Grand Prix automobile de Grande-Bretagne 1995

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52° 04′ 43″ N 1° 01′ 01″ O / 52.07861, -1.01694

Grand Prix de Grande-Bretagne 1995
Tracé de la course

Drapeau Circuit de Silverstone

Données de la course
Nombre de tours 61
Longueur du circuit 5,057 km
Distance de course 308,477 km
Résultats
Vainqueur Drapeau du Royaume-Uni Johnny Herbert,
Benetton-Renault,
h 34 min 35 s 093
(vitesse moyenne : 195,683 km/h)
Pole position Drapeau du Royaume-Uni Damon Hill,
Williams-Renault,
min 28 s 124
(vitesse moyenne : 206,586 km/h)
Record du tour en course Drapeau du Royaume-Uni Damon Hill,
Williams-Renault,
min 29 s 752
(vitesse moyenne : 202,839 km/h)

Le Grand Prix automobile de Grande-Bretagne 1995 (XLVIII RAC British Grand Prix), disputé sur le circuit de Silverstone situé dans le comté du Northamptonshire en Angleterre le , est la soixante-quatrième édition du Grand Prix, le 572e Grand Prix de Formule 1 couru depuis 1950 et la huitième manche du championnat 1995.

La course, de 61 tours, est remportée par Johnny Herbert (Benetton Formula), parti de la cinquième position. Jean Alesi (Scuderia Ferrari) finit second et David Coulthard (Williams F1 Team) se classe troisième ; suivent Olivier Panis (Ligier), Mark Blundell (McLaren Racing) et Heinz-Harald Frentzen (Sauber). Le Grand Prix est marqué par la première victoire de Johnny Herbert en Formule 1 et la cinquième victoire de Benetton cette saison.

La course est dominée par le duel entre Michael Schumacher et Damon Hill pour le championnat du monde. Hill démarre de la position de tête après des essais qualificatifs réalisés dans des conditions météorologiques variables et conserve son avantage au départ tandis que Schumacher, second sur la grille, est gêné par Jean Alesi au premier freinage. Bien que se trouvant derrière une Ferrari plus lente, Schumacher adopte une stratégie à un seul arrêt au stand, plus favorable pour prendre l'ascendant sur Damon Hill, sur deux arrêts au stand. Schumacher prend la tête au quarante-deuxième tour. Quatre tours plus tard, Hill tente un dépassement sur Schumacher : les deux monoplaces se heurtent, ce qui provoque un double abandon. Johnny Herbert et David Coulthard, qui se battaient jusqu'à lors pour le gain de la troisième place, sont désormais en lutte pour la victoire. Coulthard dépasse Herbert mais est rétrogradé à la troisième position après un stop-and-go pour vitesse excessive dans les stands, ce dont Jean Alesi bénéficie pour la seconde place.

Contexte avant le Grand Prix[modifier | modifier le code]

Situation du championnat du monde[modifier | modifier le code]

À l'approche du Grand Prix de Grande-Bretagne, Michael Schumacher, pilote Benetton, mène le championnat du monde des pilotes avec 46 points, devant Damon Hill, pilote Williams, qui en a inscrit 35. Ils sont suivis par les deux pilotes de la Scuderia Ferrari, Jean Alesi et Gerhard Berger, qui ont marqué 26 et 17 points. Le championnat du monde des constructeurs est plus disputé puisque Benetton, en tête du classement avec 48 points, devance de quelques points seulement Ferrari (43 points) et Williams (42 points)[1].

Après un début de saison en demi-teinte, Schumacher vient de remporter trois des quatre précédents Grands Prix et arrive à Silverstone avec le statut d'homme à battre[2]. Damon Hill, qui a gagné le l'édition précédente de l'épreuve espère réitérer sa performance à domicile devant ses supporters[3]. Le Britannique a réalisé le meilleur temps des essais privés de Silverstone organisés lors de la dernière semaine de juin 1995, devançant son coéquipier, David Coulthard, de près d'une seconde et Schumacher de deux dixièmes. Outre Williams et Benetton, les écuries McLaren, Jordan, Arrows et Pacific ont participé à ces essais[4]. Damon Hill est d'autant plus sous pression que son épouse s'apprête à donner naissance à leur troisième enfant[2].

Situation des pilotes[modifier | modifier le code]

Les débuts de Max Papis[modifier | modifier le code]

Portrait de Massimiliano Papis en 2008, vêtu d'une combinaison de course noire
Massimiliano Papis dispute à Silverstone son premier Grand Prix de Formule 1.

Jackie Oliver, le patron de l'écurie Arrows en manque de liquidités, n'est plus en mesure d'apporter un complément financier à l'équipe et ne peut plus conserver son premier pilote, l'Italien Gianni Morbidelli, qui n'apporte aucun budget complémentaire, au contraire de son coéquipier. Si le Portugais Pedro Lamy est initialement contacté pour le suppléer, Massimiliano Papis, vainqueur d'une manche du championnat international de Formule 3000 1994 et pilote-essayeur de Team Lotus la même année (avant son retrait de la compétition à la fin de la saison) remplace finalement son compatriote. Papis apporte le soutien financier d'Altea, un fabricant de cravates, qui complète le revenu apporté par l'autre pilote-payant Taki Inoue, afin de couvrir le budget annuel de l'écurie. Papis était initialement pressenti pour remplacer le Japonais dont certaines rumeurs suggéraient que son apport financier s'était tari[5],[6]. Morbidelli ne quitte par pour autant Arrows puisqu'il en devient le pilote-essayeur, avant d'être à nouveau titularisé pour le Grand Prix du Pacifique, en fin de saison[7].

Premières annonces et rumeurs de transferts[modifier | modifier le code]

Les discussions précédant le weekend de Grand Prix sont centrées sur les transferts des pilotes pour la saison 1996. L'avenir de Michael Schumacher, unique champion du monde du plateau et considéré comme le meilleur pilote de Formule 1 à cette époque, dicte le marché des transferts[8].

Les échanges les plus courus concernent l'éventuel départ de Schumacher de Benetton Formula vers la Scuderia Ferrari où il remplacerait Gerhard Berger, ce dernier envisageant de rejoindre Williams F1 Team. Berger, s'il ne confirme pas son propre transfert, déclare que l'arrivée de Schumacher chez Ferrari est d'ores et déjà actée[9].

L'avenir de Damon Hill au sein de Williams F1 Team semble incertain : annoncé par plusieurs journalistes chez Ferrari (où il ferait équipe avec son rival Schumacher, ce qui semble peu probable), Hill se verrait, selon ses propres termes, plutôt chez Benetton où il remplacerait Schumacher[10],[9].

Le vendredi 14 juillet, Julian Jakobi (l'ancien agent d'Ayrton Senna), Andrew Happel (l'agent de Johnny Herbert) et Tim Wright (l'agent de David Coulthard), tous trois éminents représentants de la société International Management Group de Mark McCormack, sont reçus par Frank Williams. Ceux-ci sont chargés par Craig Pollock, l'agent de Jacques Villeneuve (qui vient juste de remporter le Grand Prix automobile d'Elkhart Lake sur le circuit de Road America en CART), de multiplier les contacts avec Williams F1 Team afin de lui assurer un poste de titulaire en 1996[9].

Photo de face d'Alesi, vêtu d'une chemise rouge, entouré à sa droite de trois jeunes femmes
Jean Alesi, présent chez Ferrari depuis 1991, quitte l'écurie italienne à la fin de la saison.

McLaren disposant d'une option sur David Coulthard pour 1996, Heinz-Harald Frentzen (Sauber) est cité pour le remplacer comme titulaire chez Williams en 1996[10]. L'Allemand ferait alors équipe avec le Français Jean Alesi, écarté par Ferrari au terme de la saison[9]. Toutefois, d'autres bruits de paddock annoncent Frentzen chez McLaren dès le Grand Prix d'Allemagne à venir où il remplacerait Mark Blundell qui ne dispose que d'un contrat « course par course »[9].

L'Anglais Johnny Herbert, coéquipier de Schumacher chez Benetton, est sur le point de perdre son baquet au profit du pilote-essayeur de l'écurie, Jos Verstappen, sans volant de titulaire depuis la faillite de Simtek après le Grand Prix de Monaco. Malgré sa deuxième place en Espagne, Herbert reste largement dominé par Schumacher et impliqué dans deux accidents au départ des deux précédentes courses, au Canada et en France[11],[12]. Flavio Briatore, qui porte la double casquette de directeur de Benetton et d'agent de Verstappen (à qui il doit contractuellement plusieurs courses) pourrait ainsi placer « gratuitement » son pilote comme titulaire dans son écurie[13]. D'autres rumeurs annoncent le remplacement d'Herbert par Martin Brundle dès le prochain Grand Prix, en Allemagne[9].

Jos Verstappen est également cité comme remplaçant de l'Italien Andrea Montermini au sein de la modeste écurie Pacific Racing, en manque de liquidités, pour ce Grand Prix de Grande-Bretagne. En effet, les observateurs estiment que Montermini ne peut plus payer son baquet tandis que le Néerlandais pourrait le suppléer grâce au soutien du principal commanditaire de l'écurie, le fabricant hollandais de vodka Ursus ; Verstappen est néanmoins en lutte pour ce volant avec son compatriote Jan Lammers et avec le Suisse Jean-Denis Delétraz (censé disputer les quatre dernières manches de la saison). Montermini confirmé in-extremis pour la course de Silverstone, doit finalement être remplacé par un autre Italien dès l'épreuve suivante[14],[5].

