Grand Prix automobile du Canada 1968
| Nombre de tours | 90 |
|---|---|
| Longueur du circuit | 4,265 km |
| Distance de course | 383,850 km |
| Météo | temps chaud et ensoleillé, rares nuages |
|---|
| Vainqueur |
McLaren-Ford Cosworth, 2 h 27 min 11 s 2 (vitesse moyenne : 156,475 km/h) |
|---|---|
| Pole position |
Brabham-Repco, 1 min 33 s 8 (vitesse moyenne : 163,689 km/h) |
| Record du tour en course |
Lotus-Ford Cosworth, 1 min 35 s 1 (vitesse moyenne : 161,451 km/h) |
Le Grand Prix du Canada 1968 (VIIIth Canadian Grand Prix), disputé sur le circuit Mont-Tremblant le , est la cent-soixante-et-onzième épreuve du championnat du monde de Formule 1 courue depuis 1950 et la dixième manche du championnat 1968.
Contexte avant la course
[modifier | modifier le code]Le championnat du monde
[modifier | modifier le code]La saison 1968 est la troisième disputée sous la réglementation trois litres pour les monoplaces à moteur atmosphérique, avec également possibilité d'utilisation de moteurs suralimentés, un coefficient deux étant alors appliqué pour la cylindrée (soit un maximum de 1 500 cm3 en cas d'utilisation d'un compresseur volumétrique ou d'un turbocompresseur). La réglementation s'appuie sur les points suivants[1] :
- pas de cylindrée minimale
- cylindrée maximale : 3 000 cm3 si moteur atmosphérique ou 1 500 cm3 si moteur suralimenté
- poids minimal : 500 kg (à sec)
- roues non carénées
- double circuit de freinage obligatoire
- arceau de sécurité obligatoire (le haut du cerceau devant dépasser le casque du pilote)
- démarreur de bord obligatoire
- carburant commercial obligatoire
- ravitaillement en huile interdit durant la course
- distance minimale d'un Grand Prix : 300 km (à l'exception du GP de Monaco)
- distance maximale d'un Grand Prix : 400 km
- distance minimale pour être classé : 90% de la distance parcourue par le vainqueur
D'autre part, la Commission Sportive Internationale (CSI) autorise désormais l'apparition de publicité extra-sportive sur les voitures de course, aussi des annonceurs autres que les habituels pétroliers ou manufacturiers pourront-ils figurer sur les carrosseries[2].

Malgré de nombreux abandons alors qu'il évoluait aux avant-postes, Graham Hill occupe la tête du championnat du monde des conducteurs. Devenu premier pilote du Team Lotus après la disparition tragique de Jim Clark au début de la campagne européenne, le Britannique s'est imposé aux Grands Prix d'Espagne et de Monaco et a également acquis deux secondes places cette saison, résultats lui permettant de posséder trois points d'avance sur le jeune Belge Jacky Ickx, brillant vainqueur sous la pluie du Grand Prix de France et figurant régulièrement aux places d'honneur.
Le circuit
[modifier | modifier le code]Inauguré en 1964, le circuit Mont-Tremblant est situé à 130 kilomètres au nord-ouest de Montréal. Longeant la rivière du Diable, il se caractérise par son relief vallonné, sa piste étroite et sinueuse. La piste, qui développe plus de quatre kilomètres, est jalonnée de nombreuses bosses ; endommagé par les effets des rudes hivers québécois, son revêtement est très irrégulier[3]. Jusqu'alors principalement utilisé pour les courses de CanAm et USAC, le circuit Mont-Tremblant accueille pour la première fois une épreuve de Formule 1. Début août, lors de la manche USAC St. Jovite 100, le mois précédent, Mario Andretti avait durant les essais bouclé un tour à 160,4 km/h de moyenne au volant de sa Hawk[4] ; sur sa Lola à traction intégrale, Al Unser avait égalé cette performance en course, s'attribuant le record officiel du tracé[5].
Monoplaces en lice
[modifier | modifier le code]- Brabham BT26 "Usine"
Les BT26 engagées par le pilote-constructeur australien Jack Brabham sont toutes deux équipées d'ailerons, un mobile avec lame en deux parties sur le train arrière alors que celui monté sur le train avant est fixe (testé lors des essais à Monza, l'aileron avant n'avait alors pas été utilisé en course). Seules monoplaces du plateau à châssis multitubulaire (renforcé par des panneaux d'aluminium), ces monoplaces de 520 kg sont animées par un moteur V8 Repco à doubles arbres à cames en tête développant 400 chevaux à 9000 tr/min. La transmission est assurée par une boîte cinq vitesses Hewland FG400. Brabham et son coéquipier Jochen Rindt utilisent des pneus Goodyear[6].

- Lotus 49B "Usine"
Le Team Lotus a amené ses trois 49B à structure monocoque et moteur porteur, l'habituelle voiture de réserve ayant été pour la circonstance louée au pilote local Bill Brack, l'importateur Lotus au Canada, qui épaule Graham Hill et Jackie Oliver. Les trois voitures sont équipées de la version à échappement modifié du V8 Ford-Cosworth DFV à doubles arbres à cames en tête et quatre soupapes par cylindre. Avec cette évolution, le moteur développe 410 chevaux à 9500 tr/min. La transmission est assurée par une boîte Hewland FG400, l'équipe ayant toutefois en réserve le précédent modèle DG300, plus robuste. Ces monoplaces de 500 kg sont dotées de volets stabilisateurs sur le capot avant et d'un imposant aileron arrière et chaussées de pneus Firestone[7].
