Mercedes Grand Prix

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Mercedes Grand Prix
Logo
Discipline Formule 1
Localisation Drapeau du Royaume-Uni Brackley
Dirigeants et pilotes
Président Drapeau de l'Autriche Niki Lauda
(non-exécutif)
Directeur Drapeau de l'Autriche Toto Wolff
Team Manager Drapeau : Royaume-Uni Ron Meadows
Drapeau : Royaume-Uni Andy Cowell
Directeur technique Drapeau : Royaume-Uni James Allison
Designer en chef Drapeau : Italie Aldo Costa
Drapeau : Royaume-Uni Geoff Willis
Pilotes 44. Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton
77. Drapeau de la Finlande Valtteri Bottas
Pilotes essayeurs Drapeau de l'Allemagne Pascal Wehrlein
Drapeau de la France Esteban Ocon
Drapeau du Royaume-Uni George Russell
Caractéristiques techniques
Châssis W08 EQ Power+
Moteurs Drapeau de l'Allemagne Mercedes M08 EQ Power+
Pneumatiques Drapeau de l'Italie Pirelli
Résultats
Début 1954, GP de France
Courses disputées 167
Points marqués 3675
Titres constructeurs 4
Titres pilotes 6
Victoires 75
Podiums 152
Pole positions 87
Meilleurs tours en course 55

Mercedes Grand Prix (engagée en championnat du monde de Formule 1 sous la dénomination commerciale Mercedes AMG Petronas Formula One Team) est une écurie de Formule 1, appartenant au constructeur automobile allemand Mercedes-Benz qui a débuté en Formule 1 en tant que constructeur en 1954 sous le nom Daimler-Benz AG avant de se retirer du championnat du monde fin 1955, à la suite d'un accident grave aux 24 Heures du Mans. Mercedes a remporté six titres de champion du monde des pilotes en 1954 et 1955 avec Juan Manuel Fangio, en 2014 (59 ans plus tard) en 2015, en 2017, avec Lewis Hamilton et en 2016 avec Nico Rosberg. Le surnom Flèches d'Argent des monoplaces de la marque fut tout d'abord conjointement porté avec les bolides d'Auto-Union dans les années 1930 avant de devenir exclusivement celui de Mercedes en compétition.

38 ans après son retrait de la compétition automobile, Mercedes est revenu en Formule 1 en 1993 en tant que motoriste de l'écurie Sauber, avant de propulser les monoplaces de McLaren à partir de 1995 (dont il été actionnaire jusqu'en 2011), de Force India et de Brawn GP en 2009, s'associant à deux titres mondiaux constructeurs remportés par McLaren en 1998 et par Brawn GP en 2009.

Le groupe allemand a fait son retour en tant que constructeur de châssis en 2010 à la suite du rachat de 75,1 % de l'écurie Brawn GP le , en faisant sortir de sa retraite Michael Schumacher, qui a fait équipe avec Nico Rosberg durant trois saisons avant de laisser sa place à Lewis Hamilton en 2013. Mercedes est parallèlement resté le motoriste de McLaren (jusqu'en 2014) et de Force India, puis celui de Williams en 2014, et de Lotus en 2015.

La Mercedes AMG F1 W05 Hybride, pilotée en 2014 par Lewis Hamilton et Nico Rosberg, permet à Mercedes de remporter, le 12 octobre 2014, et alors qu'il reste encore trois Grands Prix à disputer, le titre mondial des constructeurs, « pour la première fois en 120 ans de sport automobile ». L'écurie allemande termine la saison avec un record de onze doublés et seize victoires, Lewis Hamilton remportant le titre chez les pilotes avec 67 points d'avance sur son coéquipier. En 2015, avec la Mercedes AMG F1 W06 Hybrid, Hamilton et Rosberg continuent sur le même rythme et dès la quinzième manche de la saison, le 11 octobre à Sotchi, Mercedes remporte son deuxième titre des constructeurs consécutif. La saison se poursuit sur un nouveau titre mondial pour Lewis Hamilton tandis que son coéquipier est son dauphin au classement pilotes comme en 2014. Mercedes signe par ailleurs de nouveaux records sur une saison de Formule 1 avec douze doublés et trente-deux podiums.

En 2016, Mercedes remporte son troisième titre des constructeurs consécutif, et la Mercedes AMG F1 W07 Hybrid devient la monoplace ayant obtenu le plus grand nombre de victoires (dix-neuf) et de pole positions (vingt), tandis que ses deux pilotes se battent à nouveau jusqu'au bout pour le sacre, Nico Rosberg détrônant finalement Lewis Hamilton pour devenir champion du monde trente-quatre ans après son père Keke.

La Mercedes AMG F1 W08 EQ Power+ avec comme pilotes Lewis Hamilton et Valtteri Bottas est moins dominactrice lors de la saison 2017, luttant pour les deux titres avec les Ferrari, et particulièrement Sebastian Vettel. Mais dans la deuxième partie de ce championnat, Hamilton s'envole au classement, et Mercedes est sacrée pour la quatrième fois consécutive chez les constructeurs dès le Grand Prix des États-Unis à Austin, puis une semaine plus tard du côté des pilotes, le 29 octobre à Mexico avec Lewis Hamilton. L'ère des moteurs V6 Turbo hybride à double système de récupération d'énergie appartient à ce point totalement aux Flèches d'argent, avec de 2014 à 2017, quatre titres pilotes, quatre titres constructeurs et plus de soixante pole positions et de courses gagnées.

Historique[modifier | modifier le code]

Avant-guerre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Flèches d'Argent.
Monument en hommage à Rudolf Caracciola et Mercedes à Remagen

Mercedes s'illustre très tôt en Grand Prix puisque trois voitures sont engagées lors du Premier Grand Prix de l'histoire automobile, au Circuit du Mans en 1906. Toutefois, les années 1930 constituent une période-clé dans l'histoire sportive de la marque par la volonté d'Adolf Hitler de démontrer la supériorité de l'Allemagne, Mercedes-Benz et Auto Union sont ainsi soutenues officiellement par le régime nazi pour se distinguer en course.

En 1934, Manfred von Brauchitsch remporte la première grande épreuve de Mercedes, l'Eifelrennen, au Nürburgring. Comme sa voiture, en livrée nationale blanche, pesait un kilogramme de plus que le poids maximal autorisé, il fait poncer la peinture recouvrant sa Mercedes pour revenir sous le poids. C'est avec une voiture d'une couleur argentée-aluminium qu'il remporte la victoire et lance la légende des Flèches d'Argent. Toutefois, cette histoire s'avère fausse puisque l'épreuve était disputée selon les règles de la Formule Libre sans limite de poids.

Dès l'année suivante, Rudolf Caracciola remporte le championnat d'Europe de l'AIACR et récidive en 1937 et 1938. Les voitures allemandes dominent nettement la concurrence (en 1936, Bernd Rosemeyer remporte le championnat pour le compte d'Auto Union) tandis que seul Tazio Nuvolari, sur Alfa Romeo sera en mesure de battre les Mercedes et ce à une seule reprise (sur le Nürburgring en 1935) jusqu'à l'éclatement de la Seconde Guerre mondiale.

1954-1955 : triomphe avec Fangio[modifier | modifier le code]

Karl Kling sur la W196, version roues découvertes

Après la guerre, il faut attendre 1954 pour qu'Alfred Neubauer, le directeur sportif de Mercedes, engage officiellement son écurie en compétition. Il recrute le champion du monde 1951, Juan Manuel Fangio qui ne tarde pas à se mettre en évidence.

Au Grand Prix de France, troisième manche de la saison 1954 (abstraction faite des 500 miles d'Indianapolis disputés sous la Formule Internationale), Mercedes lance la Mercedes W196, qui se distinguera par une aérodynamique très soignée (à l'inverse des autres Formule 1, une des versions de la W196 aura même des roues carénées), tandis que sa couleur argentée rappelle les grandes heures des Flèches d'Argent d'avant-guerre.

Les adversaires de Fangio qui espéraient que Mercedes souffre d'un temps d'adaptation, en sont pour leurs frais puisque l'Argentin obtient la pole position et gagne devant son coéquipier Karl Kling après avoir largement survolé l'épreuve (Fangio et Kling étant les seuls à finir dans le même tour). Ainsi, dès sa première apparition en Formule 1, Mercedes gagne un Grand Prix, ce qui est une première dans la discipline.