Tensions entre Schumacher et Hill[modifier | modifier le code]

Lors de la conférence de presse du jeudi, Damon Hill répond à la précédente attaque de son rival Michael Schumacher qui l'avait traité de « perdant » et avait enfoncé le clou en déclarant qu'il « aurait été plus inquiet cette saison si Alesi, Frentzen ou Hakkinen pilotait la Williams-Renault ». Le Britannique réplique : « Bien sûr, j'ai un ego et il me dit que je ne suis pas un perdant. Schumacher n'est un clone préformaté par ses sponsors. » Une heure plus tard, au micro de TF1, Schumacher calme la situation en annonçant : « Je n'ai jamais parlé ainsi de Damon. J'ai simplement dit qu'il m'avait gêné à Magny-Cours de façon un peu tendancieuse. » Hill, soucieux à son tour de calmer la polémique, conclut en ces termes : « Je suis persuadé que Michael n'a pas dit ça aussi directement. On lui prête ces propos et c'est tout. »[9]

Situation des écuries[modifier | modifier le code]

Minardi en crise[modifier | modifier le code]

Photographie d'une monoplace de Formule 1 en livrée blanche et noire.
Les Minardi M195 ont failli ne pas être disponible pour la course.

Lors du Grand Prix précédant, à Magny-Cours, Giancarlo Minardi, le patron de la modeste Scuderia Minardi, mandate Dominique Dumas (entre autres avocat d'Alain Prost) pour plaider sa cause au tribunal de commerce de Nevers à propos de la saisie de ses monoplaces Minardi M195 à la suite d'un litige financier avec la société Grand Prix Engineering Sponsorship Limited. Si les monoplaces ne peuvent tourner durant toute la journée du vendredi, Dominique Dumas obtient une levée temporaire du séquestre pour les journées du samedi et dimanche ; les monoplaces restent toutefois bloquées en France à l'issue de la course[15].

L'affaire rebondit le 9 juillet lorsqu'Henry Peter (entre autres avocat de la Scuderia Ferrari) est mandaté par Grand Prix Engineering Sponsorship Limited pour régler le différend. Le lendemain, Minardi est mis en demeure de régler 430 000 £ pour disposer de ses monoplaces. L'avenir de l'écurie est en péril pendant plusieurs heures puis un compromis est adopté, permettant à l'équipe italienne de participer au Grand Prix de Grande-Bretagne[9].

Vers un rachat de Ligier ?[modifier | modifier le code]

En 1994, les aides au pilotage ont été interdites et le moteur Renault Sport n'a pas suffit à masquer les carences de la Ligier JS39B qui n'a marqué aucun point à mi-saison. Au printemps, Flavio Briatore, patron de Benetton Formula, rachète Ligier, financièrement aux abois ; la manœuvre de Briatore n'est pas anodine puisque, désormais propriétaire des deux équipes, plus rien ne peut s'opposer au transfert du moteur Renault chez Benetton pour 1995. Ne pouvant gérer les deux équipes concomitamment, Briatore installe Tom Walkinshaw à la tête de Ligier. Le 14 juillet 1995, à l'occasion du Grand Prix de Grande-Bretagne, Guy Ligier, actionnaire minoritaire de l'écurie et Jean-Dominique Comolli, président de la SEITA (sponsor-titre de l'équipe Ligier Gitanes Blondes) quittent le circuit en hélicoptère pour Oxford où sont entamés les premiers pourparlers visant au rachat total de l'écurie par Walkinshaw et au déménagement des installations en Angleterre. Comolli annonce que, quel que soit l'avenir de l'équipe, la SEITA poursuivra son partenariat financier en 1996, mais à la baisse[9].

Retour de Steve Nichols chez McLaren[modifier | modifier le code]

Le directeur de McLaren Racing, Ron Dennis, annonce, la semaine précédant le Grand Prix de Grande-Bretagne, le retour de l'ingénieur américain Steve Nichols présent au sein de l'équipe britannique de 1980 à 1989. Nichols, après être passé par la Scuderia Ferrari, Jordan Grand Prix et Sauber, est notamment chargé de superviser la conception de la prochaine monoplace de McLaren[16],[9],[17].

Tensions entre Williams et Renault[modifier | modifier le code]

L'écurie Williams F1 Team entretient des relations difficiles avec son motoriste Renault Sport avec lequel l'écurie est liée jusqu'à la fin de la saison 1997. Or le contrat d'exclusivité avec Renault que Williams détenait pour 1995 a été cassé avec la fourniture de blocs français à Benetton Formula. Dès lors, des rumeurs annoncent que Williams utilisera des moteurs Mugen-Honda voire même BMW à partir de 1996. Cette rumeur est renforcée par le fait que le motoriste nippon est, pour sa part, au centre d'une bataille judiciaire opposant Ligier qui utilise ses moteurs et la Scuderia Minardi à qui Mugen était initialement lié pour cette saison. Néanmoins, les observateurs estiment que Frank Williams signera un partenariat à long terme avec Ford-Cosworth, Peugeot ou Mercedes mais honorera son contrat avec Renault, le motoriste le plus performant de l'époque, tant que ses concurrents ne produiront pas de moteurs satisfaisants[18],[9]. Patrick Faure, le patron de Renault Sport, tempère néanmoins ces rumeurs en déclarant : « Bernard Dudot m'assure qu'il ne s'agit que d'une réaction épidermique. Frank Williams et Patrick Head n'apprécient pas les victoires de Benetton avec un moteur qui est aussi le leur. C'est humain, mais de là à remettre en question un partenariat comme le nôtre, il n'y a aucune raison. »[9]

De nouvelles écuries pour 1996 ?[modifier | modifier le code]

De nouvelles écuries souhaitent s'inscrire au championnat du monde de Formule 1. L'arrivée la plus commentée est celle du constructeur de voitures de courses japonais Dome qui a entamé le développement d'une monoplace de Formule 1 afin de préparer un éventuel engagement pour la saison 1997[19].

Un an après avoir annoncé sa volonté de s'engager dans la discipline-reine du sport automobile, l'équipe russe Partner F1 projette de construire une usine en France, à proximité du circuit du Val de Vienne, près de Poitiers, pour produire leurs futurs châssis et moteur. Thierry Walgrave et Norbert Gerard, ex-ingénieurs chez le motoriste français Moteurs Guy Nègre sont engagés afin de concevoir un moteur V8 tandis qu'un ingénieur britannique est chargé de concevoir la monoplace. Partner F1 annonce également avoir engagé comme pilote-essayeur le Belge Eric van de Poele présent en Formule 1 en 1991 et 1992[20].

Jean-Paul Driot, le patron de l'écurie française de Formule 3000 DAMS qui n'a pas réussi à entrer en Formule 1 à cause de la faillite de l'écurie Larrousse avec laquelle il souhaitait s'associer, annonce qu'il souhaite engager, dès 1996, un châssis conçu en partenariat avec Reynard Motorsport et mis en construction à l'usine de la SNPE de Lille en septembre ; il précise que ce châssis sera propulsé par un moteur V8 Ford-Cosworth ED et une boîte de vitesses de la société X-Trac. DAMS disposait déjà d'un contrat avec X-Trac pour 1995 mais, DAMS ayant renoncé à s'engager, les boîtes ont été prêté à la Scuderia Minardi (qui dispose du même moteur) après que cette dernière a vu son partenariat moteur avec Mugen-Honda cassé au profit de Ligier. Driot souhaite engager deux pilotes titulaires et un pilote-essayeur, de préférence des anciennes recrues de DAMS comme les Français Olivier Panis et Érik Comas ou le Brésilien Tarso Marques, pilote de Formule 3000 de l'écurie en 1995. Il insiste sur le fait que la conjoncture économique est idéale pour les commanditaires français qui souhaiteraient investir dans l'écurie et menace de quitter le sport automobile s'il ne parvient pas à accéder à la Formule 1[21].

Dernières évolutions des monoplaces[modifier | modifier le code]

Plusieurs écuries ont apporté des modifications à leurs monoplaces en vue de l'épreuve britannique.

Photo d'une Forti FG01-95 jaune pilotée par Moreno
Roberto Moreno dispose d'une Forti FG01-95 à l'aérodynamique corrigée pour le Grand Prix de Grande-Bretagne 1995.

En fond de grille, Forti Corse présente la version révisée de sa FG01-95. Si Pedro Diniz, a déjà conduit cette évolution de la monoplace lors du précédent Grand Prix, en France, Roberto Moreno dispose à son tour d'un châssis modifié. L'aérodynamique de la FG01-95 est améliorée grâce à un museau plus relevé et de nouveaux pontons. Les deux pilotes testent également une nouvelle évolution du moteur V8 Ford-Cosworth ED lors des essais libres de Silverstone. Le châssis doit encore évoluer rapidement puisqu'un nouveau diffuseur est attendu pour la course suivante où l'empattement sera porté de 2 881 mm à 2 931 mm. Par contre, l'équipe n'envisage toujours pas d'adopter une boîte de vitesses semi-automatique, et reste donc la seule écurie à ne pas en disposer[22],[17].

