Shell (entreprise)

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Shell
Description de l'image Shell logo.svg.
Création 1890
Forme juridique société anonyme
Action Euronext : RDSA, LSE : RDSA
Siège social La Haye, Pays-Bas
(Siège international)
Shell Centre,
Londres, Royaume-Uni
(Bureaux centraux)
Direction Ben van Beurden (en), depuis le
Activité pétrole
Produits pétrole, raffinage
Société mère Royal Dutch Shell plc
Effectif 94 000 (2014)[1]
Site web www.shell.com
Capitalisation 213,14 milliards de dollars US (2013)
Fonds propres 172,8 milliards de dollars US
Chiffre d’affaires en diminution421,1 milliards de dollars US
(pour l'année 2014)[1]
Résultat net en diminution14,7 milliards de dollars US
(pour l'année 2014)[1]

Shell (également appelée Royal Dutch Petroleum, Royal Dutch / Shell, Royal Dutch Shell, Koninklijke Nederlandse Shell N.V, ou encore Shell Oil[N 1] en Amérique du Nord) est une compagnie pétrolière d'origines britannique et néerlandaise, l'une des plus importantes sociétés multinationales.

Comme dans les faits, il s'agit d’un groupe de sociétés[N 2] qui sont détenues directement ou indirectement par la société-mère Royal Dutch Petroleum, l’expression « Groupe Shell[N 3] » est couramment utilisée en français pour désigner l’ensemble de l’entreprise.

Le chiffre d'affaires de cette entreprise est de 421,1 milliards de dollars US en 2014 et son résultat net de 14,7 milliards de dollars US.

Pour l'année 2013, elle est classée au 2e rang des entreprises mondiales en termes de chiffre d'affaires[2] avec un chiffre d’affaires de 459,6 milliards de dollars US. En conséquence, Shell est aussi le 1er groupe dans le secteur pétrolier pour 2013, selon le même critère du chiffre d'affaires. En 2013, son résultat net a été de 16,4 milliards de dollars US.

Histoire[modifier | modifier le code]

Siège social de Shell à La Haye aux Pays-Bas au 23, rue Carel van Bylandtlaan.

Les origines (avant 1907)[modifier | modifier le code]

Le nom (« coquillage » en anglais) et le logo Shell sont étroitement liés aux origines de la compagnie Shell Transport and Trading Company, fondée à Londres en 1833 par le père de Marcus Samuel (en), à l'origine une société d'import-export baptisée M. Samuel & Co. : elle importait en effet des antiquités, des bibelots dont des coquillages orientaux destinés à fabriquer de petites boîtes décoratives, en vogue à l'époque victorienne. Quand Marcus Samuel (père) meurt[3] en 1870, ses fils Marcus Samuel (fils) et Sam (en), encore adolescents, sont appelés à prendre la succession. Le commerce entre la Grande-Bretagne, le Japon et l'Extrême-Orient poursuit son développement ; ainsi les deux frères fondent chacun une société dans laquelle ils s'associent mutuellement ; la société de Marcus s'appelle naturellement Marcus Samuel & Co.[3], son siège est à Londres ; celle de Sam s'appelle selon le même principe Samuel Samuel & Co. et son siège est au Japon. Ils exportent des machines, des tissus, des outils tous fabriqués en Grande-Bretagne, pays à l'origine de l'industrialisation, et importent vers le Moyen-Orient et l'Europe des matières premières ou des aliments « exotiques » : du riz, de la soie, de la porcelaine, des ustensiles en cuivre ; ils importent aussi à Londres, en provenance du monde entier, du sucre, de la farine, du blé[3].

Dès la fin des années 1880, sous l'impulsion de Frederick Lane[N 4], un homme d'affaires jouant le rôle d'intermédiaire entre les frères Samuel et la branche parisienne de la famille Rothschild, laquelle a des intérêts dans la production de pétrole dans le Caucase russe, ils s'intéressent au commerce du pétrole, qu'ils vendent en Extrême-Orient rompant ainsi le monopole de la Standard Oil de Rockfeller[3].

En 1890, ils font construire le premier bateau pétrolier au monde, le Murex, lequel livre en 1892 près de 4 000 tonnes de kérosène[N 5] du Caucase russe à Singapour et Bangkok, en étant autorisé à passer par le canal de Suez, ce qui permet de réduire considérablement les coûts d'exportation de ce pétrole. Une flotte de huit pétroliers en tout est commandée.