À Silverstone, dans des conditions qui conviennent mal aux caractéristiques de sa voiture, Fangio termine seulement quatrième, mais au Nürburgring, sur la W196 non carénée, il reprend sa marche triomphale. Son succès est toutefois assombri par la mort lors des essais de son jeune compatriote et protégé Onofre Marimón. Deux nouvelles victoires en Suisse puis en Italie assurent à Fangio un facile deuxième titre mondial.

Malgré une concurrence qui aiguise ses armes, notamment Alberto Ascari au volant de la Lancia D50, première monoplace à moteur porteur V8, Fangio entame la saison 1955 en position de favori. Il débute d'ailleurs l'année par l'une de ses plus fameuses victoires, en Argentine où, sous un soleil de plomb, fort d'une condition physique irréprochable et de son expérience des redoutables carreteras argentines, il parvient à rallier victorieusement l'arrivée en solitaire alors que ses concurrents sont accablés par la chaleur.

Après un abandon sur casse moteur à Monaco, Fangio participe, avec son équipier en Formule 1 Stirling Moss, aux 24 Heures du Mans, au volant de la Mercedes 300 SLR. Fangio est à la lutte avec la Jaguar de Mike Hawthorn lorsque, quelques heures après le départ seulement, une manœuvre brutale d'Hawthorn pour rentrer aux stands provoque un écart de la voiture de Lance Macklin que ne peut éviter Pierre Levegh dont la Mercedes se désintègre et provoque le décès de 84 personnes, dont Levegh lui-même. Quelques heures plus tard, alors que l'équipage Fangio-Moss est en tête de la course, la direction de Mercedes décide de retirer ses voitures de la course.

Amputée de plusieurs manches à la suite du drame des 24 Heures, la saison de Formule 1 se poursuit néanmoins, toujours dominée par Mercedes, sans réelle opposition après le retrait de la Scuderia Lancia (en proie à des difficultés financières et meurtrie par l'accident mortel d'Alberto Ascari à Monza) et compte tenu de la petite forme des Ferrari et Maserati. Fangio s'impose à Zandvoort, termine deuxième à Aintree derrière Moss puis l'emporte à Monza, s'adjugeant du même coup son troisième titre mondial.

À partir de là, Mercedes se retire de la compétition et en tant que constructeur, du championnat du monde de Formule 1 pour une période de 55 ans. En douze courses, les monoplaces Mercedes ont remporté neuf victoires et signé huit pole positions, neuf meilleurs tours, dix-sept podiums et cinq doublés.

1993 à 2009 : motoriste[modifier | modifier le code]

Le moteur Mercedes-Benz M119 de la Sauber C11 d'Endurance
La Sauber C13, monoplace avec laquelle Mercedes revient en Formule 1 en tant que motoriste.
La MP4-13, monoplace ayant amené Mika Häkkinen et McLaren-Mercedes au titre mondial en 1998.
Le moteur Mercedes-Benz FO110J de la McLaren MP4-15 utilisé en Formule 1 en 2000.
La Brawn BGP 001 ayant conduit Jenson Button et Brawn-Mercedes au titre mondial en 2009.

En 1993, Mercedes-Benz rachète 10 % d'Ilmor, une entreprise fondée en 1984 par deux anciens ingénieurs de chez Cosworth, Mario Illien et Paul Morgan. À l'origine spécialisée dans la conception de moteurs destinés au championnat CART, Ilmor s'est lancé en Formule 1 à partir 1991 avec l'écurie March Leyton-House puis Tyrrell en 1992.

En 1993, Ilmor développe un bloc V10 à 72° de 3,5 litres (Ilmor Type 2175 A) pour équiper l'écurie Sauber, partenaire de longue date de Mercedes en Endurance. Si le moteur est dénommé Ilmor, les monoplaces arborent déjà un logo « Concept by Mercedes » sur leur coque.

Dès la saison suivante, le nouveau moteur (moteur Ilmor Type 2175 B) est rebadgé Mercedes et le logo sur la voiture est désormais « Powered by Mercedes ». Mercedes dispute ainsi officiellement son premier Grand Prix de Formule 1 depuis l'Italie 1955. Dès le premier Grand Prix de la saison, Mercedes inscrit un point avec la sixième place de la Sauber de Karl Wendlinger. Au final, l'écurie ne fera pas mieux que quatrième en course et termine huitième du championnat du monde. Parallèlement, le bloc moteur de l'année précédente équipe la modeste écurie Pacific Racing, mais sous le seul nom d'Ilmor. Durant les cinq Grand Prix qu'elle dispute, elle ne verra jamais l'arrivée.

En 1995, Mercedes-Benz quitte Sauber pour McLaren mais continue logiquement sa collaboration avec Ilmor pour la conception des moteurs. Le premier podium est obtenu au Grand Prix d'Italie 1995, quarante après le dernier Grand Prix d'une Formule 1 Mercedes, avec la deuxième place de Mika Häkkinen. Par la suite, McLaren signera d'autres podiums, mais la première victoire de cette collaboration est acquise au Grand Prix d'Australie 1997 avec David Coulthard, la première d'un moteur Mercedes depuis 42 ans. Elle remporta deux autres victoires et signera la pole position au Grand Prix du Luxembourg mais stagnera à la quatrième place pour la troisième année consécutive.

À partir de 1998, le son de cloche n'est pas le même puisque McLaren, avec son pilote Mika Häkkinen, redevient un top team et se bat pour les titres mondiaux. Häkkinen remporte deux titres de champion du monde des pilotes en 1998 et 1999 tandis que le Team McLaren Mercedes est sacré champion du monde des constructeurs en 1998, signant le premier titre d'un constructeur équipé de moteurs Mercedes. Cette situation s'arrête en 2001 et en 2002 car la Scuderia Ferrari, avec laquelle McLaren-Mercedes bataille depuis 1998, demeure à un niveau bien trop élevé pour l'écurie anglo-allemande, qui doit en plus subir le regain de forme de Williams, d'ailleurs équipée de moteurs BMW, concurrent historique de Mercedes. Au cours de l'année 2002, et un an après le décès accidentel de Paul Morgan, Mercedes-Benz prend le contrôle d'Ilmor à hauteur de 55 % et renomme la société Mercedes-Ilmor.

En 2003, McLaren revient au niveau de Ferrari et Kimi Räikkönen manque le titre pour seulement deux points face à Michael Schumacher. 2004 s'avère beaucoup plus délicate, avec non seulement une MP4-19 pas au niveau de Ferrari, qui à nouveau truste les victoires, mais également beaucoup de problèmes de fiabilité en début de saison. Après deux années passées à la troisième place, McLaren et Mercedes dégringolent en cinquième position.

En 2005, Mercedes-Benz rachète totalement le département Formule 1 d'Ilmor, qui devient Mercedes-Benz High Performance Engines Ltd. Cette saison-là, McLaren est au niveau de Renault, nouvelle référence, et semble même plus performante, mais à nouveau, la voiture manque de fiabilité. Kimi Räikkönen, leader de l'équipe, perd ainsi plusieurs victoires promises et échoue dans la quête du titre mondial face à Fernando Alonso. Malgré une paire de pilotes possiblement plus efficace que celle de Renault, McLaren-Mercedes doit également s'incliner chez les constructeurs.

En 2006, si l'écurie conserve le niveau pour signer des podiums, elle ne peut faire face à Renault et une Ferrari revigorée. Le duo McLaren-Mercedes chute à la troisième place et connaît sa première saison sans victoire depuis 1996.

En 2007, McLaren-Mercedes accueille le double champion du monde Fernando Alonso et le débutant britannique Lewis Hamilton. Eux deux aident McLaren à redresser la barre, malgré les différents qui apparaîtront en cours de saison, et s'ils perdent le titre mondial pour un point face à Räikkönen, passé chez Ferrari, l'écurie britannique finira par être exclue du championnat pour avoir espionné Ferrari alors qu'elle semblait se diriger vers le titre constructeurs.

En 2008, Lewis Hamilton devient le premier champion du monde des pilotes au volant d'une McLaren-Mercedes depuis Mika Häkkinen en 1999, mais McLaren ne parvient toujours pas à renouer avec le titre constructeurs.

En 2009, Mercedes fournit trois écuries engagées en Formule 1, McLaren, Force India et la nouvelle écurie Brawn GP fondée par Ross Brawn sur les cendres de Honda Racing F1 Team. C'est une première pour le motoriste allemand, ayant toujours fourni une seule écurie depuis son retour en 1994.