La Scuderia Ferrari a modifié l'aérodynamique de ses deux monoplaces après une étude approfondie en soufflerie à Bristol à l'échelle 1/2, visant à confirmer les données recueillies à Maranello avec une maquette à l'échelle 1/3. Les pontons de la 412 T2 sont modifiés et la nouvelle carrosserie arrière a désormais une forme en « bouteille de Coca-Cola » encore plus accentuée afin d'améliorer le flux d'air au niveau des pneumatiques. Un nouveau profil de diffuseur est également installé, assez semblable à celui du début de saison. Enfin, les ingénieurs sont revenus à la disposition d'ancrage des suspensions arrière retenue au Grand Prix de Monaco[22],[17].

Pour ce Grand Prix, Ligier a installé, pour la première fois cette saison, sur la JS41 de Martin Brundle, un système de direction assistée validé après une session de 1 000 km d'essais sur le circuit de Magny-Cours. Son coéquipier, Olivier Panis, qui avait utilisé un système similaire plus tôt dans la saison renonce à l'utiliser à Silverstone[22],[17].

Photo d'une monoplace bleue et blanche pilotée par Katayama
La Tyrrell 023 ne dispose plus de sa suspension arrière Hydrolink à partir du Grand Prix de Grande-Bretagne.

Le châssis Pacific PR02 piloté par Andrea Montermini est en passe d'être équipé d'un nouveau capot avant et d'un nouvel extracteur[17]. Tyrrell Racing, renonce à utiliser, sur sa 023, son système de suspension à commande hydraulique hydrolink pourtant longuement testé lors des essais hivernaux. L'efficacité du système est une énorme déception pour l'écurie anglaise qui décide de revenir à un système conventionnel pour la suspension arrière (le système sera totalement abandonné, à l'avant et à l'arrière, dès la course suivante où des amortisseurs Penske classiques à réservoir séparés sont installés)[17].

McLaren a corrigé les problèmes de géométrie des suspensions, toujours équipées d'amortisseurs Penske, de la MP4/10B tandis que Mika Häkkinen dispose d'une version plus puissante du moteur V10 Mercedes-Ilmor pour le warm-up et la course. Le moteur doit encore évoluer et ne sera peinement opérationnell que pour la course suivante, en Allemagne[22],[17].

Arrows a modifié les suspensions avant de sa FA15 en les équipant d'un nouveau déflecteur avant, une solution largement inspirés des Minardi. Jordan a installé des capteurs sur les freins à disque de sa 195[23],[17].

Dans la semaine précédant la course, le designer en chef de Williams, Adrian Newey, relance la controverse qui a éclaté à l'ouverture du championnat, au Grand Prix du Brésil, concernant les fortes similitudes entre la Benetton B195 et la Ligier JS41 (deux monoplaces conçues par deux écuries qui appartiennent à Flavio Briatore). Bien que l'enquête de la Fédération internationale de l'automobile a conclu, à Saint-Marin, à la légalité de la JS41, Newey estime qu'« en ce qui concerne la géométrie des suspensions et l'aérodynamique, elles sont identiques [...] en conclusion logique, nous sommes dans une situation similaire à celle de l'IndyCar. C'est très dangereux ». Concernant les préparatifs de Williams pour ce Grand Prix, les ingénieurs se sont contentés de légères améliorations visant à adapter au mieux le châssis aux circuits les plus rapides. Damon Hill a essayé une FW17 équipée de freins en acier au lieu des traditionnels freins en fibre de carbone, et s'est montré impressionné par leurs performances[2],[24],[25],[23],[17].

Journée du vendredi[modifier | modifier le code]

Séance d'essais libres[modifier | modifier le code]

Temps réalisés par les six premiers de la première séance d'essais libres[26]
Pos. Pilote Voiture Chrono Écart
1 Drapeau de l'Allemagne Michael Schumacher Benetton-Renault 1 min 29 s 238
2 Drapeau du Royaume-Uni Damon Hill Williams-Renault 1 min 29 s 272 + 0 s 034
3 Drapeau de la France Jean Alesi Ferrari 1 min 29 s 661 + 0 s 423
4 Drapeau du Royaume-Uni David Coulthard Williams-Renault 1 min 29 s 756 + 0 s 518
5 Drapeau de l'Autriche Gerhard Berger Ferrari 1 min 30 s 467 + 1 s 229
6 Drapeau du Royaume-Uni Johnny Herbert Benetton-Renault 1 min 30 s 567 + 1 s 329

La première séance d'essais libres du week-end de Grand Prix, d'une durée de 1 h 45 min, se déroule le vendredi 14 juillet de 9 h 30 à 11 h 15. Chaque pilote peut effectuer un maximum de vingt-trois tours chronométrés lors de chaque séance d'essais libres[27].

Disputée sous un temps sec et nuageux, la séance est dominée par Michael Schumacher, qui réalise, d'entrée, le meilleur temps en min 30 s 023, devançant son plus proche poursuivant, Damon Hill, de moins de quatre centièmes de seconde alors que Gerhard Berger et Jean Alesi en sont encore à effectuer leurs premiers réglages. Max Papis, pour ses débuts en Formule 1, évolue à la dix-septième place tandis qu'Andrea Montermini ne tourne pas. Dans les derniers instants de la session, tous les pilotes haussent leur rythme ; Schumacher tourne en min 29 s 6 et Coulthard en min 29 s 9. Alesi réplique en min 29 s 661 mais Schumacher réalise finalement le meilleur tour, en min 29 s 238 devant Hill (min 29 s 272). Alesi, David Coulthard, Johnny Herbert et Berger complètent le top six, occupé par les pilotes des trois premières écuries du championnat du monde des constructeurs[28],[29].

En dépit de cette performance, le pilote allemand se dit mécontent du maniement de sa Benetton B195, estimant qu'elle sous-vire plus que lors des essais privés disputés sur ce même circuit[30].

Séance de qualifications[modifier | modifier le code]

Photo de profil gauche d'une monoplace bleue et blanche sur une piste détrempée
Damon Hill obtient la pole position à domicile pour la deuxième fois consécutive.
Temps réalisés par les six premiers de la première séance de qualification[26]
Pos. Pilote Voiture Chrono Écart
1 Drapeau du Royaume-Uni Damon Hill Williams-Renault 1 min 28 s 124
2 Drapeau de l'Allemagne Michael Schumacher Benetton-Renault 1 min 28 s 397 + 0 s 273
3 Drapeau du Royaume-Uni David Coulthard Williams-Renault 1 min 28 s 947 + 0 s 823
4 Drapeau de l'Autriche Gerhard Berger Ferrari 1 min 29 s 657 + 1 s 533
5 Drapeau du Royaume-Uni Johnny Herbert Benetton-Renault 1 min 29 s 867 + 1 s 743
6 Drapeau de la France Jean Alesi Ferrari 1 min 29 s 874 + 1 s 750

La première séance de qualification du week-end de Grand Prix, d'une durée d'une heure, se déroule le vendredi 14 juillet de 13 h à 14 h. Chaque pilote peut effectuer un maximum de douze tours lors de chaque séance de qualifications[27]. Pour celle-ci, il fait beau et la piste est sèche, mais les pilotes font face à un fort vent de travers, en particulier dans les nombreux virages rapides du circuit. 37 000 spectateurs assistent à cette séance.

Jean Alesi et Gerhard Berger déclarent avoir « encore beaucoup de travail pour comprendre l'aérodynamique des nouveaux pontons et du diffuseur » de leur monoplace. Si Rubens Barrichello est le premier en piste, Michael Schumacher est le plus véloce, en 1 min 29 s 151, après douze minutes. Alors que personne ne semble en mesure de battre le temps de l'Allemand, celui-ci tourne en 1 min 28 s 397 quarante minutes plus tard. Schumacher croit réaliser la meilleure performance de la séance quand Damon Hill, bien qu'en difficulté dans le dernier secteur, sinueux, du circuit (il s'arrête aux stands pour modifier les réglages de sa Williams) réalise, dans les dix dernières minutes de la séance, la pole position provisoire en 1 min 28 s 124. Schumacher, qui a augmenté la déportance de sa Benetton pour en compenser le sous-virage, ce qui a néanmoins entraîné une baisse significative de sa vitesse de pointe en ligne droite, se dit convaincu que lui et son équipe amélioreront le comportement de sa monoplace pour les qualifications du lendemain[29],[2],[30].

À l'issue de la séance, Damon Hill commente sa performance : « Ce dernier tour ressemblait plus à la manière dont je savais qu'il pouvait être fait. Juste une question de réfléchir et de prendre plus de risques. Je suis un peu trop monté sur le vibreur à la sortie du dernier virage, mais il était impossible de faire plus, même pour gagner une fraction de seconde. Vous devez juste garder le pied sur l'accélérateur et espérer que vous n'avez pas mis complètement la voiture dans l'herbe. Après mon meilleur tour, je pouvais voir que j'étais premier sur les immenses écrans de télévisions disposés le long du circuit, et j'ai pensé que c'était une bonne nouvelle. Comme je roulais encore, il y avait des fans qui agitaient des drapeaux tout autour du circuit, ce que j'ai apprécié »[2].