La société qui assure ces transports de produits pétroliers ainsi que leur stockage dans les ports est d'abord baptisée Tank Syndicate ; en 1897, Marcus Samuel rassemble ses sociétés et a l'idée de renommer la nouvelle entité Shell Transport and Trading Company, eu égard à l'une de ses activités historiques d'importation de coquillages décoratifs.

À l'approche de la fin de son contrat d'approvisionnement dans le Caucase, Shell Transport tente d'obtenir un nouveau contrat d'approvisionnement à Bornéo (Indonésie actuelle) où du pétrole a été découvert en 1898. Par ailleurs, Marcus Samuel entrevoit un nouveau débouché pour les produits pétroliers en tant que carburant pour les navires.

De son côté, la société Royal Dutch Petroleum Company est fondée à La Haye en 1890 par J.B. August Kessler (en), citoyen des Pays-Bas, pour exploiter une concession d'exploration pétrolière à Sumatra dans les Indes néerlandaises (Indonésie actuelle). Ce nom est choisi car cette société a l'appui de la maison royale des Pays-Bas, dont le roi Guillaume III, lequel meurt dans l'année, laissant place à une régence ; pour mémoire, le nom néerlandais de la société est Koninklijke Nederlandsche Petroleum Maatschappij. Au cours de la décennie 1890, Kessler se démène pour faire fonctionner cette société dont les activités sont « à l'autre bout du monde » et dans un climat tropical difficile ; l'ensemble est très éprouvant pour la santé de cet entrepreneur très actif. Il recrute Henri Deterding en 1896 pour la partie commerciale et financière et Hugo Loudon (nl)[N 6] pour la partie technique[4].

Probablement victime de son surmenage, Kessler meurt brutalement fin 1900 à Naples, lors d'un voyage de retour d'Indonésie. Deterding prend sa succession.

Shell Transport et Royal Dutch sont ainsi en concurrence dans la zone indonésienne.

Pour lutter contre leur concurrent commun américain — la Standard Oil — et après de longs pourparlers et une première tentative, toujours par l'entremise de Frederick Lane, les deux sociétés — la britannique Shell Transport and Trading Company et la néerlandaise Royal Dutch Petroleum Company — décident de fusionner leurs activités[N 7] en 1907 pour former le Groupe Royal Dutch / Shell, dont le nom commercial est Shell[3]. Les lois de l'époque ne goûtant guère le concept d'entités transnationales, les deux compagnies gardent leurs deux identités distinctes : les actions Royal Dutch sont cotées à la bourse d'Amsterdam tandis que celles de Shell Transport le sont au London Stock Exchange. Le Groupe a la particularité d'avoir son quartier général établi à la fois à Londres et à La Haye. Deux conseils d'administration sont également présents dans les deux sièges sociaux, ce qui pose certains problèmes de coordination et d'indépendance de l'un par rapport à l'autre. La compagnie fonctionne par le biais d'un certain nombre d'accords d'actionnariat croisé. Royal Dutch possède 60 % du Groupe et Shell Transport le solde, soit 40%. Préoccupé par ses activités publiques — il est notamment Lord-maire de Londres en 1902 — et les honneurs, Marcus Samuel est au départ le Président de l'ensemble et Deterding assure les fonctions de direction générale. Ce dernier devient ainsi dirigeant de fait du Groupe.

Jusqu'à la 2de Guerre Mondiale[modifier | modifier le code]

Le Groupe Royal Dutch / Shell se développe régulièrement pendant la 1re moitié du XXe siècle[5], notamment grâce à la direction efficace de Henri Deterding, surnommé le « Napoléon du pétrole », ce sur une durée de 29 ans jusqu'en 1936 — il meurt trois ans plus tard. Néanmoins, Deterding ayant eu en troisièmes noces une épouse soupçonnée de sympathie nazie, ce qui l'influença lui-même ainsi que la crainte du bolchevisme[6],[7], et le Groupe ayant continué à approvisionner l'Allemagne pendant le second conflit mondial, Royal Dutch / Shell décide à l'issue de ce conflit (en 1946) de se doter d'un collège de dirigeants composé de sept directeurs généraux, en lieu et place d'un directeur général unique[8],[9]. Ces dirigeants sont communément appelés les managing directors du Groupe. Ils sont présents dans l'un ou l'autre des conseils d'administration des sociétés cotées. Ce mode de direction est censé devoir protéger le Groupe d'influences trop personnelles.

