Championnat du monde de Formule 1 2018

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Championnat du monde de Formule 1 2018
Description de l'image F1.svg.
Généralités
Sport Formule 1
Création 1950
Organisateur(s) FIA
Édition 69e
Participants 20 pilotes
Nombre de manches 21 Grands Prix
Site web officiel www.formula1.com
Palmarès
Champion pilote Drapeau : Inconnu
Champion constructeur Drapeau : Inconnu

Navigation

Le championnat du monde de Formule 1 2018 est la 69e édition du championnat du monde de Formule 1. Il comporte vingt-et-une courses, avec les retours au calendrier des Grands Prix de France et d'Allemagne et démarre le 25 mars en Australie, pour s'achever le 25 novembre à Abou Dabi. Il marque une évolution inédite pour l'esthétique des Formule 1 et pour la sécurité des pilotes : la présence du halo[1], une structure de protection frontale du cockpit des monoplaces conçue pour protéger la tête des pilotes d'un choc avec un objet en mouvement.

Repères en début de saison[modifier | modifier le code]

Pilotes[modifier | modifier le code]

Débuts en tant que pilote titulaire :

Départs :

Transferts :

Retour :

  • Robert Kubica revient en Formule 1 en tant que pilote de réserve de Williams[7].

Débuts en tant que pilote-essayeur :

Écuries[modifier | modifier le code]

Essais hivernaux[modifier | modifier le code]

Le circuit de Barcelone accueille à nouveau les tests hivernaux, sur une piste resurfacée, en deux sessions. Celle du au se déroule sous des conditions météorologiques compliquées, des chutes de neige retardant même les programmes des écuries. Le dernier jour, 1er mars, Lewis Hamilton aux volant de la Mercedes W09 réalise le meilleur temps absolu en pneus médiums en 1 min 19 s 333[18]. Lors de la deuxième session d'essais de pré-saison, sur le même circuit du 6 au , Sebastian Vettel effectue un tour record en 1 min 17 s 182 quelques millièmes devant Kimi Räikkönen (1 min 17 s 221), les deux pilotes de la Ferrari SF71H effectuant des simulations de tours qualificatifs avec le nouveau composé le plus performant de Pirelli : les pneus hyper-tendres[19].

Par ailleurs, deux sessions de deux jours sont programmées en cours de saison, après le Grand Prix d'Espagne, les 15 et , et avant la trêve estivale, dans la foulée du Grand Prix de Hongrie, les et [20].

Réglementation[modifier | modifier le code]

Pneumatiques[modifier | modifier le code]

Le fabriquant unique Pirelli élargit sa gamme de pneumatiques pour la saison 2018 avec sept types de gommes différentes et l'apparition des « hyper-tendres » (rose), « les plus tendres jamais conçus par Pirelli ». À l'autre bout de la gamme, apparaissent les « super-durs » (orange) tandis que les pneus durs passent au bleu. Le reste de la gamme comprend les pneus « ultra-tendres » (violet), « super-tendres » (rouge), « tendres » (jaune) et « medium » (blanc)[21].

Désignation des gommes Couleur Bande de roulement Conditions de piste Adhérence Longévité
Hyper tendre (Hypersoft) Rose F1 tire Pirelli PZero Pink.svg Pneu lisse (slick) Piste sèche Très élevée Très faible
Ultra tendre (Ultrasoft) Violet Représentation des pneus ultra tendres Élevée Faible
Super tendre (Supersoft) Rouge Représentation des pneus super tendres Satisfaisante Courte
Tendre (Soft) Jaune Représentation des pneus tendres Correcte Modérée
Medium (Medium) Blanc Représentation des pneus medium Moyenne Étendue
Dur (Hard) Bleu glacé F1 tire Pirelli PZero Light blue.svg Basse Longue
Super dur (Superhard) Orange F1 tire Pirelli PZero Orange.svg Moindre Élevée
Intermédiaire (Intermediate) Vert F1 tire Pirelli Cinturato Green.svg Pneu sculpté Piste humide
Pluie (Wet) Bleu F1 tire Pirelli Cinturato Blue.svg Piste trempée