L'écurie novice Brawn GP réussit alors la performance de décrocher les titres de champion du monde des pilotes, avec Jenson Button, et des constructeurs, le premier d'un moteur Mercedes depuis 1998, de remporter huit victoires, de décrocher quinze podiums, de signer cinq pole positions et quatre meilleurs tours en course. Elle signe également l'exploit de réaliser la pole position et le doublé dès sa première sortie, au Grand Prix d'Australie, performance qui n'avait été réalisée que par Mercedes au Grand Prix de France 1954. L'écurie McLaren demeure éclipsée par cet exploit, ayant eu beaucoup de peine en début de saison avant de pouvoir redresser la barre et signer des podiums et des victoires, mais ne terminant que troisième chez les constructeurs. Durant cette saison 2009, le nouveau partenaire Force India aura également pu signer, grâce à Mercedes, sa première pole position et son premier podium, avec Giancarlo Fisichella au Grand Prix de Belgique.

À l'issue de la saison de Formule 1, Mercedes annonce le rachat de Brawn GP afin de participer au championnat 2010 en tant que constructeur et non plus seulement en tant que partenaire-motoriste. Mercedes poursuit néanmoins dans ce simple rôle auprès des écuries McLaren et Force India.

2010-2012 : retour en dents de scie[modifier | modifier le code]

Nico Rosberg sur la MGP W01 au Grand Prix du Canada 2010.

Le , Daimler AG (maison mère de Mercedes-Benz) et Aabar Investments PJSC rachètent 75,1 % de Brawn GP, l'écurie qui vient de remporter le championnat du monde, et la renomment Mercedes Grand Prix. Ross Brawn et Nick Fry restent à la tête de l'écurie, Norbert Haug étant à la tête du département moteur. Dans le même temps, McLaren rachètera les 40 % de Mercedes dans son écurie d'ici deux ans, et bénéficiera d'une fourniture de moteur jusqu'en 2015.

Ce rachat de Brawn GP par Mercedes provoque toutefois des critiques parmi les dirigeants de l'entreprise. Erich Klemm, un des membres du conseil de surveillance de Daimler AG (la maison mère de Mercedes) déclare ainsi : « Dans nos usines, chaque cent investi doit en rapporter trois. Nos employés sont directement touchés par la crise, ils ont moins d'heures de travail et donc des revenus plus faibles. Dans ces temps difficiles pour l'économie, notre société devrait mieux investir dans le marketing de ses voitures de série [...] Nous n'arrivons pas à comprendre pour quelle raison le conseil d'administration s'est lancé dans un nouveau projet en F1 »[1].

Dieter Zetsche, le patron de Daimler AG estime quant à lui que cet investissement est une bonne chose ; « À partir de 2011, nous aurons un budget pour la Formule 1 sous les 60 millions d'euros par an. Cette somme représente environ un quart de ce que nous dépensions ces dernières années. À l'avenir, nous allons attirer l'attention sur notre marque à un coût moindre »[2].

Le , Nico Rosberg est officialisé comme premier pilote titulaire pour la saison 2010[3]. Le , l'équipe annonce la signature d'un contrat de parrainage avec le groupe pétrolier malaisien Petronas et prend le nom de Mercedes Grand Prix Petronas[4],[5]. Le , Mercedes officialise la signature du septuple champion du monde Michael Schumacher à compter de la saison 2010[6],[7]. Le , Nick Heidfeld est officiellement annoncé comme pilote de réserve de l'écurie[8].

La saison 2010 est ponctuée de trois podiums, tous obtenus par Nico Rosberg, terminant à chaque fois troisième. Pour son premier Grand Prix depuis 55 ans, à Bahreïn, l'écurie Mercedes place ses deux pilotes cinquième (Rosberg) et sixième (Schumacher). Toute la saison, Rosberg dominera son illustre coéquipier, qui s'adapte mal à des voitures différentes des dernières qu'il avait piloté (n'ayant pas disputé de Grand Prix depuis 2006) et signera donc seul les premiers podiums depuis 1955 de son écurie. Lors du Grand Prix de Chine, qu'il mène momentanément avant de partir à la faute, perdant une victoire imaginable, en terminant derrière le duo McLaren Jenson Button / Lewis Hamilton, Rosberg permet à Mercedes-Benz de signer son premier triplé depuis le Grand Prix de Grande-Bretagne 1955. En qualifications, Rosberg est à nouveau le meilleur des pilotes Mercedes avec sa première ligne au Grand Prix de Malaisie, qu'il terminera sur le podium. Il signera également un podium à Silverstone, non loin de Brackley, siège de l'écurie. Finalement, Mercedes Grand Prix termine à la 4e place du championnat des constructeurs, avec 214 points. Sur dix-neuf courses, elle n'aura manqué les points qu'à une reprise, en Hongrie, mais aura montré un niveau assez inférieur aux Red Bull, aux McLaren et aux Ferrari, devant se battre avec les Renault et parfois les Williams. L'écurie Mercedes signe ainsi sa première saison sans victoire, ni pole position, ni meilleur tour en course.

Michael Schumacher sur la MGP W02 au Grand Prix de Malaisie 2011.

La Mercedes-Benz MGP W02 est présentée le sur le circuit de Valencia. En février 2011, comme prévu, les 24,9 % restants du capital de l'écurie sont cédés ; Daimler possède alors 60 % du capital, et Aabar 40 %[9].

La saison 2011 est moins bonne que l'année précédente. La MGP W02 s'avère moins performante que sa devancière et ne peut même pas atteindre le podium à la régulière. La saison démarre qui plus est par un double abandon. Schumacher inscrit les premiers points de l'équipe au Grand Prix suivant, en Malaisie, avec la neuvième place, classant l'écurie à la huitième place provisoire chez les constructeurs, alors que Rosberg n'a toujours pas ouvert son score. La situation s'améliore un peu, Rosberg se qualifiant par exemple troisième en Turquie, mais amène à Rosberg et Schumacher seulement de quoi viser le Top 5 au mieux. Si Rosberg est globalement épargné par les soucis (seulement un abandon), Schumacher doit abandonner à de nombreuses reprises, notamment à cause de problèmes mécaniques, dont une casse moteur à Monaco alors que Rosberg ne se classe pas dans les points, entraînant un deuxième score vierge en six courses pour Mercedes, mais s'il s'était avéré dans l'ombre de Rosberg en 2010, Schumacher se ressaisit et réduit l'écart. Ainsi, au Canada, il tient longtemps le podium avant de baisser pavillon face à Jenson Button, terminant finalement quatrième alors que Rosberg est hors des points. Cette occasion de podium ne se représente d'ailleurs pas, bien que l'écurie mène momentanément en Chine, en Belgique (avec Rosberg), et au Japon (avec Schumacher), et aucun des pilotes ne parvient à terminer sur le podium après les dix-neuf courses de la saison, marquant la première saison sans podium pour Mercedes. Après être partie de rien, Mercedes a pu remonter au cours de la saison mais stagne à la quatrième place du championnat du monde des constructeurs avec 165 points, soit 49 de moins qu'en 2010.

Michael Schumacher sur la MGP W03 au Grand Prix de Monaco 2012.

La saison 2012 commence comme la saison 2011 avait commencé : par un score vierge, Schumacher abandonnant sur un problème de boîte de vitesses alors qu'il était qualifié quatrième et Rosberg terminant douzième et hors des points. Rosberg ne progresse pas en Malaisie, où il termine treizième, et Schumacher, qualifié troisième, va au contact avec Romain Grosjean au premier tour et ne termine que dixième, marquant le premier point de Mercedes en 2012, et classant l'écurie à la neuvième place provisoire. Au Grand Prix de Chine, la performance est encore au rendez-vous en qualifications et les Mercedes verrouillent la première ligne, ce qui est une première depuis 1955, Nico Rosberg réalisant la pole position pour la première fois de sa carrière. Le lendemain, un double podium est possible lorsqu'au treizième tour, Schumacher connaît un problème de roue mal fixée pendant son arrêt au stand et doit abandonner. Rosberg remporte finalement le Grand Prix, sa première victoire après 111 tentatives, et la première d'une Mercedes depuis le Grand Prix d'Italie 1955, devant les McLaren-Mercedes de Jenson Button et Lewis Hamilton, offrant à Mercedes-Benz un nouveau triplé après celui réalisé deux ans auparavant. Tandis que Schumacher est handicapé par moult problèmes, Rosberg parvient à rentrer régulièrement dans les points sur la suite de la saison, mais l'écurie signe une deuxième grosse performance à Monaco : en qualifications, Schumacher réalise ce qui pouvait être sa 69e pole position, sa première depuis le 2006, mais ayant causé un accrochage avec Bruno Senna au Grand Prix précédent, il est pénalisé de cinq places et part sixième ; Rosberg en profite pour partir en première ligne et terminer deuxième alors que Schumacher doit encore abandonner. Il devra faire de même au Canada, sur un problème de DRS, alors que Rosberg termine sixième. C'est également à cette position que l'Allemand termine en Europe tandis que Schumacher parvient enfin à signer un podium, son premier depuis 2006, en terminant troisième. Ce sera également son 155e et dernier.

