée lors du Grand Prix d'Italie (il reviendra en 2010 avec Mercedes Grand Prix).

2007-2009 : nouvelle garde et derniers titres pour Ferrari[modifier | modifier le code]

2006 marque pour la Scuderia Ferrari la fin du cycle le plus brillant de son histoire. Avec le départ à la retraite de Schumacher, le départ de Ross Brawn et la prise de recul progressive de Jean Todt nommé aux plus hautes fonctions chez Ferrari, un nouvel organigramme est mis en place. Côté pilotes, les espoirs de la Scuderia reposent désormais essentiellement sur Kimi Räikkönen, transfuge de McLaren, toujours épaulé par Felipe Massa. Le Finlandais obtient la pole position puis la victoire dès sa première course dans l'équipe, une première pour un pilote Ferrari depuis plus de cinquante ans ; il est le premier pilote depuis Nigel Mansell en 1989 à gagner son premier Grand Prix disputé pour la Scuderia. Ses courses suivantes sont moins brillantes et Felipe Massa s'affirme un temps comme l'homme fort de l'écurie avec deux victoires consécutives à Bahreïn et en Espagne. Lors de la seconde moitié de saison, Räikkönen revient progressivement au championnat pilotes avec de nouvelles victoires. En septembre, le titre constructeurs 2007 est attribué à la Scuderia sur tapis vert, tous les points de l'équipe McLaren étant annulés par la FIA à la suite de l'affaire d'espionnage opposant Ferrari à McLaren. Le titre pilotes reste en jeu et Kimi Räikkönen, troisième avant la finale au Brésil à 3 points de Fernando Alonso et 7 du novice Lewis Hamilton, les deux pilotes McLaren, remporte le championnat avec six victoires. Felipe Massa finit quatrième du championnat en ayant remporté trois nouvelles victoires.

Felipe Massa au Grand Prix de Chine 2008.

En 2008, Kimi Räikkönen débute le championnat avec deux victoires et quatre podiums sur les cinq premiers Grands Prix. Un gros passage à vide en milieu de saison ainsi que deux erreurs de pilotage en Belgique et à Singapour réduisent à néant ses espoirs de second titre. Il réalise toutefois dix records du tour en course. Felipe Massa, malgré un début de saison difficile (deux abandons sur les deux premiers Grands Prix après un accrochage et une sortie de piste), passe près de la couronne puisqu'il échoue d'un point lors de son Grand Prix national. Lorsqu'il passe la ligne d'arrivée en vainqueur devant son public, il est virtuellement champion du monde mais Lewis Hamilton, en dépassant la Toyota de Timo Glock en perdition, lui ravit le titre. La Scuderia remporte toutefois son seizième titre constructeurs. Cependant, de nombreuses occasions de victoires (comme en Hongrie où Massa casse son moteur à trois tours de l'arrivée alors qu'il dominait l'épreuve ou à Singapour où Massa est relâché avec le tuyau de ravitailleur en essence, l'obligeant à s'arrêter dans la voie des stands et à repartir en fond de classement alors qu'il semblait sans adversaire à sa hauteur) coûtent vraisemblablement le titre au Brésilien.

En 2009, la réglementation a fortement changé (pneus lisses, aérodynamique modifiée, SREC) et la hiérarchie a totalement changée. Les écuries de pointe sont à la peine et chez Ferrari c'est flagrant puisque aucun point n'est marqué après trois épreuves, une première depuis 1981. À Bahreïn, Räikkönen, sixième, inscrit eles premiers points de la Scuderia.

Pour le retour en Europe, une grosse évolution de la F60 arrive et les performances s'améliorent. En Espagne, Massa ouvre son compteur en terminant sixième. À Monaco, Räikkönen part en première ligne et termine troisième derrière les deux Brawn-Mercedes de Jenson Button et Rubens Barrichello, et devant son coéquipier. En Allemagne, Massa monte sur son unique podium d'une saison qu'il ne termine pas à cause d'un accident aux qualifications du Grand Prix de Hongrie quand un ressort percute son casque. Räikkönen termine second avant de terminer troisième en Europe, de remporter le Grand Prix de Belgique pour la quatrième fois et de finir troisième à Monza. À la suite de l'annonce du départ du Finlandais, la fin de saison se déroule en roue libre, la Scuderia ne jouant de toute façon pas les titres mondiaux. Le remplaçant de Massa, Luca Badoer, pilote-essayeur qui n'a pas couru un Grand Prix depuis dix ans, ne marque aucun point et est, à son tour, remplacé par Giancarlo Fisichella, alors pilote Force India, qui ne fait pas mieux. Räikkönen ne peut compenser l'absence de développement et l'équipe perd, sur le fil, la troisième place du championnat au profit de McLaren, terminant quatrième, son plus mauvais classement depuis 1993.

2010-2013 : Alonso trois fois vice-champion du monde[modifier | modifier le code]

Fernando Alonso sur la F10 au Grand Prix de Bahreïn 2010.

En 2010, Santander, le nouveau sponsor principal, contribue à l'arrivée du double champion du monde espagnol Fernando Alonso. La nouvelle Ferrari F10 est présentée le 28 janvier.

À Bahreïn, manche inaugurale de la saison, Ferrari réalise un doublé grâce à la victoire d'Alonso, pour sa première course au volant d'une Ferrari, devant Felipe Massa, aidés par les soucis de la Red Bull-Renault de Sebastian Vettel. La suite de la saison est plus compliquée car plusieurs incidents (accrochage en Australie, moteur cassé en Malaisie, faux départ en Chine, sortie de piste à Monaco, problème avec la voiture de sécurité à Valence, pénalité à Silverstone) éloignent Ferrari et Alonso de la lutte pour les titres mondiaux.

Au Grand Prix d'Allemagne, Ferrari obtient un doublé mais une consigne d'équipe via la radio de bord demandant à Massa de laisser passer Alonso alors que le Brésilien est encore dans la course au titre et qu'il allait obtenir sa première victoire depuis 2008 (ainsi qu'une victoire symbolique un an jour pour jour après son terrible accident en Hongrie) provoque un tollé. Cette course marque le retour au premier plan d'Alonso qui termine second en Hongrie et remporte les Grands Prix d'Italie et de Singapour. Sa cinquième victoire de la saison, en Corée du Sud, aidée une nouvelle fois par l'abandon des Red Bull, lui permet de reprendre la tête du championnat. Alonso perd le titre à Abou Dabi, au profit de Sebastian Vettel, à cause d'une erreur de stratégie : Ferrari choisit de calquer la course d'Alonso sur celle de Mark Webber, second du championnat, et ignore totalement le jeune allemand, lui aussi en course pour le titre. L'Australien s'arrête au onzième tour, Alonso au quinzième et repart trop loin pour marquer les points suffisants. Vettel remporte la victoire tandis qu'Alonso est retenu en septième position durant quarante tours derrière la Renault de Vitaly Petrov. Alonso termine deuxième du championnat avec 252 points, loin devant Massa (en difficulté globalement sur la totalité de la saison) et ses 144 unités. Ferrari gagne une position par rapport à 2009 et termine troisième avec 396 points, loin des 498 de Red Bull et des 454 de McLaren-Mercedes.

Fernando Alonso lors du Grand Prix d'Inde 2011.

En 2011, Ferrari conserve son duo de pilotes. Lors du Grand Prix d'ouverture, Alonso se classe quatrième et Massa septième, aidé par la disqualification des Sauber. En Turquie, Alonso, troisième derrière les Red Bull, obtient le premier podium de la saison. À partir de ce Grand Prix, Felipe Massa n'inscrit pas de point pendant trois courses. Après avoir fini cinquième au Grand Prix d'Espagne, Alonso termine second à Monaco tandis que Massa fait son retour dans les points en terminant sixième au Canada, course qui voit l'unique abandon de la saison de son coéquipier, envoyé hors-piste par Jenson Button.

À Valence, Alonso termine second et Massa cinquième. À Silverstone, Alonso remporte la seule victoire de la saison de Ferrari et Massa termine cinquième. En Allemagne et en Hongrie, Alonso est sur le podium tandis que Massa inscrit des points malgré des soucis lors de ses arrêts au stand. Après dix courses consécutives dans les points, Massa abandonne en Inde sur rupture de suspension tandis qu'Alonso termine troisième. Il termine les deux dernières courses à la cinquième place et se classe sixième du championnat tandis qu'Alonso se classe second à Abou Dabi et quatrième au Brésil. Une nouvelle fois, Alonso devance largement son coéquipier au championnat, finissant quatrième avec 257 points alors que Massa termine sixième avec 118 points. Pour la première fois depuis 1992, un seul pilote Ferrari est monté sur le podium, le meilleur résultat de Massa étant trois cinquièmes places. Alors qu'Alonso luttait avec les Red Bull et les McLaren, Massa se battait seulement avec les Mercedes de Michael Schumacher et Nico Rosberg. La Scuderia reste troisième mais perd 21 points par rapport à 2010, inscrivant 375 points.

Fernando Alonso au volant de la F2012 au Grand Prix du Canada 2012.

Le 3 février 2012, Ferrari dévoile sur internet sa monoplace présentée par son duo de pilotes. À l'origine prévue la veille sur le circuit de Maranello, la présentation est annulée à cause d'un épisode neigeux exceptionnel. La monoplace arbore un museau similaire à celui de la Caterham CT01 dévoilée le 25 janvier, s'adaptant aux contraintes du nouveau règlement technique de la FIA[11],[12]. Les essais de pré-saison laissent planer un doute sur les performances de la F2012. Au Grand Prix d'ouverture aucun pilote n'atteint la phase finale des qualifications et, en course, Alonso se classe cinquième tandis que Massa abandonne. Une semaine plus tard, en Malaisie, Alonso ne se qualifie que neuvième ; en course, profitant des conditions météo nivelant les performances des monoplaces, il l'emporte devant la Sauber-Ferrari de Sergio Pérez et s'empare de la tête du championnat.

La suite du championnat confirme la tendance, Alonso luttant pour la première place du championnat tandis que Massa reste en retrait. Alonso monte sur le podium en Espagne et à Monaco, la voiture progressant grâce aux évolutions aérodynamiques, notamment au niveau des échappements, qui lui apportent plus d'appuis. À Valence, Alonso, parti onzième, remporte sa deuxième victoire de la saison, aidé par l'abandon sur panne d'alternateur du leader Vettel. Lors du Grand Prix de Grande-Bretagne, parti de la pole position, il termine deuxième après avoir longtemps mené la course tandis que Felipe Massa termine quatrième, son meilleur résultat de la saison. Il gagne ensuite le Grand Prix d'Allemagne puis réalise une série de podiums. Malgré une forte avance au championnat, Alonso connaît une fin de saison difficile, marquée par deux abandons précoces à Spa et Suzuka quand Vettel, grâce à quatre victoires consécutives, remporte le titre au Brésil. Alonso s'incline pour trois points mais peut se satisfaire d'avoir lutté jusqu'au bout pour le titre avec une monoplace inférieure aux Red Bull-Renault et aux McLaren-Mercedes, bien qu'il fut aidé par divers problèmes ayant touchés ces écuries au cours de la saison. Ferrari est remonté à la deuxième place au championnat des constructeurs.

Fernando Alonso au volant de la F138 au Grand Prix de Malaisie 2013.

Dès le début de saison 2013, la Ferrari F138 se montre très compétitive. Alonso se classe second à Melbourne, abandonne en Malaisie après une touchette, et remporte le Grand Prix de Chine. À Bahreïn, des incidents (SREC et crevaison) relèguent les deux voitures en milieu de peloton. En Espagne, Alonso s'impose et Felipe Massa se classe troisième. Au Grand Prix de Monaco, Alonso termine septième et Massa abandonne sur accident. Au Canada, en qualification, Alonso est sixième et Massa seizième à la suite d'un crash. Alonso monte sur la deuxième marche du podium et Massa termine huitième.

À partir du Grand Prix de Hongrie, Pirelli retire ses nouveaux pneumatiques victimes de déchappages en série et revient à ses gommes de la saison précédente. La Scuderia n'exploite plus aussi bien la F138 dans ces conditions et Alonso rentre dans le rang tandis que Sebastian Vettel aligne neuf victoires consécutives. Ferrari, dépassée au classement constructeurs par Mercedes, termine troisième alors qu'Alonso, avec deux victoires et dix podiums, conserve sa place de vice-champion du monde, à 155 points de Vettel. Felipe Massa, après huit saisons, n'est pas reconduit et signe chez Williams pour 2014. Kimi Räikkönen retrouve le volant qu'il tenait de 2007 à 2009, aux côtés d'Alonso ; pour la première fois depuis 1953, la Scuderia a deux champions du monde dans son équipe.

2014-2016 : trois victoires en trois ans[modifier | modifier le code]

Alonso au Grand Prix de Monaco 2014.

Le début de la saison 2014 n'est pas à la hauteur des espérances de la Scuderia, le nouveau moteur V6 turbo à double récupération d'énergie manquant de puissance et le châssis F14 T de motricité. Après les trois premières courses de la saison sans aucun podium, Stefano Domenicali démissionne de son poste de directeur de la gestion sportive et, le 14 avril 2014, Marco Mattiacci est nommé par Luca Di Montezemolo pour le remplacer.