Shell a perdu une part significative de ses immobilisations au cours du conflit : une très grande partie de ses installations en Europe de l’Est et en Allemagne, l'accès au pétrole de Roumanie et quatre-vingt-sept navires[5] qui avaient été mis à la disposition du gouvernement britannique, lesquels ont été coulés au cours de la bataille de l'Atlantique.

Après la 2de Guerre Mondiale[modifier | modifier le code]

Le Groupe Royal Dutch / Shell ne cesse de se développer pendant la 2de moitié du XXe siècle, dans la plupart des pays de la planète, au point de devenir une des premières sociétés mondiales[10].

Dans les années 1970, à la suite de la fermeture du Canal de Suez, avant les deux crises pétrolières de 1973 et 1978, Shell et la Compagnie nationale de navigation — à l’époque filiale de transport maritime du groupe Elf[11] — commandent chacun deux pétroliers géants construits aux Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire[12],[11]. Ces quatre plus grands pétroliers du monde jamais construits — pour Shell : le Batillus et le Bellamya ; pour Elf : le Prairial et le Pierre Guillaumat —, de 550 000 tonnes de port en lourd chacun, sont livrés entre 1976 et 1979[12]. Ces pétroliers se révèlent rapidement "surdimensionnés" et, moins de dix ans après leur mise en service, en 1985 et 1986, Shell démantèle le Batillus et le Bellamya.

Les années 2000[modifier | modifier le code]

Lors de la polémique des années 2000 sur les stock-options, Shell est la première société britannique importante à renoncer à ce mode de rémunération.

Ce n'est qu'en que le Groupe annonce vouloir se regrouper sous une seule structure dénommée Royal Dutch Shell plc., cotée principalement à la Bourse de Londres mais dont le siège administratif et financier est aux Pays-Bas[13]. La structure dirigeante de la nouvelle entité a alors repris une structure plus classique[14].

En , Shell annonce le lancement d'une offre d'acquisition sur BG Group pour 47 milliards de livres, payable en partie en actions Shell et en partie en liquidités[15],[16].

En , Morgan Stanley vend ses activités de commerce (« trading ») de gaz naturel et d'énergie en Europe à Shell, pour un montant indéterminé[17]. En parallèle, Shell annonce la suppression de 6 500 postes, liée au faible prix du pétrole brut[18]. Au même moment, Shell vend une participation de 33,2 % dans le raffineur japonais Showa Shell Sekiyu (en) à Idemitsu Kosan pour l'équivalent de 1,4 milliard de dollars[19].

Identité visuelle (logo)[modifier | modifier le code]

Le logo de la compagnie Shell a évolué au fils des ans depuis sa création en 1900 ; il a ainsi été « restylisé » en 1904, 1909, 1930, 1948, 1955, 1961, 1971, 1995 et 1999. L'allure qu'il a aujourd'hui est due au « designer industriel » Raymond Loewy[20], il date de 1971, mais de légères modifications de teintes ont été appliquées depuis 1995, ainsi que la suppression du nom commercial du Groupe qui se trouvait au bas du logo (1999).

Activités[modifier | modifier le code]

Reservoirs de pétrole de Shell à Kowloon, Hong Kong.

Le Groupe est impliqué dans tous les aspects de la filière énergétique : prospection de gisements, extraction de pétrole et de gaz naturel, raffinage, pétrochimie, vente[N 8] (B2B et détail[N 9]), le tout dans environ 70 pays[1].

Ces activités traditionnelles représentent, avec 3,1 millions de barils "équivalents pétrole" extraits chaque jour en 2014[1],[N 10], l'activité principale du Groupe. En 2014, ses réserves prouvées permettent environ 13,0 années d'exploitation[21],[N 11].

Dans la partie aval (downstream) au niveau mondial, le Groupe dispose pour la transformation des produits bruts de 24 raffineries ou usines chimiques[1] ; et les points de vente constituent un réseau de 44 000 stations-service[1],[N 12].

Le Groupe a cédé sa branche dédiée aux énergies renouvelables, essentiellement énergie solaire et éolienne, en 2009. Il se concentre depuis sur les biocarburants et la séquestration du dioxyde de carbone[22].

En 2008, le logo Shell[N 13],[23] est classé au 97e rang des marques les plus connues au monde selon Business Week[24].

Polémiques autour de Shell[modifier | modifier le code]

Shell a été la cible de nombreux boycotts en Europe et en Amérique du Nord à la suite de certaines actions commises par l'entreprise dans plusieurs régions du monde (par exemple, dans les années 90 : démantèlement d'une plate-forme — Brent Spar — en Mer du Nord qui devait initialement être remorquée pour être coulée dans l'Atlantique[13], conflit avec le peuple nigérian Ogoni dans le delta du Niger, …).

