Puma (entreprise)

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Puma SE
logo de Puma (entreprise)
Logo de la marque Puma
illustration de Puma (entreprise)
Siège social de Puma

Création 1948
Fondateurs Rudolf Dassler
Forme juridique Société européenne
Action Bourse de FrancfortVoir et modifier les données sur Wikidata
Slogan « Forever Faster » (Toujours plus rapide)
Siège social Herzogenaurach, Bavière
Drapeau d'Allemagne Allemagne
Direction Björn Gulden (PDG)
Jean-François Palus (Président du Conseil de surveillance)
Activité Équipementier sportif
Produits Chaussures, vêtements de sport, équipement sportif, Puma Evopower, Puma Evospeed, Puma IGnite, Puma Trinomic, Puma Suede, Puma Fenty
Filiales Cobra Golf
BV 09 Borussia Dortmund
Effectif 10 982 (2013)
Site web Site officiel

Capitalisation 3.227.548.000 €
Chiffre d'affaires 1,65 milliards d'euros (2017)[1]
en augmentation + 18 % vs 2016
Résultat net 135,8 millions d'euros (2017)[1]
en augmentation + 118 % vs 2016

Puma SE est une entreprise allemande spécialisée dans la fabrication d'articles de sport fondée en 1948 par Rudolf Dassler, frère aîné d'Adolf Dassler fondateur d'Adidas, et basée à Herzogenaurach en Bavière, filiale jusqu'en 2018 du groupe français Kering.

Connue comme « la marque au félin bondissant » et présente dans plus de 120 pays, Puma est le troisième équipementier sportif dans le monde derrière Nike et Adidas[2].

Le siège social de Puma France est installé depuis 1987 à Illkirch-Graffenstaden, près de Strasbourg[3].

Historique de la société[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

En 1986, Armin Dassler transforme sa société en commandite en société anonyme pour l'introduire sur les bourses de Munich et de Francfort afin de lever des fonds, Puma perdant des parts de marché devant Adidas et surtout les nouveaux Nike et Reebok. Mais l'« action Becker » (du nom de Boris Becker) chute, si bien que la Deutsche Bank prend le contrôle de la société et évince Armin Dassler[4].

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

La chaussure Puma Suede.
Une paire de chaussures Puma.

Depuis 2003, Puma est le sponsor officiel de l'équipe nationale italienne de football et de l'athlète jamaïcain Usain Bolt, sextuple champion olympique et huit fois champion du monde sur les distances des 100 et 200 mètres[5].

En 2007, le groupe PPR (qui deviendra Kering) prend une participation dans l'entreprise à hauteur de 27,1 %. Elle sera augmentée la même année et portée à plus de 75 % quatre ans plus tard[6],[7].

En 2010, la société rachète la marque américaine Cobra Golf[8].

En 2011, la marque relève un défi[non neutre] lancé par le groupe de défense de l’environnement Greenpeace consistant à « faire une cure de détox ». L'entreprise s'est engagée à lutter contre l’utilisation et les rejets de produits toxiques dans sa chaîne de production[9]. La décision de Puma est intervenue deux semaines après que Greenpeace ait lancé son rapport « Linge sale » (Dirty Laundry)[10] identifiant des liens commerciaux entre des marques majeures de vêtement, dont Nike, Puma et Adidas et des fournisseurs responsables du rejet de produits chimiques dangereux dans les fleuves chinois[11].

Au , Puma devient le sponsor officiel d'Arsenal pour 5 ans avec un montant 38 millions d'euros par an, ce qui est le plus gros contrat de sponsoring décroché par la marque, lui permettent ainsi de rivaliser avec ses concurrents Adidas et Nike[12].

Après plusieurs années de positionnement stratégique axé sur les produits « Sport et LifeStyle », l'entreprise recentre ses objectifs sur les produits « Sport, Performance » et le football[13],[14].