Sur les Grands Prix suivants, les bonnes performances et les performances moyennes s'alternent, mais les Mercedes restent dans la zone des points. Ainsi, après le Grand Prix de Singapour, Mercedes est entrée treize fois sur quatre possibles dans les points et est remontée en cinquième position, nettement devant Sauber. C'est le début d'une période catastrophique où les voitures allemandes vont être dans l'impossibilité d'inscrire des points durant cinq courses, et où seule une voiture verra l'arrivée lors de quatre d'entre elles. Rosberg et Schumacher n'arrivent plus à faire mieux que onzième en course. De nouveaux points sont enfin marqués lors du dernier Grand Prix au Brésil, qui est également le 307e et dernier Grand Prix de Michael Schumacher, lequel termine septième alors que Rosberg se classe quinzième. Heureusement pour l'écurie allemande, Sauber n'a guère fait mieux durant ce laps de temps et n'a pu résorber son retard. Au global, alors que cette troisième saison de la nouvelle ère s'annonçait bien meilleure que les deux précédentes, Mercedes ne termine que cinquième avec 142 points, soit 23 de moins qu'en 2011, et semble sur une pente descendante.

2013 : arrivée de Lewis Hamilton et montée en puissance[modifier | modifier le code]

Les Mercedes F1 W04 de Nico Rosberg et Lewis Hamilton au Grand Prix de Malaisie 2013

Le , confirmant officiellement une information du quotidien allemand Bild, l'écurie Mercedes Grand Prix annonce que Lewis Hamilton a signé avec elle un contrat de trois ans et remplacera donc Michael Schumacher à partir de la saison 2013[10].

Après une fin de saison 2012 catastrophique, Mercedes semble incapable d'offrir une monoplace digne de son rang à sa nouvelle recrue Lewis Hamilton. Heureusement, la nouvelle F1 W04 va s'avérer plus performante et plus fiable que sa devancière, même si pas encore réellement au niveau des Red Bull de Sebastian Vettel et Mark Webber.

Pour son premier Grand Prix avec Mercedes, Lewis Hamilton se qualifie troisième et termine cinquième, devançant une première fois Nico Rosberg, l'Allemand ayant abandonné en course. En Malaisie, Hamilton devance Rosberg tout au long de week end et en fin de course, alors que les monoplaces sont troisième et quatrième et surtout proches l'une de l'autre, Ross Brawn demande à ses pilotes de geler les positions. En Chine, Hamilton signe sa première pole position avec Mercedes mais ne termine que troisième le lendemain alors que Rosberg doit encore abandonner. L'Allemand enchaîne ensuite trois poles positions, permettant à Mercedes de réaliser des poles positions consécutivement, ce qui n'était plus arrivé depuis 1955, mais ne concrétise qu'à Monaco. Les Mercedes semblent avoir des difficultés avec leurs pneus, en témoigne la première ligne 100 % Mercedes en Espagne, conclue à la neuvième place pour Rosberg et à la douzième pour Hamilton, très loin du vainqueur Fernando Alonso.

Au cours de la saison, Mercedes s'affirme en tant qu'adversaire principal de Red Bull, et va dès lors récolter les lauriers non cueillis par cette dernière. Par exemple en Grande-Bretagne, où alors qu'Hamilton partait en pole position mais a vu son pneu arrière-gauche exploser en début de course, Sebastian Vettel se retrouvait en tête avant d'abandonner sur un problème de boîte de vitesses, laissant Nico Rosberg s'imposer.

Mercedes sera également la dernière équipe à avoir battu Red Bull en qualifications (au Grand Prix de Belgique avec Hamilton) et en course (au Grand Prix de Hongrie avec Hamilton qui remportait son premier Grand Prix avec eux) dans l'ère des moteurs V8 atmosphériques. Elle conclut cette saison 2013 en tant que vice-championne du monde avec 360 points, ayant fait mieux que les saisons précédentes en tout points et en ayant réussi à inscrire des points à chaque Grand Prix d'une saison comptant dix-neuf courses, ce qui ne lui était jamais arrivé. Pour sa première saison dans une Flèche d'Argent, Hamilton, quatrième, devance Rosberg, sixième du championnat.

2014 à 2016 : nouveau règlement et domination sans partage des Flèches d'Argent[modifier | modifier le code]

Lewis Hamilton au Grand Prix de Chine 2014
La Mercedes accidentée de Lewis Hamilton au Grand Prix d'Allemagne 2014
Nico Rosberg au Grand Prix de Singapour 2014

La saison 2014 marque le début d'une nouvelle ère où les V8 atmosphériques sont remplacés par des V6 turbocompressés hybrides à double système de récupération d'énergie. Mercedes conçoit la W05, la meilleure voiture du plateau dotée du meilleur moteur qui domine largement les débats. Williams F1 Team s'ajoute à la liste des clients Mercedes, permettant au manufacturier allemand de fournir quatre écuries. Dès la manche d'ouverture, Lewis Hamilton réalise la pole position ; le lendemain, il connaît des soucis techniques dès le départ et abandonne au troisième tour, laissant Nico Rosberg remporter le Grand Prix. Les McLaren-Mercedes de Kevin Magnussen et Jenson Button se classent derrière l'Allemand, ce qui, en plus de classer provisoirement l'écurie britannique en tête du championnat avec huit unités d'avance sur Mercedes, signe le premier d'une lignée de nombreux triplés Mercedes.

Les quatre Grands Prix suivants voient Mercedes enchaîner les doublés, les premiers depuis 1955 avec, à chaque fois, Hamilton devant Rosberg et les hat tricks (elle réalise trois grands chelems consécutifs en Malaisie, à Bahreïn, et en Chine), se hissant en tête du championnat pour la première fois de l'histoire. À Monaco, les Mercedes réalisent un cinquième doublé consécutif, égalant Ferrari entre la Hongrie 2002 et le Japon 2002. Avant d'arriver au Canada, Mercedes compte six victoires, six pole positions, cinq doublés, en tête de tous les tours depuis le début de la saison et 240 points au compteur, soit 141 de plus que Red Bull, en difficulté avec la nouvelle réglementation.

Les Mercedes monopolisent la première ligne (Rosberg devant Hamilton) au Canada et dominent aisément la course mais un problème lié au système hybride permet à leurs adversaires de revenir au contact. Les arrêts au stand permettent à Felipe Massa sur sa Williams de mener la course provisoirement, mettant fin à 413 tours d'invincibilité[11]. En proie à un problème de freins, Hamilton abandonne ; Rosberg, toujours handicapé par le problème moteur, cède aux assauts de Daniel Ricciardo.

Pour le retour du Grand Prix d'Autriche, les Williams-Mercedes de Felipe Massa et Valtteri Bottas viennent à bout des Mercedes, obtenant la seule pole position non réalisée par l'écurie allemande. Le lendemain, Rosberg s'impose devant Hamilton et Bottas. En Grande-Bretagne, Rosberg réalise la pole position mais abandonne sur un problème de boîte de vitesses ; Hamilton s'impose à domicile. L'inverse se produit en Allemagne où Hamilton connaît un problème de freins en qualifications et échoue en Q2. Il change de plus sa boîte de vitesses et part vingtième et remonte jusqu'au troisième rang. Rosberg devient le premier pilote allemand vainqueur en Allemagne à bord d'une monoplace allemande depuis Rudolf Caracciola en 1939 au volant de la W154. En Hongrie, Hamilton voit sa voiture prendre feu dès la Q1 et s'élance depuis les stands alors Rosberg est en pole position. Les Mercedes sont battues par Ricciardo et terminent troisième (Hamilton) et quatrième (Rosberg). Un nouveau différent entre les coéquipiers se fait jour quand, remonté en troisième place à quelques tours de l'arrivée, Hamilton voit Rosberg dans ses rétroviseurs ; l'Allemand demande à l'équipe d'intimer au champion du monde de le laisser passer. Mercedes s'exécute mais pas Hamilton qui restera devant son coéquipier.