Avec Fernando Alonso et Kimi Räikkönen, la Scuderia connaît sa plus mauvaise saison depuis 1993 : aucune victoire ni pole position, seulement deux podiums pour Alonso et un meilleur tour pour Räikkönen. Le seul fait notable reste la réalisation d'un nouveau record d'entrées consécutives dans les points avec 81 réalisations depuis le Grand Prix d'Allemagne en 2010 et le Grand Prix de Singapour. La Scuderia est repoussée au quatrième rang du championnat du monde des constructeurs, une première depuis 2009.

Luca Di Montezemolo quitte ses fonctions de directeur de Ferrari, reprises par le patron de FIAT Sergio Marchionne puis Fernando Alonso annonce son départ tandis que le quadruple champion du monde Sebastian Vettel est engagé pour prendre sa place à partir de 2015. Après la dernière course à Abou Dabi, Marco Mattiacci laisse son poste de directeur d'écurie à Maurizio Arrivabene, ancien responsable du sponsoring de Marlboro et présent dans les paddocks depuis de nombreuses saisons[13].

Kimi Raïkkönen au Grand Prix du Canada 2015.

En 2015, la SF15-T se montre prometteuse lors des essais hivernaux tant au plan du châssis que concernant son groupe propulseur hybride. Vettel monte sur le podium dès sa première course avec l'écurie italienne, au Grand Prix d'Australie puis, quinze jours plus tard, remporte le Grand Prix de Malaisie grâce à une meilleure stratégie que les Mercedes de Lewis Hamilton et Nico Rosberg ; c'est la première victoire d'une Ferrari depuis le Grand Prix d'Espagne 2013. Vettel confirme en montant régulièrement sur le podium lors des courses suivantes, juste derrière les Mercedes, avant de connaître une baisse de performance au début de l'été. En Hongrie, Vettel et Raïkkönen passent les Mercedes au départ et mènent le Grand Prix ; si le Finlandais abandonne à cause d'un problème de SREC, Vettel dédie sa deuxième victoire de la saison à Jules Bianchi, mort la semaine précédente. En Belgique, Vettel tente une stratégie à un arrêt mais, à un tour du but, est victime d'une explosion de son pneu arrière. À domicile, à Monza, Vettel termine deuxième. À Singapour, disposant d'une voiture très performante alors que les Mercedes sont à la peine, Vettel remporte le Grand Prix après avoir réalisé la première pole position d'une Ferrari depuis 2012, et Räikkönen se classe troisième. Ferrari s'affirme en 2015 comme la deuxième écurie du plateau, derrière Mercedes Grand Prix. Sebastian Vettel termine troisième du championnat derrière Lewis Hamilton et Nico Rosberg en les accompagnant souvent sur les podiums (treize fois en tout) et Kimi Räikkönen prend la quatrième place, finissant notamment la saison avec une troisième place à l'arrivée du Grand Prix d'Abou Dabi.

Kimi Raïkkönen au Grand Prix de Bahreïn 2016.

Après une année 2015 ponctuée de trois victoires, 2016 s'annonce positive pour la Scuderia. Sergio Marchionne, le patron de Ferrari ambitionne de ravir le titre à Mercedes. La Scuderia déchante vite devant la puissance moteur, l'aérodynamique et la fiabilité des Allemands. Si Ferrari réalise quelques progrès en ce qui concerne le moteur, la fiabilité n'est pas au rendez-vous. Après avoir vu la victoire lui échapper sur une erreur de stratégie lors du Grand Prix d'ouverture à Melbourne, Vettel est victime d'une casse moteur dans le tour de formation à Bahreïn. De nombreux problèmes au niveau de la boîte de vitesses contrarient la suite de la saison. De nombreux faits de course ruinent également les espoirs de podiums, comme en Russie où Vettel est percuté par Daniel Ricciardo puis Daniil Kvyat.

Ferrari, déjà distancée par Mercedes au retour en Europe, est sous pression en Espagne ; si le mauvais départ des deux Mercedes, ces dernières s'auto-éliminant, laisse espérer une victoire pour Vettel et Räikkönen, ils laissent passer leurs chances face à Max Verstappen qui débute pourtant chez Red Bull Racing. Durant la suite de la saison, Ferrari décline en performance à cause d'un développement moins efficace que Mercedes et Red Bull. De plus, le directeur technique James Allison endeuillé, loin de sa famille, quitte l'équipe et est remplacé par Mattia Binotto. En Belgique, les Ferrari, performantes en qualifications et bien placées sur la grille, subissent le pilotage agressif et les manœuvres dangereuses de Verstappen et ne peuvent se battre pour le podium.

Malgré quelques coups d'éclats en Italie et à Abou Dabi, la saison 2016 reste décevante et frustrante comme en témoigne le coup de sang de Vettel au Mexique où il insulte, à la radio de bord, Charlie Whiting, le directeur de course de la FIA. La Scuderia retombe à la troisième place du championnat constructeurs, sans avoir pu ajouter la moindre victoire ni la moindre pole position à son palmarès. Face à ces difficultés, l'écurie entreprend une nouvelle réorganisation technique plus horizontale de ses équipes afin d'être plus efficace dans la conception de la Ferrari SF70H de 2017.

2017-2018 : à la lutte avec Mercedes[modifier | modifier le code]

Sebastian Vettel fêtant sa victoire au Grand Prix de Monaco 2017.

La première course du championnat 2017 permet à la Scuderia de renouer avec le succès, Vettel, parti en première ligne, remportant la victoire devant les deux pilotes Mercedes et son coéquipier. L'Allemand prend la tête du championnat des pilotes tandis que la Scuderia est en tête du championnat des constructeurs, une première depuis 2013. Deuxième du Grand Prix de Chine, Vettel conserve la tête du championnat, à égalité de points avec Lewis Hamilton. À Bahreïn, Vettel, s'impose devant les deux Mercedes et permet à son écurie de reprendre le commandement du championnat ; cela faisait neuf ans que Ferrari n'avait plus gagné deux des trois premières courses.

Au Grand Prix de Russie, Vettel et Räikkönen, premier et deuxième des qualifications, permettent à Ferrari d'occuper la première ligne, ce qui n'était plus arrivé depuis le Grand Prix de France 2008. En course, dépassés par Valtteri Bottas, ils terminent deuxième et troisième, laissant Mercedes reprendre la main au championnat. Au Grand Prix d'Espagne, alors qu'il mène depuis le vingt-cinquième tour, Sebastian Vettel est dépassé vingt tours plus tard par Lewis Hamilton qui dispose de pneumatiques plus chauds et plus efficaces. Vettel termine deuxième, derrière Hamilton ; Kimi Räikkönen est quant à lui éliminé dès le début de la course, pris en sandwich entre Valtteri Bottas avec Max Verstappen.

Au Grand Prix de Monaco, Kimi Räikkönen obtient sa première pole position depuis le Grand Prix de France 2008. Sebastian Vettel part deuxième, donnant ainsi à Ferrari sa deuxième première ligne au départ de la saison. Le lendemain, Räikkönen mène jusqu'au trente-troisième tour avant d'être dépassé par son coéquipier Vettel au bénéfice des arrêts au stand ; Vettel remporte la première victoire pour Ferrari à Monaco depuis 2001, porte son avance au classement du championnat du monde sur son rival Lewis Hamilton à vingt-cinq points et permet à la Scuderia de revenir à la première place au championnat grâce à son premier doublé depuis le Grand Prix d'Allemagne 2010. Au Canada, Vettel termine quatrième après une remontée depuis le fond du peloton et Räikkönen termine septième. Vettel n'a plus que douze points d'avance sur Hamilton au championnat et Ferrari perd à nouveau la tête du championnat. Au Grand Prix d'Azerbaïdjan, Vettel, pénalisé de dix secondes pour avoir percuté intentionnellement la voiture de son adversaire Hamilton, termine quatrième et reprend deux points à son adversaire au championnat, Hamilton terminant cinquième. Au Grand Prix d'Autriche, Vettel et Räikkönen terminent deuxième et cinquième à l'issue d'une course remportée par Valtteri Bottas. L'Allemand a alors vingt points d'avance et Ferrari trente-trois de retard sur Mercedes.

Au Grand Prix de Grande-Bretagne, évoluant aux alentours du podium, Vettel et Räikkönen sont victimes de crevaisons en fin de la course ; Räikkönen termine néanmoins troisième tandis que Vettel, parti quatrième, termine septième. L'écart au championnat entre Vettel et Hamilton se réduit à un point après dix courses. Au Grand Prix suivant, en Hongrie, les pilotes Ferrari occupent la première ligne qualificative et terminent dans le même ordre en course avec la victoire de Vettel. Sebastian Vettel possède quatorze points d'avance sur Hamilton tandis que la Scuderia revient à trente-neuf unités de Mercedes. Au retour du congé estival, en Belgique, Sebastian Vettel se classe deuxième et Kimi Räikkönen se classe quatrième. L'avance au championnat de Vettel sur Hamilton est réduite de moitié, ce dernier s'imposant devant Vettel. Les choses empirent à Monza où les Mercedes font le doublé tandis que Vettel termine troisième et Räikkönen cinquième ; l'Allemand est dépossédé de la tête du championnat.

Alors que la Scuderia aurait pu relever la tête à Singapour, un circuit qui lui convient mieux qu'aux Mercedes, et alors que Vettel réalise la pole position, le départ donné sous la pluie donne lieu à un triple accrochage, mêlant les Ferrari et Max Verstappen. Les voitures italiennes abandonnent, marquant leur premier Grand Prix sans point depuis le Grand Prix du Mexique 2015 et permettant à Hamilton et Mercedes de creuser un gros écart au championnat, insurmontable à ce stade de la saison. En Malaisie, Vettel ne parvient pas à boucler un seul tour en qualifications et s'élance dernier alors que son coéquipier, en première ligne et potentiel vainqueur, ne peut prendre le départ à cause d'un problème sur le groupe propulseur ; Vettel remonte à la quatrième place. Au Japon, Vettel abandonne sur un rare problème de bougie dès les premiers tours tandis que Räikkönen termine cinquième. Les pilotes Ferrari accompagnent ensuite Hamilton sur le podium aux États-Unis, le Finlandais étant aidé par la pénalité de Max Verstappen mais Mercedes s'adjuge dans le même temps le titre constructeurs. Le Britannique est sacré au Mexique malgré la pole position et la quatrième place de Vettel comparativement à sa neuvième place (eux deux s'étant accrochés au départ et ayant dû passer par les stands) alors que, plus loin, Räikkönen termine troisième derrière Verstappen et Bottas. Au Grand Prix du Brésil, alors que le championnat est déjà joué, Sebastian Vettel, parti deuxième, dépasse Bottas au départ et remporte sa première victoire en huit courses, Räikkönen terminant troisième. Enfin, à Abou Dabi, Vettel et Räikkönen terminent derrière les Mercedes d'Hamilton et Bottas. Ferrari conclut la saison à la deuxième place avec 522 unités, bien mieux qu'en 2016, et s'est surtout révélée comme le premier vrai adversaire de Mercedes depuis l'ère hybride.

Kimi Räikkönen au Grand Prix d'Italie 2018.

En 2018, Ferrari fait à nouveau partie des prétendants aux titres. Lors de la manche australienne inaugurale de la saison, Hamilton réalise la pole devant Vettel et Räikkönen ; en course, Vettel profite opportunément de l'intervention de la voiture de sécurité virtuelle pour rentrer aux stands pendant que le Britannique est au ralenti en piste. Il ressort devant son rival et gagne le premier Grand Prix de la saison. À Bahreïn, les SF71H sont les plus rapides dès les premiers essais libres et Vettel obtient la pole position devant Räikkönen qui l'accompagne en première ligne. Vettel malgré des pneumatiques en bout de course, remporte l'épreuve tandis que Räikkönen abandonne dans les stands après avoir été relâché hâtivement, causant la blessure d'un mécanicien de la Scuderia.

Les championnats 2017 et 2018 se ressemblent dans leur déroulement pour la Scuderia Ferrari : une première partie de saison où Sebastian Vettel fait jeu égal avec Lewis Hamilton et une deuxième partie où, soit pour des erreurs de son pilote en course pour le titre (anormalement nombreuses, comme en Allemagne où il part à la faute alors qu'il avait course gagnée), soit pour des errements stratégiques, Hamilton s'envole et remporte le titre ; il en résulte deux fois la deuxième place dans les classements finaux pour Vettel et pour la Scuderia derrière Mercedes Grand Prix. Kimi Räikkönen, à sa cinquième saison chez Ferrari depuis son retour en 2014, s'impose au Grand Prix des États-Unis 2018 après 114 courses sans victoire, avant de laisser sa place à Charles Leclerc qui fera équipe avec Vettel en 2019. Il boucle sa dernière saison avec Ferrari à la troisième place du championnat, avant de partir chez Alfa Romeo.