- Lotus 49B privée
Au sein du Rob Walker Racing Team, Joseph Siffert dispose d'une 49B techniquement identique aux Lotus officielles, mais son moteur V8 Cosworth ne bénéficie pas de l'échappement modifié, la puissance disponible étant légèrement inférieure à 400 chevaux. Siffert utilise des pneus Firestone[8].
- Cooper T86B "Usine"
Autodelta ayant mis un terme au projet de fournir une version trois litres du V8 de son prototype 33 «Daytona» à l'équipe de John Cooper, se réservant l'usage exclusif de ce moteur pour sa future 33-3[9], Lucien Bianchi (qui devait initialement piloter la T86C à moteur Alfa Romeo) dispose, tout comme Vic Elford, d'une T86B à moteur V12 BRM, délivrant 385 chevaux à 9500 tr/min. Pesant 545 kg à vide, les Cooper sont chaussées de pneus Firestone[10].
- Honda RA301 "Usine"

Manquant de mise au point, la RA302 à moteur V8 refroidi par air n'a pas été amenée au Canada : elle a été renvoyée à l'usine au Japon pour y subir des modifications[11]. John Surtees dispose des deux RA301 à moteur V12. Avec un poids de l'ordre de 550 kg à vide, la RA301 figure parmi les monoplaces les plus lourdes du plateau. Alimenté par injection indirecte, le V12 à doubles arbres à cames en tête et 48 soupapes, développe 430 chevaux à 11000 tr/min. Honda utilise des pneus Firestone[12].
- Ferrari 312/68 "Usine"
Trois 312/68 ont été préparées pour Chris Amon et Jacky Ickx, la plus ancienne (un châssis de 1967 bénéficiant des dernières évolutions) faisant office de mulet. Motorisées par un V12 à doubles arbres à cames en tête et 48 soupapes, elles affichent 410 chevaux à 11000 tr/min[7]. Leur aileron arrière mobile est actionné par la commande de freins mais peut également être réglé manuellement par le pilote. Pesant 505 kg à vide, les Ferrari sont chaussées de pneus Firestone[13].
- BRM P133 "Usine"
Le constructeur de Bourne n'a engagé qu'une voiture pour Pedro Rodríguez. Il s'agit du modèle P133, la nouvelle P138 étrennée à Monza étant restée à l'usine. Pesant 520 kg à vide, la P133 est animée par un V12 de 400 chevaux associé à une boîte «cinq » Hewland[14]. Rodríguez utilise des pneus Goodyear[15].
- BRM P126 privée
Piers Courage la BRM P126 du Reg Parnell Racing, une monoplace pratiquement identique à la P133 d'usine mais chaussée de pneus Dunlop[15].
- McLaren M7A "Usine"

Bruce McLaren pilote l'une de ses trois M7A, la deuxième étant aux mains du champion du monde en titre Denny Hulme et la troisième, jusqu'alors voiture de réserve, est désormais louée à Anglo-American Racers, l'écurie du pilote-constructeur Dan Gurney qui a renoncé à utiliser sa propre monoplace en F1 et terminera la saison sur McLaren[16]. La M7/A reprend le concept de la Lotus 49, la coque s'arrêtant au niveau du cockpit sur lequel est boulonné le moteur V8 Cosworth, porteur de la boîte de vitesses (Hewland DG300) et du train arrière. Les trois voitures sont dans la même configuration aérodynamique, avec aileron arrière fixe et capot avant comportant deux déflecteurs. Elles pèsent 515 kg à vide et sont chaussées de pneus Goodyear[17].
- McLaren M5A privée
Joakim Bonnier pilote sa M5A à moteur V12 BRM et boîte de vitesses Hewland à cinq rapports. Cette voiture de 535 kg a une puissance de l'ordre de 380 chevaux. Elle est équipée de pneus Goodyear[18].
- Matra MS10 & MS11 "Usine"
Pour la première fois de la saison, Matra Sports engage deux pilotes, Henri Pescarolo effectuant sa première apparition en championnat du monde au côté de Jean-Pierre Beltoise. Tous deux disposent d'une MS11 à moteur V12 et boîte «cinq» Hewland. Les deux voitures ont un aileron arrière fixe, la solution de l'aileron mobile n'ayant pas donné les résultats escomptés. Elles pèsent environ 570 kg. Ken Tyrrell, qui dirige l'équipe Matra International, a également engagé deux voitures, ses MS10 étant confiées à Jackie Stewart et à Johnny Servoz-Gavin. D'apparence identique aux MS11, les MS10 sont animées par un V8 Cosworth au lieu du V12 Matra et pèsent 530 kg à vide. Les Matra utilisent des pneus Dunlop[19].
- Eagle T1F privée
Soutenu par Castrol, le pilote local Al Pease a engagé l'ancienne Eagle T1F modèle T1F de Dan Gurney. Dotée d'un moteur quatre cylindres Climax FPF de 2,7 litres, d'une puissance de l'ordre de 260 chevaux, elle est chaussée de pneus Goodyear et pèse 570 kg à vide[20].
Coureurs inscrits
[modifier | modifier le code]- La lettre T accolée au numéro désigne la voiture de réserve («Test car», en anglais).
Qualifications
[modifier | modifier le code]Deux séances qualificatives ont été prévues par les organisateurs, le vendredi et le samedi après-midi précédant la course, après une journée d'essais libres le jeudi[14]. À l'issue des essais officiels, seuls les vingt premiers seront admis au départ de la course.