David Coulthard, troisième temps de la séance à huit dixièmes de seconde de Hill, se plaint du vent qui rend très instable l'arrière de sa Williams, tout comme le pilote Benetton Johnny Herbert, cinquième des qualifications[6],[22],[2]. Gerhard Berger et Jean Alesi réalisent les quatrième et sixième temps, désavantagés par un déficit de vitesse de pointe par rapport au moteur Renault des Williams et des Benetton et par le fait que l'écurie italienne n'a pas été autorisé à participer aux essais privés à Silverstone avant le Grand Prix, conformément au règlement de la FIA. Jean Todt, le directeur de Ferrari, pense cependant que le manque d'essais est une « piètre excuse » pour expliquer la baisse de forme de son équipe à Silverstone par rapport aux précédentes manches du championnat[31],[6],[22].

Eddie Irvine septième des qualifications malgré un problème récurrent d'équilibre de freins de sa Jordan se place juste devant Mika Häkkinen, le pilote McLaren le plus rapide. La cinquième ligne de la grille est complétée par leurs coéquipiers, Rubens Barrichello et Mark Blundell. Martin Brundle, sur Ligier, se qualifie en onzième position en devançant de près d'une seconde son coéquipier Olivier Panis, treizième ; les deux pilotes se plaignent que leur monoplace supporte mal les bosses de la piste. Le premier pilote Sauber, Heinz-Harald Frentzen, se place entre les deux Ligier, et a établi un temps plus rapide d'une seconde et demi que celui de son coéquipier, Jean-Christophe Boullion, seizième des qualifications. Ukyo Katayama, sur Tyrrell, obtient la quatorzième place sur la grille, juste devant la Minardi de Pierluigi Martini, qui a réalisé sa meilleure performance en qualifications depuis le début de la saison. Derrière Boullion, Massimiliano Papis se qualifie en dix-septième position devant son coéquipier Taki Inoue, dix-neuvième. Entre ces pilotes Arrows, le second pilote Minardi, Luca Badoer, auteur du dix-huitième temps, n'a pu couvrir l'ensemble des tours qui lui étaient alloués, notamment en raison d'une rupture de sa boite de vitesses. Le classement est complété par les Forti Corse de Pedro Diniz et Roberto Moreno, entre qui s'intercale la Pacific de Bertrand Gachot[22].

Mika Salo, qui ne s'est pas présenté au pesage, voit ses temps annulés et n'est donc, à l'issue de cette première journée, pas qualifié pour la course. C'est aussi le cas pour Andrea Montermini, qui n'a pas pris part à la séance en raison d'une défaillance du maître-cylindre de frein de sa Pacific. Son écurie, ayant de faibles moyens, n'a pu apporter une monoplace de rechange pour ce Grand Prix. Schumacher et Luca Badoer sont tous deux partis en tête-à-queue, sans conséquence[29],[22].

Journée du samedi[modifier | modifier le code]

Séance d'essais libres[modifier | modifier le code]

Trois clichés montrent le tête-à-queue de la Pacific PR02 de Montermini : sur le premier, il sort de la piste ; sur le second, il part en tête-à-queue sur la piste, sur le dernier, il est évacué par les commissaires de piste
Clichés montrant la sortie de piste d'Andrea Montermini lors des essais libres du samedi.
Temps réalisés par les six premiers de la seconde séance d'essais libres[26]
Pos. Pilote Voiture Chrono Écart
1 Drapeau de l'Allemagne Michael Schumacher Benetton-Renault 1 min 31 s 390
2 Drapeau de la France Jean Alesi Ferrari 1 min 31 s 908 + 0 s 518
3 Drapeau du Royaume-Uni David Coulthard Williams-Renault 1 min 32 s 763 + 1 s 373
4 Drapeau du Royaume-Uni Johnny Herbert Benetton-Renault 1 min 33 s 062 + 1 s 672
5 Drapeau de la France Olivier Panis Ligier-Mugen-Honda 1 min 33 s 637 + 2 s 247
6 Drapeau de l'Allemagne Heinz-Harald Frentzen Sauber-Ford 1 min 34 s 169 + 2 s 779

La seconde séance d'essais libres du week-end de Grand Prix, d'une durée de 1 h 45 min, se déroule le samedi 15 juillet de 9 h 30 à 11 h 15[27]. Comme il a plu depuis le milieu de la nuit, la piste est totalement détrempée à l'ouverture de la séance qui débute sous un temps sec. Au bout d'une demi-heure d'essais, quinze pilotes seulement ont pris la piste. Une averse survient en cours de session et le circuit ne commence à sécher que dans les cinq dernières minutes ; les temps au tour sont donc plus lents et plus étalés que ceux réalisés lors de la séance d'essais de la veille[28],[6],[29].

Avant l'averse, Jean Alesi est le plus rapide, devant David Coulthard et Heinz-Harald Frentzen tandis que Roberto Moreno est sorti légèrement de la piste. Damon Hill part en tête-à-queue à cause des conditions météorologiques difficiles et, au moment où il tente de repartir en piste, casse sa transmission ; il n'a pu effectuer que deux tours et ne réalise que le vingt-deuxième temps de la séance avec sa Williams FW17[28],[2],[29].

À la reprise, sur un circuit toujours aussi piégeux, Martin Brundle part en tête-à-queue. Mika Salo, soucieux de préserver sa monoplace pour pouvoir se qualifier l'après-midi, tourne peu. Alesi a une séance compliquée : il a effectué un tour rapide malgré le drapeau jaune brandi en raison des problèmes de Hill, puis s'est accroché avec la Pacific de Bertrand Gachot avant d'entrer au stand à vitesse rapide et doit manœuvrer pour éviter les commissaires qui poussent la Pacific d'Andrea Montermini. Les commissaires de course convoquent à tort son coéquipier Gerhard Berger. Néanmoins, le Français, une fois que l'identité du bon pilote fut établie, n'est pas pénalisé[31],[32],[29].

Le pilote Benetton Michael Schumacher, meilleur temps en min 31 s 390, déclare que le comportement de sa monoplace s'est beaucoup améliorée depuis vendredi. Il devance au classement Jean Alesi, David Coulthard, Johnny Herbert, Olivier Panis et Heinz-Harald Frentzen[28],[6],[29].

Séance de qualifications[modifier | modifier le code]

Photo de profil gauche d'une monoplace bleue aux flancs blancs
Mika Salo, quatrième temps de la séance, part de l'avant-dernière place sur la grille de Silverstone.
Temps réalisés par les six premiers de la seconde séance de qualification[26]
Pos. Pilote Voiture Chrono Écart
1 Drapeau du Royaume-Uni David Coulthard Williams-Renault 1 min 48 s 012
2 Drapeau de l'Allemagne Michael Schumacher Benetton-Renault 1 min 48 s 204 + 0 s 192
3 Drapeau de la France Jean Alesi Ferrari 1 min 48 s 205 + 0 s 193
4 Drapeau de la Finlande Mika Salo Tyrrell-Yamaha 1 min 48 s 639 + 0 s 627
5 Drapeau du Royaume-Uni Damon Hill Williams-Renault 1 min 48 s 800 + 0 s 788
6 Drapeau du Brésil Rubens Barrichello Jordan-Peugeot 1 min 49 s 152 + 1 s 140

La seconde séance de qualification du week-end de Grand Prix, d'une durée d'une heure, se déroule le samedi 15 juillet de 13 h à 14 h[27].

Sur une piste totalement détrempée par un violent orage qui s'est abattu sur le circuit pendant la pause-déjeuner, Andrea Montermini et Mika Salo, non-qualifiés la veille (ennuis de freins pour l'Italien et disqualification pour le Finlandais), sont les seuls a trouvé un enjeu à cette session puisque la hiérarchie ne peut pas évoluer pour les autres pilotes[29]. Le pilote Tyrrell réalise le quatrième temps de la séance, mais à douze secondes du temps effectué la veille par Roberto Moreno, Salo se qualifie donc en vingt-troisième position. Montermini, avec un temps plus lent de quatre secondes encore, est vingt-quatrième et dernier sur la grille[28].

Damon Hill est, lui aussi, assez assidu car il doit régler sa monoplace pour la pluie, ce qu'il n'a pas pu faire durant la matinée. David Coulthard réalise le meilleur temps d'une séance que Jean Alesi qualifie de satisfaisante. Le top dix est complété par Schumacher, Alesi, Salo, Hill, Barrichello, Brundle, Badoer, Irvine et Frentzen[29]. Hill admet que cette séance est « un peu décevante » ; bien que ravi de sa pole position à domicile, il se montre prudent quant à ses espoirs en course puisqu'il n'a pas remporté cette saison les Grands Prix où il s'est élancé depuis la première place sur la grille. Schumacher est lui aussi déçu des conditions dans lesquelles s'est disputé ces qualifications, mais il assure que sa monoplace est très compétitive tant sur piste sèche que sur piste humide[33],[6].