Une nouvelle polémique éclate à Spa-Francorchamps où Rosberg et Hamilton monopolisent la première ligne. Hamilton prend un meilleur envol que son équipier et vire en tête. Au deuxième passage, l'Allemand tente une manœuvre de dépassement mais l'aileron avant du leader du championnat entre en contact avec le pneu arrière-gauche du champion du monde et entraîne son abandon. Au prix d'une meilleure stratégie, Ricciardo s'impose pour la deuxième fois consécutive, devant Rosberg. À Monza, Hamilton part en pole position mais Rosberg le devance au premier virage. Deux erreurs à la première chicane lui font perdre la victoire face au Britannique qui se rapproche au championnat. Felipe Massa termine derrière ce duo, obtenant un nouveau triplé Mercedes. À Singapour, les Mercedes s'élancent en première ligne (Hamilton devant Rosberg) mais l'Allemand connaît un problème électronique dès le tour de formation ; Il part depuis les stands et finit par abandonner, laissant Hamilton s'imposer et reprendre la tête du championnat.

Hamilton et Rosberg réalisnt trois doublés consécutifs au Grand Prix du Japon, au Grand Prix de Russie, où Rosberg tente de passer Hamilton au premier freinage mais se rate, se contentant de la deuxième place, suffisante pour offrir à Mercedes Grand Prix son premier titre de champion du monde des constructeurs alors que trois Grands Prix restent à courir (Mercedes expliquera que « C'est la première fois en 120 ans de sport automobile que Mercedes-Benz remporte un championnat du monde en tant que constructeur »[12]), et au Grand Prix des États-Unis, où Rosberg part en pole position mais ne peut contrer une attaque autoritaire de Hamilton durant la course et termine deuxième.

Au Brésil, Rosberg réalise la pole position et remporte la victoire devant Hamilton permettant, grâce à un onzième doublé, à Mercedes de subtiliser à McLaren le record des doublés sur une année (avec Alain Prost et Ayrton Senna, l'écurie de Ron Dennis en avait réalisé dix en 1988), et sauve ses chances pour le championnat du monde des pilotes avant d'entamer le dernier Grand Prix, à Abou Dabi. Lors de ce Grand Prix, Rosberg obtient sa onzième pole position de la saison, la dix-huitième de Mercedes qui égale Red Bull Racing en 2011. Il s'élance mal et voit Hamilton lui passer devant. L'Allemand est accablé par les soucis techniques et termine à la quatorzième place, alors qu'Hamilton remporte sa onzième victoire de la saison, la seizième de l'année pour Mercedes (battant à nouveau McLaren en 1988) devant Massa et Bottas (signant un huitième et dernier triplé en 2014 pour le moteur Mercedes) et son deuxième titre mondial, succédant ainsi du côté des Flèches d'Argent à Juan Manuel Fangio en 1955. Lors de ce dernier Grand Prix de la saison, Mercedes obtient son 31e podium, nouveau record après les 29 de la Scuderia Ferrari en 2004 et obtient un score final record de 701 points, battant les 650 de Red Bull en 2011. Elle aura également monopolisé la première ligne à douze reprises.

Nico Rosberg au Grand Prix de Malaisie 2015
Lewis Hamilton au Grand Prix du Japon 2015

Pour le Grand Prix d'ouverture de la saison 2015, les Mercedes relèguent la Williams de Massa à une seconde en qualifications et font le doublé (Hamilton devant Rosberg) devant la Ferrari de Sebastian Vettel le lendemain. Au Grand Prix de Malaisie, en première ligne la veille aux côtés d'Hamilton et à la faveur d'une meilleure stratégie d'arrêts aux stands le dimanche, Vettel bat les Mercedes ; c'est leur première défaite depuis huit Grands Prix. En Chine, Hamilton devant Rosberg réalise un nouveau doublé. À Bahreïn, Hamilton s'impose et Rosberg termine troisième. L'Allemand devance son coéquipier en Espagne et à Monaco où Hamilton, qui menait la course à l'entame des derniers tours, est rappelé pour un arrêt non prévu alors que Rosberg et Vettel ne s'arrêtent pas. Le Britannique finit troisième et prend sa revanche au Canada où il gagne devant Rosberg, qui inversela tendance en Autriche. Lors de ces deux derniers Grands Prix, les Williams-Mercedes de Massa et Bottas ont accompagné les Mercedes sur le podium, signant de nouveau triplés.

À Silverstone, Hamilton et Rosberg, en première ligne, se font surprendre au départ par Massa et Bottas. Au prix d'une meilleure stratégie d'arrêts aux stands, le tandem Mercedes revient en tête. Après les neuf premiers Grands Prix, Mercedes s'est imposée à huit reprises, réalisant six doublés, a réalisé neuf pole positions, n'a jamais vu ses deux pilotes en dehors du podium et a inscrit 371 points sur 387 possibles, soit 160 de mieux que Ferrari.

En Hongrie, Hamilton et Rosberg monopolisent la première ligne mais aucun d'eux ne monte sur le podium car les Ferrari de Vettel et Kimi Räikkönen prennent un meilleur envol et Hamilton, surpris par une manœuvre de Rosberg, sort de la piste. En fin de course, Rosberg est à la lutte avec Ricciardo pour la deuxième place ; les deux pilotes vont au contact, entraînant une crevaison pour Rosberg. Hamilton termine sixième et Rosberg huitième : aucune Mercedes n'est sur le podium depuis le Grand Prix du Brésil 2013, soit vingt-huit podiums consécutifs, la deuxième plus longue série de l'histoire[13]. En Belgique, ils s'imposent devant Romain Grosjean, obtenant un nouveau triplé pour le motoriste allemand. En Italie, Hamilton remporte la course mais Rosberg abandonne lorsque son moteur casse dans les derniers tours.

À Singapour, les Mercedes sont battues en qualifications, pour la seule fois de la saison, par la Ferrari de Vettel, ce qui met fin à 23 pole positions consécutives, la deuxième plus longue série de l'histoire[14]. Elles ne réussissent pas à faire mieux que la troisième ligne. Elles ne progressent pas en course où Hamilton connaît son unique abandon de la saison sur un problème d'accélérateur quand Rosberg termine quatrième. Au Japon, Rosberg part en pole position, comme il lors des cinq courses restantes mais Hamilton s'impose devant lui. En Russie, Rosberg réussit à mieux s'élancer qu'Hamilton mais connaît un problème d'accélérateur et abandonne en début de course, Hamilton s'imposant. À l'occasion de cette épreuve, comme en 2014, Mercedes remporte son deuxième titre mondial consécutif alors qu'il reste quatre Grands Prix.

Aux États-Unis, le scénario est le même qu'à Suzuka : Hamilton se force autoritairement un passage face à Rosberg et l'envoie hors-piste. Les Mercedes réalisent un doublé et Hamilton remporte son troisième titre mondial. Au Mexique (avec Valtteri Bottas troisième sur la Williams-Mercedes), au Brésil et à Abou Dabi, Rosberg devance Hamilton. À l'occasion de cette dernière manche de la saison, Mercedes réalise son douzième doublé après avoir monopolisé la première ligne pour la quinzième fois de la saison, et son 32e podium de la saison, battant les records qu'elle avait réalisés en 2014. En inscrivant 703 points, elle bat également ses 701 points de 2014. La domination des Flèches d'Argent est restée totale, avec à nouveau 16 victoires et 18 pole positions et un nouveau doublé au championnat du monde, Rosberg finissant à nouveau vice-champion du monde derrière Hamilton.

Illustration de l'accrochage entre les Mercedes à Barcelone
Les Mercedes au Grand Prix de Monaco 2016

Lors de la première manche de la saison 2016, à Melbourne, Lewis Hamilton réalise la pole position devant Nico Rosberg et la Ferrari de Sebastian Vettel est reléguée à quasiment une seconde. Au départ, Hamilton s'élance moyennement au contraire de Rosberg et de Vettel qui semble en mesure de vaincre les Mercedes. Au prix d'une meilleure stratégie d'arrêts aux stands, Rosberg remporte la course devant Hamilton. À Bahreïn, Hamilton et Rosberg sont en première ligne mais le Britannique rate son départ et est percuté par la Williams de Valtteri Bottas. Rosberg remporte aisément la victoire alors qu'Hamilton termine troisième derrière la Ferrari de Kimi Räikkönen. Après deux courses, l'écurie allemande totalise deux victoires, quatre podiums et 83 points au championnat, faisant encore mieux que les deux saisons précédentes, et a déjà 50 points d'avance sur la Scuderia Ferrari.