Première séance qualificative - vendredi 20 septembre
[modifier | modifier le code]Il fait beau et chaud pour l'ouverture de la première session officielle, le vendredi à treize heures. Le pilote-constructeur Bruce McLaren et son coéquipier Denny Hulme sont parmi les premiers à s'élancer, le champion du monde ne faisant que quelques tours avant de devoir rentrer, attache de suspension fêlée, alors que beaucoup de concurrents sont en piste, soucieux d'adapter leurs monoplaces aux exigences particulières du tracé. Graham Hill doit également stopper rapidement, une jante de sa Lotus étant fissurée, le pilote britannique repartant immédiatement après le remplacement de sa roue. Au volant de sa Matra, Jackie Stewart est le premier à établir un temps de référence, à 158,3 km/h de moyenne, bientôt battu d'un dixième de seconde par Graham Hill, dont le chrono est aussitôt égalé par Jochen Rindt, ce dernier devant toutefois faire face à un problème de surchauffe du moteur de sa Brabham, l'aileron arrière perturbant le refroidissement du V8. La Cooper de Vic Elford va se retrouver bloquée sur le circuit à cause d'une panne d'alimentation, entraînant une interruption de la séance afin que la dépanneuse puisse dégager la voiture. À la reprise, Hill se met en évidence en tournant à 160,3 km/h de moyenne, s'approchant à un dixième du record officiel du circuit. Parmi les derniers à sortir des stands, Chris Amon se montre maintenant très à l'aise et va être le premier à tourner sous le temps record, avec une boucle à près de 161 km/h. Mais alors qu'il reste encore une heure d'essais, la séance est de nouveau interrompue : Jacky Ickx, qui s'était déjà plaint à plusieurs reprises de sa commande d'accélérateur, a vu celle-ci se coincer «pleins gaz» au moment d'aborder la rapide courbe de Connor ; il n'a pu tourner et sa Ferrari est sortie de la piste à environ 180 km/h, prenant tremplin sur le talus avant d'atterrir contre une clôture métallique. La Ferrari est hors d'usage mais le pilote, sauvé par son harnais de sécurité, s'en tire avec une jambe cassée et de sérieuses égratignures au visage[22]. La fin de saison est terminée pour le coéquipier d'Amon. Ce dernier n'hésite cependant pas à défendre sa place en haut de la hiérarchie, achevant la séance avec un tour à 162,1 km/h de moyenne. Il ne sera pas battu, Hill échouant à un dixième de seconde du Néo-Zélandais. Il devance de sept dixièmes Jack Brabham, Stewart et John Surtees, tous crédités du même temps. Surtees avait dû se rabattre sur la plus ancienne de ses deux Honda, le modèle le plus récent chauffant anormalement.
| Pos. | Pilote | Écurie | Temps | Écart |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Ferrari | 1 min 34 s 7 | ||
| 2 | Lotus-Ford | 1 min 34 s 8 | + 0 s 1 | |
| 3 | Brabham-Repco | 1 min 35 s 4 | + 0 s 7 | |
| 4 | Matra-Ford | 1 min 35 s 4 | + 0 s 7 | |
| 5 | Honda | 1 min 35 s 4 | + 0 s 7 | |
| 6 | McLaren-Ford | 1 min 35 s 8 | + 1 s 1 | |
| 7 | Brabham-Repco | 1 min 35 s 8 | + 1 s 1 | |
| 8 | Lotus-Ford | 1 min 36 s 6 | + 1 s 9 | |
| 9 | Ferrari | 1 min 36 s 6 | + 1 s 9 | |
| 10 | BRM | 1 min 37 s 1 | + 2 s 4 | |
| 11 | McLaren-Ford | 1 min 37 s 2 | + 2 s 5 | |
| 12 | McLaren-Ford | 1 min 37 s 4 | + 2 s 7 | |
| 13 | Lotus-Ford | 1 min 37 s 4 | + 2 s 7 | |
| 14 | Matra-Ford | 1 min 38 s 1 | + 3 s 4 | |
| 15 | Matra | 1 min 38 s 8 | + 4 s 1 | |
| 16 | Cooper-BRM | 1 min 39 s 4 | + 4 s 7 | |
| 17 | Cooper-BRM | 1 min 40 s 5 | + 5 s 8 | |
| 18 | BRM | 1 min 40 s 8 | + 6 s 1 | |
| 19 | McLaren-BRM | 1 min 41 s 7 | + 7 s 0 | |
| 20 | Lotus-Ford | 1 min 42 s 3 | + 7 s 6 | |
| 21 | Matra | 1 min 48 s 3 | + 13 s 6 | |
| 22 | Eagle-Climax | 1 min 49 s 6 | + 14 s 9 |
Deuxième séance qualificative - samedi 7 septembre
[modifier | modifier le code]C'est à nouveau sur piste sèche, malgré les nuages menaçants, que va se dérouler la deuxième séance qualificative, le samedi après-midi. La première partie n'est pas très animée, d'autant qu'au départ des trainées d'huile déposées par les monoplaces de Formule B souillent la trajectoire. Les conditions vont s'améliorer progressivement et Joseph Siffert va mettre en évidence en réussissant un tour à 162,5 km/h au volant de sa Lotus. Le pilote suisse tiendra longtemps le haut de l'affiche, renouvelant même sa performance une demi-heure avant la fin de la session. C'est alors que Dan Gurney, sur la McLaren louée à l'équipe officielle, parvient à égaler le temps de référence avant que Rindt ne se lance dans une série de tours extrêmement rapides, parvenant à déloger Siffert de la pole position en le battant de sept dixièmes de secondes, à 163,7 km/h de moyenne ! Dans les toutes dernières minutes, Amon réussira la même performance, décrochant également une place en première ligne de la grille de départ. Hill, Brabham et Surtees ont tous trois rencontré des problèmes de suspension arrière et n'ont pas été en mesure d'améliorer leurs chronos de la veille. Al Pease a cassé le moteur de son Eagle et, tout comme Ickx (blessé), a dû déclarer forfait pour la course.