2019 : Arrivée de Charles Leclerc, Mattia Binotto aux commandes[modifier | modifier le code]

Alors que John Elkann devient président de la Scuderia après le décès de Sergio Marchionne, la direction de Ferrari annonce le 7 janvier 2019 que Mattia Binotto, jusque là directeur technique, prend la place de Maurizio Arrivabene, en poste depuis 2015 à la tête de la Gestion Sportive ; Binotto devient le Team Principal de l'écurie qui engage Vettel et Leclerc dans le championnat 2019[14],[15]. La monoplace, présentée le 15 février, porte le nom de SF90 afin de célébrer les 90 ans de la fondation de la Scuderia[16].

Lors de la course inaugurale, à Melbourne, les pilotes terminent quatrième et cinquième. À Bahreïn, Charles Leclerc obtient la première pole position de sa carrière, accompagné par Sebastian Vettel pour une 62e première ligne occupée par les deux Ferrari. À onze tours de l'arrivée, alors que Leclerc est en passe de gagner la course, une panne affecte subitement son unité de puissance ; il est dépassé par Lewis Hamilton puis par Valtteri Bottas et sauve son premier podium grâce à l'intervention de la voiture de sécurité dans les trois derniers tours de la course alors que Max Verstappen était sur le point de le doubler. En Chine, Vettel s'élance troisième devant Leclerc et termine la course à la même position tandis que le pilote monégasque finit cinquième avec une consigne d'équipe en début d'épreuve pour laisser passer son coéquipier. Au Grand Prix d'Allemagne après des problèmes techniques sur les monoplaces aux qualifications, Vettel s'élance dernier. Charles Leclerc, en lice pour la victoire, abandonne après une sortie de piste alors que Vettel remonte jusqu'à la deuxième place finale. Après un grand prix passé complétement dans l'indifférence en Hongrie, Charles Leclerc et Sebastian Vettel reviennent de la trêve estivale avec deux courses où elles seront fortement avantagées. En Belgique, dans une ambiance très particulière après le décès de son ami Anthoine Hubert, Charles Leclerc remporte sa première course en F1 et devient le plus jeune pilote à avoir gagner avec les Rouges. Vettel a quant à lui finit 4e. Leclerc a dedié sa victoire à Anthoine Hubert.

En Italie, Charles Leclerc part en pole position, après un premier run en gomme tendres, Leclerc s'est livré avec une vraie lutte au sommet avec Lewis Hamilton. Duel qui s'est soldée par la deuxième victoire de Leclerc en Grand Prix, la première victoire de la Scuderia à Monza depuis Alonso en 2010. Deux semaines plus tard, la Scuderia réalise à Singapour son premier doublé depuis le Grand Prix de Hongrie 2017 : aidé par son stand pour réaliser un undercut sur son coéquipier parti en tête, Sebastian Vettel obtient sa première victoire depuis le Grand Prix de Belgique 2018, alors que Charles Leclerc, deuxième, rejoint Max Verstappen à la troisième place du championnat pilotes, avec 200 points chacun.

En 2019 Ferrari remporte trois victoires et totalise dix-neuf podiums (dix pour Charles Leclerc dont deux victoires et neuf pour Sebastian Vettel) et termine deuxième du championnat des constructeurs, loin derrière Mercedes. Charles Leclerc, qui a réalisé le plus grand nombre de pole positions (sept), termine quatrième du championnat derrière Max Verstappen (Red Bull) et juste devant son coéquipier.

Résultats en championnat du monde de Formule 1[modifier | modifier le code]