Nigeria[modifier | modifier le code]

Une remorque de carburant
une pompe à essence à Lost Hills, Californie aux États-Unis

Les plus fortes critiques proviennent d'actions effectuées au Nigeria, où les activités de la compagnie sont en bute à des rébellions armées (notamment du MEND [25]), et où elle est fréquemment accusée de collusion avec les différents régimes dictatoriaux au pouvoir entre 1960 et la fin des années 1990. L'écrivain Ken Saro-Wiwa passe la dernière partie de sa vie à combattre la compagnie en dénonçant les abus commis sur les terres du peuple Ogoni. Il finit condamné et exécuté en 1995 par le régime de Sani Abacha.

En , il est arrêté et accusé d’incitation au meurtre après la mort de quatre Ogonis. Saro-Wiwa nie constamment les charges retenues contre lui, mais après un an d’emprisonnement, il est déclaré coupable et condamné à mort par un tribunal spécial. Ce procès est très largement critiqué par les associations internationales de défense des droits de l’homme comme Amnesty International.

En 2010, des mémos de l'administration américaine publiés par WikiLeaks révèlent que, d'après un dirigeant de la compagnie au Nigeria, Shell disposait d'informateurs au sein de « tous les ministères importants » et savaient tout de leurs délibérations. La compagnie aurait également échangé des informations avec les représentants du gouvernement américain au sujet des politiciens nigérians qu'elle soupçonnait d'aider des militants armés, demandant en échange de savoir si ceux-ci avaient acquis des missiles anti-aériens[26],[27].

Le , la société reconnait sa responsabilité dans les marées noires de 2008 dans le delta du Niger au Nigeria[28]. Le rejet de gaz naturel par torchage à ciel ouvert y est aussi le plus élevé au monde. La banque mondiale déclare dans un rapport de 2004 que le Nigeria rejette 75 % du gaz qu'il produit[29] pour réduire ses coûts, ce qui représente 70 millions de m3 par an. En , un arrêt de la cour de justice fédérale ordonne à Shell l'arrêt des torchages dans le delta du Niger car cela viole les droits constitutionnels de vie et de dignité. Dans un jugement contre la Shell Petroleum Development Company of Nigeria, le juge C. V. Nwokorie déclare à Benin City que « le gaspillage nocif du torchage ne peut pas légalement se poursuivre »[30]. En , Shell poursuit ses activités de torchage[31],[32].

Irlande[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Shell to Sea.

« Shell to Sea » est un collectif local et militant formé au début des années 2000 pour s'opposer à l'exploitation telle qu'elle était prévue d'un gisement d'hydrocarbures au large des côtes du comté de Mayo en Irlande et de son transport à terre par oléoduc. Le collectif, qui ne rejette pas l'exploitation du gisement, proteste contre ce qu'ils estiment être de graves dégâts environnementaux, des atteintes aux droits de l'homme pour les riverains et des conditions fiscales et de royalties qui sont parmi les plus basses du monde : ils estiment que l'Irlande se fait exploiter par Shell qui amasse les bénéfices sans rétribuer justement l'état et le peuple irlandais. Shell to Sea entretient des liens avec le peuple Ogoni du Nigeria.

Raffinerie de Petit-Couronne (Seine Maritime/France)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Petroplus.

Shell a cédé trois raffinerie françaises en 2008 pour se séparer de son activité de raffinage en France. Les raffineries de Petit-Couronne et Reichstett ont été cédées au groupe financier Petroplus. Le site de Berre a été cédé au groupe américain LyondellBasell.

La raffinerie de Reichstett est en cours de démantèlement, bien que construite en 1968. Le site de Berre est mis sous cocon jusqu'à la fin de l'année 2013, avec une fermeture prévue faute de repreneur. Le site de Petit-couronne est mis en redressement en puis en liquidation en de la même année, à la suite de la faillite du groupe de raffinage Petroplus.

Accidents industriels[modifier | modifier le code]

  • Dans la soirée du , vers 22 h 45, à Moerdijk aux Pays-Bas, un complexe pétrochimique de 320 hectares appartenant à Shell — qui y transforme des dérivés pétroliers pour produire des plastiques, fibres synthétiques, peintures latex et de l'anti-gel — a partiellement explosé[N 14] puis brûlé avec émission d'épaisses fumées noires[33]. À h 30, le feu perdait progressivement en intensité[33]. « Les fumées ne sont pas dangereuses pour la population », a affirmé le maire de Moerdijk ; néanmoins, les autorités ont invité les habitants à rester calfeutrés chez eux, tandis que les trafics routier, fluvial et maritime ont été suspendus près du site. Il n'y a eu que deux blessés légers par brûlure[33].