De nombreuses équipes ont choisi de rouler très peu en raison des conditions climatiques, ce qui a déçu le public présent à Silverstone : ainsi, Mika Häkkinen, Taki Inoue et Bertrand Gachot n'ont pas effectué de tour chronométré, tandis que Mark Blundell, Pedro Diniz et Pierluigi Martini n'ont fait que des tours d'exploration[28],[33]. D'autres pilotes, qui estimaient avoir sous-performé le vendredi, se sont montrés frustrés de ne pas pouvoir améliorer leur temps, comme Häkkinen et Irvine, qui avaient prévu de tourner avec des moteurs plus puissants qui leur auraient donné un avantage sur une piste sèche[22]. Les mécaniciens de Benetton vivent en revanche une séance mouvementée : Schumacher part en tête-à-queue au virage Stowe et rejoint la piste en empruntant le tracé de l'ancien circuit, alors que Herbert, à cause de l'aquaplaning, perd le contrôle de sa monoplace dans le rapide virage de Copse et l'encastre dans un mur de pneumatiques. Le Britannique sort indemne de cet accident et ses mécaniciens parviennent à réparer la monocoque de sa B195 pour le lendemain[32],[29].

Le manque d'action en piste causée par la pluie ainsi que le format des qualifications, étalées sur deux jours, est source de débats parmi les acteurs de la Formule 1, qui pensent que les spectateurs, estimés à 40 000, qui ont payé pour assister à la séance ou la regarder à la télévision, se sont sentis lésés. Ron Dennis, le directeur de McLaren, souhaite que les restrictions concernant l'utilisation des voitures de rechange soit levée en cas de conditions météorologiques pluvieuses, tandis que Franck Coppuck, le concepteur de la Pacific PR02, préconise un barème de points pour les qualifications et d'additionner les temps effectués sur les deux jours. Max Mosley, le président de la FIA, annonce que le format des qualifications est en passe d'être réexaminé, et que des changements peuvent être introduits pour 1996. En effet, c'est à cette date qu'a été introduit les qualifications organisées sur une seule séance[34],[33],[35],[36],[37].

Mosley déclare à propos de ce débat : « Un grand nombre de chaînes de télévisions ont conscience que les qualifications peuvent être un temps fort du week-end. Nous avons trente pays qui retransmettent en direct l'épreuve de Silverstone et les téléspectateurs ont été assis là à ne rien regarder. Nous devons faire quelque chose à ce sujet et ce sera discuté par la commission F1. Il y a deux solutions possibles : la première est d'additionner les temps du vendredi et du samedi, obligeant les équipes à disputer ces séances de qualification indépendamment ; et la seconde est d'avoir des qualifications seulement le samedi. Ce n'est que mon avis, mais je préférerais la seconde. Vous pourriez avoir des sessions chronométrés le vendredi qui ne comptent pas pour le classement sur la grille, car, pour moi, le vendredi est une grosse perte de temps »[35].

Grille de départ[modifier | modifier le code]

Grille de départ[38],[39]
Pos. no Pilote Écurie Temps Q1 Temps Q2 Écart
1 5 Drapeau du Royaume-Uni Damon Hill Williams-Renault 1 min 28 s 124 1 min 48 s 800
2 1 Drapeau de l'Allemagne Michael Schumacher Benetton-Renault 1 min 28 s 397 1 min 48 s 204 + 0 s 273
3 6 Drapeau du Royaume-Uni David Coulthard Williams-Renault 1 min 28 s 947 1 min 48 s 012 + 0 s 823
4 28 Drapeau de l'Autriche Gerhard Berger Ferrari 1 min 29 s 657 1 min 51 s 818 + 1 s 533
5 2 Drapeau du Royaume-Uni Johnny Herbert Benetton-Renault 1 min 29 s 867 1 min 55 s 011 + 1 s 743
6 27 Drapeau de la France Jean Alesi Ferrari 1 min 29 s 874 1 min 48 s 205 + 1 s 750
7 15 Drapeau du Royaume-Uni Eddie Irvine Jordan-Peugeot 1 min 30 s 083 1 min 51 s 045 + 1 s 959
8 8 Drapeau de la Finlande Mika Häkkinen McLaren-Mercedes 1 min 30 s 140 Pas de temps + 2 s 016
9 14 Drapeau du Brésil Rubens Barrichello Jordan-Peugeot 1 min 30 s 354 1 min 49 s 152 + 2 s 230
10 7 Drapeau du Royaume-Uni Mark Blundell McLaren-Mercedes 1 min 30 s 453 56 min 10 s 060 + 2 s 329
11 25 Drapeau du Royaume-Uni Martin Brundle Ligier-Mugen-Honda 1 min 30 s 946 1 min 49 s 414 + 2 s 822
12 30 Drapeau de l'Allemagne Heinz-Harald Frentzen Sauber-Ford 1 min 31 s 602 1 min 51 s 059 + 3 s 478
13 26 Drapeau de la France Olivier Panis Ligier-Mugen-Honda 1 min 31 s 842 1 min 51 s 657 + 3 s 718
14 3 Drapeau du Japon Ukyo Katayama Tyrrell-Yamaha 1 min 32 s 087 1 min 52 s 054 + 3 s 963
15 23 Drapeau de l'Italie Pierluigi Martini Minardi-Ford 1 min 32 s 259 2 min 13 s 471 + 4 s 135
16 29 Drapeau de la France Jean-Christophe Boullion Sauber-Ford 1 min 33 s 166 1 min 51 s 086 + 5 s 042
17 9 Drapeau de l'Italie Massimiliano Papis Arrows-Hart 1 min 34 s 154 1 min 53 s 097 + 6 s 030
18 24 Drapeau de l'Italie Luca Badoer Minardi-Ford 1 min 34 s 556 1 min 50 s 959 + 6 s 432
19 10 Drapeau du Japon Taki Inoue Arrows-Hart 1 min 35 s 323 Pas de temps + 7 s 199
20 21 Drapeau du Brésil Pedro Diniz Forti-Ford 1 min 36 s 023 5 min 51 s 829 + 7 s 899
21 16 Drapeau de la France Bertrand Gachot Pacific-Ford 1 min 36 s 076 Pas de temps + 7 s 952
22 22 Drapeau du Brésil Roberto Moreno Forti-Ford 1 min 36 s 651 1 min 56 s 374 + 8 s 527
23 4 Drapeau de la Finlande Mika Salo Tyrrell-Yamaha Pas de temps 1 min 48 s 639 +20 s 515
24 17 Drapeau de l'Italie Andrea Montermini Pacific-Ford Pas de temps 1 min 52 s 398 + 24 s 274

Warm-up[modifier | modifier le code]

Photo de profil gauche d'une monoplace blanche et rouge
Doté d'un nouveau moteur Mercedes, Mika Häkkinen hisse sa McLaren en tête du warm-up.
Temps réalisés par les six premiers du Warm-up[26]
Pos. Pilote Voiture Temps Écart
1 Drapeau de la Finlande Mika Häkkinen McLaren-Mercedes 1 min 29 s 685
2 Drapeau du Royaume-Uni Damon Hill Williams-Renault 1 min 29 s 800 + 0 s 115
3 Drapeau du Royaume-Uni David Coulthard Williams-Renault 1 min 29 s 901 + 0 s 216
4 Drapeau de la France Jean Alesi Ferrari 1 min 30 s 002 + 0 s 317
5 Drapeau de l'Autriche Gerhard Berger Ferrari 1 min 30 s 557 + 0 s 892
6 Drapeau de l'Allemagne Michael Schumacher Benetton-Renault 1 min 30 s 665 + 0 s 980

La session d'échauffement, d'une durée de trente minutes, se déroule le dimanche matin de 9 h 30 à 10 h, sous un temps sec. La séance, plus qu'un traditionnel « rodage », se transforme en véritable session d'essais pour parachever les réglages entrepris le vendredi et interrompus par la pluie du samedi[27],[40],[29].

Mika Häkkinen, qui utilise son moteur Mercedes amélioré pour la première fois, réalise le meilleur temps de la séance en min 29 s 685. Bien que ce tour ait été effectué avec des pneus neufs, contrairement à ses concurrents, il s'agit d'une performance encourageante pour McLaren qui a vécu une première moitié de saison difficile[29]. Le Finlandais devance les pilotes Williams Damon Hill et David Coulthard, les pilotes Ferrari Jean Alesi et Gerhard Berger, ainsi que la Benetton de Michael Schumacher[28],[40].

Hill rapporte que sa monoplace est bien équilibrée en vue de la course, tandis que Schumacher, focalisé sur des essais de consommation de carburant, n'a pas cherché à effectuer de tours particulièrement rapides (il annonce toutefois en avoir fini avec ses ennuis de survirage) ; Coulthard, quant à lui, déclare n'avoir toujours pas trouvé le bon équilibre de sa monoplace. Si Alesi et Berger sont très confiants et optimistes, Berger ne croit pas à une victoire Ferrari à Silverstone, sauf si la pluie est de la partie. Johnny Herbert ne se classe que douzième de cette séance d'échauffement, à cause de la casse de ses amortisseurs, remplacés à temps pour la course ; l'autre britannique Martin Brundle se montre fébrile en effectuant deux sortie de piste[40],[41],[29].

