Alfa Romeo (Formule 1)

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Alfa Romeo
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Discipline Formule 1
Localisation Drapeau de l'Italie Milan, Lombardie, Italie
Dirigeants et pilotes
Président Drapeau de la France Alexandre Darracq
Drapeau de l'Italie Ugo Stella
Drapeau de l'Italie Nicola Romeo
Directeur Drapeau de l'Italie Carlo Chiti (1979-1985)
Directeur technique Drapeau de l'Italie Gioacchino Colombo
Drapeau de l'Italie Carlo Chiti
Drapeau de la France Robert Choulet
Drapeau de la France Gérard Ducarouge
Drapeau de l'Italie Mario Tollentino
Drapeau de l'Italie Luigi Marmiroli
Drapeau du Royaume-Uni John Gentry
Pilotes Drapeau du Royaume-Uni Reg Parnell
Drapeau de l'Italie Luigi Fagioli
Drapeau de l'Italie Giuseppe Farina
Drapeau de l'Italie Piero Taruffi
Drapeau de l'Italie Consalvo Sanesi
Drapeau de l'Argentine Juan Manuel Fangio
Drapeau de l'Allemagne Paul Pietsch
Drapeau de l'Italie Felice Bonetto
Drapeau de la Suisse "Toulo"de Graffenried
Drapeau de l'Italie Vittorio Brambilla
Drapeau de l'Italie Bruno Giacomelli
Drapeau de l'Italie Andrea de Cesaris
Drapeau de la France Patrick Depailler
Drapeau des États-Unis Mario Andretti
Drapeau de l'Italie Mauro Baldi
Drapeau de l'Italie Riccardo Patrese
Drapeau des États-Unis Eddie Cheever
Caractéristiques techniques
Châssis Alfa Romeo
Moteurs Alfa Romeo
Pneumatiques Pirelli, Goodyear, Michelin
Résultats
Début 1950, GP de Grande-Bretagne
Dernière course 1985, GP d'Australie
Courses disputées 110
Points marqués 50
Titres constructeurs 0
Titres pilotes 2
Victoires 10
Podiums 26
Pole positions 12
Meilleurs tours en course 14

Alfa Romeo participa aux compétitions de Formule 1 en tant que constructeur automobile et fabricant de blocs-cylindres de 1950 à 1988.

Histoire[modifier | modifier le code]

Débuts glorieux[modifier | modifier le code]

Détail d'une Alfetta 159.

En 1950, lors du premier championnat du monde de Formule 1, les Alfa Romeo dominent le championnat avec 6 victoires sur 7 courses[1],[2],[3], remportant en fait toutes les courses auxquelles elles participent (ayant fait l'impasse sur les 500 miles d'Indianapolis). Giuseppe Farina, au volant d'une Alfa Romeo 158, devient le premier champion du monde de l'histoire de la Formule 1.

En 1951, Juan Manuel Fangio remporte le championnat sur une Alfetta 159, une évolution de la 158 munie d'un compresseur à deux étages. Les moteurs des Alfetta étaient extrêmement puissants au regard de leur cylindrée. En 1951, les 159 développaient 420 ch, mais cette puissance avait pour coût une consommation élevée de carburant, de 125 à 175 litres aux 100 km. Durant cette saison, les voitures turinoises connaissent leurs premières défaites, étant battues à trois reprises sur sept participations par les Ferrari.

En 1952, face à la concurrence grandissante de Ferrari et au refus d'engagement financier du gouvernement italien, Alfa Romeo se retire de la Formule 1.

Fournisseur de blocs-cylindres[modifier | modifier le code]

La Brabham-aspirateur de 1978 qui ramène Alfa Romeo sur les chemins de la victoire

Durant les années 1960, de nombreuses petites écuries utilisent le 4 cylindres en ligne Alfa Romeo : LDS, De Tomaso et des écuries privées alignant des Cooper.

En 1970 et 1971, Alfa revient officiellement en équipant d'un V8 dérivé de la version sport équipant l'Alfa Romeo Tipo 33 une troisième McLaren ou March d'usine pour Andrea de Adamich.

Pour la saison 1976, Bernie Ecclestone, directeur de Brabham, signe un contrat avec la firme italienne. Les futures BT45 sont équipées d'un V12 conçu par Carlo Chiti qui revendiquait 510 chevaux contre 465 pour le Cosworth DFV. L'écurie a beaucoup de difficultés pour intégrer ce bloc à ses monoplaces et, à nouveau, la consommation est le talon d'Achille des Alfa Romeo. Brabham échoue à la neuvième place au championnat des constructeurs.

En 1977, l'écurie progresse : elle obtient une pole position, deux meilleurs tours et les quatre premiers podiums du moteur Alfa Romeo depuis 1951, et termine cinquième. Elle effectue beaucoup de tours en tête, à nouveaux les premiers depuis 1951, mais ne remporte aucune victoire en raison de récurrents problèmes de fiabilité.

