Grand Prix automobile du Canada 2019

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Grand Prix du Canada 2019
Tracé de la course
Données de course
Nombre de tours 70
Longueur du circuit 4,361 km
Distance de course 305,27 km
Conditions de course
Résultats
Vainqueur Drapeau : Royaume-Uni Lewis Hamilton,
Mercedes,
h 29 min 7 s 084
(vitesse moyenne : 205,527 km/h)
Pole position Drapeau : Allemagne Sebastian Vettel,
Ferrari,
min 10 s 240
(vitesse moyenne : 223,514 km/h)
Record du tour en course Drapeau : Finlande Valtteri Bottas,
Mercedes,
min 13 s 078
(vitesse moyenne : 214,833 km/h)

Le Grand Prix automobile du Canada 2019 (Formula 1 Pirelli Grand Prix du Canada 2019) disputé le 9 juin 2019 sur le Circuit Gilles-Villeneuve, est la 1004e épreuve du championnat du monde de Formule 1 courue depuis 1950. Il s'agit de la cinquantième édition du Grand Prix du Canada comptant pour le championnat du monde de Formule 1, la quarantième disputée sur le circuit de l'Île Notre-Dame, au sein du Parc Jean-Drapeau de Montréal et la septième manche du championnat 2019. La zone des stands et du paddock a été totalement rénovée, les travaux s'étant déroulés entre l'édition 2018 du Grand Prix et le printemps 2019[1].

Profitant d'une bonne adhérence et d'une vitesse supérieure dans la grande ligne droite du troisième secteur du circuit, Sebastian Vettel réalise la 56e pole position de sa carrière, sa première depuis le Grand Prix d'Allemagne 2018 et dix-sept courses d'attente. Il devance Lewis Hamilton de 206 millièmes de seconde lors de leurs dernières tentatives en Q3. En deuxième ligne, Charles Leclerc est accompagné par Daniel Ricciardo qui obtient son meilleur résultat en qualifications avec Renault, sur le circuit où il a remporté sa première victoire, en 2014. Victime d'un tête-à-queue lors de sa première tentative en Q3, Valtteri Bottas, sixième, part derrière Pierre Gasly en troisième ligne ; Nico Hülkenberg et Lando Norris sont en quatrième ligne. Max Verstappen, piégé après un gros accident de Kevin Magnussen en fin de Q2, n'atteint pas la troisième phase des qualifications. À la suite d'une pénalité reçue par Carlos Sainz Jr., auteur du neuvième temps, et du fait que Magnussen doive s'élancer de la voie des stands, Verstappen occupe la neuvième position sur la grille, devant Daniil Kvyat.

Lewis Hamilton remporte sa cinquième victoire de la saison - la soixante-dix-huitième de sa carrière - et permet à Mercedes Grand Prix de rester invaincue en neuf courses (depuis le Grand Prix du Brésil 2018), sans franchir la ligne d'arrivée le premier. En effet, hormis pour sept tours durant le ballet des arrêts au stand, Sebastian Vettel mène toute la course sous la pression du quintuple champion du monde britannique. Mais au 48e tour, à la chicane des virages no 3 et no 4, il rate son freinage, part dans l'herbe et revient en piste sous le nez de son rival en le tassant contre le mur, le forçant à sortir des limites de la piste ; Vettel (qui sera élu pilote du jour) est alors pénalisé de cinq secondes par les commissaires de course et conteste vivement cet avis, estimant qu'il n'avait nulle part où aller. S'il passe sous le drapeau à damier devant Hamilton, ce dernier remporte l'épreuve avec 3 secondes et 658 centièmes d'avance. Charles Leclerc effectue une course solitaire au troisième rang et, revenu à quatre secondes du vainqueur, obtient le deuxième podium de sa carrière après celui de Bahreïn. Valtteri Bottas, remonté du sixième rang sur la grille, se classe quatrième ; sa position sécurisée, il est arrêté par son écurie à trois tours de l'arrivée et, chaussé de pneus tendres, s'attribue le point supplémentaire associé au meilleur tour en course. Max Verstappen effectue une belle remontée depuis sa neuvième place au départ, dépassant notamment les deux Renault pour se classer cinquième et dernier pilote dans le même tour que Hamilton. Daniel Ricciardo et Nico Hülkenberg finissent sixième et septième alors que Pierre Gasly, parti cinquième et arrêté très tôt par son écurie passe toute sa course dans le trafic et ne peut faire mieux que huitième. En vue de l'arrivée, Lance Stroll (revenu de la dix-septième place sur la grille) et Daniil Kvyat dépassent tour à tour Carlos Sainz Jr. pour prendre les derniers points.