En juin 2016, Puma subit un revers médiatique[14],[15] lorsque, durant la rencontre France-Suisse de l'Euro 2016 de football, six maillots des joueurs de l'équipe suisse se déchirent en pleine action[16]. Réagissant rapidement, la marque admet être responsable de l'impair, et parle d'un « défaut de fabrication »[15],[17], indiquant qu'il y a eu « un lot de matériel dont la trame a été endommagée pendant le processus de production, aboutissant à une fragilisation du vêtement final. Cela peut arriver, si la combinaison de chaleur, de pression, et de temps n'est pas bien contrôlée lors de la production »[16]. La marque indique en outre avoir fait l'inventaire de tous les maillots fournis aux équipes de cet Euro qu'elle sponsorise, et assure que « un incident aussi malencontreux ne se reproduira pas »[16]

En 2018, Kering cède Puma aux actionnaires de son groupe (distribution d'actions) pour se concentrer sur le luxe[18].

Produits[modifier | modifier le code]

Données financières[modifier | modifier le code]

En millions d'euros 2013 2014[19] 2015
Chiffre d'affaires 2 980 2 972 3 387
Bénéfice net 5 64.1 37.1

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b L'équipementier sportif Puma a doublé son bénéfice net en 2017, Challenges, 12 février 2018
  2. « Puma, toutes griffes dehors », L'Express.fr, 20 novembre 2011.
  3. « Puma court pour Strasbourg », Les Dernieres Nouvelles d'Alsace.fr, 28 janvier 2016.
  4. (en) Barbara Smit, Sneaker Wars. The enemy brothers who founded Adidas and Puma and the family Feud that forever changed the business of sport, HarperCollins, , p. 217.
  5. (en) « Usain Bolt renews Puma sponsorship », BBC.com, 24 septembre 2013.
  6. « PPR augmente à 75 % sa participation dans Puma », L'Expansion.fr, 8 août 2011.
  7. « PPR monte encore au capital de Puma », L'Usine Nouvelle.com, 8 août 2011.
  8. (en) « Puma acquires equipement brand Cobra Golf », Puma.com, 10 mars 2010.
  9. « DETOX : Puma a pris les devants », Greenpeace.org, 26 juillet 2011.
  10. (en) [PDF] « Dirty Laundry », Greenpeace.org, 13 juillet 2011.
  11. « Nike ou Adidas ? Lequel produira des articles de sport de manière durable », Greenpeace.org, 13 juillet 2011.
  12. « Puma signe un contrat historique avec Arsenal », Le Figaro.fr, 27 janvier 2014.
  13. « Puma tire les premiers fruits de son repositionnement sur la performance sportive », Philippe Bertrand, Les Échos.fr, 7 novembre 2014 (consulté le 24 avril 2016).
  14. a et b « Euro 2016 : ces maillots déchirés qui égratignent Puma », Pierre Demoux, Les Échos.fr, 20 juin 2016.
  15. a et b « Euro 2016 - Puma : les maillots qui déchirent ! », Le Point.fr avec AFP, 20 juin 2016
  16. a b et c « Puma sait pourquoi les maillots de la Suisse se déchiraient face à la France », Jean-Baptiste Duval, The Huffington Post.fr, 20 juin 2016.
  17. « Euro 2016 : Les maillots Puma de la Suisse ? Un défaut de fabrication », 20 minutes.fr, 20 juin 2016.
  18. « Luxury group Kering to spin off Puma to its own shareholders », Reuters,‎ (lire en ligne, consulté le 15 mars 2019)
  19. « Repositionné sur le sport, Puma atteint presque ses objectifs en 2014 », Fashion United.fr, 16 février 2015.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Barbara Smit (trad. de l'anglais), Sport Business, Adidas, Puma, la guerre des logos, New York, Presse de la cité (traduction française: Thierry Arson), (ISBN 978-2-258-07513-9)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • Sergio Rossi, styliste ayant collaboré avec Puma.
  • Adidas, « concurrent historique » de la marque, fondé par Adolf Dassler, le frère de Rudolf Dassler.

Liens externes[modifier | modifier le code]