Au cours de la saison 1978, l'ingénieur Gordon Murray se lance dans des conceptions hasardeuses comme la Brabham BT46 à effet de sol renforcé par un aspirateur. Avec cette monoplace, Niki Lauda remporte le Grand Prix du Suède, la première victoire du moteur Alfa Romeo depuis 1951. Cette voiture controversée est ausitôt déclarée illégale. Le champion du monde autrichien s'impose également en Italie avec une Brabham BT46 classique. Lauda et son coéquipier John Watson obtiennent chacun une pole position mais ne concrétisent pas.

Retour comme constructeur[modifier | modifier le code]

L'Alfa Romeo 177
L'Alfa Romeo 179, utilisée en 1979 et 1980

Sous l'impulsion de Chiti, Alfa Romeo donne son accord à sa filiale sportive Autodelta pour s'impliquer totalement en Formule 1. L'Alfa Romeo 177 fait ses débuts au Grand Prix de Belgique 1979 avec Bruno Giacomelli. De son côté, l'écurie Brabham, encore motorisée par Alfa Romeo en 1979, connaît une saison catastrophique et échoue en huitième place au classement constructeurs. Elle revient ensuite au moteur Cosworth, laissant Alfa Romeo sans écurie cliente à motoriser durant les trois saisons suivantes.

En 1980, Alfa Romeo obtient la pole position, avec Bruno Giacomelli, au Grand Prix des États-Unis Est, sa première depuis 1951. L'Italien mène longtemps la course avant d'abandonner sur un problème électrique. L'écurie échoue à la onzième place avec quatre points, une place derrière sa rivale Ferrari.

En 1981, Alfa Romeo progresse légèrement : Bruno Giacomelli obtient le premier podium d'une Alfa en trente ans à Grand Prix automobile de Las Vegas 1981 et l'écurie termine neuvième avec dix points.

En 1982, Andrea de Cesaris, nouvelle recrue de l'écurie, effectue la pole position à Long Beach puis se classe troisième à Monaco, s'il abandonne avant les 76 boucles, il est classé du fait de l'hécatombe de fin de course. Il aurait pu succéder à Didier Pironi en tête après son abandon mais il tombe en panne d'essence au même moment. L'écurie termine dixième avec sept points.

À partir de 1983, Alfa Romeo fournit ses moteurs à l'écurie italienne Osella. Le constructeur de Turin réalise sa meilleure saison depuis son retour et passe près de la victoire en Grand Prix de Belgique 1983 où De Cesaris, troisième sur la grille, part mieux qu'Alain Prost et Patrick Tambay, vire en tête au premier virage, mène les dix-huit premiers tours, s'échappe, réalise le premier meilleur tour d'une Alfa Romeo depuis 32 ans et possède six secondes d'avance au moment de son arrêt au stand. Malheureusement pour l'Italien, un problème d'écrou de roue le fait repartir De Cesaris en sixième position, loin des leaders ; le Romain abandonne quelque tours plus tard, sur une casse moteur. Il se console deux deuxièmes places en Allemagne et en Afrique du Sud. Alfa Romeo finit à la sixième avec place avec dix-huit points.

Si la saison 1984, avec Riccardo Patrese et Eddie Cheever, débute avec deux quatrièmes places, les voitures italiennes se retrouvent dans les points qu'à deux autres reprises, notamment en Italie où Patrese monte sur le podium à domicile, le dernier d'Alfa Romeo en Formule 1. L'écurie chute à la huitième place avec onze points.

1985 est une vierge de tout point, une première depuis 1979. Alfa Romeo se retire de la compétition en tant qu'écurie à la fin de la saison.

De nouveau simple motoriste[modifier | modifier le code]

L'Alfa Romeo 164 procar
L'Alfa Romeo 164 Procar au festival de Goodwood en 2010.
Piercarlo Ghinzani sur une Osella-Alfa Romeo au Grand Prix de Dallas 1984

Alfa Romeo se présente comme motoriste de Ligier en 1987 mais Fiat prend le contrôle du constructeur et annule le contrat. Ligier doit alors se rabattre tardivement sur l'ex-BMW, rebaptisé Megatron.

Parallèlement, Alfa fournit, de 1983 à 1987, ses moteurs à Osella. En 1988, afin d'éviter une mauvaise publicité, Alfa demanda à Enzo Osella d'effacer son logo des culasses et la dernière saison du bloc se déroula sous l'appellation d'Osella.

Dès 1985, Alfa Romeo préparait un V10, l'un des tout premiers avec Renault et Honda, mais, encore prévu pour l'écurie Ligier, le projet capota.

En 1988, Motor Racing Developments/Brabham est vendu à Alfa Romeo. Souhaitant faire revivre le championnat Procar, Brabham et Alfa Romeo développent un prototype de voiture de course qui reprend la carrosserie d'une Alfa Romeo 164 avec un moteur V10 de Formule 1[4]. Alfa Romeo avait l'intention d'utiliser cette voiture pour créer un championnat similaire au Championnat BMW M1 Procar. Cependant, le projet n’aboutit jamais et seul un prototype fut construit[5].