Course[modifier | modifier le code]

Déroulement de l'épreuve[modifier | modifier le code]

Photo de profil gauche d'une monoplace rouge aux ailerons noirs et jaunes, pilotée par Alesi
Jean Alesi, élancé depuis la sixième place, se retrouve deuxième à la sortie du premier virage grâce à un excellent départ.

Il a commencé à pleuvoir une demi-heure avant le début de la course, mais l'averse cesse rapidement, de sorte à ce que la piste soit presque entièrement sèche avant le départ, donné à 14 h[40]. La température de l'air est de 22°C. Environ 110 000 spectateurs, dont 20 000 situés dans les tribunes, ont assisté à la course. Pour la première fois dans l'histoire du Grand Prix de Grande-Bretagne, les billets d'entrée sont limités, afin que tous les spectateurs puissent bénéficier d'une vue correcte sur la piste[34]. Lors de son tour de mise en grille, Andrea Montermini effectue une simulation de départ, ce qui est illégal : Pacific Racing écope d'une amende de 5 000 dollars et son pilote d'une suspension de trois courses avec sursis[réf. nécessaire].

Au départ de la course, Damon Hill sort du premier virage en tête, alors que Jean Alesi, qui a pris un excellent départ, se hisse en deuxième position après avoir dépassé Michael Schumacher. Mika Salo, parti avant-dernier, effectue lui aussi un bon départ et se retrouve dix-septième à la fin du premier tour. Ce n'est pas le cas de Gerhard Berger et Eddie Irvine qui luttent avec des problèmes d'embrayage, et sont rétrogradés en neuvième et treizième position. À la fin du premier tour, Hill devance Alesi de 1,1 seconde, suivi de Schumacher, Coulthard, Herbert, Häkkinen, Barrichello, Brundle, Berger, Frentzen, Blundell, Panis, Irvine, Martini, Katayama, Boullion, Salo, Papis, Inoue, Gachot, Badoer, Diniz, Montermini et Moreno. Au deuxième tour, Irvine tente de dépasser Olivier Panis à la chicane Abbey, mais part en tête-à-queue et se retrouve en queue de peloton. Peu de temps après, le Nord-Irlandais abandonne, victime de la casse de son moteur Peugeot. Pendant ce temps, Berger prend le meilleur sur Martin Brundle alors qu'Andrea Montermini passe Pedro Diniz. À l'avant du classement , Hill contrôle son avance, l'étendant sur Alesi à 6,2 secondes au cinquième tour et à douze secondes au douzième tour[28],[22],[41]. Schumacher est toujours bloqué par le Français, les deux pilotes roulant roue-dans-roue lors des premières boucles de l'épreuve. L'Allemand est cependant incapable de se rapprocher suffisamment d'Alesi pour tenter un dépassement, en raison de la turbulence aérodynamique générée par le flux d'air de la Ferrari[40]. Néanmoins, de nombreuses actions ont lieu dans le milieu de peloton : Mark Blundell et Panis dépassent Heinz-Harald Frentzen dans les premiers tours, Pierluigi Martini est passé par Ukyo Katayama et Jean-Christophe Boullion, et Luca Badoer dépasse Bertrand Gachot[28]. En fond de classement, Diniz effectue le premier de ses trois arrêts aux stands au sixième tour afin d'examiner un problème de passage des vitesses décelé sur sa Forti, qui abandonne huit boucles plus loin, tandis que son coéquipier Roberto Moreno s'arrête au dixième tour, se retrouvant à un tour des leaders[28],[22].

Photo de profil gauche d'une monoplace à l'aileron de requin bleue, blanc et rouge, et aux flancs vert et blanc
Rubens Barrichello est pénalisé pour avoir pris un faux-départ, puis s'accroche avec Mark Blundell en fin de course.

Alors que Hill accroît son avance, les commissaires de courses informent les écuries Jordan Grand Prix et Ligier que leurs pilotes, Rubens Barrichello et Olivier Panis, ont pris un faux-départ, pour lequel ils sont sanctionné d'un stop-and-go de dix secondes[41]. Ces deux pilotes ont déjà été sanctionnés pour la même infraction à Monaco et en France. Panis observe sa pénalité au douzième tour, rétrogradant de la onzième à la quatorzième place, tandis que Barrichello l'exécute trois boucles plus loin, passant de la septième à la onzième position. Après la course, les deux pilotes contestent leur sanction[40],[42],[28]. Le quinzième tour est le moment choisi par David Coulthard pour effectuer son premier arrêt aux stands, à l'instar de Schumacher, derrière Alesi, qui a ravitaillé et changé ses pneumatiques plus tôt que prévu afin de dépasser le Français lorsque celui-ci effectuera son arrêt. Lors de son retour en piste, la Williams de Coulthard connaît une panne électrique qui affecte l'accélération lors des changements de vitesse, mais le Britannique continue sa course en neuvième position[28],[43]. Les tours suivants connaissent un regain d'activité dans la voie des stands car les pilotes suivant une stratégie à deux arrêts observent leur premier ravitaillement au tiers de la course, et car il y a plusieurs abandons. En effet, au dix-septième tour, Martin Brundle, septième, part en tête-à-queue à Luffield et enlise sa Ligier dans les graviers, tandis que Taki Inoue, dix-huitième, abandonne après avoir fait la même erreur, entraînant le calage de son moteur. Au même tour, Andrea Montermini, alors en dix-neuvième place, s'arrête aux stands et en ressort en conservant sa position. Au tour suivant, Alesi, deuxième de l'épreuve, s'arrête aux stands, se faisant dépasser par Schumacher, et ressort devant Coulthard, tandis que Barrichello prend le meilleur sur Heinz-Harald Frentzen, se hissant en neuvième place[28],[22],[41]. Schumacher commence à réduire progressivement l'écart avec Hill, qui avait atteint 19,5 secondes[41]. Salo s'arrête au dix-neuvième tour, repartant des stands derrière Papis et les pilotes Minardi, mais regagne une place lorsque Jean-Christophe Boullion s'arrête au tour suivant[28]. À ce stade de la course, Mika Häkkinen et Gerhard Berger se retrouvent respectivement quatrième et cinquième, mais abandonnent au vingt-et-unième tour, la McLaren du Finlandais souffrant d'un problème électronique qui a entraîné une défaillance du système hydraulique, tandis que la Ferrari de l'Autrichien est partie en tête-à-queue peu après son arrêt aux stands, en raison d'une roue avant gauche mal fixée[40]. Les derniers pilotes n'ayant pas encore effectué leur premier arrêt le font aux vingt-et-unième et vingt-deuxième tour : Johnny Herbert ravitaille alors qu'il était troisième, mais conserve sa position en sortant devant Alesi et Coulthard, alors que Mark Blundell rétrograde de la quatrième à la septième place et que Bertrand Gachot reste seizième. Barrichello et Panis observent aussi leur premier arrêt régulier, le Brésilien passant de la septième à la huitième position tandis que le Français, neuvième, repart onzième[28]. Alors en tête, Hill s'arrête au vingt-deuxième tour et quitte les stands à neuf secondes de Schumacher, désormais meneur de l'épreuve[40]. Durant ce même tour, Montermini, alors qu'il était dix-septième, abandonne à cause d'une sortie de piste, alors qu'Ukyo Katayama, qui n'a pas encore effectué de ravitaillement, abandonne au tour suivant en raison d'une panne d'essence. À la fin du vingt-troisième tour, Schumacher est premier, devant Hill, Herbert, Alesi, Coulthard, Frentzen, Blundell, Barrichello, Martini, Papis, Panis , Badoer, Salo, Boullion, Gachot et Moreno[28],[22].

Photo de profil gauche d'une monoplace bleue marine ornée en son flanc du logo Red Bull
Heinz-Harald Frentzen est l'un des rares pilotes à opter pour une stratégie à un arrêt, ce qui se révélera plus judicieux qu'une stratégie à deux arrêts.