Règlement technique : les nouveautés[modifier | modifier le code]

Le Halo installé sur la Ferrari SF71H.
  • Le « Halo », arceau de sécurité, fait son apparition pour protéger la tête des pilotes d'un choc frontal avec un objet en mouvement (comme une roue décrochée). Celui-ci est rendu obligatoire en 2018 par la FIA[22].
  • Les pilotes doivent être parfaitement placés sur la grille de départ au risque d'être sanctionnés. Il leur est donc interdit de se décaler de leur emplacement, comme Sebastian Vettel lors du Grand Prix de Chine 2017[23].
  • Le pouvoir sportif réduit de quatre à trois le nombre de moteurs thermiques, turbocompresseurs et MGU-H que les écuries ont le droit d’utiliser avant d'être sanctionnées. La réduction est encore plus drastique pour le système de récupération d'énergie MGU-K, la batterie et le boîtier de contrôle électronique, le quota passant de quatre à deux éléments[24],[25].

Autres modifications[modifier | modifier le code]

La saison 2018 marque la disparition des Grid Girls, les jeunes femmes choisies pour leur physique avantageux chargées depuis plusieurs décennies d'indiquer l'emplacement de chaque pilote sur la grille de départ de chaque Grand Prix à l'aide de pannonceaux. Liberty Media, le nouveau propriétaire des droits commerciaux de la Formule 1, décide de mettre un terme à cette pratique en l'estimant « clairement en contradiction avec les normes sociétales modernes. » Cette décision provoque un débat mondial, avec autant d'acteurs favorables que de personnes qui marquent leur désaccord[26]. Les Grid Girls elles-mêmes déplorent de perdre un travail qu'elles disent adorer[27]. Le , Liberty Media annonce que les Grid Girls seront remplacées par des Grid Kids (des enfants) qui « seront choisis sur la base du mérite ou par tirage au sort. Ils seront également issus des compétitions de karting ou de la formule junior. »[28]

Pilotes et monoplaces[modifier | modifier le code]