| Pos. | Pilote | Écurie | Temps | Écart |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Brabham-Repco | 1 min 33 s 8 | ||
| 2 | Ferrari | 1 min 33 s 8 | + 0 s 0 | |
| 3 | Lotus-Ford | 1 min 34 s 5 | + 0 s 7 | |
| 4 | McLaren-Ford | 1 min 34 s 5 | + 0 s 7 | |
| 5 | McLaren-Ford | 1 min 34 s 9 | + 1 s 1 | |
| 6 | Honda | 1 min 34 s 9 | + 1 s 1 | |
| 7 | McLaren-Ford | 1 min 35 s 0 | + 1 s 2 | |
| 8 | Lotus-Ford | 1 min 35 s 2 | + 1 s 4 | |
| 9 | Matra-Ford | 1 min 35 s 5 | + 1 s 7 | |
| 10 | BRM | 1 min 35 s 7 | + 1 s 9 | |
| 11 | Brabham-Repco | 1 min 35 s 8 | + 2 s 0 | |
| 12 | Lotus-Ford | 1 min 35 s 9 | + 2 s 1 | |
| 13 | Matra-Ford | 1 min 36 s 6 | + 2 s 8 | |
| 14 | BRM | 1 min 37 s 3 | + 3 s 5 | |
| 15 | Matra | 1 min 38 s 7 | + 4 s 9 | |
| 16 | McLaren-BRM | 1 min 39 s 6 | + 5 s 8 | |
| 17 | Cooper-BRM | 1 min 40 s 0 | + 6 s 2 | |
| 18 | Matra | 1 min 41 s 2 | + 7 s 4 | |
| 19 | Lotus-Ford | 1 min 41 s 2 | + 7 s 4 | |
| 20 | Cooper-BRM | 1 min 41 s 9 | + 8 s 1 | |
| 21 | Eagle-Climax | 1 min 50 s 9 | + 17 s 1 |
Tableau final des qualifications
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| Pos. | Pilote | Écurie | Temps | Écart | Commentaire |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Brabham-Repco | 1 min 33 s 8 | temps réalisé le samedi | ||
| 2 | Ferrari | 1 min 33 s 8 | + 0 s 0 | temps réalisé le samedi | |
| 3 | Lotus-Ford | 1 min 34 s 5 | + 0 s 7 | temps réalisé le samedi | |
| 4 | McLaren-Ford | 1 min 34 s 5 | + 0 s 7 | temps réalisé le samedi | |
| 5 | Lotus-Ford | 1 min 34 s 8 | + 1 s 0 | temps réalisé le vendredi | |
| 6 | McLaren-Ford | 1 min 34 s 9 | + 1 s 1 | temps réalisé le samedi | |
| 7 | Honda | 1 min 34 s 9 | + 1 s 1 | temps réalisé le samedi | |
| 8 | McLaren-Ford | 1 min 35 s 0 | + 1 s 2 | temps réalisé le samedi | |
| 9 | Lotus-Ford | 1 min 35 s 2 | + 1 s 4 | temps réalisé le samedi | |
| 10 | Brabham-Repco | 1 min 35 s 4 | + 1 s 6 | temps réalisé le vendredi | |
| 11 | Matra-Ford | 1 min 35 s 4 | + 1 s 6 | temps réalisé le vendredi | |
| 12 | BRM | 1 min 35 s 7 | + 1 s 9 | temps réalisé le samedi | |
| 13 | Ferrari | 1 min 36 s 6 | + 2 s 8 | temps réalisé le vendredi | |
| 14 | Matra-Ford | 1 min 36 s 6 | + 2 s 8 | temps réalisé le samedi | |
| 15 | BRM | 1 min 37 s 3 | + 3 s 5 | temps réalisé le samedi | |
| 16 | Matra | 1 min 38 s 7 | + 4 s 9 | temps réalisé le samedi | |
| 17 | Cooper-BRM | 1 min 39 s 4 | + 5 s 6 | temps réalisé le vendredi | |
| 18 | McLaren-BRM | 1 min 39 s 6 | + 5 s 8 | temps réalisé le samedi | |
| 19 | Cooper-BRM | 1 min 40 s 5 | + 6 s 7 | temps réalisé le vendredi | |
| 20 | Matra | 1 min 41 s 2 | + 7 s 4 | temps réalisé le samedi | |
| 21 | Lotus-Ford | 1 min 41 s 2 | + 7 s 4 | temps réalisé le samedi | |
| 22 | Eagle-Climax | 1 min 49 s 6 | + 15 s 8 | temps réalisé le vendredi |
Grille de départ
[modifier | modifier le code]| 1re ligne | Pos. 3 | Pos. 2 | Pos. 1 | ||
|---|---|---|---|---|---|
Siffert Lotus 1 min 34 s 5 |
Amon Ferrari 1 min 33 s 8 |
Rindt Brabham 1 min 33 s 8 | |||
| 2e ligne | Pos. 5 | Pos. 4 | |||
G. Hill Lotus 1 min 34 s 8 |
Gurney McLaren 1 min 34 s 5 |
||||
| 3e ligne | Pos. 8 | Pos. 7 | Pos. 6 | ||
McLaren McLaren 1 min 35 s 0 |
Surtees Honda 1 min 34 s 9 |
Hulme McLaren 1 min 34 s 9 | |||
| 4e ligne | Pos. 10 | Pos. 9 | |||
Brabham Brabham 1 min 35 s 4 |
Oliver Lotus 1 min 35 s 2 |
||||
| 5e ligne | Pos. 13 | Pos. 12 | Pos. 11 | ||
Servoz-Gavin Matra 1 min 36 s 6 |
Rodríguez BRM 1 min 35 s 7 |
Stewart Matra 1 min 35 s 4 | |||
| 6e ligne | Pos. 15 | Pos. 14 | |||
Beltoise Matra 1 min 38 s 7 |
Courage BRM 1 min 37 s 3 |
||||
| 7e ligne | Pos. 18 | Pos. 17 | Pos. 16 | ||
Bianchi Cooper 1 min 40 s 5 |
Bonnier McLaren 1 min 39 s 6 |
Elford Cooper 1 min 39 s 4 | |||
| 8e ligne | Pos. 20 | Pos. 19 | |||
Brack Lotus 1 min 41 s 2 |
Pescarolo Matra 1 min 41 s 2 |
Déroulement de la course