Doté de nouveaux pneus, Hill réduit de neuf secondes son retard sur Schumacher, mais après quelques tours, l'Allemand accroît l'écart à nouveau, sa Benetton étant moins chargée en carburant que la Williams du Britannique. Pour les écuries, alors proches de la mi-course, il est devenu évident que les deux pilotes de tête ont adopté une stratégie à deux arrêts et qu'il ne leur en restait qu'un à effectuer d'ici l'arrivée[40]. Heinz-Harald Frentzen, Massimiliano Papis, Pierluigi Martini et Luca Badoer sont les seuls à opter pour une stratégie à un seul arrêt. Olivier Panis profite des pneus usés de Papis et de Martini pour les doubler peu après son deuxième arrêt[28]. Papis effectue son premier arrêt au vingt-huitième tour, mais endommage les suspensions de son Arrows en tapant le muret de la voie des stands, le contraignant à abandonner à cause d'un tête-à-queue survenu dans le même tour en raison des dommages causées à sa monoplace[22]. Au tour suivant, Frentzen passe de de la sixième à la huitième place à la suite de son unique arrêt aux stands, puis est dépassé par Panis quatre boucles plus loin. Au trentième tour, Badoer, dixième, se retrouve treizième, tandis que son coéquipier, lui aussi dixième deux tours plus tard, occupe la treizième place à l'issue de son arrêt[28]. A l'avant de la course, Hill reprend la tête lorsque Schumacher s’arrête au trente-et-unième tour, l'Allemand rejoignant la piste en deuxième place avec vingt secondes de retard sur le Britannique[40]. Hill pilote à un rythme soutenu afin de se construire une avance solide qui lui permettrait de conserver sa position après son deuxième arrêt ; le pilote Williams réalise le meilleur tour en course au trente-huitième tour en min 29 s 752. À la boucle suivante, Mika Salo est le premier pilote à effectuer son deuxième ravitaillement, le Finlandais étant suivi peu de temps après par Alesi, Herbert, Barrichello, Boullion, Gachot, Blundell, Panis et Coulthard[28]. Bien que ce dernier devance Alesi à la sortie des stands, son arrêt se révèle mouvementé : une défaillance électronique de sa Williams a fait que son limiteur de vitesse n'a pas fonctionné, et donc, Coulthard a dépassé la vitesse de 80km/h autorisée dans la voie des stands, ce qui lui a valu un stop-and-go de dix secondes[27],[43]. Hill, avec vingt-sept secondes d'avance sur Schumacher, observe son deuxième arrêt au quarante-et-unième tour, mais les deux pilotes se retrouvent au même niveau à la sortie des stands du Britannique. Le pilote Benetton, plus rapide dans ce secteur, dépasse la Williams dans l'enchaînement rapide des virages Maggotts, Becketts et Chapel[41]. À l'issue du quarante-quatrième tour, Schumacher domine le classement, suivi de près par Hill ; la troisième place est sujette à une bataille entre Coulthard et Herbert ; suivent Alesi, Blundell, Barrichello, Panis, Frentzen (doublé par le Français pour la troisième fois), Martini, Badoer, Salo, Boullion, Gachot et Moreno, qui a abandonné quatre boucles plus tard en raison d'un manque de pression hydraulique dans les soupapes du moteur de sa Forti[28],[22].

Photo de profil gauche d'une monoplace bleue et blanche, pilotée par Coulthard
David Coulthard, alors en tête de l'épreuve, est pénalisé pour un excès de vitesse dans la voie des stands.

Schumacher et Hill disposent de charges de carburant équivalentes, mais le pilote Williams, qui bénéficie de pneumatiques neufs, fait pression sur l'Allemand, et réduit l'écart à moins d'une demi-seconde. Au quarante-sixième tour, le Britannique tente une manœuvre de dépassement au virage Stowe, mais échoue en raison de la présence de la Sauber de Boullion, à un tour des hommes de tête[41]. Dans le même tour, Hill tente un nouveau dépassement à l'intérieur du virage Priory, alors que Schumacher négocie le virage tout en conservant sa trajectoire : les deux monoplaces entrent en collision et terminent leur course dans le bac à graviers[44]. Leur abandon permet à leurs coéquipiers respectifs de se battre pour la victoire : Coulthard tente de dépasser Herbert dans le même virage où Hill et Schumacher se sont accrochés, mais sans succès. Le pilote Williams n'est pas encore informé par son équipe du stop-and-go infligé à cause de son excès de vitesse dans les stands, car elle ne veut pas le distraire, mais Coulthard prend connaissance de sa pénalité en voyant l'un des écrans géants disposés le long du circuit[45]. Il dépasse Herbert au quarante-neuvième tour, puis observe sa pénalité deux boucles plus loin, quittant les stands en troisième position, derrière Alesi. Ce dernier, loin derrière Herbert, doit ralentir le rythme dans les derniers tours de l'épreuve à la suite d'une baisse de la pression d'huile de sa Ferrari[43]. Les trois premières places restant figées jusqu'à l'arrivée, l'attention des observateurs se portent sur Rubens Barrichello, bloqué derrière la McLaren de Mark Blundell, moins rapide que lui[40]. Lors de l'avant-dernier tour, le Brésilien tente de passer le Britannique, mais celui-ci défend sa position et les deux pilotes s'accrochent : le pilote Jordan abandonne tandis que Blundell termine sa course avec un pneu arrière-gauche crevé, ce qui permet à Olivier Panis de le dépasser au dernier tour[43]. Barrichello avait connu une mésaventure similaire avec un pilote McLaren lors du Grand Prix de Grande-Bretagne 1994, où il avait percuté Mika Häkkinen dans le dernier virage du dernier tour alors qu'ils luttaient pour la quatrième place[46].

Photo de profil gauche d'une monoplace bleue aux flancs jaunes, pilotée par Herbert
Johnny Herbert remporte à Silverstone sa première victoire en Grand Prix.

Johnny Herbert franchit le premier la ligne d'arrivée après soixante-et-un tours parcourus, à une vitesse de 195,682 km par heure, remportant à sa soixante-quatorzième course en Formule 1 son premier Grand Prix, une performance qui lui permet de passer de la sixième à la quatrième place du championnat du monde des pilotes. Jean Alesi et David Coulthard complètent le podium, ce qui permet à Ferrari, deuxième du championnat des constructeurs, de disposer d'une courte avance sur Williams F1 Team[28]. Olivier Panis se classe quatrième, devant Mark Blundell qui a bouclé son dernier tour avec trois roues[43]. Heinz-Harald Frentzen marque le point de la sixième place, terminant à un tour de Herbert, et devançant de quarante secondes un groupe composé de Pierluigi Martini, Mika Salo et Jean-Christophe Boullion. Salo a tenté de dépasser Martini dans les derniers tours, mais sa manœuvre de dépassement sur la ligne droite de Hangar Straight s'est soldé par un tête-à-queue à 360 degrés dans l'herbe. Luca Badoer termine avec dix secondes de retard sur ce groupe, le pilote Minardi ayant été dépassé par Boullion lors de son dernier ravitaillement. Rubens Barrichello est classé onzième, devant Bertrand Gachot, qui termine à trois tours du vainqueur, franchissant la ligne d'arrivée pour la première fois depuis le Grand Prix de Belgique 1992[43],[40].

Classement de la course[modifier | modifier le code]

Photo de Pedro Diniz sur sa Forti FG01-95
Pedro Diniz sur Forti au Grand Prix de Grande-Bretagne 1995
Photo de Damon Hill sur sa Williams FW16
Damon Hill au Grand Prix de Grande-Bretagne 1995
Classement de la course[47],[48]
Pos. Pilote Écurie Tours Temps/Abandon Grille Points
1 2 Drapeau du Royaume-Uni Johnny Herbert Benetton-Renault 61 1 h 34 min 35 s 093 5 10
2 27 Drapeau de la France Jean Alesi Ferrari 61 + 16 s 479 6 6
3 6 Drapeau du Royaume-Uni David Coulthard Williams-Renault 61 + 23 s 888 3 4
4 26 Drapeau de la France Olivier Panis Ligier-Mugen-Honda 61 + 1 min 33 s 168 13 3
5 7 Drapeau du Royaume-Uni Mark Blundell McLaren-Mercedes 61 + 1 min 48 s 172 10 2
6 30 Drapeau de l'Allemagne Heinz-Harald Frentzen Sauber-Ford 60 + 1 tour 12 1
7 23 Drapeau de l'Italie Pierluigi Martini Minardi-Ford 60 + 1 tour 15  
8 4 Drapeau de la Finlande Mika Salo Tyrrell-Yamaha 60 + 1 tour 23  
9 29 Drapeau de la France Jean-Christophe Boullion Sauber-Ford 60 + 1 tour 16  
10 24 Drapeau de l'Italie Luca Badoer Minardi-Ford 60 + 1 tour 18  
11 14 Drapeau du Brésil Rubens Barrichello Jordan-Peugeot 59 Collision 9  
12 16 Drapeau de la France Bertrand Gachot Pacific-Ford 58 + 3 tours 21  
Abd. 22 Drapeau du Brésil Roberto Moreno Forti-Ford 48 Moteur 22  
Abd. 1 Drapeau de l'Allemagne Michael Schumacher Benetton-Renault 45 Collision 2  
Abd. 5 Drapeau du Royaume-Uni Damon Hill Williams-Renault 45 Collision 1  
Abd. 9 Drapeau de l'Italie Massimiliano Papis Arrows-Hart 28 Sortie de piste 17  
Abd. 3 Drapeau du Japon Ukyo Katayama Tyrrell-Yamaha 22 Panne d'essence 14  
Abd. 17 Drapeau de l'Italie Andrea Montermini Pacific-Ford 21 Sortie de piste 24  
Abd. 8 Drapeau de la Finlande Mika Häkkinen McLaren-Mercedes 20 Panne électrique 8  
Abd. 28 Drapeau de l'Autriche Gerhard Berger Ferrari 20 Roue 4  
Abd. 25 Drapeau du Royaume-Uni Martin Brundle Ligier-Mugen-Honda 16 Sortie de piste 11  
Abd. 10 Drapeau du Japon Taki Inoue Arrows-Hart 16 Sortie de piste 19  
Abd. 21 Drapeau du Brésil Pedro Diniz Forti-Ford 13 Boîte de vitesses 20  
Abd. 15 Drapeau du Royaume-Uni Eddie Irvine Jordan-Peugeot 2 Panne électrique 0  

Pole position et record du tour[modifier | modifier le code]

Damon Hill signe au Brésil la huitième pole position de sa carrière[49], la huitième pour le compte de l'écurie Williams[50]. Cette pole position est la soixante-dix-huitième de l'écurie Williams F1 Team[51] et la cent-deuxième pour Renault en tant que motoriste[52].