Les deux pilotes Mercedes continuent à caracoler en tête du championnat, Hamilton (162 points) devant Bottas (133 points) ; Vettel (100 points) suit à 62 points du leader. Verstappen reste quatrième (88 points) devant Leclerc (72 points), Gasly (36 points) et Sainz (18 points) tandis que Ricciardo remonte à la huitième place (16 points) devant Magnussen (14 points), Pérez et Räikkönen (13 points). Chez les constructeurs, Mercedes (295 points) conserve une avance conséquente sur Ferrari (172 points) et Red Bull Racing (124 points) ; McLaren, avec 30 points est juste devant Renault (28 points) ; suivent Racing Point (19 points), Toro Rosso (17 points), Haas (16 points) et Alfa Romeo (13 points). Williams n'a toujours pas marqué.

Pneus disponibles[modifier | modifier le code]

Pneus disponibles à Montréal[2]
Pneus pour piste sèche Pneus pluie
Représentation des pneus durs
Durs (Type C3)
Représentation des pneus medium
Médiums (Type C4)
Représentation des pneus tendres
Tendres (Type C5)
    Représentation des pneus intermédiaires
Intermédiaires
   Représentation des pneus pluie
      Pluie

Essais libres[modifier | modifier le code]

Première séance, le vendredi de 10 h à 11 h 30[modifier | modifier le code]

Temps réalisés par les six premiers de la première séance d'essais libres[3]
Pos. Pilote Voiture Chrono Écart
1 Drapeau de la Grande-Bretagne Lewis Hamilton Mercedes 1 min 12 s 767
2 Drapeau de la Finlande Valtteri Bottas Mercedes 1 min 12 s 914 + 0 s 147
3 Drapeau de Monaco Charles Leclerc Ferrari 1 min 13 s 720 + 0 s 953
4 Drapeau des Pays-Bas Max Verstappen Red Bull-Honda 1 min 13 s 755 + 0 s 988
5 Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel Ferrari 1 min 13 s 905 + 1 s 138
6 Drapeau de la Finlande Kimi Räikkönen Alfa Romeo-Ferrari 1 min 13 s 945 + 1 s 178
  • Nicholas Latifi, pilote-essayeur chez Williams F1 Team, remplace Robert Kubica lors de cette séance d'essais ; c'est la première fois depuis le début de la saison qu'un pilote-essayeur est envoyé en piste lors d'une session de préparation d'un Grand Prix[4].

Deuxième séance, le vendredi de 14 h à 15 h 30[modifier | modifier le code]

Temps réalisés par les six premiers de la deuxième séance d'essais libres[5]
Pos. Pilote Voiture Chrono Écart
1 Drapeau de Monaco Charles Leclerc Ferrari 1 min 12 s 177
2 Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel Ferrari 1 min 12 s 251 + 0 s 074
3 Drapeau de la Finlande Valtteri Bottas Mercedes 1 min 12 s 311 + 0 s 134
4 Drapeau de l'Espagne Carlos Sainz Jr. McLaren-Renault 1 min 12 s 553 + 0 s 376
5 Drapeau du Danemark Kevin Magnussen Haas-Ferrari 1 min 12 s 935 + 0 s 758
6 Drapeau de la Grande-Bretagne Lewis Hamilton Mercedes 1 min 12 s 938 + 0 s 761

Troisième séance, le samedi de 11 h à 12 h[modifier | modifier le code]

Temps réalisés par les six premiers de la troisième séance d'essais libres[6]
Pos. Pilote Voiture Chrono Écart
1 Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel Ferrari 1 min 10 s 843
2 Drapeau de Monaco Charles Leclerc Ferrari 1 min 10 s 982 + 0 s 139
3 Drapeau de la Grande-Bretagne Lewis Hamilton Mercedes 1 min 11 s 236 + 0 s 393
4 Drapeau de la Finlande Valtteri Bottas Mercedes 1 min 11 s 531 + 0 s 688
5 Drapeau des Pays-Bas Max Verstappen Red Bull-Honda 1 min 11 s 842 + 0 s 999
6 Drapeau de la France Pierre Gasly Red Bull-Honda 1 min 11 s 914 + 1 s 071