En Chine, si le weekend de Rosberg se passe sans le moindre problème, ce n'est pas le cas pour Hamilton qui, dès la Q1, connaît un problème d'ERS, ne peut pas boucler le moindre tour et part dernier, ayant en plus dû changer sa boîte de vitesses. Rosberg domine largement l'épreuve tandis qu'Hamilton remonte au septième rang. En Russie, Rosberg réalise un grand chelem alors qu'Hamilton, en proie à des problèmes d'ERS, ne peut pas signer de temps en Q3, s'élance dixième et termine deuxième. Après quatre courses, Mercedes a 81 points d'avance sur Ferrari. Le Grand Prix d'Espagne 2016 donne lieu à un incroyable accrochage entre les Mercedes qui cause leur abandon mutuel dès le premier tour et marque la fin d'une série de dix victoires consécutives entamée depuis le Japon 2015 et empêche ainsi Mercedes de battre le record de onze victoires consécutives des McLaren-Honda d'Alain Prost et Ayrton Senna entre le Brésil 1988 et la Belgique 1988. Mercedes connaît également sa première course sans point depuis le Grand Prix des États-Unis 2012, soit 62 Grands Prix consécutifs dans les points, une des plus longues séries de l'histoire[15]. Ferrari revient à 48 points au championnat des constructeurs.

Après avoir connu leur première défaite de la saison en course, les Mercedes sont battues pour la seule fois de la saison en qualifications au Grand Prix de Monaco, Rosberg pour environ deux dixièmes de seconde face à Daniel Ricciardo, après onze pole positions consécutives depuis le Grand Prix du Japon 2015. Lors de la course, Rosberg perd pied au fil des tours en raison d'un mauvais choix de pneus et Hamilton est aux prises avec Ricciardo. Une grosse erreur dans le stand Red Bull permet à l'Anglais de reprendre le commandement et de s'imposer alors que Rosberg termine septième, au coude-à-coude avec la Force India de Nico Hülkenberg. Au Canada, Hamilton et Rosberg occupent la première ligne mais s'élancent mal, ce qui profite à Sebastian Vettel. Les Mercedes entrent en contact au premier virage et Rosberg termine cinquième. Hamilton parvient à battre Vettel grâce à une meilleure stratégie d'arrêts aux stands menée par Mercedes et remonte sur Rosberg au championnat des pilotes. À l'occasion du retour du Grand Prix d'Europe, sur le nouveau circuit de Bakou, Rosberg réalise un autre grand chelem alors que Hamilton se trouve en difficulté, se qualifiant dixième après un accident en Q3 et terminant cinquième.

En Autriche, les Mercedes font le doublé en qualifications mais Rosberg, qui doit changer sa boîte de vitesses, est rétrogradé en sixième position. Hamilton mène le début de course avant d'être dépassé par Rosberg. À l'entame du dernier tour, les monoplaces allemandes se tiennent en quelques dixièmes, Rosberg connaît des problèmes de freins et Hamilton l'attaque ; Rosberg ne cède pas et les voitures entrent en collision. La Mercedes de Rosberg a son aileron avant cassé qui se loge sous son châssis quelques secondes après et est dépassée par Max Verstappen et Kimi Räikkönen, Hamilton remportant la course. À Silverstone, les Mercedes font le doublé en qualifications et en course (Hamilton devant Rosberg) mais l'Allemand reçoit une deuxième pénalité de dix secondes consécutive car, en proie à des problèmes de boîte de vitesses, l'écurie lui a indiqué que faire pour les résoudre, ce qui est, à l'époque, interdit. Il rétrograde à la troisième place derrière Verstappen et voit Hamilton revenir à un point au championnat. Celui-ci se hisse en tête à l'issue du Grand Prix de Hongrie, en s'imposant devant son coéquipier après avoir pris l'avantage au premier virage. Il accentue cette avance en Allemagne où, malgré la pole position de son rival, il remporte la course après s'être mieux élancé que Rosberg, devancé par Ricciardo et Verstappen. Rosberg parvient à rejoindre le Néerlandais mais doit purger une pénalité de cinq secondes après l'avoir emmené hors des limites de la piste.

Après la trêve estivale, la tendance s'inverse à nouveau entre Rosberg et Hamilton. En Belgique, Rosberg réalise la pole position et s'impose tandis qu'Hamilton, parti du fond de grille après avoir changé son moteur, termine troisième. En Italie, Hamilton, parti premier devant Rosberg, rate son départ, au contraire de l'Allemand, et se retrouve dans le peloton avant de remonter au fil des tours. Rosberg gagne aisément la course devant son coéquipier. À Singapour, Rosberg s'élance en pole position devant la Red Bull de Ricciardo et Hamilton. Ce tiercé de départ est celui d'arrivée, permettant à l'Allemand de reprendre le commandement au championnat pilotes.

En Malaisie, Hamilton, en pole position, a pris quelques encablures d'avance au moment où Sebastian Vettel, ayant raté son freinage, percute Rosberg et l'envoie en tête-à-queue. Lors du 41e tour, le moteur d'Hamilton explose et, loin derrière les Red Bull, Rosberg se contente de la troisième place et augmente son avance au championnat. Ce seizième Grand Prix de la saison marque la deuxième et dernière défaite de Mercedes en 2016 et la fin d'une série de dix victoires consécutives entamée à Monaco. Au Japon, les Mercedes partent en première ligne (Rosberg devant Hamilton, l'Allemand réalisant sa dernière pole position en Formule 1) mais Hamilton rate son départ et perd des places. Rosberg remporte sa dernière victoire en Formule 1, devant la Red Bull de Verstappen qui a résisté aux assauts d'Hamilton. À quatre Grand Prix de la fin de la saison, Mercedes est sacrée championne du monde des constructeurs pour la troisième fois consécutive alors que Nico Rosberg, en tête du championnat des pilotes avec 33 unités d'avance sur Hamilton, a en perspective un premier titre mondial et peut se permettre de gérer son avance en terminant à chaque fois deuxième derrière son rival.

C'est ce qu'il se passe puisqu'aux États-Unis, au Mexique, Brésil et à Abou Dabi, Hamilton et Rosberg se qualifient et terminent dans cet ordre, signant à l'occasion de la dernière manche, une sixième première ligne verrouillée consécutive et un quatrième doublé consécutif (le dernier podium de Nico Rosberg). À l'occasion de cette dernière manche, Nico Rosberg est sacré champion du monde, 34 ans après son père Keke Rosberg, avec cinq points d'avance sur son coéquipier. Nico Rosberg devient le premier Allemand champion du monde de Formule 1 au volant d'une Mercedes et le premier Allemand sacré au volant d'une voiture allemande en 66 ans de Formule 1. Avant lui, Rudolf Caracciola remporta le championnat AIACR d'Europe des pilotes 1938 au volant de la Mercedes-Benz W154.

À l'issue de la saison 2016, l'écurie Mercedes Grand Prix réalise un nouveau record de 19 victoires et 20 pole positions en 21 courses[16],[17]. Elle est également l'auteur d'un nouveau record de podiums en une saison (33, battant ses 32 de la saison précédente), de points inscrits en une saison (765, battant son propre record de 703 points en 2015) et de tours en tête en une saison (1055, battant le record de McLaren-Honda en 1988 qui était de 1 003). Sur trois saisons (2014-2016), l'écurie allemande a exercé une domination très rarement vue dans l'histoire de la Formule, gagnant 51 des 59 Grands Prix disputés, obtenant 56 pole positions, 96 podiums et 31 doublés et monopolisant 41 fois la première ligne. Elle n'a également jamais été dépossédée de la tête du championnat du monde des pilotes et a mené celui des constructeurs durant 58 Grands Prix consécutifs[18],[19],[20],[21].

2017 : nouveau règlement et arrivée de Valtteri Bottas[modifier | modifier le code]

Valtteri Bottas au Grand Prix de Grande-Bretagne 2017

En janvier 2017, Paddy Lowe quitte Mercedes pour rejoindre Williams F1 Team où il prend le poste de directeur exécutif : « J'ai passé trois années remplies de succès et très plaisantes chez Mercedes où j'ai travaillé avec une équipe incroyable. Je regarde maintenant vers l'avenir et un nouveau défi, et je souhaite le meilleur à tout le monde chez Mercedes »[22]. Du côté des pilotes, à la suite du retrait brutal de Nico Rosberg, cinq jours après l'obtention de son titre mondial, l'écurie allemande engage Valtteri Bottas pour faire équipe avec Lewis Hamilton en 2017[23]. Le , James Allison rejoint l'écurie au poste de directeur technique[24].