Résultats de la Scuderia Ferrari en championnat du monde de Formule 1
Saison Écurie Châssis Moteur Pneus Pilotes Grands Prix disputés Points inscrits Classement
1950 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Ferrari 125
Ferrari 275 F1
Ferrari 375
Ferrari 166 F2
Ferrari V12C
Ferrari V12
Ferrari V12
Ferrari V12
Pirelli Drapeau : Italie Luigi Villoresi
Drapeau : Italie Alberto Ascari
Drapeau : Italie Dorino Serafini
Drapeau : France Raymond Sommer
4 14 -
1951 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Ferrari 375 Ferrari V12 Pirelli Drapeau : Italie Luigi Villoresi
Drapeau : Italie Alberto Ascari
Drapeau : Italie Piero Taruffi
Drapeau : Argentine José Froilán González
7 81 (72 conservés) -
1952 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Ferrari 375
Ferrari 500
Ferrari V12
Ferrari L4
Pirelli
Firestone
Englebert
Drapeau : Italie Giuseppe Farina
Drapeau : Italie Piero Taruffi
Drapeau : France André Simon
Drapeau : Italie Alberto Ascari
Drapeau : Italie Luigi Villoresi
8 110,5 (90 conservés) -
1953 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Ferrari 500
Ferrari 553
Ferrari L4
Ferrari L4
Pirelli Drapeau : Italie Alberto Ascari
Drapeau : Italie Giuseppe Farina
Drapeau : Italie Luigi Villoresi
Drapeau : Royaume-Uni Mike Hawthorn
Drapeau : Italie Umberto Maglioli
Drapeau : Italie Piero Carini
8 122,5 (96,5 conservés) -
1954 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Ferrari 625
Ferrari 553
Ferrari 500
Ferrari L4
Ferrari L4
Ferrari L4
Pirelli Drapeau : Italie Giuseppe Farina
Drapeau : Argentine José Froilán González
Drapeau : Royaume-Uni Mike Hawthorn
Drapeau : Italie Umberto Maglioli
Drapeau : France Maurice Trintignant
Drapeau : Italie Piero Taruffi
Drapeau : France Robert Manzon
Drapeau : Italie Alberto Ascari
8 80,28 (78,78 conservés) -
1955 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Ferrari 625
Ferrari 555
Lancia D50
Ferrari L4
Lancia V8
Englebert Drapeau : Italie Giuseppe Farina
Drapeau : Italie Umberto Maglioli
Drapeau : Argentine José Froilán González
Drapeau : France Maurice Trintignant
Drapeau : États-Unis Harry Schell
Drapeau : Italie Piero Taruffi
Drapeau : Belgique Paul Frère
Drapeau : Royaume-Uni Mike Hawthorn
Drapeau : Italie Eugenio Castellotti
Drapeau : Italie Luigi Villoresi
6 37,99 -
1956 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Ferrari D50
Ferrari 555
Ferrari V8
Ferrari L4
Englebert Drapeau : Argentine Juan Manuel Fangio
Drapeau : Italie Eugenio Castellotti
Drapeau : Italie Luigi Musso
Drapeau : Royaume-Uni Peter Collins
Drapeau : Belgique Olivier Gendebien
Drapeau : Belgique Paul Frère
Drapeau : Belgique André Pilette
Drapeau : Espagne Alfonso de Portago
Drapeau : Allemagne Wolfgang von Trips
7 79,5 (76,5 conservés) -
1957 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Ferrari 801 Ferrari V8 Englebert Drapeau : Royaume-Uni Peter Collins
Drapeau : Italie Luigi Musso
Drapeau : Italie Eugenio Castellotti
Drapeau : Royaume-Uni Mike Hawthorn
Drapeau : Allemagne Wolfgang von Trips
Drapeau : Italie Cesare Perdisa
Drapeau : Espagne Alfonso de Portago
Drapeau : Argentine José Froilán González
Drapeau : France Maurice Trintignant
7 48 -
1958 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Ferrari 246
Ferrari 156
Ferrari V6
Ferrari V6
Englebert Drapeau : Italie Luigi Musso
Drapeau : Royaume-Uni Peter Collins
Drapeau : Royaume-Uni Mike Hawthorn
Drapeau : Allemagne Wolfgang von Trips
Drapeau : Belgique Olivier Gendebien
Drapeau : États-Unis Phil Hill
10 40 2e
1959 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Ferrari 246
Ferrari 156
Ferrari V6
Ferrari V6
Dunlop Drapeau : France Jean Behra
Drapeau : États-Unis Phil Hill
Drapeau : Royaume-Uni Tony Brooks
Drapeau : Royaume-Uni Cliff Allison
Drapeau : Belgique Olivier Gendebien
Drapeau : États-Unis Dan Gurney
Drapeau : Allemagne Wolfgang von Trips
7 32 2e
1960 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Ferrari D246
Ferrari 246P
Ferrari 156P
Ferrari V6 Dunlop Drapeau : Royaume-Uni Cliff Allison
Drapeau : États-Unis Phil Hill
Drapeau : Allemagne Wolfgang von Trips
Drapeau : Argentine José Froilán González
Drapeau : États-Unis Richie Ginther
Drapeau : Belgique Willy Mairesse
8 24 3e
1961 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 156 Ferrari V6 Dunlop Drapeau : États-Unis Richie Ginther
Drapeau : États-Unis Phil Hill
Drapeau : Allemagne Wolfgang von Trips
Drapeau : Belgique Olivier Gendebien
Drapeau : Belgique Willy Mairesse
Drapeau : Mexique Ricardo Rodríguez
7 45 Champion
1962 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 156 Ferrari V6 Dunlop Drapeau : États-Unis Phil Hill
Drapeau : Italie Giancarlo Baghetti
Drapeau : Mexique Ricardo Rodríguez
Drapeau : Italie Lorenzo Bandini
Drapeau : Belgique Willy Mairesse
6 18 6e
1963 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 156 Ferrari V6 Dunlop Drapeau : Belgique Willy Mairesse
Drapeau : Royaume-Uni John Surtees
Drapeau : Italie Ludovico Scarfiotti
Drapeau : Italie Lorenzo Bandini
10 26 4e
1964 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari SpA SEFAC
Drapeau : États-Unis North American Racing Team
Ferrari 156
Ferrari 158
Ferrari 1512
Ferrari V6
Ferrari V8
Ferrari Flat-12
Dunlop Drapeau : Italie Lorenzo Bandini
Drapeau : Royaume-Uni John Surtees
Drapeau : Italie Ludovico Scarfiotti
Drapeau : Mexique Ricardo Rodríguez
10 45 Champion
1965 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari SpA SEFAC
Drapeau : États-Unis North American Racing Team
Ferrari 158
Ferrari 1512
Ferrari V8
Ferrari Flat-12
Dunlop Drapeau : Royaume-Uni John Surtees
Drapeau : Italie Lorenzo Bandini
Drapeau : Italie Nino Vaccarella
Drapeau : Mexique Ricardo Rodríguez
Drapeau : États-Unis Bob Bondurant
Drapeau : Italie Ludovico Scarfiotti
10 26 3e
1966 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 246
Ferrari 312
Ferrari V6
Ferrari V12
Firestone Drapeau : Italie Lorenzo Bandini
Drapeau : Royaume-Uni John Surtees
Drapeau : Royaume-Uni Mike Parkes
Drapeau : Italie Ludovico Scarfiotti
7 31 2e
1967 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 312 Ferrari V12
Ferrari V12
Firestone Drapeau : Italie Lorenzo Bandini
Drapeau : Nouvelle-Zélande Chris Amon
Drapeau : Royaume-Uni Mike Parkes
Drapeau : Italie Ludovico Scarfiotti
Drapeau : Royaume-Uni Jonathan Williams
10 20 5e
1968 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 312 Ferrari V12
Ferrari V12
Firestone Drapeau : Nouvelle-Zélande Chris Amon
Drapeau : Belgique Jacky Ickx
Drapeau : Italie Andrea de Adamich
Drapeau : Royaume-Uni Derek Bell
11 32 4e
1969 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari SpA SEFAC
Drapeau : États-Unis North American Racing Team
Ferrari 312 Ferrari V12 Firestone Drapeau : Nouvelle-Zélande Chris Amon
Drapeau : Mexique Pedro Rodríguez
Drapeau : Italie Ernesto Brambilla
10 7 6e
1970 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 312 B Ferrari Flat-12 Firestone Drapeau : Belgique Jacky Ickx
Drapeau : Italie Ignazio Giunti
Drapeau : Suisse Clay Regazzoni
13 52 2e
1971 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 312 B
Ferrari 312 B2
Ferrari Flat-12
Ferrari Flat-12
Firestone Drapeau : Belgique Jacky Ickx
Drapeau : Suisse Clay Regazzoni
Drapeau : États-Unis Mario Andretti
11 33 3e
1972 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 312 B2 Ferrari Flat-12 Firestone Drapeau : Belgique Jacky Ickx
Drapeau : Suisse Clay Regazzoni
Drapeau : États-Unis Mario Andretti
Drapeau : Italie Nanni Galli
Drapeau : Italie Arturo Merzario
12 33 4e
1973 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 312 B2
Ferrari 312 B3
Ferrari Flat-12
Ferrari Flat-12
Goodyear Drapeau : Belgique Jacky Ickx
Drapeau : Italie Arturo Merzario
13 12 6e
1974 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 312 B3 Ferrari Flat-12 Goodyear Drapeau : Suisse Clay Regazzoni
Drapeau : Autriche Niki Lauda
15 65 2e
1975 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 312 B3
Ferrari 312 T
Ferrari Flat-12
Ferrari Flat-12
Goodyear Drapeau : Suisse Clay Regazzoni
Drapeau : Autriche Niki Lauda
14 72,5 Champion
1976 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 312 T
Ferrari 312 T2
Ferrari V12 Goodyear Drapeau : Autriche Niki Lauda
Drapeau : Suisse Clay Regazzoni
Drapeau : Argentine Carlos Reutemann
16 83 Champion
1977 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 312 T2 Ferrari Flat-12 Goodyear Drapeau : Autriche Niki Lauda
Drapeau : Argentine Carlos Reutemann
Drapeau : Canada Gilles Villeneuve
17 95 Champion
1978 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 312 T2
Ferrari 312 T3
Ferrari Flat-12 Michelin Drapeau : Argentine Carlos Reutemann
Drapeau : Canada Gilles Villeneuve
16 58 2e
1979 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 312 T3
Ferrari 312 T4
Ferrari Flat-12 Michelin Drapeau : Afrique du Sud Jody Scheckter
Drapeau : Canada Gilles Villeneuve
15 113 Champion
1980 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 312 T5 Ferrari Flat-12 Michelin Drapeau : Afrique du Sud Jody Scheckter
Drapeau : Canada Gilles Villeneuve
14 8 10e
1981 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 126 CK Ferrari V6 turbo Michelin Drapeau : Canada Gilles Villeneuve
Drapeau : France Didier Pironi
15 34 5e
1982 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 126 C2 Ferrari V6 turbo Goodyear Drapeau : Canada Gilles Villeneuve
Drapeau : France Didier Pironi
Drapeau : France Patrick Tambay
Drapeau : États-Unis Mario Andretti
14 74 Champion
1983 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 126 C2B
Ferrari 126 C3
Ferrari V6 turbo Goodyear Drapeau : France Patrick Tambay
Drapeau : France René Arnoux
15 89 Champion
1984 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 126 C4 Ferrari V6 turbo Goodyear Drapeau : Italie Michele Alboreto
Drapeau : France René Arnoux
16 57,5 2e
1985 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 156-85 Ferrari V6 turbo Goodyear Drapeau : Italie Michele Alboreto
Drapeau : France René Arnoux
Drapeau : Suède Stefan Johansson
16 82 2e
1986 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari F1-86 Ferrari V6 turbo Goodyear Drapeau : Italie Michele Alboreto
Drapeau : Suède Stefan Johansson
16 37 4e
1987 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari F1-87 Ferrari V6 turbo Goodyear Drapeau : Italie Michele Alboreto
Drapeau : Autriche Gerhard Berger
16 53 4e
1988 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari F1-87/88C Ferrari V6 turbo Goodyear Drapeau : Italie Michele Alboreto
Drapeau : Autriche Gerhard Berger
16 65 2e
1989 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 640 Ferrari V12 Goodyear Drapeau : Royaume-Uni Nigel Mansell
Drapeau : Autriche Gerhard Berger
16 59 3e
1990 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari SpA Ferrari 641 Ferrari V12 Goodyear Drapeau : France Alain Prost
Drapeau : Royaume-Uni Nigel Mansell
16 110 2e
1991 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari SpA Ferrari 642
Ferrari 643
Ferrari V12 Goodyear Drapeau : France Alain Prost
Drapeau : France Jean Alesi
Drapeau : Italie Gianni Morbidelli
16 55,5 3e
1992 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari SpA Ferrari F92A
Ferrari F92AT
Ferrari V12 Goodyear Drapeau : France Jean Alesi
Drapeau : Italie Ivan Capelli
Drapeau : Italie Nicola Larini
16 21 4e
1993 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Ferrari F93A Ferrari V12 Goodyear Drapeau : France Jean Alesi
Drapeau : Autriche Gerhard Berger
16 28 4e
1994 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Ferrari 412 T1
Ferrari 412 T1B
Ferrari V12 Goodyear Drapeau : France Jean Alesi
Drapeau : Autriche Gerhard Berger
Drapeau : Italie Nicola Larini
16 71 3e
1995 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Ferrari 412 T2 Ferrari V12 Goodyear Drapeau : France Jean Alesi
Drapeau : Autriche Gerhard Berger
17 73 3e
1996 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Ferrari F310 Ferrari V10 Goodyear Drapeau : Allemagne Michael Schumacher
Drapeau : Royaume-Uni Eddie Irvine
16 70 2e
1997 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari F310B Ferrari V10 Goodyear Drapeau : Allemagne Michael Schumacher
Drapeau : Royaume-Uni Eddie Irvine
17 102 2e
1998 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari F300 Ferrari V10 Goodyear Drapeau : Allemagne Michael Schumacher
Drapeau : Royaume-Uni Eddie Irvine
16 133 2e
1999 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari F399 Ferrari V10 Bridgestone Drapeau : Allemagne Michael Schumacher
Drapeau : Royaume-Uni Eddie Irvine
Drapeau : Finlande Mika Salo
16 128 Champion
2000 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari F1-2000 Ferrari V10 Bridgestone Drapeau : Allemagne Michael Schumacher
Drapeau : Brésil Rubens Barrichello
17 170 Champion
2001 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari F2001 Ferrari V10 Bridgestone Drapeau : Allemagne Michael Schumacher
Drapeau : Brésil Rubens Barrichello
17 179 Champion
2002 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari F2001
Ferrari F2002
Ferrari V10 Bridgestone Drapeau : Allemagne Michael Schumacher
Drapeau : Brésil Rubens Barrichello
17 221 Champion
2003 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari F2002
Ferrari F2003-GA
Ferrari V10 Bridgestone Drapeau : Allemagne Michael Schumacher
Drapeau : Brésil Rubens Barrichello
16 158 Champion
2004 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari F2004 Ferrari V10 Bridgestone Drapeau : Allemagne Michael Schumacher
Drapeau : Brésil Rubens Barrichello
18 262 Champion
2005 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari F2004
Ferrari F2005
Ferrari V10 Bridgestone Drapeau : Allemagne Michael Schumacher
Drapeau : Brésil Rubens Barrichello
19 100 3e
2006 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari 248 F1 Ferrari V8 Bridgestone Drapeau : Allemagne Michael Schumacher
Drapeau : Brésil Felipe Massa
18 201 2e
2007 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari F2007 Ferrari V8 Bridgestone Drapeau : Brésil Felipe Massa
Drapeau : Finlande Kimi Räikkönen
17 204 Champion
2008 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari F2008 Ferrari V8 Bridgestone Drapeau : Finlande Kimi Räikkönen
Drapeau : Brésil Felipe Massa
18 172 Champion
2009 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari F60 Ferrari V8 Bridgestone Drapeau : Brésil Felipe Massa
Drapeau : Finlande Kimi Räikkönen
Drapeau : Italie Luca Badoer
Drapeau : Italie Giancarlo Fisichella
17 70 4e
2010 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari F10 Ferrari V8 Bridgestone Drapeau : Brésil Felipe Massa
Drapeau : Espagne Fernando Alonso
19 396 3e
2011 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Marlboro
Drapeau : Italie Scuderia Ferrari[17]
Ferrari 150° Italia Ferrari V8 Pirelli Drapeau : Espagne Fernando Alonso
Drapeau : Brésil Felipe Massa
19 375 3e