Séance de qualifications[modifier | modifier le code]

Résultats des qualifications[modifier | modifier le code]

Résultats des qualifications[7]
Pos. Pilote Écurie Qualifications 1 Qualifications 2 Qualifications 3
1 Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel Ferrari 1 min 11 s 200 1 min 11 s 142 1 min 10 s 240
2 Drapeau de la Grande-Bretagne Lewis Hamilton Mercedes 1 min 11 s 518 1 min 11 s 010 1 min 10 s 446
3 Drapeau de Monaco Charles Leclerc Ferrari 1 min 11 s 214 1 min 11 s 205 1 min 10 s 920
4 Drapeau de l'Australie Daniel Ricciardo Renault 1 min 11 s 837 1 min 11 s 532 1 min 11 s 071
5 Drapeau de la France Pierre Gasly Red Bull-Honda 1 min 12 s 023 1 min 11 s 196 1 min 11 s 079
6 Drapeau de la Finlande Valtteri Bottas Mercedes 1 min 11 s 229 1 min 11 s 095 1 min 11 s 101
7 Drapeau de l'Allemagne Nico Hülkenberg Renault 1 min 11 s 720 1 min 11 s 553 1 min 11 s 324
8 Drapeau de la Grande-Bretagne Lando Norris McLaren-Renault 1 min 11 s 780 1 min 11 s 735 1 min 11 s 863
9 Drapeau de l'Espagne Carlos Sainz Jr. McLaren-Renault 1 min 11 s 750 1 min 11 s 572 1 min 13 s 981
10 Drapeau du Danemark Kevin Magnussen Haas-Ferrari 1 min 12 s 107 1 min 11 s 786 pas de temps
11 Drapeau des Pays-Bas Max Verstappen Red Bull-Honda 1 min 11 s 619 1 min 11 s 800
12 Drapeau de la Russie Daniil Kvyat Toro Rosso-Honda 1 min 11 s 965 1 min 11 s 921
13 Drapeau de l'Italie Antonio Giovinazzi Alfa Romeo-Ferrari 1 min 12 s 122 1 min 12 s 136
14 Drapeau de la Thaïlande Alexander Albon Toro Rosso-Honda 1 min 12 s 020 1 min 12 s 193
15 Drapeau de la France Romain Grosjean Haas-Ferrari 1 min 12 s 109 pas de temps
16 Drapeau du Mexique Sergio Pérez Racing Point-BWT Mercedes 1 min 12 s 197
17 Drapeau de la Finlande Kimi Räikkönen Alfa Romeo-Ferrari 1 min 12 s 230
18 Drapeau du Canada Lance Stroll Racing Point-BWT Mercedes 1 min 12 s 266
19 Drapeau de la Grande-Bretagne George Russell Williams-Mercedes 1 min 13 s 617
20 Drapeau de la Pologne Robert Kubica Williams-Mercedes 1 min 14 s 393
Temps minimal à réaliser pour la qualification : 1 min 16 s 184 (107 % de 1 min 11 s 200)

Grille de départ[modifier | modifier le code]

  • Carlos Sainz Jr., auteur du neuvième temps, est pénalisé d'un recul de trois places pour avoir gêné Alexander Albon durant la deuxième phase des qualifications ; il s'élance finalement de la onzième place en raison du départ des stands de Kevin Magnussen[8] ;
  • Victime d'un accident contre le « mur des champions » en fin de Q2, Kevin Magnussen auteur du dixième temps, ne peut participer à la dernière phase qualificative et doit prendre le départ depuis la voie des stands à cause du changement de son châssis[9].
Schéma de la grille de qualification du Grand Prix du Canada 2019.
La grille de qualification du Grand Prix du Canada 2019.
Schéma de la grille de départ du Grand Prix du Canada 2019.
La grille de départ du Grand Prix du Canada 2019.