2018 : retour comme sponsor-titre de Sauber[modifier | modifier le code]

Le 29 novembre 2017, après trente années d'absence, Alfa Romeo officialise son retour en Formule 1 comme sponsor-titre de l'écurie Sauber. Le nom officiel sera Alfa Romeo Sauber F1 Team [6].

Résultats en championnat du monde de Formule 1[modifier | modifier le code]

Résultats de l'écurie Alfa Romeo en championnat du monde de Formule 1
Saison Écurie Châssis Moteur Pneus Pilotes Grands Prix disputés Points inscrits Classement
1950 Drapeau : Italie Alfa Romeo SpA Alfa Romeo 158 Alfa Romeo 8 en ligne Pirelli Drapeau du Royaume-Uni Reg Parnell
Drapeau de l'Italie Luigi Fagioli
Drapeau de l'Italie Giuseppe Farina
Drapeau de l'Italie Piero Taruffi
Drapeau de l'Italie Consalvo Sanesi
Drapeau de l'Argentine Juan Manuel Fangio
6 - -
1951 Drapeau : Italie Alfa Romeo SpA Alfa Romeo 159 Alfa Romeo 8 en ligne Pirelli Drapeau de l'Allemagne Paul Pietsch
Drapeau de l'Italie Luigi Fagioli
Drapeau de l'Italie Giuseppe Farina
Drapeau de l'Italie Felice Bonetto
Drapeau de l'Italie Consalvo Sanesi
Drapeau de l'Argentine Juan Manuel Fangio
Drapeau de la Suisse "Toulo"de Graffenried
7 - -
1979 Drapeau : Italie Autodelta Alfa Romeo 177
Alfa Romeo 179
Alfa Romeo V12 Goodyear Drapeau de l'Italie Vittorio Brambilla
Drapeau de l'Italie Bruno Giacomelli
5 0 Non classé
1980 Drapeau : Italie Marlboro Team Alfa Romeo Alfa Romeo 179 Alfa Romeo V12 Goodyear Drapeau de l'Italie Vittorio Brambilla
Drapeau de l'Italie Bruno Giacomelli
Drapeau de l'Italie Andrea de Cesaris
Drapeau de la France Patrick Depailler
14 4 11e
1981 Drapeau : Italie Marlboro Team Alfa Romeo Alfa Romeo 179B
Alfa Romeo 179C
Alfa Romeo 179D
Alfa Romeo V12 Michelin Drapeau de l'Italie Bruno Giacomelli
Drapeau des États-Unis Mario Andretti
15 10 8e
1982 Drapeau : Italie Marlboro Team Alfa Romeo Alfa Romeo 179D
Alfa Romeo 182
Alfa Romeo V12 Michelin Drapeau de l'Italie Bruno Giacomelli
Drapeau de l'Italie Andrea de Cesaris
16 7 10e
1983 Drapeau : Italie Marlboro Team Alfa Romeo Alfa Romeo 183T Alfa Romeo V8 turbo Michelin Drapeau de l'Italie Mauro Baldi
Drapeau de l'Italie Andrea de Cesaris
15 18 6e
1984 Drapeau : Italie Benetton Team Alfa Romeo Alfa Romeo 184T Alfa Romeo V8 turbo Goodyear Drapeau de l'Italie Riccardo Patrese
Drapeau des États-Unis Eddie Cheever
16 11 8e
1985 Drapeau : Italie Benetton Team Alfa Romeo Alfa Romeo 184T
Alfa Romeo 185T
Alfa Romeo V8 turbo Goodyear Drapeau de l'Italie Riccardo Patrese
Drapeau des États-Unis Eddie Cheever
16 0 Non classé
Écuries privées ou semi-privées ayant engagé des châssis Alfa Romeo en championnat
Saison Écurie Châssis Moteur Pneus Pilotes Grands Prix disputés
1950 Drapeau des États-Unis Johnny Mauro Alfa Romeo 8C-308 Alfa Romeo Firestone Drapeau des États-Unis Johnny Mauro 0 (1 non-qualification)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • The autocourse history of the Grand Prix car 1966-1991 ; Doug Nye ; Richmond : Hazleton, 1992. (OCLC 60101760)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en)« Résultats du championnat du monde des pilotes de Formule 1 1950 », sur formula1.com (consulté le 3 septembre 2014)
  2. (en) World Championship of Drivers, 1974 FIA Yearbook, Grey section, 118&119 p.
  3. (en) Mike Lang, Grand Prix volume 1, Haynes Publishing Group, , 288 p. (ISBN 0-85429-276-4)
  4. « L'alfa 164PC/silhouette née pour mourir ! », Auto Hebdo, no 643,‎
  5. (en) Wouter Melissen, « 1988 Alfa Romeo 164 ProCar », Ultimate Car Pages, (consulté le 11 juillet 2011)
  6. « Sauber devient Alfa Romeo Sauber F1 Team en 2018 », sur lequipe.fr, (consulté le 7 février 2018)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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