Les premiers Grands Prix montrent une écurie Mercedes moins à son avantage que les dernières saisons. En effet, la Scuderia Ferrari semble capable de rivaliser avec l'écurie allemande. Ainsi les victoires et les doublés se font moins nombreux qu'à l'habitude, et ce n'est qu'à l'issue du treizième Grand Prix de la saison, à Monza, que Lewis Hamilton parvient à se hisser en tête du championnat à l'issue d'une course où les Flèches d'Argent ont exercé une domination écrasante. Les bonnes performances (notamment deux poles positions et deux victoires) de son nouvel équipier Bottas permettent toutefois à Mercedes d'être un leader solide du championnat des constructeurs, mais pas aussi éclatant que les saisons précédentes au même stade.

Le 22 octobre 2017, Mercedes Grand Prix remporte le titre remis au constructeurs pour la quatrième année consécutive.[25] La semaine suivante, Lewis Hamilton devient le premier pilote britannique à être sacré quatre fois champion du monde.[26]

Résultats en championnat du monde de Formule 1[modifier | modifier le code]

Résultats de l'écurie Mercedes Grand Prix en championnat du monde de Formule 1
Saison Écurie Châssis Moteur Pneumatiques Pilotes Grands Prix disputés Pole positions Meilleurs tours Victoires Points inscrits Classement
1954 Drapeau : Allemagne Daimler-Benz Mercedes-Benz W196
Mercedes-Benz W196s
Mercedes M196 L8 Continental Drapeau : Argentine Juan Manuel Fangio
Drapeau : Allemagne Karl Kling
Drapeau : Allemagne Hans Herrmann
Drapeau : Allemagne Hermann Lang
6 4 4 4 54 -
1955 Drapeau : Allemagne Daimler-Benz Mercedes-Benz W196
Mercedes-Benz W196s
Mercedes M196 L8 Continental Drapeau : Argentine Juan Manuel Fangio
Drapeau : Allemagne Karl Kling
Drapeau : Allemagne Hans Herrmann
Drapeau : Royaume-Uni Stirling Moss
Drapeau : Italie Piero Taruffi
Drapeau : France André Simon
6 4 5 5 78 -
2010 Drapeau : Allemagne Mercedes GP
Petronas F1 Team
Mercedes-Benz MGP W01 Mercedes FO
108X V8
Bridgestone Drapeau : Allemagne Michael Schumacher
Drapeau : Allemagne Nico Rosberg
19 0 0 0 214 4e
2011 Drapeau : Allemagne Mercedes GP
Petronas F1 Team
Mercedes-Benz MGP W02 Mercedes FO
108Y V8
Pirelli Drapeau : Allemagne Michael Schumacher
Drapeau : Allemagne Nico Rosberg
19 0 0 0 165 4e
2012 Drapeau : Allemagne Mercedes AMG Petronas F1 Team Mercedes AMG F1 W03 Mercedes FO
108Z V8
Pirelli Drapeau : Allemagne Michael Schumacher
Drapeau : Allemagne Nico Rosberg
20 1 3 1 142 5e
2013 Drapeau : Allemagne Mercedes AMG Petronas F1 Team Mercedes AMG F1 W04 Mercedes FO
108F V8
Pirelli Drapeau : Allemagne Nico Rosberg
Drapeau : Royaume-Uni Lewis Hamilton
19 8 1 3 360 2e
2014 Drapeau : Allemagne Mercedes AMG Petronas F1 Team Mercedes AMG F1 W05
Mercedes AMG F1 W05 Hybrid
Mercedes PU106A hybride V6 Pirelli Drapeau : Royaume-Uni Lewis Hamilton
Drapeau : Allemagne Nico Rosberg
19 18 12 16 701 Champion
2015 Drapeau : Allemagne Mercedes AMG Petronas F1 Team Mercedes AMG F1 W06 Hybrid Mercedes PU106B hybride V6 Pirelli Drapeau : Royaume-Uni Lewis Hamilton
Drapeau : Allemagne Nico Rosberg
19 18 13 16 703 Champion
2016 Drapeau : Allemagne Mercedes AMG Petronas F1 Team Mercedes AMG F1 W07 Hybrid Mercedes PU106C hybride V6 Pirelli Drapeau : Royaume-Uni Lewis Hamilton
Drapeau : Allemagne Nico Rosberg
21 20 9 19 765 Champion
2017 Drapeau : Allemagne Mercedes AMG Petronas Motorsport Mercedes AMG F1 W08 EQ Power+ Mercedes M08 EQ Power+ 1.6 V6 Pirelli Drapeau : Royaume-Uni Lewis Hamilton
Drapeau : Finlande Valtteri Bottas
19 14 8 11 625 Champion
Tableau synthétique des résultats de l'écurie Mercedes Grand Prix en Formule 1
Saison Écurie Châssis Moteur Pneus Pilotes Courses Points
inscrits
Classement
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21
1954 Daimler-Benz W196
W196s
M196 L8 C ARG 500 BEL FRA GBR ALL SUI ITA ESP 54 -
Juan Manuel Fangio 1er 4e 1er 1er 1er 3e
Karl Kling 2e 7e 4e Abd Abd 5e
Hans Herrmann Abd Abd 3e 4e Abd
Hermann Lang Abd
1955 Daimler-Benz W196
W196s
M196 L8 C ARG MON 500 P-B BEL GBR ITA 78 -
Juan Manuel Fangio 1re Abd 1er 1er 2e 1er
Karl Kling 4e Abd Abd 3e Abd
Hans Herrmann 4e Nq
Stirling Moss 4e 9e 2e 2e 1er Abd
André Simon Abd
Piero Taruffi 4e 2e
2010 Mercedes GP
Petronas F1 Team
MGP W01 V8 F0 108X B BAH AUS MAL CHN ESP MON TUR CAN EUR GBR ALL HON BEL ITA SIN JAP COR BRÉ ABU 214 4e
Michael Schumacher 6e 10e Abd 10e 4e 12e 4e 11e 15e 9e 9e 11e 7e 9e 13e 6e 4e 7e Abd
Nico Rosberg 5e 5e 3e 3e 13e 7e 5e 6e 10e 3e 8e Abd 6e 5e 5e 17e* Abd 6e 4e
2011 Mercedes GP
Petronas F1 Team
MGP W02 V8 FO 108Y P AUS MAL CHN TUR ESP MON CAN EUR GBR ALL HON BEL ITA SIN JAP COR IND ABU BRÉ 165 4e
Michael Schumacher Abd 9e 8e 12e 6e Abd 4e 17e 9e 8e Abd 5e 5e Abd 6e Abd 5e 7e 15e
Nico Rosberg Abd 12e 5e 5e 7e 11e 11e 7e 6e 7e 9e 6e Abd 6e 10e 8e 6e 6e 7e
2012 Mercedes AMG
Petronas F1 Team
AMG F1 W03 V8 FO 108Z P AUS MAL CHN BAH ESP MON CAN EUR GBR ALL HON BEL ITA SIN JAP COR IND ABU USA BRÉ 142 5e
Michael Schumacher Abd 10e Abd 10e Abd Abd Abd 3e 7e 7e Abd 7e 6e Abd 11e 13e 22e* 11e 16e 7e
Nico Rosberg 12e 13e 1er 5e 7e 2e 6e 6e 15e 10e 10e 11e 7e 5e Abd Abd 11e Abd 13e 15e
2013 Mercedes AMG
Petronas F1 Team
AMG F1 W04 V8 FO 108F P AUS MAL CHN BAH ESP MON CAN GBR ALL HON BEL ITA SIN COR JAP IND ABU USA BRÉ 360 2e
Nico Rosberg Abd 4e Abd 9e 6e 1er 5e 1er 9e 19e* 4e 6e 4e 7e 8e 2e 3e 9e 5e
Lewis Hamilton 5e 3e 3e 5e 12e 4e 3e 4e 5e 1er 3e 9e 5e 5e Abd 6e 7e 4e 9e
2014 Mercedes AMG
Petronas F1 Team
AMG F1 W05 V6 PU106A hybride P AUS MAL BAH CHN ESP MON CAN AUT GBR ALL HON BEL ITA SIN JPN RUS USA BRE ABU 701 Champion
Nico Rosberg 1er 2e 2e 2e 2e 1er 2e 1er Abd 1er 4e 2e 2e Abd 2e 2e 2e 1er 14e
Lewis Hamilton Abd 1er 1er 1er 1er 2e Abd 2e 1er 3e 3e Abd 1er 1er 1er 1er 1er 2e 1er
2015 Mercedes AMG
Petronas F1 Team
AMG F1 W06
Hybrid
V6 PU106A hybride P AUS MAL CHN BAH ESP MON CAN AUT GBR HON BEL ITA SIN JAP RUS USA MEX BRÉ ABU 703 Champion
Nico Rosberg 2e 3e 2e 3e 1er 1er 2e 1er 2e 8e 2e 17e* 4e 2e Abd 2e 1er 1er 1er
Lewis Hamilton 1er 2e 1er 1er 2e 3e 1er 2e 1er 6e 1er 1er Abd 1er 1er 1er 2e 2e 2e
2016 Mercedes AMG
Petronas F1 Team
AMG F1 W07
Hybrid
V6 PU106A hybride P AUS BAH CHN RUS ESP MON CAN EUR AUT GBR HON ALL BEL ITA SIN MAL JAP USA MEX BRÉ ABU 765 Champion
Nico Rosberg 1er 1er 1er 1er Abd 7e 5e 1er 4e 3e 2e 4e 1er 1er 1er 3e 1er 2e 2e 2e 2e
Lewis Hamilton 2e 3e 7e 2e Abd 1er 1er 5e 1er 1er 1er 1er 3e 2e 3e Abd 3e 1er 1er 1er 1er
2017 Mercedes AMG
Petronas F1 Team
Mercedes AMG F1 W08 EQ Power+ V6 M08 EQ Power+ P AUS CHN BAH RUS ESP MON CAN AZE AUT GBR HON BEL ITA SIN MAL JPN USA MEX BRE ABU 625 Champion
Lewis Hamilton 2e 1er 2e 4e 1er 7e 1er 5e 4e 1er 4e 1er 1er 1er 2e 1er 1er 9e 4e
Valtteri Bottas 3e 6e 3e 1er Abd 4e 2e 2e 1er 2e 3e 5e 2e 3e 5e 4e 5e 2e 2e
Légende
Légende : ici
  • * le pilote n'a pas fini la course, mais a été classé parce qu'il a parcouru plus de 90 % de la distance de la course.
  • † Monoplace partagée avec un autre pilote de l'écurie.