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Le départ est donné le dimanche après-midi pour une course de 90 tours, malgré la demande de nombreux concurrents, à l'issue des premiers essais, de limiter la course à 75 tours en raison de la pénibilité du circuit, les nombreuses bosses et le revêtement déformé mettant à mal mécaniques et pilotes. Couvert le matin, le ciel est maintenant dégagé, les quelques petits nuages résiduels n'etant guère menaçants[14]. Distributeur d'injection cassé, la McLaren de Joakim Bonnier n'a pu s'élancer. Au baisser du drapeau, la Ferrari de Chris Amon prend immédiatement l'avantage, juste devant la Lotus de Joseph Siffert et la Brabham de Jochen Rindt. Ces trois voitures repassent dans le même ordre devant les tribunes, Amon et Siffert légèrement détachés devant Rindt. La McLaren de Dan Gurney et la Lotus de Graham Hill emmènent le reste du peloton. Gurney va perdre progressivement du terrain dur le trio de tête, dont le rythme est très rapide. Après cinq tours, le retard du pilote américain est de quatre secondes. Hill est un peu plus loin, devançant Hill et les McLaren de Denny Hulme et de Bruce McLaren. Siffert attaque Amon sans relâche mais ne parvient pas à dépasser la Ferrari, qui conserve l'avantage à la fin du dixième tour. Rindt, toujours troisième, est à deux secondes ; il a nettement distancé Gurney, qui accuse désormais près de dix secondes de retard et se trouve sous la menace directe de Hill. Hulme et McLaren, qui roulent de concert, sont un peu plus loin. Alors qu'il détenait la huitième place, John Surtees va abandonner au cours du onzième tour, la boîte de vitesse de sa Honda n'ayant pas tenu. Quelques minutes plus tard, Jackie Stewart, alors huitième, s'arrête au stand pour faire remplacer un triangle de suspension ; il repartira bon dernier, avec plus de sept tours de retard. Hill a dépassé Gurney pour le gain de la quatrième place, les trois McLaren occupant désormais les cinquième, sixième et septième rangs. Bien qu'Amon commence à avoir des problèmes d'embrayage et que la Lotus de Siffert commence à fumer légèrement, La lutte pour la première place reste intense. Désormais contraint de changer de vitesses sans débrayer, le leader parvient toujours à contrer les nombreuses attaques de son adversaire. Toujours troisième, Rindt perd régulièrement du terrain, conservant toutefois une bonne avance sur Hill. Devant, Siffert se fait de plus en plus menaçant, s'octroyant le record de la piste à 161,5 km/h de moyenne, mais Amon résiste superbement. Il va être libéré de toute pression lorsque le pilote suisse rejoindra son stand à la fin du vingt-neuvième tour, pression d'huile à zéro. Après avoir laissé passé ses deux coéquipiers, Gurney renonce également, radiateur endommagé. Au tiers de l'épreuve, la Ferrari compte désormais vingt-quatre secondes d'avance sur la Brabham de Rindt et quarante-et-une sur la Lotus de Hill. Hulme et McLaren reviennent peu à peu sur le Britannique, suivis à quelques secondes de Jack Brabham qui est remonté en sixième position malgré un échappement cassé. Le pilote australien n'ira cependant guère plus loin, la casse d'une attache de suspension mettant fin à sa course. Solidement installé à la deuxième place, son coéquipier Rindt va abandonner au cours du quarantième tour, son moteur ayant perdu toute son eau. Talonné par Hulme, Hill hérite de la deuxième place, les deux hommes accusant plus de cinquante secondes de retard sur le leader. McLaren est quatrième, à seulement deux secondes de son coéquipier. Les autres, emmenés par la de Pedro Rodríguez, sont loin (BRM) : le Mexicain est à près d'une minute et demie de la Ferrari et Johnny Servoz-Gavin, sixième sur sa Matra, est à plus d'un tour. Juste avant la mi-course, Hulme et McLaren débordent Hill, gêné par d'importantes vibrations provenant du train arrière de sa Lotus. Amon compte alors une minute d'avance sur ses deux compatriotes. Limitant ses changements de vitesse, le leader parvient néanmoins à maintenir l'écart sur ses poursuivants. Hill se maintient à la quatrième place, mais Rodríguez commence à revenir sur lui, grignotant seconde après seconde. Au cinquantième-cinquième tour, l'écart entre les deux hommes s'est réduit à une douzaine de secondes quand quelque chose lâche soudainement dans la suspension de la Lotus ; après quelques kilomètres à vitesse réduite le Britannique rentre au stand ; son arrêt va durer plus de deux minutes, les mécaniciens ne pouvant cependant cerner le problème (on découvrira après la course que les attaches supérieures du châssis avaient lâché). Malgré les risques, Hill se