Pilotes et monoplaces de la saison 2018[29]
Écuries Constructeurs Châssis Moteurs Pneus no  Pilotes Pilotes d'essais, de réserve ou de développement
Drapeau de l'Allemagne Mercedes AMG Petronas Motorsport Mercedes Mercedes AMG F1 W09 EQ Power+[30] Mercedes P 44 Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton[31] Drapeau de l'Allemagne Pascal Wehrlein[5],[32]
Drapeau du Royaume-Uni George Russell[32]
Drapeau : Mexique Esteban Gutiérrez[33]
77 Drapeau de la Finlande Valtteri Bottas[34]
Drapeau de l'Italie Scuderia Ferrari Ferrari Ferrari SF71H[35] Ferrari P 5 Drapeau : Allemagne Sebastian Vettel[36] Drapeau de la Russie Daniil Kvyat[6]
7 Drapeau : Finlande Kimi Räikkönen[37]
Drapeau de l'Autriche Aston Martin Red Bull Racing[38] Red Bull Red Bull RB14[39],[40] TAG Heuer (Renault)[41] P 3 Drapeau de l'Australie Daniel Ricciardo[42] Drapeau de la Suisse Sébastien Buemi[43]
33 Drapeau des Pays-Bas Max Verstappen[42]
Drapeau de l'Inde Sahara Force India Formula One Team
Drapeau de la Grande-Bretagne Racing Point Force India F1 Team[44],[45],[46]
Force India Force India VJM11[47] Mercedes P 11 Drapeau du Mexique Sergio Pérez[48] Drapeau du Canada Nicholas Latifi[49]
Drapeau de la Russie Nikita Mazepin[50],[47]
31 Drapeau de la France Esteban Ocon[51]
Drapeau du Royaume-Uni Williams Martini Racing Williams Williams FW41[52] Mercedes P 18 Drapeau : Canada Lance Stroll Drapeau de la Pologne Robert Kubica[53]
Drapeau du Royaume-Uni Oliver Rowland[54]
35 Drapeau : Russie Sergey Sirotkin[53]
Drapeau : France Renault Sport Formula One Team Renault Renault R.S.18 Renault P 27 Drapeau de l'Allemagne Nico Hülkenberg Drapeau du Royaume-Uni Jack Aitken[9]
Drapeau de la Russie Artem Markelov[9]
55 Drapeau de l'Espagne Carlos Sainz Jr.[55]
Drapeau de l'Italie Red Bull Toro Rosso Honda Toro Rosso Toro Rosso STR13[56] Honda[57] P 10 Drapeau : France Pierre Gasly[58],[59]
28 Drapeau de la Nouvelle-Zélande Brendon Hartley[58],[59]
Drapeau des États-Unis Haas F1 Team Haas Haas VF-18[60] Ferrari P 8 Drapeau : France Romain Grosjean[61] Drapeau : États-Unis Santino Ferrucci[62]
Drapeau : Inde Arjun Maini[63]
20 Drapeau du Danemark Kevin Magnussen[61]
Drapeau du Royaume-Uni McLaren F1 Team McLaren McLaren MCL33[64] Renault[65] P 2 Drapeau de la Belgique Stoffel Vandoorne[66] Drapeau du Royaume-Uni Lando Norris[67]
14 Drapeau de l'Espagne Fernando Alonso[68]
Drapeau de la Suisse Alfa Romeo Sauber F1 Team Sauber Sauber C37[69],[70] Ferrari[71] P 9 Drapeau de la Suède Marcus Ericsson[2] Drapeau : Italie Antonio Giovinazzi
Drapeau de la Colombie Tatiana Calderon[72]
16 Drapeau de Monaco Charles Leclerc[2]

Grands Prix de la saison 2018[modifier | modifier le code]

Mappemonde représentant les pays accueillant un Grand Prix en 2018.

La Fédération internationale de l'automobile publie le 6 décembre 2017 la version définitive du calendrier de la saison 2018 à l'issue d'une réunion de son conseil mondial[73]. Seule différence par rapport à la version provisoire publiée en juin 2017, le Grand Prix de Bahreïn échange sa place avec celui de Chine en tant que deuxième course de la saison[74].

« Nous sommes fiers de confirmer que les Grand Prix de France et d'Allemagne seront organisés en 2018. La France avait accueilli une des sept courses du premier championnat du monde en 1950, et elle revient au bout d'une décennie » a déclaré en juin 2017 Chase Carey, le nouveau patron de la Formule [75].

Le Grand Prix de France est de retour au calendrier pour la première fois depuis 2008. La course retourne au Circuit Paul Ricard, qui avait accueilli le Grand Prix de France de 1971 à 1983 en alternance avec le circuit de Dijon-Prenois et en continu de 1985 à 1990 avant que l'événement ne se déplace au Circuit de Nevers Magny- Cours[76],[77]. Le Grand Prix d'Allemagne retourne au calendrier après une absence d'un an, Hockenheimring accueillant la course. Le Grand Prix de Malaisie, présent dans le cadre du championnat du monde de Formule 1 de 1999 à 2017, disparaît du calendrier.