Actionnariat (Royal Dutch Shell plc)[modifier | modifier le code]

En 2013, les principaux actionnaires de Shell sont[34] :

Le message publicitaire[modifier | modifier le code]

Dans les années 1930 en France[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Shell Oil est en fait le nom de la filiale américaine du Groupe Shell : elle ne doit donc pas être confondue avec ce Groupe.
  2. Parmi ces sociétés, celles qui sont directement chargées des activités de production ou de commerce sont implantées dans la plupart des pays du monde.
  3. Qui est l’équivalent de l'anglais « Shell Group ».
  4. Ultérieurement, en 1897, Frederick Lane devient administrateur de Shell Transport, au moment du changement d’objet social de cette société, cf. Annexe de A History of Royal Dutch Shell par Jan Luiten van Zanden, Joost Jonker, Stephen Howarth et Keetie Sluyterman — Site internet (blog) de Alfred et John Donovan – consulté le .
  5. Produit également connu à l'époque sous le nom de « pétrole lampant », pour son utilisation essentiellement dans les lampes à pétrole.
  6. Hugo Loudon sera encore dirigeant du Groupe au début des années 40, jusqu'à sa mort à 81 ans en 1941 ; un de ses fils John Hugo Loudon (en), né en 1905, présidera quant à lui le Groupe sur une longue durée (plus de 13 ans), du au , et sera ensuite, pendant onze autres années, le président du Conseil de surveillance, du moins ce qui en est une structure équivalente pour le Groupe Shell à cette époque (sa fonction en anglais est sur cette période Chairman of the board of supervisory directors).
  7. Il convient incidemment de noter que, lors de cette fusion, le groupe dispose déjà de sa propre flotte de tankers.
  8. Tous les produits issus de la distillation du pétrole sont commercialisés : gaz de pétrole liquéfié, essences, carburants aviation, gazoles, fiouls pour la marine ou l'industrie, bitumes, produits ou bases chimiques issus du pétrole.
  9. Dans la vente au détail, on connaît le mieux les lubrifiants pour automobile ou les stations-service aux couleurs jaune et rouge.
  10. Soit environ 155 millions de tonnes e.p. (équivalent pétrole) annuellement.
  11. En effet, les réserves prouvées mentionnées sur la source sont égales à 13,1 milliards de barils e.p., soit environ 2,0 milliard de tonnes e.p., et le rythme d'extraction annuel est de 155 millions de tonnes e.p., comme indiqué précédemment ; ainsi le rapport 2,0 x 1 000 / 155 est égal à 13,0 environ.
  12. En revanche, en France métropolitaine, essentiellement en raison de la concurrence importante subie de la part des magasins à grande ou moyenne surface qui se sont mis à vendre des carburants dans les années 1970 — « à prix cassés » : avec une marge bénéficiaire très faible, voire nulle et dans certains cas négative, i.e. « à perte », compensée par les marges sur les autres produits de grande consommation vendus à l'intérieur des magasins —, le réseau de stations-service Shell s'est considérablement réduit en taille vers la fin de la première décennie 2000, quittant les villes, les routes à faible trafic, pour ne représenter qu'environ 90 points de vente, situés sur les autoroutes, les voies express, quelques routes nationales ou des centres routiers, où le trafic routier est très important ; pour mémoire, le réseau Shell en France comportait environ 2 500 stations dans les années 1980 ou encore 1 200 à la fin des années 1990. Pour le dénombrement des stations-service du réseau actuel sur le territoire français métropolitain, cf. Carte de France du Réseau Shell.
  13. Pour mémoire, les couleurs du logo, jaune et rouge, proviendraient d'une enseigne créée en 1915 par Shell Californie qui avait utilisé les couleurs du drapeau de l'Espagne, premier possesseur occidental de ce territoire, avant qu'il n'entre dans l'Union des USA.
  14. Deux fortes explosions ont été relevées.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Groupe Shell 2015.
  2. Fortune 500 2014.
  3. a, b, c, d et e Les débuts du Groupe.
  4. (en)Les guerres du pétrole : le démarrage de Royal Dutch — site Internet d'enseignement — consulté le .