résout à reprendre la piste. Il est désormais sixième, derrière Rodríguez et Servoz-Gavin. Amon domine toujours largement : aux deux tiers de l'épreuve, il conserve près d'une minute d'avance sur les deux McLaren, toujours groupées. Quatrième, Rodríguez est sur le point d'être rattrapé par le leader. Bien que très tôt privé d'embrayage, ce dernier conserve un rythme élevé, préservant une très confortable avance sur Hulme et McLaren. Les changements de vitesse «à l'oreille» ont toutefois fortement usé le couple conique de la Ferrari et, à la fin du soixante-douzième tour, le pilote néerlandais regagne son stand en roue libre, transmission hors d'usage. Hulme hérite du commandement de la course, une vingtaine de secondes devant McLaren qui a sérieusement ralenti, Rodríguez (désormais troisième) étant beaucoup trop loin pour constituer une menace. Servoz-Gavin vient alors de sortir de la route, endommageant sa Matra contre le talus, permettant à Hill, qui compte deux tours et demi de retard, de retrouver la quatrième place. Les très nombreux abandons permettent à Vic Elford (sur Cooper) et à Jean-Pierre Beltoise (Matra), tous deux très attardés, de pointer aux cinquième et sixième rangs, bien loin devant Stewart. Boîte de vitesses cassé, Beltoise va clôturer la liste des abandons. L'épreuve se termine sans changement, Hulme remportant sa deuxième victoire consécutive après avoir pris un tour à son coéquipier McLaren, qui a assuré la deuxième place. Rodríguez complète le podium alors que Hill, malgré une suspension en piteuix état, parvient à rallier l'arrivée en quatrième position, préservant sa place en tête du championnat du monde, à égalité de points avec le vainqueur du jour. Malgré ses sept tours de retard, Stewart finit en sixième position derrière Elford. Lucien Bianchi, sur une Cooper affectée en permanence d'ennuis d'allumage, termine la course mais a perdu beaucoup trop de temps au stand pour pouvoir être classé.
Classements intermédiaires
[modifier | modifier le code]Classements intermédiaires des monoplaces aux premier, troisième, cinquième, dixième, quinzième, vingtième, trentième, quarantième, cinquantième, soixantième, soixante-dixième et quatre-vingtième tours[22],[24].
Après 1 tour
|
Après 3 tours
|
Après 5 tours
|
Après 10 tours
|
Après 15 tours
|
Après 20 tours
|
Après 30 tours
|
Après 40 tours
|
Après 50 tours
|
Après 60 tours
|
Après 70 tours
|
Après 80 tours
|
Classement de la course
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| Pos | N° | Pilote | Voiture | Tours | Temps/Abandon | Grille | Points |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 1 | McLaren-Ford | 90 | 2 h 27 min 11 s 2 | 6 | 9 | |
| 2 | 2 | McLaren-Ford | 89 | 2 h 27 min 33 s 2 (+ 1 tour) | 8 | 6 | |
| 3 | 16 | BRM | 88 | 2 h 27 min 39 s 6 (+ 2 tours) | 12 | 4 | |
| 4 | 3 | Lotus-Ford | 86 | 2 h 27 min 17 s 5 (+ 4 tours) | 5 | 3 | |
| 5 | 21 | Cooper-BRM | 86 | 2 h 28 min 18 s 1 (+ 4 tours) | 16 | 2 | |
| 6 | 14 | Matra-Ford | 83 | 2 h 28 min 03 s 2 (+ 7 tours) | 11 | 1 | |
| Abd. | 18 | Matra | 77 | Boîte de vitesses | 15 | ||
| Abd. | 9 | Ferrari | 72 | Transmission | 2 | ||
| Abd. | 15 | Matra-Ford | 71 | Accident | 13 | ||
| Nc. | 20 | Cooper-BRM | 56 | Non classé | 18 | ||
| Abd. | 19 | Matra | 54 | Pression d'huile | 19 | ||
| Abd. | 6 | Brabham-Repco | 39 | Moteur | 1 | ||
| Abd. | 4 | Lotus-Ford | 32 | Transmission | 19 | ||
| Abd. | 5 | Brabham-Repco | 31 | Attache de suspension avant | 10 | ||
| Abd. | 12 | Lotus-Ford | 29 | Fuite d'huile | 3 | ||
| Abd. | 11 | McLaren-Ford | 29 | Radiateur | 4 | ||
| Abd. | 24 | BRM | 22 | Boîte de vitesses | 14 | ||
| Abd. | 27 | Lotus-Ford | 18 | Transmission | 20 | ||
| Abd. | 8 | Honda | 10 | Boîte de vitesses | 7 | ||
| Abd. | 22 | McLaren-BRM | 0 | Alimentation | 17 | ||
| Np. | 10 | Ferrari | Jambe cassée aux essais | ||||
| Np. | 25 | Eagle-Climax | Moteur |
Légende :
- Abd.=Abandon
Pole position et record du tour
[modifier | modifier le code]- Pole position :
Jochen Rindt (Brabham) en 1 min 33 s 8 (vitesse moyenne : 163,689 km/h). Temps réalisé lors de la séance d'essais du samedi [23]. - Meilleur tour en course :
Joseph Siffert (Lotus) en 1 min 35 s 1 (vitesse moyenne : 161,451 km/h) au vingt-deuxième tour.