Damon Hill signe le douzième meilleur tour en course de sa carrière, la douzième pour le compte de Benetton[53]. C'est le quatre-vingt-sixième meilleur tour en course signé par Williams[54] et le soixante-douzième du motoriste Renault[55].

Tours en tête[modifier | modifier le code]

Damon Hill, parti de la pole position, garde la tête de la course jusqu'à son premier arrêt aux stands, au vingt-deuxième tour. Michael Schumacher prend la première place jusqu'à son arrêt au trente-et-unième tour, où Hill reprend sa position pendant dix tours. L'Allemand dépasse alors le Britannique et reste en tête jusqu'au quarante-cinquième tour, lors duquel il abandonne à la suite d'un accrochage avec Hill. Johnny Herbert se retrouve alors la première place pour trois tours, avant de se faire dépasser par Coulthard. Ce dernier cède sa position au pilote Benetton au cinquante-et-unième tour après avoir observé une pénalité. Herbert reste en tête jusqu'au drapeau à damiers[57],[58].

Statistiques[modifier | modifier le code]

Le Grand Prix de Grande-Bretagne 1995 représente :

Au cours de ce Grand Prix :

Classements généraux à l'issue de la course[modifier | modifier le code]

  • Note : Benetton et Williams ont été disqualifiés lors du Grand Prix inaugural du Brésil pour utilisation de carburant non conforme à la réglementation de la Formule 1[66]. L'échantillon d'essence prélevé à l'issue de la course ne correspondait pas aux spécifications de l'échantillon témoin fourni à la FIA[67]. Les écuries ont fait appel de cette décision, ce qui a conduit à une annulation de la sanction concernant les pilotes qui ont conservé leurs points, mais un maintien de la pénalité pour les écuries. Benetton a ainsi perdu les 10 points de la victoire de Michael Schumacher et Williams les 6 points de la seconde place de David Coulthard, d'où une différence entre les points obtenus par ces écuries et les totaux des résultats de leurs pilotes[68],[69].
Pilotes[70]
Pos. Pilote Écurie Points
1 Drapeau de l'Allemagne Michael Schumacher Benetton-Renault 46
2 Drapeau du Royaume-Uni Damon Hill Williams-Renault 35
3 Drapeau de la France Jean Alesi Ferrari 32
4 Drapeau du Royaume-Uni Johnny Herbert Benetton-Renault 22
5 Drapeau de l'Autriche Gerhard Berger Ferrari 17
6 Drapeau du Royaume-Uni David Coulthard Williams-Renault 17
7 Drapeau du Brésil Rubens Barrichello Jordan-Peugeot 7
8 Drapeau de la France Olivier Panis Ligier-Mugen-Honda 7
9 Drapeau du Royaume-Uni Eddie Irvine Jordan-Peugeot 6
10 Drapeau du Royaume-Uni Mark Blundell McLaren-Mercedes 5
11 Drapeau de la Finlande Mika Häkkinen McLaren-Mercedes 5
12 Drapeau de l'Allemagne Heinz-Harald Frentzen Sauber-Ford 5
13 Drapeau du Royaume-Uni Martin Brundle Ligier-Mugen-Honda 3
14 Drapeau de l'Italie Gianni Morbidelli Arrows-Hart 1
Constructeurs[70]
Pos. Écurie Points
1 Drapeau du Royaume-Uni Benetton-Renault 58
2 Drapeau de l'Italie Ferrari 49
3 Drapeau du Royaume-Uni Williams-Renault 46
4 Drapeau de l'Irlande Jordan-Peugeot 13
5 Drapeau du Royaume-Uni McLaren-Mercedes 10
6 Drapeau de la France Ligier-Mugen-Honda 7
7 Drapeau de la Suisse Sauber-Ford 5
8 Drapeau du Royaume-Uni Arrows-Hart 1

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alan Henry, p. 144-145
  2. a, b, c, d, e, f et g Alan Henry, p. 147
  3. (en) David Tremayne, Damon Hill World Champion : The Triumphant Story of a British Sporting Hero, Parragon,‎ (ISBN 0-7525-2013-X), p. 58
  4. (en) Andrew Benson, « Grand Prix '95: Silverstone F1 Testing », Autosport, no 140,‎ , p. 47
  5. a et b (en) « Grid confusions », sur grandprix.com,‎ (consulté le 19 mai 2015)
  6. a, b, c, d, e et f Luc Domenjoz, p. 136
  7. Alan Henry, p. 60-61
  8. Alan Henry, p. 81-82
  9. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Jean-Louis Moncet et Renaud de Laborderie, « Grand Prix de Grande-Bretagne : la leçon de morale. Carnets de route », Sport-Auto, no 403,‎ , p. 106-110
  10. a et b (en) Andrew Benson, « Pit & Paddock: Schuey, Berger plans shape driver market », Autosport, no 140,‎ , p. 8
  11. « Classement du Grand Prix du Canada 1995 », sur statsf1.com (consulté le 22 mai 2015)
  12. « Classement du Grand Prix de France 1995 », sur statsf1.com (consulté le 22 mai 2015)
  13. (en) Andrew Benson, « Pit & Paddock: Herbert win comes in nick of time », Autosport, no 140,‎ , p. 9
  14. (en) « Driver changes for Silverstone », sur grandprix.com,‎ (consulté le 22 mai 2015)
  15. Jean-Louis Moncet et Renaud de Laborderie, « Grand Prix de France : Rendez-vous manqué. Carnets de route », Sport-Auto, no 403,‎ , p. 88-94
  16. (en) « McLaren hires Nichols ! », sur grandprix.com,‎ (consulté le 22 mai 2015)
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  18. (en) « Williams pondering the future », sur grandprix.com,‎ (consulté le 22 mai 2015)
  19. (en) Andrew Benson, « Pit & Paddock: Dome gears up for F1 debut in 1997 », Autosport, no 140,‎ , p. 7
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  32. a et b (en) Tony Dodgins, « Grand Prix '95 Qualifying: News In Brief », Autosport, no 140,‎ , p. 43
  33. a, b et c (en) Tony Dodgins, « Grand Prix '95 Qualifying: Teams stay high and dry in the rain », Autosport, no 140,‎ , p. 43
  34. a et b Luc Domenjoz, p. 141
  35. a et b (en) Tony Dodgins, « Grand Prix '95 Qualifying: Qualified Remarks », Autosport, no 140,‎ , p. 42
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  41. a, b, c, d, e, f et g Alan Henry, p. 149
  42. Alan Henry, p. 127
  43. a, b, c, d, e et f Alan Henry, p. 151
  44. Alan Henry, p. 150
  45. (en) David Coulthard, « Digest: Dream win snatched from my grasp », Autosport, no 140,‎ , p. 26-27
  46. Alan Henry, p. 172
  47. « Grande-Bretagne 1995 Classement », sur statsf1.com (consulté le 2 septembre 2011)
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  51. « WILLIAMS Pole positions », sur statsf1.com (consulté en 30juin 2015)
  52. « RENAULT Pole positions », sur statsf1.com (consulté le 30 juin 2015)
  53. « Damon HILL Meilleurs tours », sur statsf1.com (consulté le 30 juin 2015)
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  58. « Grande-Bretagne 1995 Tours en tête », sur statsf1.com (consulté le 30 juin 2015)
  59. a, b, c, d et e « Grand Prix de Grande-Bretagne - Repères », Sport-Auto, no 403,‎ , p. 66-67 (encart spécial)
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  62. « Renault Victoires », sur statsf1.com (consulté le 1 juin 2015)
  63. « Max Papis Grands Prix », sur statsf1.com (consulté le 1 juin 2015)
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  66. « Les écuries Williams et Benetton sont disqualifiés au Grand Prix du Brésil 1995 », sur statsf1.com (consulté le 3 octobre 2010)
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  68. « Les pilotes Williams et Benetton conservent leurs points acquis au Grand Prix du Brésil 1995 », sur statsf1.com (consulté le 3 octobre 2010)
  69. « Les pilotes Williams et Benetton conservent leurs points acquis au Grand Prix du Brésil 1995 », Sport Auto, no 400,‎ , p. 74-75
  70. a et b « Grande-Bretagne 1995 Championnat », sur statsf1.com (consulté le 2 septembre 2011)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Alan Henry, 1995 Grands Prix: British Grand Prix, Hazleton Publishing,‎ (ISBN 1-8745-5736-5)
  • (en) Luc Domenjoz, The 17 Grand Prix - British Grand Prix, Chronosports,‎ (ISBN 2-940125-06-6)
  • (en) Alan Henry, A second place habit : Damon Hill - On Top of The World, Haynes Publishing,‎ (ISBN 1-85260-566-9)

Lien externe[modifier | modifier le code]

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