Course[modifier | modifier le code]

Incident du 48e tour[modifier | modifier le code]

Sebastian Vettel et Lewis Hamilton se battent en tête de la course, Hamilton revenant par moment à moins d'une seconde de son rival, écart lui permettant d'utiliser son aileron arrière mobile dans les longues lignes droites du circuit Gilles-Villeneuve ; toutefois, il n'est jamais en position de tenter un dépassement sur la Ferrari. À vingt-deux tours de l'arrivée, à l'entrée de la chicane constituée par les virages no 3 et no 4, la Ferrari SF90 fait une embardée, traverse le terre-plein gazonné et revient en piste sous le nez de la W10 de Hamilton, qui est contraint de freiner brutalement pour éviter une collision. Vettel se justifie ainsi : « J'ai perdu l'arrière de la voiture. Clairement, ça n'était pas l'objectif de partir en dehors de la piste sans savoir de quelle manière j'allais la retrouver. Je crois qu'il est assez clair que j'étais à la limite, j'ai attaqué très fort toute la course. Je me suis retrouvé sur l'herbe et il est de notoriété publique que l'herbe n'offre pas beaucoup d'adhérence. En revenant sur la piste, j'essayais juste de reprendre le contrôle de la voiture. Quand je l'ai repris, j'ai pu regarder dans mes rétroviseurs et vu Lewis juste derrière moi[10]. » Hamilton déclare après coup : « Quand on sort de la piste, on est supposé y remonter en toute sécurité et pas sur la trajectoire idéale en bloquant un autre concurrent » et s'attribue le mérite d'avoir su mettre la pression à Vettel au point de le « pousser à la faute[11],[12]. »

Les commissaires, assistés par Emanuele Pirro, estiment que Vettel a forcé Hamilton à sortir des limites de la piste et lui infligent une pénalité de cinq secondes : « La voiture no 5 a quitté la piste, y est revenue de manière dangereuse et a forcé un autre pilote à aller hors piste, incident tel que défini par l'article 38.1 du règlement sportif de la FIA »[13]. Vettel se met à protester vivement dans son casque, ne masquant pas sa colère[14]. Ne parvenant pas ensuite à se ménager une avance sur Hamilton supérieure à ces cinq secondes, il passe le premier sous le drapeau à damiers mais est rétrogradé au deuxième rang. « Ce n'est pas la manière avec laquelle je voulais gagner », explique Hamilton[11].

Après le tour d'honneur, Vettel ne gare pas sa voiture parmi les trois premières mais à l'entrée de la voie des stands. Il n'est pas présent pour les interviews « à chaud » réalisées par Martin Brundle mais arrive, à pied, sous le podium et intervertit les panonceaux « 1 » et « 2 » pour placer le premier à l'emplacement où devrait se trouver sa monoplace et le second devant celle d'Hamilton[14]. Sur le podium, le vainqueur invite son dauphin dépité à le rejoindre sur la première marche[14]. Alors que le public siffle Hamilton, Vettel réagit en lui demandant d'arrêter de le huer[15].

Plusieurs anciens pilotes et champions du monde, dont Nigel Mansell, Jenson Button, Mario Andretti, Damon Hill, Jacques Villeneuve et Mark Webber, prennent position contre la pénalité infligée à Vettel estimant le « résultat faussé » et demandant aux instances dirigeantes de laisser les pilotes courir[16]. Alexander Wurz, le président du GPDA, déclare même que la pénalité de Vettel crée un précédent « vraiment dangereux » pour la FIA et appelle à plus de pragmatisme sur les sanctions[17]. Daniel Ricciardo développe également des arguments très parlants en faveur de son ancien coéquipier chez Red Bull Racing, rappelant qu'au Grand Prix de Monaco 2016, Lewis Hamilton « lui avait fait le même coup » en coupant la chicane à la sortie du tunnel et en reprenant la piste sous son nez, et qu'il n'avait pas été sanctionné : « Il y a trois ans, il m'avait laissé moins d’espace que Seb ne lui en a laissé cette fois-ci ! Pourtant Lewis n'avait pas été pénalisé à l'époque, ce qui était la bonne chose à faire. Ce n'était pas un geste délibéré de sa part, nous nous battions juste à couteaux tirés pour la gagne[18]. » Nico Rosberg estime en revanche, arguments tranchants à l'appui, que la pénalité du pilote Ferrari est totalement justifiée[19],[20].