Évolution du meilleur tour en course
[modifier | modifier le code]Le meilleur tour fut amélioré dix fois au cours de l'épreuve[22].
- deuxième tour : Chris Amon en 1 min 37 s 8 (vitesse moyenne : 156,994 km/h)
- deuxième tour : Joseph Siffert en 1 min 37 s 7 (vitesse moyenne : 157,155 km/h)
- deuxième tour : Jochen Rindt en 1 min 37 s 3 (vitesse moyenne : 157,801 km/h) - temps égalé par Joseph Siffert au troisième tour
- quatrième tour : Chris Amon en 1 min 36 s 5 (vitesse moyenne : 159,109 km/h)
- sixième tour : Jochen Rindt en 1 min 36 s 4 (vitesse moyenne : 159,274 km/h)
- septième tour : Chris Amon en 1 min 36 s 2 (vitesse moyenne : 159,605 km/h)
- huitième tour : Joseph Siffert en 1 min 35 s 6 (vitesse moyenne : 160,607 km/h) - temps égalé au dix-septième tour
- dix-huitième tour : Chris Amon en 1 min 35 s 5 (vitesse moyenne : 160,775 km/h)
- dix-huitième tour : Joseph Siffert en 1 min 35 s 2 (vitesse moyenne : 161,282 km/h)
- vingt-deuxième tour : Joseph Siffert en 1 min 35 s 1 (vitesse moyenne : 161,451 km/h)
Tours en tête
[modifier | modifier le code]
Chris Amon : 72 tours (1-72)
Denny Hulme : 18 tours (73-90)
Classement général à l'issue de la course
[modifier | modifier le code]- Attribution des points : 9, 6, 4, 3, 2, 1 respectivement aux six premiers de chaque épreuve.
- Pour la coupe des constructeurs, même barème et seule la voiture la mieux classée de chaque équipe inscrit des points.
- Le championnat est divisé en deux demi-saisons, seuls les cinq meilleurs résultats (sur six épreuves) étant retenus pour chaque partie[23].

| Pos. | Pilote | Écurie | Points | AFS |
ESP |
MON |
BEL |
NL |
FRA |
1re ½ saison |
GBR |
ALL |
ITA |
CAN |
USA |
MEX |
2e ½ saison |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Lotus | 33 | 6 | 9 | 9 | - | - | - | 24 | - | 6 | - | 3 | 9 | |||
| McLaren | 33 | 2 | 6 | 2 | - | - | 2 | 12 | 3 | - | 9 | 9 | 21 | ||||
| 3 | Matra | 27 | - | - | - | 3 | 9 | 4 | 16 | 1 | 9 | - | 1 | 11 | |||
| Ferrari | 27 | - | - | - | 4 | 3 | 9 | 16 | 4 | 3 | 4 | - | 11 | ||||
| 5 | McLaren | 15 | - | - | - | 9 | - | - | 9 | - | - | - | 6 | 6 | |||
| BRM | 15 | - | - | - | 6 | 4 | - | 10 | - | 1 | - | 4 | 5 | ||||
| 7 | Matra | 11 | 1 | 2 | - | - | 6 | - | 9 | - | - | 2 | - | 2 | |||
| 8 | Ferrari | 10 | 3 | - | - | - | 1 | - | 4 | 6 | - | - | - | 6 | |||
| 9 | Lotus | 9 | 9 | - | - | - | - | - | 9 | - | - | - | - | - | |||
| Lotus | 9 | - | - | - | - | - | - | - | 9 | - | - | - | 9 | ||||
| 11 | Honda | 8 | - | - | - | - | - | 6 | 6 | 2 | - | - | - | 2 | |||
| Brabham | 8 | 4 | - | - | - | - | - | 4 | - | 4 | - | - | 4 | ||||
| 13 | BRM | 6 | - | - | 6 | - | - | - | 6 | - | - | - | - | - | |||
| Matra | 6 | - | - | - | - | - | - | - | - | - | 6 | - | 6 | ||||
| Cooper | 6 | - | 3 | 3 | - | - | - | 6 | - | - | - | - | - | ||||
| 16 | Cooper | 5 | - | - | 4 | 1 | - | - | 5 | - | - | - | - | - | |||
| Cooper | 5 | - | - | - | - | - | 3 | 3 | - | - | - | 2 | 2 | ||||
| 18 | Cooper | 4 | - | 4 | - | - | - | - | 4 | - | - | - | - | - | |||
| BRM | 4 | - | - | - | - | - | 1 | 1 | - | - | 3 | - | 3 | ||||
| 20 | Lotus | 2 | - | - | - | 2 | - | - | 2 | - | - | - | - | - | |||
| Brabham | 2 | - | - | - | - | 2 | - | 2 | - | - | - | - | - | ||||
| Brabham | 2 | - | - | - | - | - | - | - | - | 2 | - | - | 2 | ||||
| 23 | McLaren | 1 | - | - | - | - | - | - | - | - | - | 1 | - | 1 |
| Pos. | Écurie | Points | AFS |
ESP |
MON |
BEL |
NL |
FRA |
1re ½ saison |
GBR |
ALL |
ITA |
CAN |
USA |
MEX |