Records en championnat du monde de Formule 1[modifier | modifier le code]

À l'issue du Grand Prix du Brésil 2017

  • 167 Grands Prix.
  • 10 saisons.
  • 4 titres de champion du monde constructeurs.
  • 6 titres de champion du monde pilotes.
  • 75 victoires en Grands Prix.
  • 152 podiums.
  • 39 doublés (1er et 2e).
  • 51 doublés en première ligne.
  • 87 pole positions.
  • 55 meilleurs tours en course.
  • 3 675 points inscrits.
  • 19 victoires dans une saison (2016).
  • 20 poles positions dans une saison (2016).
  • 33 podiums dans une saison (2016).

Palmarès des pilotes Mercedes Grand Prix[modifier | modifier le code]

Palmarès des pilotes de l'écurie Mercedes Grand Prix en championnat du monde de Formule 1
Pilotes Grands Prix disputés Victoires Pole positions Podiums Meilleurs tours Points inscrits Classement au championnat
Drapeau de l'Allemagne Nico Rosberg 136 23 30 55 18 1519 7e en 2010 et en 2011
9e en 2012, 6e en 2013
2e en 2014 et en 2015
Champion en 2016
Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton 97 41 46 67 26 1679 4e en 2013
Champion en 2014, 2015 et 2017
2e en 2016
Drapeau de l'Allemagne Michael Schumacher 58 0 0 1 1 197 9e en 2010
8e en 2011
13e en 2012
Drapeau de la Finlande Valtteri Bottas 19 2 3 13 1 280
Drapeau de l'Argentine Juan Manuel Fangio 12 8 7 10 5 81,14 Champion en 1954 et en 1955
Drapeau de l'Allemagne Karl Kling 11 0 0 2 1 17 5e en 1954
11e en 1955
Drapeau du Royaume-Uni Stirling Moss 6 1 1 3 2 23 2e en 1955
Drapeau de l'Allemagne Hans Herrmann 6 0 0 1 1 9 6e en 1954
22e en 1955
Drapeau de l'Italie Piero Taruffi 2 0 0 1 0 9 6e en 1955
Drapeau de l'Allemagne Hermann Lang 1 0 0 0 0 0 Nc en 1955
Drapeau de la France André Simon 1 0 0 0 0 0 Nc en 1955

Résultats en championnat du monde des voitures de sport[modifier | modifier le code]

Résultats de Mercedes-Benz en championnat du monde des voitures de sport
Saison Écurie Châssis Moteur Pneus Pilotes Courses disputées Points inscrits Classement
1955 Drapeau : République fédérale d'Allemagne Daimler Benz AG Mercedes-Benz 300 SLR Mercedes-Benz Drapeau : Royaume-Uni Peter Collins
Drapeau : Argentine Juan Manuel Fangio
Drapeau : États-Unis John Fitch
Drapeau : Royaume-Uni Denis Jenkinson
Drapeau : République fédérale d'Allemagne Karl Kling
Drapeau : France Pierre Levegh
Drapeau : Royaume-Uni Stirling Moss
Drapeau : France André Simon
Drapeau : République fédérale d'Allemagne Wolfgang von Trips
4 24 Champion

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Des critiques s'élèvent contre le rachat de Brawn GP, sur f1-live.com, consulté le 18 novembre 2009
  2. Dieter Zetsche justifie le rachat de Brawn GP, sur f1-live.com, consulté le 18 novembre 2009
  3. Mercedes titularise Nico Rosberg, sur mercedes-benz.com, consulté le 23 décembre 2009
  4. la nouvelle écurie Mercedes baptisée Mercedes GP Petronas, sur brawngp.com, consulté le décembre 2009
  5. Petronas devient sponsor-titre de Mercedes Grand prix, sur mercedes-benz.com, consulté le 23 décembre 2009
  6. Mercedes titularise Michael Schumacher, sur brawngp.com, consulté le 23 décembre 2009
  7. Mercedes titularise Michael Schumacher, sur mercedes-benz.com, consulté le 23 décembre 2009
  8. Mercedes choisi Heidfeld comme pilote de réserve, sur mercedes-gp.com, consulté le 5 février 2010
  9. Rachat achevé pour Mercedes GP sur espn.co.uk, ESPNF1, 28 février 2011
  10. « F1: Lewis Hamilton rejoint Mercedes pour trois ans », Le Point, 28 septembre 2012.
  11. http://www.statsf1.com/fr/statistiques/constructeur/entete/tour-consecutif.aspx
  12. Mercedes-Benz by Daimler AG, « Lewis wins in Russia to seal ... », sur mercedesamgf1.com, (consulté le 13 octobre 2014)
  13. http://www.statsf1.com/fr/statistiques/constructeur/podium/consecutif.aspx
  14. http://www.statsf1.com/fr/statistiques/constructeur/pole/consecutive.aspx
  15. http://www.statsf1.com/fr/statistiques/constructeur/point/consecutif.aspx
  16. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées ch2016
  17. « Pole positions 2016 », sur statsf1.com (consulté le 1er décembre 2016)
  18. « Mercedes doublés », sur statsf1.com (consulté le 1er décembre 2016)
  19. « Mercedes victoires », sur statsf1.com (consulté le 1er décembre 2016)
  20. « Mercedes pole positions », sur statsf1.com (consulté le 1er décembre 2016)
  21. http://www.statsf1.com/fr/statistiques/constructeur/pole/detail-mercedes--double.aspx
  22. http://www.nextgen-auto.com/Officiel-Mercedes-confirme-le-depart-de-Paddy-Lowe,112784.html
  23. Formula one Administration, « Bottas to Mercedes, Massa to re-join Williams », sur formula1.com, (consulté le 16 janvier 2017)
  24. Fabien Gaillard et Benjamin Vinel, « James Allison nommé directeur technique de Mercedes », L'Équipe,‎ (lire en ligne).
  25. « Mercedes décroche le titre constructeurs, son quatrième consécutif », sur L'Équipe, (consulté le 24 octobre 2017)
  26. « Hamilton : "J’ai encore du mal à réaliser" - F1i.com », F1i.com,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]