Calendrier des Grands Prix de la saison 2018[73]
no  Date Grand Prix Lieu Vainqueur Écurie Pole position Record du tour Pilote du jour[note 1],[78] Résumé
977 25 mars Drapeau : Australie Grand Prix d'Australie Melbourne Drapeau : Allemagne Sebastian Vettel Drapeau : Italie Ferrari Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau de l'Australie Daniel Ricciardo Drapeau de l'Espagne Fernando Alonso Résumé
978 8 avril Drapeau de Bahreïn Grand Prix de Bahreïn Sakhir Drapeau : Allemagne Sebastian Vettel Drapeau : Italie Ferrari Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel Drapeau de la Finlande Valtteri Bottas Drapeau de la France Pierre Gasly Résumé
979 15 avril Drapeau : République populaire de Chine Grand Prix de Chine Shanghai Drapeau de l'Australie Daniel Ricciardo Drapeau : Autriche Red Bull-TAG Heuer Drapeau : Allemagne Sebastian Vettel Drapeau de l'Australie Daniel Ricciardo Drapeau de l'Australie Daniel Ricciardo Résumé
980 29 avril Drapeau : Azerbaïdjan Grand Prix d'Azerbaïdjan Bakou Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau de l'Allemagne Mercedes Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel Drapeau de la Finlande Valtteri Bottas Drapeau : Monaco Charles Leclerc Résumé
981 13 mai Drapeau : Espagne Grand Prix d'Espagne Barcelone Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau de l'Allemagne Mercedes Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau de l'Australie Daniel Ricciardo Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton Résumé
982 27 mai Drapeau : Monaco Grand Prix de Monaco Monaco Drapeau de l'Australie Daniel Ricciardo Drapeau : Autriche Red Bull-TAG Heuer Drapeau de l'Australie Daniel Ricciardo Drapeau des Pays-Bas Max Verstappen Drapeau de l'Australie Daniel Ricciardo Résumé
983 10 juin Drapeau : Canada Grand Prix du Canada Montréal Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel Drapeau : Italie Ferrari Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel Drapeau des Pays-Bas Max Verstappen Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel Résumé
984 24 juin Drapeau : France Grand Prix de France Le Castellet Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau de l'Allemagne Mercedes Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau de la Finlande Valtteri Bottas Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel Résumé
985 1er juillet Drapeau : Autriche Grand Prix d'Autriche Spielberg Drapeau : Pays-Bas Max Verstappen Drapeau : Autriche Red Bull-TAG Heuer Drapeau de la Finlande Valtteri Bottas Drapeau de la Finlande Kimi Räikkönen Drapeau : Pays-Bas Max Verstappen Résumé
986 8 juillet Drapeau : Royaume-Uni Grand Prix de Grande-Bretagne Silverstone Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel Drapeau : Italie Ferrari Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton Résumé
987 22 juillet Drapeau : Allemagne Grand Prix d'Allemagne Hockenheim Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau de l'Allemagne Mercedes Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton Résumé
988 29 juillet Drapeau : Hongrie Grand Prix de Hongrie Budapest Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau de l'Allemagne Mercedes Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau de l'Australie Daniel Ricciardo Drapeau de l'Australie Daniel Ricciardo Résumé
989 26 août Drapeau : Belgique Grand Prix de Belgique Spa-Francorchamps Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel Drapeau : Italie Ferrari Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau de la Finlande Valtteri Bottas Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel Résumé
990 2 septembre Drapeau : Italie Grand Prix d'Italie Monza Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau de l'Allemagne Mercedes Drapeau de la Finlande Kimi Räikkönen Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau de la Finlande Kimi Räikkönen Résumé
991 16 septembre Drapeau : Singapour Grand Prix de Singapour Singapour Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau de l'Allemagne Mercedes Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton Drapeau du Danemark Kevin Magnussen Drapeau : Pays-Bas Max Verstappen Résumé
992 30 septembre Drapeau : Russie Grand Prix de Russie Sotchi Résumé
993 7 octobre Drapeau : Japon Grand Prix du Japon Suzuka Résumé
994 21 octobre Drapeau : États-Unis Grand Prix des États-Unis Austin Résumé
995 28 octobre Drapeau : Mexique Grand Prix du Mexique Mexico Résumé
996 11 novembre Drapeau : Brésil Grand Prix du Brésil São Paulo Résumé
997 25 novembre Drapeau : Émirats arabes unis Grand Prix d'Abou Dabi Yas Marina Résumé