2012 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Ferrari F2012 Ferrari V8 Pirelli Drapeau : Espagne Fernando Alonso
Drapeau : Brésil Felipe Massa
20 400 2e
2013 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Ferrari F138 Ferrari V8 Pirelli Drapeau : Espagne Fernando Alonso
Drapeau : Brésil Felipe Massa
19 354 3e
2014 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Ferrari F14 T Ferrari V6 turbo hybride Pirelli Drapeau : Espagne Fernando Alonso
Drapeau : Finlande Kimi Räikkönen
19 216 4e
2015 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Ferrari SF15-T Ferrari V6 turbo hybride Pirelli Drapeau : Allemagne Sebastian Vettel
Drapeau : Finlande Kimi Räikkönen
19 428 2e
2016 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Ferrari SF16-H Ferrari V6 turbo hybride Pirelli Drapeau : Allemagne Sebastian Vettel
Drapeau : Finlande Kimi Räikkönen
21 398 3e
2017 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Ferrari SF70H Ferrari V6 turbo hybride Pirelli Drapeau : Allemagne Sebastian Vettel
Drapeau : Finlande Kimi Räikkönen
20 522 2e
2018 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Ferrari SF71H Ferrari V6 turbo hybride Pirelli Drapeau : Allemagne Sebastian Vettel
Drapeau : Finlande Kimi Räikkönen
21 571 2e
2019 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari
Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Mission Winnow[18]
Ferrari SF90 Ferrari V6 turbo hybride Pirelli Drapeau : Allemagne Sebastian Vettel
Drapeau : Monaco Charles Leclerc
21 504 2e
Saison Écurie Châssis Moteur Pneus Pilotes Grands Prix disputés Points inscrits Classement
Tableau synthétique des résultats de la Scuderia Ferrari en Formule 1
Saison Écurie Châssis Moteur Pneumatiques Pilotes Courses Points
inscrits
Classement
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21
1950 Scuderia Ferrari Ferrari 125
Ferrari 275 F1
Ferrari 375
Ferrari 166 F2
Ferrari V12C 125
Ferrari V12 275
Ferrari V12 375
Ferrari V12 166 F2
P GBR MON Indy 500 SUI BEL FRA ITA 14 -
Luigi Villoresi Abd. Abd. 6e Np.
Alberto Ascari 2e Abd. 5e Np. 2e
Dorino Serafini 2e
Raymond Sommer 4e Abd.
1951 Scuderia Ferrari Ferrari 375 Ferrari V12 375 P SUI Indy 500 BEL FRA GBR ALL ITA ESP 81 (72 conservés) -
Luigi Villoresi Abd. 3e 3e 3e 4e 4e Abd.
Alberto Ascari 6e 2e 2e Abd. 1er 1er 4e
Piero Taruffi 2e Abd. 5e 5e Abd.
José Froilán González 2e 1er 3e 2e 2e
1952 Scuderia Ferrari Ferrari 375
Ferrari 500
Ferrari V12 375
Ferrari L4 500
P
F
E
SUI Indy 500 BEL FRA GBR ALL P-B ITA 110,5 (90 conservés) -
Giuseppe Farina Abd. / Abd. 2e 2e 6e 2e 2e 4e
Piero Taruffi 1er Abd. 3e 2e 4e 7e
André Simon Abd. 6e
Alberto Ascari Abd. 1er 1er 1er 1er 1er 1er
Luigi Villoresi 3e 3e
1953 Scuderia Ferrari Ferrari 500
Ferrari 553
Ferrari L4 500
Ferrari L4 553
P ARG Indy 500 P-B BEL FRA GBR ALL SUI ITA 122,5 (96,5 conservés) -
Alberto Ascari 1er 1er 1er 4e 1er 8e† / Abd. 1er Abd.
Giuseppe Farina Abd. 2e Abd. 5e 3e 1er 2e 2e
Luigi Villoresi 2e Abd. 2e 6e Abd. 8e† / Abd. 6e 3e
Mike Hawthorn 4e 4e 6e 1er 5e 3e 3e 4e
Umberto Maglioli 8e
Piero Carini Abd.
1954 Scuderia Ferrari Ferrari 625
Ferrari 553
Ferrari 500
Ferrari L4 625
Ferrari L4 554
Ferrari L4 500
P ARG Indy 500 BEL FRA GBR ALL SUI ITA ESP 80,28 (78,78 conservés) -
Giuseppe Farina 2e Abd.
José Froilán González 3e 4e Abd. 1er 2e 2e 3e† / Abd.
Mike Hawthorn Dsq. 4e Abd. 2e 2e Abd. 2e 1er
Umberto Maglioli 9e 7e 3e
Maurice Trintignant 2e Abd. 5e 3e Abd. 5e Abd.
Piero Taruffi 6e
Robert Manzon Np.
Alberto Ascari Abd.
1955 Scuderia Ferrari Ferrari 625
Ferrari 555
Lancia D50
Ferrari L4 555
Lancia V8 DS50
E ARG MON Indy 500 BEL P-B GBR ITA 37,99 -
Giuseppe Farina 2e† / 3e 4e 3e Np.
Umberto Maglioli 3e 6e
José Froilán González 2e
Maurice Trintignant 2e† / 3e† / Abd. 1er 6e Abd. Abd. 8e
Harry Schell Abd. Np.
Piero Taruffi 8e Np.
Paul Frère 8e 4e
Mike Hawthorn 7e 6e 10e
Eugenio Castellotti 5e 6e† / Abd. 3e
Luigi Villoresi Np.
1956 Scuderia Ferrari Ferrari D50
Ferrari 555
Ferrari V8 DS50
Ferrari L4 555
E
P
ARG MON Indy 500 BEL FRA GBR ALL ITA 79,5 (76,5 conservés) -
Juan Manuel Fangio 1er† / Abd. 2e† / 4e Abd. 4e 1er 1er 2e† / 8e
Eugenio Castellotti Abd. 4e† / Abd. Abd. 2e 10e Abd.† / Abd. 8e† / Abd.
Luigi Musso 1er Abd. Abd. Abd.
Peter Collins Abd. 2e 1er 1er 2e† / Abd. Abd.† / Abd. 2e
Olivier Gendebien 5e Abd.
Paul Frère 2e
André Pilette 6e
Alfonso de Portago Abd. 2e† / 10e Abd. Abd.
Wolfgang von Trips Np.
1957 Scuderia Ferrari Ferrari 801 Ferrari V8 DS50 E
P
ARG MON Indy 500 FRA GBR ALL PES ITA 48 -
Peter Collins 6e† / Abd. Abd. 3e Abd. / 4e†‡ 3e Abd.
Luigi Musso Abd. 2e 2e 4e Abd. 8e
Eugenio Castellotti Abd.
Mike Hawthorn Abd. Abd.† / Abd. 4e 3e 2e 6e
Wolfgang von Trips 6e Abd. 3e
Cesare Perdisa 6e
Alfonso de Portago 5e
José Froilán González 5e
Maurice Trintignant 5e Abd. 4e
1958 Scuderia Ferrari Ferrari 246
Ferrari 156
Ferrari V6 143
Ferrari V6 D156
E ARG MON P-B Indy 500 BEL FRA GBR ALL POR ITA MAR 40 2e
Luigi Musso 2e 2e 7e Abd. Abd.
Peter Collins Abd. 3e Abd. Abd. 5e 1er Abd.
Mike Hawthorn 3e Abd. 5e 2e 1er 2e Abd. 2e 2e 2e
Wolfgang von Trips Abd. 3e Abd. 4e 5e Abd.
Olivier Gendebien 6e Abd. Abd.
Phil Hill 9e 3e 3e
1959 Scuderia Ferrari Ferrari 246
Ferrari 156
Ferrari V6 155
Ferrari V6 D156
D MON Indy 500 P-B FRA GBR ALL POR ITA USA 32 2e
Jean Behra Abd. 5e Abd.
Phil Hill 4e 6e 2e 3e Abd. 2e Abd.
Tony Brooks 2e Abd. 1er 1er 9e Abd. 3e
Cliff Allison Abd. 9e Abd. 5e Abd.
Olivier Gendebien 4e 6e
Dan Gurney Abd. 2e 3e 4e
Wolfgang von Trips 6e
1960 Scuderia Ferrari Ferrari D246
Ferrari 246P
Ferrari 156P
Ferrari V6 155 D ARG MON Indy 500 P-B BEL FRA GBR POR ITA USA 24 3e
Cliff Allison 2e Nq.
Phil Hill 8e 3e Abd. 4e 12e 7e Abd. 1er
Wolfgang von Trips 5e 8e 5e Abd. 11e 6e 4e 5e
José Froilán González 10e
Richie Ginther 6e 6e 2e
Willy Mairesse Abd. Abd. 3e
1961 Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 156 Ferrari V6 178 D MON P-B BEL FRA GBR ALL ITA USA 45 Champion
Richie Ginther 2e 5e 3e 15e* 3e 8e Abd.
Phil Hill 3e 2e 1er 9e 2e 3e 1er
Wolfgang von Trips 4e 1er 2e Abd. 1er 2e Abd.
Olivier Gendebien 4e
Willy Mairesse Abd.
Ricardo Rodríguez de la Vega Abd.
1962 Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 156 Ferrari V6 178 D P-B MON BEL FRA GBR ALL ITA USA AFS 18 6e
Phil Hill 3e 2e 3e Abd. Abd. 11e
Giancarlo Baghetti 4e Abd. 10e 5e
Ricardo Rodríguez de la Vega Abd. Np. 4e 6e 14e
Lorenzo Bandini 3e Abd. 8e
Willy Mairesse 7e Abd. 4e
1963 Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 156 Ferrari V6 178 D MON BEL P-B FRA GBR ALL ITA USA MEX AFS 26 4e
Willy Mairesse Abd. Abd. Abd.
John Surtees 4e Abd. 3e Abd. 2e 1er Abd. 9e* Dsq. Abd.
Ludovico Scarfiotti 6e Np.
Lorenzo Bandini Abd. 5e Abd. 5e
1964 Scuderia Ferrari SpA SEFAC
North American Racing Team
Ferrari 156
Ferrari 158
Ferrari 1512
Ferrari V6 178
Ferrari V8 205B
Ferrari Flat-12 207
D MON P-B BEL FRA GBR ALL AUT ITA USA MEX 45 Champion
Lorenzo Bandini 10e Abd. Abd. 9e 5e 3e 1er 3e Abd. 3e
John Surtees Abd. 2e Abd. Abd. 3e 1er Abd. 1er 2e 2e
Ludovico Scarfiotti 9e
Pedro Rodríguez de la Vega 6e
1965 Scuderia Ferrari SpA SEFAC
North American Racing Team
Ferrari 158
Ferrari 1512
Ferrari V8 205B
Ferrari Flat-12 207
D AFS MON BEL FRA GBR P-B ALL ITA USA MEX 26 3e
John Surtees 2e 4e Abd. 3e 3e 7e Abd. Abd.
Lorenzo Bandini 15e 2e 9e 8e Abd. 9e 6e 4e 4e 8e
Nino Vaccarella 12e
Pedro Rodríguez de la Vega 5e 7e
Bob Bondurant 9e
Ludovico Scarfiotti Np.
1966 Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 246
Ferrari 312
Ferrari V6 228
Ferrari V12 218
F MON BEL FRA GBR P-B ALL ITA USA MEX 31 2e
Lorenzo Bandini 2e 3e Nc. 6e 6e Abd. Abd.
John Surtees Abd. 1er
Mike Parkes 2e Abd. Abd. 2e
Ludovico Scarfiotti Abd. 1er
1967 Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 312 Ferrari V12 242
Ferrari V12 218
F AFS MON P-B BEL FRA GBR ALL CAN ITA USA MEX 20 5e
Lorenzo Bandini Abd.
Chris Amon 3e 4e 3e Abd. 3e 3e 6e 7e Abd. 9e
Mike Parkes 5e Abd.
Ludovico Scarfiotti 6e Nc.
Jonathan Williams 8e
1968 Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 312 Ferrari V12 242
Ferrari V12 242C
F AFS ESP MON BEL P-B FRA GBR ALL ITA CAN USA MEX 32 4e
Chris Amon 4e Abd. Abd. 6e 10e 2e Abd. Abd. Abd. Abd. Abd.
Jacky Ickx Abd. Abd. 3e 4e 1er 3e 4e 3e Np. Abd.
Andrea de Adamich Abd.
Derek Bell Abd. Abd.
1969 Scuderia Ferrari SpA SEFAC
North American Racing Team
Ferrari 312 Ferrari V12 255C F AFS ESP MON P-B FRA GBR ALL ITA CAN USA MEX 7 6e
Chris Amon Abd. Abd. Abd. 3e Abd. Abd.
Pedro Rodríguez de la Vega Abd. 6e Abd. 5e 7e
Ernesto Brambilla Np.
1970 Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 312 B Ferrari Flat-12 Tipo 001 F AFS ESP MON BEL P-B FRA GBR ALL AUT ITA CAN USA MEX 52 2e
Jacky Ickx Abd. Abd. Abd. 8e 3e Abd. Abd. 2e 1er Abd. 1er 4e 1er
Ignazio Giunti 4e 14e 7e Abd.
Clay Regazzoni 4e 4e Abd. 2e 1er 2e 13e 2e
1971 Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 312 B
Ferrari 312 B2
Ferrari Flat-12 Tipo 001
Ferrari Flat-12 Tipo 001/1
F AFS ESP MON P-B FRA GBR ALL AUT ITA CAN USA 33 3e
Jacky Ickx 8e 2e 3e 1er Abd. Abd. Abd. Abd. Abd. 8e Nc.
Clay Regazzoni 3e Abd. Abd. 3e Abd. Abd. 3e Abd. Abd. Abd. 6e
Mario Andretti 1er Abd. Nq. Abd. 4e 13e
1972 Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 312 B2 Ferrari Flat-12 Tipo 001/1 F ARG AFS ESP MON BEL FRA GBR ALL AUT ITA CAN USA 33 4e
Jacky Ickx 3e 8e 2e 2e Abd. 11e Abd. 1er Abd. Abd. 12e 5e
Clay Regazzoni 4e 12e 3e Abd. Abd. 2e Abd. Abd. 5e 8e
Mario Andretti Abd. 4e Abd. 7e 6e
Nanni Galli 13e
Arturo Merzario 6e 12e
1973 Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 312 B2
Ferrari 312 B3
Ferrari Flat-12 Tipo 001/1
Ferrari Flat-12 Tipo 001/11
G ARG BRE AFS ESP BEL MON SUE FRA GBR P-B ALL AUT ITA CAN USA 12 6e
Jacky Ickx 4e 5e Abd. 12e Abd. Abd. 6e 5e 8e 8e
Arturo Merzario 9e 4e 4e Abd. 7e 7e Abd. 15e 16e
1974 Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 312 B3 Ferrari Flat-12 Tipo 001/11 G ARG BRE AFS ESP BEL MON SUE P-B FRA GBR ALL AUT ITA CAN USA 65 2e
Clay Regazzoni 3e 2e Abd. 2e 4e 4e Abd. 2e 3e 4e 1er 5e Abd. 2e 11e
Niki Lauda 2e Abd. 16e 1er 2e Abd. Abd. 1er 2e 5e Abd. Abd. Abd. Abd. Abd.
1975 Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 312 B3
Ferrari 312 T
Ferrari Flat-12 Tipo 001/11
Ferrari Flat-12 Tipo 015
G ARG BRE AFS ESP MON BEL SUE P-B FRA GBR ALL AUT ITA USA 72,5 Champion
Clay Regazzoni 4e 4e 16e Nc. Abd. 5e 3e 3e Abd. 13e Abd. 7e 1er Abd.
Niki Lauda 6e 5e 5e Abd. 1er 1er 1er 2e 1er 8e 3e 6e 3e 1er
1976 Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 312 T
Ferrari 312 T2
Ferrari V12 Tipo 015 G BRE AFS USO ESP BEL MON SUE FRA GBR ALL AUT P-B ITA CAN USE JAP 83 Champion
Clay Regazzoni 7e Abd. 1er 11e 2e 14e 6e Abd. Dsq. 9e 2e 2e 6e 7e 5e
Niki Lauda 1er 1er 2e 2e 1er 1er 3e Abd. 1er Abd. 4e 8e 3e Abd.
Carlos Reutemann 9e
1977 Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 312 T2 Ferrari Flat-12 Tipo 015 G ARG BRE AFS USO ESP MON BEL SUE FRA GBR ALL AUT P-B ITA USE CAN JAP 95 Champion
Niki Lauda Abd. 3e 1er 2e Np. 2e 2e Abd. 5e 2e 1er 2e 1er 2e 4e
Carlos Reutemann 3e 1er 8e Abd. 2e 3e Abd. 3e 6e 15e 4e 4e 6e Abd. 6e Abd. 2e
Gilles Villeneuve 12e Abd.
1978 Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 312 T2
Ferrari 312 T3
Ferrari Flat-12 Tipo 015 M ARG BRE AFS USO MON BEL ESP SUE FRA GBR ALL AUT P-B ITA USE CAN 58 2e
Carlos Reutemann 7e 1er Abd. 1er 8e 3e Abd. 10e 18e 1er Abd. Dsq. 7e 3e 1er 3e
Gilles Villeneuve 8e Abd. Abd. Abd. Abd. 4e 10e 9e 12e Abd. 8e 3e 6e 7e Abd. 1er
1979 Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 312 T3
Ferrari 312 T4
Ferrari Flat-12 Tipo 015 M ARG BRE AFS USO ESP BEL MON FRA GBR ALL AUT P-B ITA CAN USE 113 Champion
Jody Scheckter Abd. 6e 2e 2e 4e 1er 1er 7e 5e 4e 4e 2e 1er 4e Abd.
Gilles Villeneuve Abd. 5e 1er 1er 7e 7e Abd. 2e 14e 8e 2e Abd. 2e 2e 1er
1980 Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 312 T5 Ferrari Flat-12 Tipo 015 M ARG BRÉ AFS USO BEL MON FRA GBR ALL AUT P-B ITA CAN USE 8 10e
Jody Scheckter Abd. Abd. Abd. 5e 8e Abd. 12e 10e 13e 13e 9e 8e Nq. 11e
Gilles Villeneuve Abd. 16e Abd. Abd. 6e 5e 8e Abd. 6e 8e 7e Abd. 5e Abd.
1981 Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 126 CK Ferrari V6 turbo Tipo 021 M USO BRÉ ARG SMR BEL MON ESP FRA GBR ALL AUT P-B ITA CAN LVE 34 5e
Gilles Villeneuve Abd. Abd. Abd. 7e 4e 1er 1er Abd. Abd. 10e Abd. Abd. Abd. 3e Dsq.
Didier Pironi Abd. Abd. Abd. 5e 8e 4e 15e 5e Abd. Abd. 9e Abd. 5e Abd. 9e
1982 Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 126 C2 Ferrari V6 turbo Tipo 021 G AFS BRÉ USO SMR BEL MON USE CAN P-B GBR FRA ALL AUT SUI ITA LVE 74 Champion
Gilles Villeneuve Abd. Abd. Dsq. 2e Np.
Didier Pironi 18e 6e Abd. 1er Np. 2e 3e 9e 1er 2e 3e Np.
Patrick Tambay 8e 3e 4e 1er 4e Np. 2e Np.
Mario Andretti 3e Abd.
1983 Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 126 C2B
Ferrari 126 C3
Ferrari V6 turbo Tipo 021 G BRÉ USO FRA SMR MON BEL USE CAN GBR ALL AUT P-B ITA EUR AFS 89‡‡ Champion
Patrick Tambay 5e Abd. 4e 1er 4e 2e Abd. 3e 3e Abd. Abd. 2e 4e Abd. Abd.
René Arnoux 10e 3e 7e 3e Abd. Abd. Abd. 1er 5e 1er 2e 1er 2e 9e Abd.
1984 Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 126 C4 Ferrari V6 turbo Tipo 031/1 G BRÉ AFS BEL SMR FRA MON** CAN DET DAL GBR ALL AUT P-B ITA EUR POR 57,5** 2e
Michele Alboreto Abd. 11e 1er Abd. Abd. 6e Abd. Abd. Abd. 5e Abd. 3e Abd. 2e 2e 4e
René Arnoux Abd. Abd. 3e 2e 4e 3e 5e Abd. 2e 6e 6e 7e 11e Abd. 5e 9e
1985 Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 156-85 Ferrari V6 turbo Tipo 031/2 G BRÉ POR SMR MON CAN DET FRA GBR ALL AUT P-B ITA BEL EUR AFS AUS 82 2e
Michele Alboreto 2e 2e Abd. 2e 1er 3e Abd. 2e 1er 3e 4e 13e Abd. Abd. Abd. Abd.
René Arnoux 4e
Stefan Johansson 8e 6e Abd. 2e 2e 4e Abd. 9e 4e Abd. 5e Abd. Abd. 4e 5e
1986 Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari F1-86 Ferrari V6 turbo Tipo 032 G BRÉ ESP SMR MON BEL CAN DET FRA GBR ALL HON AUT ITA POR MEX AUS 37 4e
Michele Alboreto Abd. Abd. 10e Abd. 4e 8e 4e 8e Abd. Abd. Abd. 2e Abd. 5e Abd. Abd.
Stefan Johansson Abd. Abd. 4e 10e 3e Abd. Abd. Abd. Abd. 11e 4e 3e 3e 6e 12e 3e
1987 Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari F1-87 Ferrari V6 turbo Tipo 033D G BRÉ SMR BEL MON DET FRA GBR ALL HON AUT ITA POR ESP MEX JAP AUS 53 4e
Michele Alboreto 8e 3e Abd. 3e Abd. Abd. Abd. Abd. Abd. Abd. Abd. Abd. 15e Abd. 4e 2e
Gerhard Berger 4e Abd. Abd. 4e 4e Abd. Abd. Abd. Abd. Abd. 4e 2e Abd. Abd. 1er 1er
1988 Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari F1-87/88C Ferrari V6 turbo Tipo 033D G BRÉ SMR MON MEX CAN DET FRA GBR ALL HON BEL ITA POR ESP JAP AUS 65 2e
Michele Alboreto 5e Abd. 3e 4e Abd. Abd. 3e 17e 4e Abd. Abd. 2e 5e Abd. 11e Abd.
Gerhard Berger 2e 5e 2e 3e Abd. Abd. 4e 9e 3e 4e Abd. 1er Abd. 6e 4e Abd.
1989 Scuderia Ferrari SpA SEFAC Ferrari 640 Ferrari V12 Tipo 035/5 G BRÉ SMR MON MEX USA CAN FRA GBR ALL HON BEL ITA POR ESP JAP AUS 59 3e
Nigel Mansell 1er Abd. Abd. Abd. Abd. Dsq. 2e 2e 3e 1er 3e Abd. Dsq. Ex. Abd. Abd.