2e ½ saison |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Lotus-Ford | 47 | 9 | 9 | 9 | 2 | - | - | 29 | 9 | 6 | - | 3 | 18 | ||
| 2 | McLaren-Ford | 40 | - | 6 | 2 | 9 | - | 2 | 19 | 3 | - | 9 | 9 | 21 | ||
| 3 | Matra-Ford | 36 | 1 | 2 | - | 3 | 9 | 4 | 19 | 1 | 9 | 6 | 1 | 17 | ||
| 4 | Ferrari | 32 | 3 | - | - | 4 | 3 | 9 | 19 | 6 | 3 | 4 | - | 13 | ||
| 5 | BRM | 25 | - | - | 6 | 6 | 4 | 1 | 17 | - | 1 | 3 | 4 | 8 | ||
| 6 | Cooper-BRM | 14 | - | 4 | 4 | 1 | - | 3 | 12 | - | - | - | 2 | 2 | ||
| 7 | Brabham-Repco | 10 | 4 | - | - | - | 2 | - | 6 | - | 4 | - | - | 4 | ||
| 8 | Honda | 8 | - | - | - | - | - | 6 | 6 | 2 | - | - | - | 2 | ||
| Matra | 8 | - | - | - | - | 6 | - | 6 | - | - | 2 | - | 2 | |||
| 10 | McLaren-BRM | 3 | 2 | - | - | - | - | - | 2 | - | - | 1 | - | 1 |
À noter
[modifier | modifier le code]- 4e victoire en championnat du monde pour Denny Hulme.
- 3e victoire en championnat du monde pour McLaren en tant que constructeur.
- 13e victoire en championnat du monde pour Ford Cosworth en tant que motoriste.
- Accidenté aux essais, Jacky Ickx (Ferrari) n'a pas participé à la course.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ le châssis 49 R8 est en fait l'ancien châssis 49 R6, accidenté par Jackie Oliver lors des essais du Grand-Prix de France et reconstruit par l'usine.
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Johnny Rives, Gérard Flocon et Christian Moity, La fabuleuse histoire de la formule 1, Éditions Nathan, , 707 p. (ISBN 2-09-286450-5)
- ↑ José Rosinski, 50 ans de formule 1 : La montée en puissance, Boulogne-Billancourt, Editions E-T-A-I, , 288 p. (ISBN 2-7268-8465-2)
- ↑ Revue L'Automobile n°270 - novembre 1968
- ↑ Revue Sport Auto no 81 -
- ↑ (en) Michael Tee, « Canadian Grand Prix », Magazine MotorSport, no 11 Vol.XLIV,
- ↑ (en) Adriano Cimarosti, The complete History of Grand Prix Motor racing, Aurum Press Limited, , 504 p. (ISBN 1-85410-500-0)
- Paul Frère, « Quoi de neuf en F1 ? », Revue L'Automobile, no 269,
- ↑ Andrew Lynegar, « Rob Walker : Profession : "Gentleman" », Revue Autodiva, no 50,
- ↑ (en) Denis Jenkinson, « The 39th Italian Grand Prix », Magazine MotorSport, no 10 Vol.XLIV,
- ↑ Gérard Gamand, « Cooper 1966-1968 : La lente agonie de la Formule 1 », Revue Autodiva, no 11,
- ↑ Revue Moteurs n°70 - 17 décembre 1968
- ↑ Yves Kaltenbach, « Honda - Formule 1 : 3 litres 1966-1968 », Revue Automobile historique, no 11,
- ↑ Alan Henry, Ferrari : Les monoplaces de Grand Prix, Editions ACLA, , 319 p. (ISBN 2-86519-043-9)
- Michel Hubin, Championnat du monde 68 des conducteurs, Verviers, Éditions GERARD & Co (collection Marabout Service), , 285 p.
- Revue Sport Auto no 82 -
- ↑ (en) Karl Ludvigsen, Dan Gurney : The Ultimate Racer, Haynes Publishing, , 208 p. (ISBN 1-85960-655-5)
- ↑ Doug Nye, McLaren : Formule 1, Can-Am, Indy, Editions ACLA, , 270 p. (ISBN 1-85960-655-5)
- ↑ Olivier Favre, « Joakim Bonnier : Un seigneur en mission », Revue Automobile historique, no 44,
- ↑ Gérard Crombac, « L'histoire Matra F1 : première partie 1968-1969 le titre mondial », Revue Sport Auto, no 132,
- ↑ Gérard Gamand, « Eagle en Formule 1 : Le rêve américain de Dan Gurney », Revue Autodiva, no 14,
- ↑ (en) Bruce Jones, The complete Encyclopedia of Formula One, Colour Library Direct, , 647 p. (ISBN 1-84100-064-7)
- (en) Autocourse 1968-1969 : A detailed record of the 1968 season, Haymarket Press Ltd, , 215 p.
- (en) Mike Lang, Grand Prix volume 2, Haynes Publishing Group, , 260 p. (ISBN 0-85429-321-3)
- ↑ Edmond Cohin, L'historique de la course automobile, Editions Larivière, , 882 p.