Ross Brawn, qui travaille désormais pour Liberty Media, le nouveau propriétaire de la Formule 1, se refuse à donner son opinion sur la pénalité de Sebastian Vettel (« Je ne veux pas donner mon opinion sur la décision parce que, dans ma position, ce serait une erreur de le faire. ») tout en reconnaissant que la décision prise par les commissaires n'avait « rien de désastreux[21]. »

La Scuderia Ferrari, qui disposait d'un délai de recours de 96 heures, a tout d'abord notifié la FIA de son intention de faire appel de la décision des commissaires[13]. Le 13 juin, consciente que ses chances d'obtenir une révision du classement de la course étaient nulles, elle décide d'abandonner son appel auprès du pouvoir sportif[22].

Le 17 juin, l'équipe exerce son droit de revue auprès de la FIA : cette démarche prévue par l'article 14.1.1 du code sportif international de la FIA n'est possible que si le plaignant est en mesure d'apporter de nouvelles preuves pour contester la décision des commissaires de course[23]. Le , la FIA annonce officiellement qu'elle valide la demande de révision déposée par Ferrari et que les commissaires sportifs du Grand Prix du Canada (Emanuele Pirro, Gerd Ennser, Mathieu Remmerie et Mike Kaerne) se réunissent le , au circuit Paul Ricard, lors du Grand Prix de France, pour étudier les nouvelles preuves apportées au dossier par Ferrari[24],[25].

Lors de l'audience destinée à examiner s'il y avait une opportunité d'annuler la pénalité de Sebastian Vettel, les commissaires de la FIA décident de rejeter les preuves fournies par Ferrari. La FIA, après avoir entendu Laurent Mekies, le directeur sportif de Ferrari, estiment qu'« il n’y a pas de nouvel élément significatif qui n'était pas à disposition des commissaires au moment de la course. » Ferrari avait présenté des éléments de télémétrie, une analyse vidéo détaillée sous plusieurs angles et l'analyse de données GPS des trajectoires de Vettel et Hamilton lors de la sortie de piste Vettel et des tours précédents ; un témoignage écrit de Vettel a aussi été fourni. Les commissaires ont jugé que tous les éléments avaient déjà été pris en compte avant la fin de la course hormis une analyse de Karun Chandhok sur Sky Sports après la course et une vidéo de face de Vettel. Leur analyse n'a pas été jugée significative car menée par une tierce partie ou ne fournissant pas d'éléments significatifs. En conséquence, la procédure de Ferrari est rejetée, la pénalité de Vettel et la victoire de Lewis Hamilton au Canada confirmées[26],[27],[28].

Classement de la course[modifier | modifier le code]

Classement de la course[29]
Pos. no  Pilote Écurie Tours Temps/Abandon Grille Points
1 44 Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton Mercedes 70 1 h 29 min 07 s 084 (205,527 km/h) 2 25
2 5 Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel Ferrari 70 + 3 s 658 (dont 5 s de pénalité) 1 18
3 16 Drapeau de Monaco Charles Leclerc Ferrari 70 + 4 s 696 3 15
4 77 Drapeau de la Finlande Valtteri Bottas Mercedes 70 + 51 s 043 6 12 + 1
5 33 Drapeau des Pays-Bas Max Verstappen Red Bull-Honda 70 + 57 s 655 9 10
6 3 Drapeau de l'Australie Daniel Ricciardo Renault 69 + 1 tour 4 8
7 27 Drapeau de l'Allemagne Nico Hülkenberg Renault 69 + 1 tour 7 6
8 10 Drapeau de la France Pierre Gasly Red Bull-Honda 69 + 1 tour 5 4
9 18 Drapeau du Canada Lance Stroll Racing Point-Mercedes 69 + 1 tour 17 2
10 26 Drapeau de la Russie Daniil Kvyat Toro Rosso-Honda 69 + 1 tour 10 1
11 55 Drapeau de l'Espagne Carlos Sainz Jr. McLaren-Renault 69 + 1 tour 11
12 11 Drapeau du Mexique Sergio Pérez Racing Point-Mercedes 69 + 1 tour 15
13 99 Drapeau de l'Italie Antonio Giovinazzi Alfa Romeo-Ferrari 69 + 1 tour 12
14 8 Drapeau de la France Romain Grosjean Haas-Ferrari 69 + 1 tour 14
15 7 Drapeau de la Finlande Kimi Räikkönen Alfa Romeo-Ferrari 69 + 1 tour 16
16 63 Drapeau du Royaume-Uni George Russell Williams-Mercedes 68 + 2 tours 18
17 20 Drapeau du Danemark Kevin Magnussen Haas-Ferrari 68 + 2 tours pitlane
18 88 Drapeau de la Pologne Robert Kubica Williams-Mercedes 67 + 3 tours 19
Abd. 23 Drapeau de la Thaïlande Alexander Albon Toro Rosso-Honda 59 Retrait volontaire 13
Abd. 4 Drapeau du Royaume-Uni Lando Norris McLaren-Renault 8 Suspension 8