Gerhard Berger Abd. Abd. Np. Abd. Abd. Abd. Abd. Abd. Abd. Abd. Abd. 2e 1er 2e Abd. Abd.
1990 Scuderia Ferrari SpA Ferrari 641 Ferrari V12 Tipo 036 G USA BRÉ SMR MON CAN MEX FRA GBR ALL HON BEL ITA POR ESP JAP AUS 110 2e
Alain Prost Abd. 1er 4e Abd. 5e 1er 1er 1er 4e Abd. 2e 2e 3e 1er Abd. 3e
Nigel Mansell Abd. 4e Abd. Abd. 3e 2e 18e Abd. Abd. 17e Abd. 4e 1er 2e Abd. 2e
1991 Scuderia Ferrari SpA Ferrari 642
Ferrari 643
Ferrari V12 Tipo 037 G USA BRÉ SMR MON CAN MEX FRA GBR ALL HON BEL ITA POR ESP JAP AUS 55,5†† 3e
Alain Prost 2e 4e Np. 5e Abd. Abd. 2e 3e Abd. Abd. Abd. 3e Abd. 2e 4e
Jean Alesi 12e 6e Abd. 3e Abd. Abd. 4e Abd. 3e 5e Abd. Abd. 3e 4e Abd. Abd.
Gianni Morbidelli 6e
1992 Scuderia Ferrari SpA Ferrari F92A
Ferrari F92AT
Ferrari V12 Tipo 038 G AFS MEX BRÉ ESP SMR MON CAN FRA GBR ALL HON BEL ITA POR JAP AUS 21 4e
Jean Alesi Abd. Abd. 4e 3e Abd. Abd. 3e Abd. Abd. 5e Abd. Abd. Abd. Abd. 5e 4e
Ivan Capelli Abd. Abd. 5e 10e Abd. Abd. Abd. Abd. 9e Abd. 6e Abd. Abd. Abd.
Nicola Larini 12e 11e
1993 Scuderia Ferrari Ferrari F93A Ferrari V12 Tipo 041 G AFS BRÉ EUR SMR ESP MON CAN FRA GBR ALL HON BEL ITA POR JAP AUS 28 4e
Jean Alesi Abd. 8e Abd. Abd. Abd. 3e Abd. Abd. 9e 7e Abd. Abd. 2e 4e Abd. 4e
Gerhard Berger 6e Abd. Abd. Abd. 6e 14e 4e 14e Abd. 6e 3e 10e Abd. Abd. Abd. 5e
1994 Scuderia Ferrari Ferrari 412 T1
Ferrari 412 T1B
Ferrari V12 Tipo 041
Ferrari V12 Tipo 043
G BRÉ PAC SMR MON ESP CAN FRA GBR ALL HON BEL ITA POR EUR JAP AUS 71 3e
Jean Alesi 3e 5e 4e 3e Abd. 2e Abd. Abd. Abd. Abd. Abd. 10e 3e 6e
Gerhard Berger Abd. 2e Abd. 3e Abd. 4e 3e Abd. 1er 12e Abd. 2e Abd. 5e Abd. 2e
Nicola Larini Abd. 2e
1995 Scuderia Ferrari Ferrari 412 T2 Ferrari V12 Tipo 044 G BRÉ ARG SMR ESP MON CAN FRA GBR ALL HON BEL ITA POR EUR PAC JAP AUS 73 3e
Jean Alesi 5e 2e 2e Abd. Abd. 1er 5e 2e Abd. Abd. Abd. Abd. 5e 2e 5e Abd. Abd.
Gerhard Berger 3e 6e 3e 3e 3e 11e 12e Abd. 3e 3e Abd. Abd. 4e Abd. 4e Abd. Abd.
1996 Scuderia Ferrari Ferrari F310 Ferrari V10 Tipo 046 G AUS BRÉ ARG EUR SMR MON ESP CAN FRA GBR ALL HON BEL ITA POR JAP 70 2e
Michael Schumacher Abd. 3e Abd. 2e 2e Abd. 1er Abd. Np. Abd. 4e 9e 1er 1er 3e 2e
Eddie Irvine 3e 7e 5e Abd. 4e 7e Abd. Abd. Abd. Abd. Abd. Abd. Abd. Abd. 5e Abd.
1997 Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari F310B Ferrari V10 Tipo 046/2 G AUS BRÉ ARG SMR MON ESP CAN FRA GBR ALL HON BEL ITA AUT LUX JAP EUR 102 2e
Michael Schumacher 2e 5e Abd. 2e 1er 4e 1er 1er Abd. 2e 4e 1er 6e 6e Abd. 1er Abd.
Eddie Irvine Abd. 16e 2e 3e 3e 12e Abd. 3e Abd. Abd. 9e 10e 8e Abd. Abd. 3e 5e
1998 Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari F300 Ferrari V10 Tipo 047 G AUS BRÉ ARG SMR ESP MON CAN FRA GBR AUT ALL HON BEL ITA LUX JAP 133 2e
Michael Schumacher Abd. 3e 1er 2e 3e 10e 1er 1er 1er 3e 5e 1er Abd. 1er 2e Abd.
Eddie Irvine 4e 8e 3e 3e Abd. 3e 3e 2e 3e 4e 8e Abd. Abd. 2e 4e 2e
1999 Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari F399 Ferrari V10 Tipo 048 B AUS BRÉ SMR MON ESP CAN FRA GBR AUT ALL HON BEL ITA EUR MAL JAP 128 Champion
Michael Schumacher 8e 2e 1er 1er 3e Abd. 5e Np. 2e 2e
Eddie Irvine 1er 5e Abd. 2e 4e 3e 6e 2e 1er 1er 3e 4e 6e 7e 1er 3e
Mika Salo 9e 2e 12e 7e 3e Abd.
2000 Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari F1-2000 Ferrari V10 Tipo 049 B AUS BRÉ SMR GBR ESP EUR MON CAN FRA AUT ALL HON BEL ITA USA JAP MAL 170 Champion
Michael Schumacher 1er 1er 1er 3e 5e 1er Abd. 1er Abd. Abd. Abd. 2e 2e 1er 1er 1er 1er
Rubens Barrichello 2e Abd. 4e Abd. 3e 4e 2e 2e 3e 3e 1er 4e Abd. Abd. 2e 4e 3e
2001 Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari F2001 Ferrari V10 Typo 050 B AUS MAL BRÉ SMR ESP AUT MON CAN EUR FRA GBR ALL HON BEL ITA USA JAP 179 Champion
Michael Schumacher 1er 1er 2e Abd. 1er 2e 1er 2e 1er 1er 2e Abd. 1er 1er 4e 2e 1er
Rubens Barrichello 3e 2e Abd. 3e Abd. 3e 2e Abd. 5e 3e 3e 2e 2e 5e 2e 15e 5e
2002 Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari F2001
Ferrari F2002
Ferrari V10 Typo 050
Ferrari V10 Typo 051
B AUS MAL BRÉ SMR ESP AUT MON CAN EUR GBR FRA ALL HON BEL ITA USA JAP 221‡‡‡ Champion
Michael Schumacher 1er 3e 1er 1er 1er 1er 2e 1er 2e 1er 1er 1er 2e 1er 2e 2e 1er
Rubens Barrichello Abd. Abd. Abd. 2e Np. 2e 7e 3e 1er 2e Np. 4e 1er 2e 1er 1er 2e
2003 Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari F2002
Ferrari F2003-GA
Ferrari V10 Typo 051
Ferrari V10 Typo 052
B AUS MAL BRÉ SMR ESP AUT MON CAN EUR FRA GBR ALL HON ITA USA JAP 158‘ Champion
Michael Schumacher 4e 6e Abd. 1er 1er 1er 3e 1er 5e 3e 4e 7e 8e 1er 1er 8e
Rubens Barrichello Abd. 2e Abd. 3e 3e 3e 8e 5e 3e 7e 1er Abd. Abd. 3e Abd. 1er
2004 Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari F2004 Ferrari V10 Tipo 053 B AUS MAL BAH SMR ESP MON EUR CAN USA FRA GBR ALL HON BEL ITA CHI JAP BRÉ 262 Champion
Michael Schumacher 1er 1er 1er 1er 1er Abd. 1er 1er 1er 1er 1er 1er 1er 2e 2e 12e 1er 7e
Rubens Barrichello 2e 4e 2e 6e 2e 3e 2e 2e 2e 3e 3e 12e 2e 3e 1er 1er Abd. 3e
2005 Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari F2004
Ferrari F2005
Ferrari V10 Tipo 053
Ferrari V10 Tipo 055
B AUS MAL BAH SMR ESP MON EUR CAN USA FRA GBR ALL HON TUR ITA BEL BRÉ JAP CHI 100††† 3e
Michael Schumacher Abd. 7e Abd. 2e Abd. 7e 5e 2e 1er 3e 6e 5e 2e Abd. 10e Abd. 4e 7e Abd.
Rubens Barrichello 2e Abd. 9e Abd. 9e 8e 3e 3e 2e 9e 7e 10e 10e 10e 12e 5e 6e 11e 12e
2006 Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari 248 F1 Ferrari V8 Type 056 B BAH MAL AUS SMR EUR ESP MON GBR CAN USA FRA ALL HON TUR ITA CHI JAP BRÉ 201 2e
Michael Schumacher 2e 6e Abd. 1er 1er 2e 5e 2e 2e 1er 1er 1er 8e 3e 1er 1er Abd. 4e
Felipe Massa 9e 5e Abd. 4e 3e 4e 9e 5e 5e 2e 3e 2e 7e 1er 9e Abd. 2e 1er
2007 Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari F2007 Ferrari V8 Type 056 B AUS MAL BAH ESP MON CAN USA FRA GBR EUR HON TUR ITA BEL JAP CHI BRÉ 204 Champion
Felipe Massa 6e 5e 1er 1er 3e Dsq. 3e 2e 5e 2e 13e 1er Abd. 2e 6e 3e 2e
Kimi Räikkönen 1er 3e 3e Abd. 8e 5e 4e 1er 1er Abd. 2e 2e 3e 1er 3e 1er 1er
2008 Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari F2008 Ferrari V8 Type 056 B AUS MAL BAH ESP TUR MON CAN FRA GBR ALL HON EUR BEL ITA SIN JAP CHI BRÉ 172 Champion
Kimi Räikkönen 8e* 1er 2e 1er 3e 9e Abd. 2e 4e 6e 3e Abd. 18e* 9e 15e 3e 3e 3e
Felipe Massa Abd. Abd. 1er 2e 1er 3e 5e 1er 13e 3e 17e* 1er 1er 6e 13e 7e 2e 1er
2009 Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari F60 Ferrari V8 Type 056 B AUS MAL CHI BAH ESP MON TUR GBR ALL HON EUR BEL ITA SIN JAP BRÉ ABU 70 4e
Felipe Massa Abd. 9e Abd. 14e 6e 4e 6e 4e 3e Np.
Kimi Räikkönen 15e 14e 10e 6e Abd. 3e 9e 8e Abd. 2e 3e 1re 3e 10e 4e 6e 12e
Luca Badoer 17e 14e
Giancarlo Fisichella 9e 13e 12e 10e 16e
2010 Scuderia Ferrari Marlboro Ferrari F10 Ferrari V8 Type 056 B BAH AUS MAL CHI ESP MON TUR CAN EUR GBR ALL HON BEL ITA SIN JAP COR BRÉ ABU 396 3e
Felipe Massa 2e 3e 7e 9e 6e 4e 7e 15e 11e 15e 2e 4e 4e 3e 8e Abd. 3e 15e 10e
Fernando Alonso 1er 4e 13e 4e 2e 6e 8e 3e 8e 14e 1er 2e Abd. 1er 1er 3e 1er 3e 7e
2011 Scuderia Ferrari Marlboro
Scuderia Ferrari
Ferrari 150° Italia Ferrari V8 Type 056 P AUS MAL CHI TUR ESP MON CAN EUR GBR ALL HON BEL ITA SIN JAP COR IND ABU BRÉ 375 3e
Fernando Alonso 4e 6e 7e 3e 5e 2e Abd. 2e 1er 2e 3e 4e 3e 4e 2e 5e 3e 2e 4e
Felipe Massa 7e 5e 6e 11e Abd. Abd. 6e 5e 5e 5e 6e 8e 6e 9e 7e 6e Abd. 5e 5e
2012 Scuderia Ferrari Ferrari F2012 Ferrari V8 Type 056 P AUS MAL CHI BAH ESP MON CAN EUR GBR ALL HON BEL ITA SIN JAP COR IND ABU USA BRÉ 400 2e
Fernando Alonso 5e 1er 9e 7e 2e 3e 5e 1er 2e 1er 5e Abd. 3e 3e Abd. 3e 2e 2e 3e 2e
Felipe Massa Abd. 15e 13e 9e 15e 6e 10e 16e 4e 12e 9e 5e 4e 8e 2e 4e 6e 7e 4e 3e
2013 Scuderia Ferrari Ferrari F138 Ferrari V8 Type 056 P AUS MAL CHI BAH ESP MON CAN GBR ALL HON BEL ITA SIN COR JAP IND ABU USA BRÉ 354 3e
Fernando Alonso 2e Abd. 1er 8e 1er 7e 2e 3e 4e 5e 2e 2e 2e 6e 4e 11e 5e 5e 3e
Felipe Massa 4e 5e 6e 15e 3e Abd. 8e 6e Abd. 8e 7e 4e 6e 9e 10e 4e 8e 12e 7e
2014 Scuderia Ferrari Ferrari F14 T Ferrari V6 turbo hybride Type 059/3 P AUS MAL BAH CHI ESP MON CAN AUT GBR ALL HON BEL ITA SIN JAP RUS USA BRÉ ABU 216 4e
Fernando Alonso 4e 4e 9e 3e 6e 4e 6e 5e 6e 5e 2e 7e Abd. 4e Abd. 6e 6e 6e 9e
Kimi Räikkönen 7e 12e 10e 8e 7e 12e 10e 10e Abd. 11e 6e 4e 9e 8e 12e 9e 13e 7e 10e
2015 Scuderia Ferrari Ferrari SF15-T Ferrari V6 turbo hybride Type 059/4 P AUS MAL CHI BAH ESP MON CAN AUT GBR HON BEL ITA SIN JAP RUS USA MEX BRÉ ABU 428 2e
Sebastian Vettel 3e 1er 3e 5e 3e 2e 5e 4e 3e 1er 12e 2e 1er 3e 2e 3e Abd. 3e 4e
Kimi Räikkönen Abd. 4e 4e 2e 5e 6e 4e Abd. 8e Abd. 7e 5e 3e 4e 8e Abd. Abd. 4e 3e
2016 Scuderia Ferrari Ferrari SF16-H Ferrari V6 turbo hybride Type 059/5 P AUS BAH CHI RUS ESP MON CAN EUR AUT GBR HON ALL BEL ITA SIN MAL JAP USA MEX BRÉ ABU 398 3e
Sebastian Vettel 3e Np. 2e Abd. 3e 4e 2e 2e Abd. 9e 4e 5e 6e 3e 5e Abd. 4e 4e 5e 5e 3e
Kimi Räikkönen Abd. 2e 5e 3e 2e Abd. 5e 4e 3e 5e 6e 6e 9e 4e 4e 4e 5e Abd. 6e Abd. 6e
2017 Scuderia Ferrari Ferrari SF70H Ferrari V6 turbo hybride Type 062 P AUS CHN BHR RUS ESP MON CAN AZE AUT GBR HON BEL ITA SIN MAL JPN USA MEX BRÉ ABU 522 2e
Sebastian Vettel 1er 2e 1er 2e 2e 1er 4e 4e 2e 7e 1er 2e 3e Abd. 4e Abd. 2e 4e 1er 3e
Kimi Räikkönen 4e 5e 4e 3e Abd. 2e 7e 14e* 5e 3e 2e 4e 5e Abd. Np. 5e 3e 3e 3e 4e
2018 Scuderia Ferrari Ferrari SF71H Ferrari V6 turbo hybride Type 062 EVO P AUS BAH CHI AZE ESP MON CAN FRA AUT GBR ALL HON BEL ITA SIN RUS JAP USA MEX BRE ABU 571 2e
Sebastian Vettel 1er 1er 8e 4e 4e 2e 1er 5e 3e 1er Abd. 2e 1er 4e 3e 3e 6e 4e 2e 6e 2e
Kimi Räikkönen 3e Abd. 3e 2e Abd. 4e 6e 3e 2e 3e 3e 3e Abd. 2e 5e 4e 5e 1er 3e 3e Abd.
2019 Scuderia Ferrari
Scuderia Ferrari Mission Winnow
Ferrari SF90 Ferrari V6 turbo hybride Type 064 P AUS BAH CHI AZE ESP MON CAN FRA AUT GBR ALL HON BEL ITA SIN RUS JAP MEX USA BRE ABU 504 2e
Sebastian Vettel 4e 5e 3e 3e 4e 2e 2e 5e 4e 16e 2e 3e 4e 13e 1er Abd. 2e 2e Abd. Abd. 5e
Charles Leclerc 5e 3e 5e 5e 5e Abd. 3e 3e 2e 3e Abd. 4e 1er 1er 2e 3e 6e 4e 4e Abd. 3e
Légende
  • ** : La moitié des points a été distribué parce que la course a été réduite de moins de 75 % de la distance de la course.
  •  : Indique un résultat obtenu simultanément par plusieurs pilotes ayant partagé la même voiture.
  •  : Peu de tours parcourus pour recevoir des points.
  • ‡‡ : dont 44 points inscrits avec la Ferrari 126 C2B (les huit premiers GP) et 45 points inscrits avec la Ferrari 126 C3 (le reste de la saison)
  • ‡‡‡ : 14 points marqués avec la Ferrari F2001 (les deux premiers GP) et 207 points marqués avec la Ferrari F2002 (le reste de la saison)
  •  : 32 points marqués avec la Ferrari F2002 (les quatre premiers GP) et 126 points marqués avec la Ferrari F2003-GA (le reste de la saison)
  • †† : 16 points marqués avec la Ferrari 642 (les six premiers GP) et 39,5 points marqués avec la Ferrari 643 (le reste de la saison)
  • ††† : 10 points marqués avec la Ferrari F2004 (les deux premiers GP) et 90 points marqués avec la Ferrari F2005 (le reste de la saison)
Légende : ici
Écuries privées ou semi-privées ayant engagé des châssis Ferrari en championnat
Saison Écurie Châssis Moteur Pneus Pilotes Grands Prix disputés
1950 Drapeau : Italie Clemente Biondetti Ferrari 166S Jaguar L6 Dunlop Drapeau : Italie Clemente Biondetti 1
1950 Drapeau : Royaume-Uni Peter Whitehead Ferrari 125 Ferrari V12C Dunlop Drapeau : Royaume-Uni Peter Whitehead 4
1951 Drapeau : Royaume-Uni Peter Whitehead Ferrari 125 Ferrari V12C Dunlop Drapeau : Royaume-Uni Peter Whitehead 3
1951 Drapeau : Suisse Écurie Espadon Ferrari 212
Ferrari 166
Veritas Meteor
Ferrari V12
Veritas L6
Pirelli Drapeau : Suisse Rudi Fischer 2
1951 Drapeau : Royaume-Uni GA Vandervell Ferrari 375 F1 Ferrari V12 Pirelli Drapeau : Royaume-Uni Reg Parnell
Drapeau : Royaume-Uni Peter Whitehead
2
1951 Drapeau : États-Unis du Brésil Chico Landi Ferrari 375 F1 Ferrari V12 Pirelli Drapeau : États-Unis du Brésil Chico Landi 1
1952 Drapeau : France Écurie Rosier Ferrari 500 Ferrari L4 Dunlop Drapeau : France Louis Rosier 4
1952 Drapeau : Suisse Écurie Espadon Ferrari 212 F1
Ferrari 500
Ferrari L4
Ferrari V12
Pirelli Drapeau : Suisse Rudi Fischer
Drapeau : Suisse Peter Hirt
Drapeau : Suisse Rudolf Schoeller
Drapeau : Allemagne Hans Stuck
5
1952 Drapeau : Belgique Écurie Francorchamps Ferrari 500 Ferrari L4 Englebert Drapeau : Belgique Charles de Tornaco
Drapeau : Belgique Roger Laurent
4
1952 Drapeau : Royaume-Uni Peter Whitehead Ferrari 125 Alta L4
Ferrari V12
Dunlop Drapeau : Royaume-Uni Peter Whitehead 2
1952 Drapeau : Italie Scuderia Marzotto Ferrari 166 F2 Ferrari V12 Pirelli Drapeau : Italie Gianfranco Comotti
Drapeau : Italie Piero Carini
2
1952 Drapeau : Italie G Caprara Ferrari 500 Ferrari L4 Dunlop Drapeau : Royaume-Uni Roy Salvadori 1
1952 Drapeau : États-Unis Grant Piston Ring/Agajania Ferrari 375S Ferrari Firestone Drapeau : États-Unis Walt Faulkner 1
1952 Drapeau : États-Unis Kennedy Tank Ferrari 375S Ferrari Firestone Drapeau : États-Unis Johnny Mauro 1
1952 Drapeau : États-Unis Howard Keck Ferrari 375S Ferrari Firestone Drapeau : États-Unis Bobby Ball 1
1953 Drapeau : France Écurie Rosier Ferrari 500 Ferrari L4 Dunlop
Englebert
Drapeau : France Louis Rosier 7
1953 Drapeau : Belgique Écurie Francorchamps Ferrari 500 Ferrari L4 Englebert Drapeau : Belgique Jacques Swaters
Drapeau : Belgique Charles de Tornaco
3
1953 Drapeau : Suisse Écurie Espadon Ferrari 166 F2
Ferrari 500
Ferrari V12
Ferrari L4
Pirelli Drapeau : Allemagne Kurt Adolff
Drapeau : Suisse Peter Hirt
Drapeau : Suisse Max de Terra
2
1954 Drapeau : France Écurie Rosier Ferrari 500
Ferrari 625
Maserati 250F
Ferrari L4
Ferrari L4
Maserati L6
Dunlop
Pirelli
Drapeau : France Louis Rosier
Drapeau : France Maurice Trintignant
Drapeau : France Robert Manzon
6
1954 Drapeau : Belgique Écurie Francorchamps Ferrari 500 Ferrari L4 Englebert Drapeau : Belgique Jacques Swaters 3
1954 Drapeau : Italie Scuderia Ambrosiana Ferrari 500 Ferrari L4 Avon Drapeau : Royaume-Uni Reg Parnell 1
1954 Drapeau : États-Unis Danny Oakes Ferrari 375S Ferrari Firestone Drapeau : États-Unis Danny Oakes 1
1955 Drapeau : Belgique Écurie nationale belge Ferrari 625
Ferrari 500
Ferrari L4 Englebert Drapeau : Belgique Olivier Gendebien
Drapeau : Belgique Johnny Claes
2
1956 Drapeau : Italie Scuderia Centro Sud (en) Ferrari 500
Maserati 250F
Ferrari L4
Maserati L6
Pirelli Drapeau : Italie Giorgio Scarlatti 2
1956 Drapeau : États-Unis Bardahl-Ferrari Ferrari 375S Ferrari Firestone Drapeau : États-Unis Johnny Baldwin 1
1957 Drapeau : Italie Scuderia Centro Sud (en) Maserati 250F
Ferrari 500
Maserati L6
Ferrari L4
Pirelli Drapeau : Argentine Alejandro de Tomaso 1
1961 Drapeau : Italie FISA Ferrari 156 Ferrari V6 Dunlop Drapeau : Italie Giancarlo Baghetti 1
1961 Drapeau : Italie Scuderia Sant Ambroeus Ferrari 156 Ferrari V6 Dunlop Drapeau : Italie Giancarlo Baghetti 2
1966 Drapeau : Royaume-Uni Reg Parnell Racing Lotus 25
Ferrari 246
BRM V8
BRM V8
Ferrari V6
Firestone Drapeau : Italie Giancarlo Baghetti 1