  5. a et b Le Groupe au début du XXe siècle.
  6. (en) Article avec photos sur les hommages nazis aux funérailles de Deterding — Blog de John Donovan, généralement non favorable à Shell — consulté le .
  7. (en) Reprise d'un article du Times de Londres au moment du décès de H.Deterding — site également géré par John Donovan, généralement non favorable à Shell — consulté le .
  8. (en) Annexe de A History of Royal Dutch Shell par Jan Luiten van Zanden, Joost Jonker, Stephen Howarth et Keetie Sluyterman — site internet (blog) de Alfred et John Donovan – consulté le — la liste des dirigeants du Groupe depuis 1897 jusqu'en 2005 est téléchargeable en format pdf (5,4 Mo).
  9. (en) Histoire de Shell dans l'expansion de l'après-guerre — site Internet du Groupe Shell — consulté le — À noter que ce site de Shell y indique que la création du comité des Managing directors date de la fin des années 50 ; on constate de suite que cette assertion est erronée si l'on consulte la liste des dirigeants du Groupe depuis 1897 évoquée ci-avant, laquelle fait débuter ce type de fonction dès 1946.
  10. Le Groupe après la 2de Guerre mondiale.
  11. a et b Le gigantisme en construction navale — site Internet de l'Association Française des Capitaines de Navire — consulté le .
  12. a et b Les chantiers STX Europe dans les années 70 — site Internet de STX Europe — Attention, ce site indique à tort que les quatre pétroliers étaient construits pour Shell ; c'est inexact car le Prairial et le Pierre Guillaumat étaient destinés à la Compagnie nationale de navigation.
  13. a et b Le Groupe de 1980 au au début du XXIe siècle.
  14. (en) Structure du Comité de direction de Shell — visible sur le site Internet du Groupe — consulté le .
  15. (en) Dmitry Zhdannikov et Karolin Schaps, « Shell challenges Exxon dominance with $70 billion bid for BG », sur Reuters, Londres,‎ (consulté le 30 juillet 2015).
  16. Frédéric de Monicault, « Shell réalise la plus grosse fusion dans le secteur pétrolier depuis 15 ans : Shell prend une nouvelle dimension », sur Le Figaro, Paris,‎ (consulté le 30 juillet 2015).
  17. (en) Ron Bousso, « Shell buys Morgan Stanley's Europe gas and power trade book », sur Reuters, Londres,‎ (consulté le 30 juillet 2015).
  18. « Confronté à la chute du prix du pétrole, Shell va supprimer 6 500 emplois », sur Le Monde, Paris,‎ (consulté le 30 juillet 2015).
  19. (en) Taro Fuse et Osamu Tsukimori, « Idemitsu Kosan to buy Shell's stake in Japanese refiner for $1.4 billion », sur Reuters, Tokyo,‎ (consulté le 30 juillet 2015).
  20. (en) Histoire de la coquille Shell — site Internet du Groupe Shell — consulté le .
  21. (en) « Rapport annuel du Groupe Shell pour 2014 » [PDF], sur shell.com, La Haye (consulté le 23 juin 2015).
  22. (en) Shell abandonne le solaire, l'éolien et l'énergie hydraulique au profit des biocarburants — site de The Guardian – vérifié à nouveau le .
  23. L'histoire du logo de Shell — site Internet de Shell France — consulté le .
  24. (en) Tableau des 100 premières marques mondiales — site Internet de Business Week, 2008 — consulté le ?.
  25. Article de Jeune Afrique du — site Internet de Jeune Afrique — consulté le ?.
  26. Le Monde diplomatique, Pourquoi les institutions peinent à conserver leurs secrets, , p. 6.
  27. (en) Article de The Guardian du WikiLeaks cables : Shell's grip on Nigerian state revealed — site Internet de The Guardian — consulté le .
  28. Nigeria: Shell reconnaît sa responsabilité dans des marées noires, article de l'Express du — site Internet de L'Express — consulté le .
  29. (en) Torchage du gaz au Nigeria — site Internet Climate Law - consulté le ?.
  30. (en) « the damaging and wasteful practice of flaring cannot lawfully continue. »
  31. (en) radio netherlands worldwide.
  32. (en) Bloomberg.com.
  33. a, b et c Le Monde/AFP : Explosion et incendie dans une usine de Shell aux Pays-Bas 04.06.2014, et TF1 ( à h 44 , mis à jour le à 10 h 7).
  34. http://www.zonebourse.com/ROYAL-DUTCH-SHELL-PLC-4005177/societe/.

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Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]