Pole position et record du tour[modifier | modifier le code]

Tours en tête[modifier | modifier le code]

Classements généraux à l'issue de la course[modifier | modifier le code]

Pilotes[33]
Pos. Pilote Écurie Points
1 Drapeau de la Grande-Bretagne Lewis Hamilton Mercedes 162
2 Drapeau de la Finlande Valtteri Bottas Mercedes 133
3 Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel Ferrari 100
4 Drapeau des Pays-Bas Max Verstappen Red Bull-Honda 88
5 Drapeau de Monaco Charles Leclerc Ferrari 72
6 Drapeau de la France Pierre Gasly Red Bull-Honda 36
7 Drapeau de l'Espagne Carlos Sainz Jr. McLaren-Renault 18
8 Drapeau de l'Australie Daniel Ricciardo Renault 16
9 Drapeau du Danemark Kevin Magnussen Haas-Ferrari 14
10 Drapeau du Mexique Sergio Pérez Racing Point-BWT Mercedes 13
11 Drapeau de la Finlande Kimi Räikkönen Alfa Romeo-Ferrari 13
12 Drapeau du Royaume-Uni Lando Norris McLaren-Renault 12
13 Drapeau de l'Allemagne Nico Hülkenberg Renault 12
14 Drapeau de la Russie Daniil Kvyat Toro Rosso-Honda 10
15 Drapeau de la Thaïlande Alexander Albon Toro Rosso-Honda 7
16 Drapeau du Canada Lance Stroll Racing Point-BWT Mercedes 6
17 Drapeau de la France Romain Grosjean Haas-Ferrari 2
Constructeurs[34]
Pos. Écurie Points
1 Drapeau de l'Allemagne Mercedes 295
2 Drapeau de l'Italie Ferrari 172
3 Drapeau de l'Autriche Red Bull-Honda 124
4 Drapeau de la Grande-Bretagne McLaren-Renault 30
5 Drapeau de la France Renault 28
6 Drapeau de la Grande-Bretagne Racing Point-BWT Mercedes 19
7 Drapeau de l'Italie Toro Rosso-Honda 17
8 Drapeau des États-Unis Haas-Ferrari 16
9 Drapeau de la Suisse Alfa Romeo-Ferrari 13

Statistiques[modifier | modifier le code]

Le Grand Prix du Canada 2019 représente :