Palmarès au championnat F1 des constructeurs[modifier | modifier le code]

  • 1958 : 2e du championnat avec 40 points
  • 1959 : 2e du championnat avec 32 points
  • 1960 : 3e du championnat avec 24 points
  • 1961 : champion du monde avec 40 points
  • 1962 : 6e du championnat avec 18 points
  • 1963 : 4e du championnat avec 26 points
  • 1964 : champion du monde avec 45 points
  • 1965 : 4e du championnat avec 26 points
  • 1966 : 2e du championnat avec 31 points
  • 1967 : 4e du championnat avec 20 points
  • 1968 : 4e du championnat avec 32 points
  • 1969 : 6e du championnat avec 7 points
  • 1970 : 2e du championnat avec 55 points
  • 1971 : 4e du championnat avec 33 points
  • 1972 : 4e du championnat avec 33 points
  • 1973 : 6e du championnat avec 12 points
  • 1974 : 2e du championnat avec 65 points
  • 1975 : champion du monde avec 72,5 points
  • 1976 : champion du monde avec 83 points
  • 1977 : champion du monde avec 95 points
  • 1978 : 2e du championnat avec 58 points
  • 1979 : champion du monde avec 113 points
  • 1980 : 10e du championnat avec 8 points
  • 1981 : 5e du championnat avec 34 points
  • 1982 : champion du monde avec 74 points
  • 1983 : champion du monde avec 89 points
  • 1984 : 2e du championnat avec 57,5 points
  • 1985 : 2e du championnat avec 82 points
  • 1986 : 4e du championnat avec 37 points
  • 1987 : 4e du championnat avec 53 points
  • 1988 : 2e du championnat avec 65 points
  • 1989 : 3e du championnat avec 59 points
  • 1990 : 2e du championnat avec 110 points
  • 1991 : 3e du championnat avec 55,5 points
  • 1992 : 4e du championnat avec 21 points
  • 1993 : 4e du championnat avec 28 points
  • 1994 : 3e du championnat avec 71 points
  • 1995 : 3e du championnat avec 73 points
  • 1996 : 2e du championnat avec 70 points
  • 1997 : 2e du championnat avec 102 points
  • 1998 : 2e du championnat avec 133 points
  • 1999 : champion du monde avec 128 points
  • 2000 : champion du monde avec 170 points
  • 2001 : champion du monde avec 179 points
  • 2002 : champion du monde avec 221 points
  • 2003 : champion du monde avec 158 points
  • 2004 : champion du monde avec 262 points
  • 2005 : 3e du championnat avec 100 points
  • 2006 : 2e du championnat avec 201 points
  • 2007 : champion du monde avec 204 points
  • 2008 : champion du monde avec 172 points
  • 2009 : 4e du championnat avec 70 points
  • 2010 : 3e du championnat avec 396 points
  • 2011 : 3e du championnat avec 375 points
  • 2012 : 2e du championnat avec 400 points
  • 2013 : 3e du championnat avec 354 points
  • 2014 : 4e du championnat avec 216 points
  • 2015 : 2e du championnat avec 428 points
  • 2016 : 3e du championnat avec 398 points
  • 2017 : 2e du championnat avec 522 points
  • 2018 : 2e du championnat avec 571 points
  • 2019 : 2e du championnat avec 504 points

Palmarès des pilotes de la Scuderia Ferrari[modifier | modifier le code]

Palmarès des pilotes de la Scuderia Ferrari en championnat du monde de Formule 1 à l'issue du Grand Prix d'Italie 2019
Nom Années chez Ferrari Nombre de courses Victoires Titres de champion du monde
Drapeau : Allemagne Michael Schumacher 1996-2006 180 GP 72 2000-2001-2002-2003-2004
Drapeau : Autriche Niki Lauda 1974-1977 57 GP 15 1975, 1977
Drapeau : Allemagne Sebastian Vettel 2015- 96 GP 14
Drapeau : Italie Alberto Ascari 1950-1954 27 GP 13 1952, 1953
Drapeau : Brésil Felipe Massa 2006-2013 140 GP 11
Drapeau : Espagne Fernando Alonso 2010-2014 96 GP 11
Drapeau : Finlande Kimi Räikkönen 2007-2009, 2014-2018 151 GP 10 2007
Drapeau : Brésil Rubens Barrichello 2000-2005 102 GP 9
Drapeau : Canada Gilles Villeneuve 1977-1982 66 GP 6
Drapeau : Belgique Jacky Ickx 1968, 1970-1973 55 GP 6
Drapeau : Autriche Gerhard Berger 1987-1989, 1993-1995 96 GP 5
Drapeau : Argentine Carlos Reutemann 1976-1978 34 GP 5
Drapeau : France Alain Prost 1990-1991 30 GP 5
Drapeau : Suisse Clay Regazzoni 1970-1972, 1974-1976 73 GP 4
Drapeau : Royaume-Uni Eddie Irvine 1996-1999 65 GP 4
Drapeau : Royaume-Uni John Surtees 1963-1966 30 GP 4 1964
Drapeau : Italie Michele Alboreto 1984-1988 80 GP 3
Drapeau : Royaume-Uni Mike Hawthorn 1953-1955, 1957-1958 35 GP 3 1958
Drapeau : France René Arnoux 1983-1985 32 GP 3
Drapeau : Royaume-Uni Nigel Mansell 1989-1990 31 GP 3
Drapeau : États-Unis Phil Hill 1958-1962 30 GP 3 1961
Drapeau d'Afrique du Sud Jody Scheckter 1979-1980 28 GP 3 1979
Drapeau : Royaume-Uni Peter Collins 1956-1959 20 GP 3
Drapeau : Argentine Juan Manuel Fangio 1956 7 GP 3 1956
Drapeau de Monaco Charles Leclerc 2019- 14 GP 2
Drapeau : Allemagne Wolfgang von Trips 1956-1961 25 GP 2
Drapeau : France Didier Pironi 1981-1982 25 GP 2
Drapeau : France Patrick Tambay 1982-1983 21 GP 2
Drapeau : Argentine José Froilán González 1951, 1954 15 GP 2
Drapeau : Royaume-Uni Tony Brooks 1959 7 GP 2
Drapeau : France Jean Alesi 1991-1995 79 GP 1
Drapeau : Italie Lorenzo Bandini 1962-1967 35 GP 1
Drapeau : France Maurice Trintignant 1951-1952 17 GP 1
Drapeau : Italie Luigi Musso 1956-1958 15 GP 1
Drapeau : États-Unis Mario Andretti 1971-1972, 1982 13 GP 1
Drapeau : Italie Piero Taruffi 1951-1952 13 GP 1
Drapeau : Italie Giancarlo Baghetti 1961-1962 8 GP 1
Drapeau : Italie Ludovico Scarfiotti 1966-1967 6 GP 1

Modèles monoplaces[modifier | modifier le code]

Ferrari F2003 GA de Schumacher

Records en championnat du monde de Formule 1[modifier | modifier le code]

Le siège de la Scuderia Ferrari à Maranello

À l'issue du Grand Prix d'Italie 2019

  • 984 Grands Prix [1].
  • 70 saisons.
  • 16 titres de champion du monde constructeurs.
  • 15 titres de champion du monde pilotes.
  • 237 victoires en Grands Prix [2].
  • 764 podiums [3].
  • 53 podiums consécutifs (entre la Malaisie 1999 et le Japon 2002).
  • 83 doublés (1er et 2e) [19].
  • 77 doublés en première ligne.
  • 225 pole positions.
  • 251 meilleurs tours en course [4].
  • 9 meilleurs tours consécutifs (entre Bahreïn 2004 et la Grande-Bretagne 2004).
  • 14 meilleurs tours dans une année (2004).
  • 8 104.50 points inscrits.
  • 81 Grands Prix consécutifs dans les points (entre l'Allemagne 2010 et Singapour 2014).
  • 180 Grands Prix avec le même pilote (Michael Schumacher).
  • 14 911 tours en tête.
  • 86 hat tricks.
  • 40 grand chelems.
  • 235 Grands Prix en tête du championnat du monde des constructeurs.

Résultats en championnat du monde des voitures de sport[modifier | modifier le code]

Résultats de la Scuderia Ferrari en championnat du monde des voitures de sport
Saison Écurie Châssis Moteur Pneus Pilotes Courses disputées Points inscrits Classement
1953 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Ferrari 340 MM
Ferrari 375 MM
Ferrari Pirelli Drapeau : Italie Luigi Villoresi
Drapeau : Italie Alberto Ascari
Drapeau : Italie Giuseppe Farina
Drapeau : Royaume-Uni Mike Hawthorn
6 27 Champion
1954 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Ferrari 375 MM
Ferrari 375 Plus
Ferrari Pirelli Drapeau : Argentine José Froilán González
Drapeau : Italie Umberto Maglioli
Drapeau : Italie Vittorio Marzotto
Drapeau : Italie Giuseppe Farina
Drapeau : France Maurice Trintignant
Drapeau : Royaume-Uni Mike Hawthorn
5 32 Champion
1955 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Ferrari 121 LM Ferrari Pirelli Drapeau : Italie Umberto Maglioli
Drapeau : États-Unis Phil Hill
Drapeau : États-Unis Harry Schell
Drapeau : France Maurice Trintignant
Drapeau : Italie Eugenio Castellotti
Drapeau : Italie Count Paolo Marzotto
Drapeau : Italie Luciano Monteferrario
6 22 2e
1956 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Ferrari 290 MM Ferrari Pirelli Drapeau : Argentine Juan Manuel Fangio
Drapeau : Italie Eugenio Castellotti
Drapeau : États-Unis Phil Hill
Drapeau : France Maurice Trintignant
5 24 Champion
1957 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Ferrari 335 S Ferrari Pirelli Drapeau : Italie Piero Taruffi
Drapeau : Royaume-Uni Peter Collins
Drapeau : États-Unis Phil Hill
7 20 Champion
1958 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Ferrari 250 TR Ferrari Pirelli Drapeau : Italie Luigi Musso
Drapeau : Royaume-Uni Peter Collins
Drapeau : États-Unis Phil Hill
Drapeau : Belgique Olivier Gendebien
5 32 Champion
1959 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Ferrari 250 TR Ferrari Pirelli Drapeau : États-Unis Dan Gurney
Drapeau : États-Unis Chuck Daigh
Drapeau : États-Unis Phil Hill
Drapeau : Belgique Olivier Gendebien
5 18 2e
1960 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Ferrari 250 TR Ferrari Pirelli Drapeau : Royaume-Uni Cliff Allison
Drapeau : Belgique Paul Frère
Drapeau : États-Unis Phil Hill
Drapeau : Belgique Olivier Gendebien
5 22 Champion
1961 Drapeau : Italie Scuderia Ferrari Ferrari 250 TR61 Ferrari Pirelli Drapeau : Allemagne Wolfgang von Trips
Drapeau : États-Unis Phil Hill
Drapeau : Belgique Olivier Gendebien
5 24 Champion
1962 Drapeau : Italie SpA SEFAC Ferrari Ferrari 330 TR Ferrari