Au cours de ce Grand Prix :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Espace Paddock - Parc Jean-Drapeau », sur parcjeandrapeau.com (consulté le 27 mai 2019)
  2. (en) « 2019 SPANISH AND CANADA GRAND PRIX TYRES COUMPOUND CHOICES », sur press.pirelli.com, (consulté le 28 mars 2019)
  3. Formula One Management, « FORMULA 1 PIRELLI GRAND PRIX DU CANADA 2019 - PRACTICE 1 », sur formula1.com, (consulté le 7 juin 2019)
  4. Cesare Ingrassia, « Nicholas Latifi est resté loin des murs pour sa première séance d’essais libres avec Williams. », sur f1only.fr, (consulté le 8 juin 2019)
  5. Formula One Management, « FORMULA 1 PIRELLI GRAND PRIX DU CANADA 2019 - PRACTICE 2 », sur formula1.com, (consulté le 7 juin 2019)
  6. Formula One Management, « FORMULA 1 PIRELLI GRAND PRIX DU CANADA 2019 - PRACTICE 3 », sur formula1.com, (consulté le 8 juin 2019)
  7. Formula One Management, « FORMULA 1 PIRELLI GRAND PRIX DU CANADA 2019 -QUALIFYING », sur formula1.com, (consulté le 8 juin 2019)
  8. Grégory Demoen, « Sainz écope d'une pénalité de grille », sur f1i.auto-moto.com, (consulté le 9 juin 2019)
  9. Grégory Demoen, « Magnussen partira des stands. », sur f1i.auto-moto.com, (consulté le 9 juin 2019)
  10. Grégory Demoen, « Vettel, désabusé : "Ce n'est plus la F1 que j'aime." », sur f1i.auto-moto.com, (consulté le 10 juin 2019)
  11. a et b Pierre Van Vliet, « Hamilton : "Pas la manière avec laquelle je voulais gagner" », sur f1i.auto-moto.com, (consulté le 10 juin 2019)
  12. Grégory Demoen, « Hamilton : "J'ai poussé Vettel à la faute" », sur f1i.auto-moto.com, (consulté le 12 juin 2019)
  13. a et b Fabien Gaillard, « Ferrari a notifié son intention de faire appel de la pénalité de Vettel », sur fr.motorsport.com, (consulté le 10 juin 2019)
  14. a b et c Stéphane Vrignaud, « Sebastian Vettel (Ferrari) : "Je ne sais pas quelle erreur ils pensent que j'ai commise" », sur eurosport.fr, (consulté le 10 juin 2019)
  15. Michael Delaney, « Montréal : les notes F1i des pilotes - Page 19 de 20 », sur f1i.auto-moto.com, (consulté le 10 juin 2019)
  16. Rédaction, « Nigel Mansell, après la pénalité infligée à Sebastian Vettel : « Un résultat faussé » », sur lequipe.fr, (consulté le 11 juin 2019)
  17. Alexandre Combralier, « =Wurz estime que la pénalité de Vettel crée un précédent vraiment dangereux pour la FIA. », sur motorsport.nextgen-auto.com, (consulté le 11 juin 2019)
  18. Grégory Demoen, « Ricciardo : "Hamilton m'avait fait le même coup en 2016 !" », sur f1i.auto-moto.com, (consulté le 11 juin 2019)
  19. Grégory Demoen, « Rosberg : "Qu'on arrête, Vettel mérite sa pénalité !" », sur f1i.auto-moto.com, (consulté le 11 juin 2019)
  20. Emmanuel Touzot, « L'incident entre Vettel et Hamilton continue de diviser les observateurs. », sur motorsport.nextgen-auto.com, (consulté le 11 juin 2019)
  21. Fabien Gaillard, « Brawn : Il n'y a "rien de désastreux" dans la pénalité de Vettel. », sur fr.motorsport.com, (consulté le 11 juin 2019)
  22. Grégory Demoen, « Pénalité de Vettel : Ferrari retire son appel », sur f1i.auto-moto.com, (consulté le 13 juin 2019)
  23. Grégory Demoen, « Ferrari conteste formellement la pénalité de Vettel. », sur f1i.auto-moto.com, (consulté le 18 juin 2019)
  24. Olivier Ferret, « Officiel : La FIA accepte de revoir la pénalité de Vettel. », sur motorsport.nextgen-auto.com, (consulté le 20 juin 2019)
  25. Grégory Demoen, « Pénalité de Vettel : la FIA convoque Ferrari. », sur f1i.auto-moto.com, (consulté le 20 juin 2019)
  26. Olivier Ferret, « Officiel : La FIA rejette la demande de Ferrari, la pénalité est confirmée. », sur motorsport.nextgen-auto.com, (consulté le 21 juin 2019)
  27. Fabien Gaillard, « Requête de Ferrari rejetée, victoire d'Hamilton confirmée. », sur fr.motorsport.com, (consulté le 21 juin 2019)
  28. Grégory Demoen, « Pénalité de Vettel : réclamation rejetée ! », sur f1i.auto-moto.com, (consulté le 21 juin 2019)
  29. Formula One Management, « FORMULA 1 PIRELLI GRAND PRIX DU CANADA 2019 -RACE RESULT », sur formula1.com, (consulté le 9 juin 2019)
  30. « Canada 2019 Qualifications », sur statsf1.com, (consulté le 9 juin 2019)
  31. « Canada 2019 Meilleurs tours », sur statsf1.com, (consulté le 9 juin 2019)
  32. « Canada 2019 Tours en tête », sur statsf1.com, (consulté le 9 juin 2019)
  33. « Canada 2019 Championnat Pilotes », sur statsf1.com, (consulté le 9 juin 2019)
  34. « Canada 2019 Championnat Constructeurs », sur statsf1.com, (consulté le 9 juin 2019)
  35. « Sebastian Vettel Pole positions », sur statsf1.com, (consulté le 9 juin 2019)
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