Déroulement de la saison et faits marquants du championnat[modifier | modifier le code]

Grand Prix d'Australie[modifier | modifier le code]

Comme lors de l'édition précédente, et pour la septième fois sur le circuit de l'Albert Park, Lewis Hamilton part en pole position. Pour obtenir son 73e départ depuis la tête, il bat le record du circuit ; Kimi Räikkönen l'accompagne en première ligne tandis que Sebastian Vettel occupe la deuxième ligne avec Max Verstappen dont le coéquipier Daniel Ricciardo, auteur du cinquième temps, est pénalisé d'un recul de trois places. Les deux Haas-Ferrari obtiennent le meilleur résultat en qualifications de leur histoire, Kevin Magnussen précédant Romain Grosjean en troisième ligne. Nico Hülkenberg part en quatrième ligne, devant Ricciardo. Valtteri Bottas, victime d'un gros accident dès le début de son tour rapide, provoque une interruption au drapeau rouge et doit partir de loin compte tenu de la reconstruction de sa monoplace.

Avec un peu de chance, Sebastian Vettel s'impose au terme des cinquante-huit tours de l'épreuve d'ouverture, obtenant sa quarante-huitième victoire et le centième podium de sa carrière. Comme en 2017, il gagne à la faveur des arrêts au stand, sur un coup stratégique de son écurie et, cette fois, un évènement inattendu. Son coéquipier Kimi Räikkönen, en deuxième position, rentre le premier aux stands, dès le 18e tour. Mercedes, en réaction, procède au changement des pneumatiques du leader Hamilton dès le tour suivant alors que Vettel continue en piste. Au 24e tour, Romain Grosjean, relâché de la voie des stands avec un écrou mal serré, s'arrête au bord du circuit et provoque le déclenchement de la procédure de voiture de sécurité virtuelle. Vettel profite de l'occasion pour rentrer au stand et en ressort juste devant Hamilton qui, lui, a été contraint de ralentir. À partir de là, qu'il soit à moins d'une seconde avec la possibilité d'utiliser son aileron arrière mobile ou repoussé plus loin, le Britannique n'est jamais en mesure de dépasser son rival. Les deux pilotes Haas F1 Team renvoyés en piste avec un écrou mal serré à cause d'un pistolet pneumatique défectueux, sont tous deux contraints à l'abandon, à un tour d'écart, alors qu'ils roulaient l'un après l'autre en quatrième position. Räikkönen, en résistant jusqu'au bout à Daniel Ricciardo (auteur du meilleur tour), prend la troisième place alors que Fernando Alonso, cinquième, égale son meilleur résultat chez McLaren. Il précède Max Verstappen, parti en tête à queue au dixième tour et Nico Hülkenberg, septième devant Valtteri Bottas qui a navigué toute la course loin des hommes de tête. Stoffel Vandoorne en terminant neuvième, permet à McLaren de placer ses deux monoplaces dans les points, tout comme Carlos Sainz Jr. qui prend le point restant pour Renault.

Vettel occupe donc la tête du championnats des pilotes avec 25 points, devant Hamilton (18 points) et Räikkönen (15 points). Au classement des constructeurs, Ferrari possède 40 points et devance Mercedes (22 points), Red Bull Racing (20 points), McLaren (12 points) et Renault (7 points).

Grand Prix de Bahreïn[modifier | modifier le code]

Les Ferrari SF71H dominent les qualifications sur le circuit de Sakhir et permettent à la Scuderia Ferrari de monopoliser la première ligne, ce qu'elle n'avait plus réalisé depuis le Grand Prix de Hongrie 2017. Sebastian Vettel, en battant Kimi Räikkönen de 143 millièmes de seconde lors de sa deuxième tentative en Q3, obtient la cinquante-et-unième pole position de sa carrière et sa troisième à Bahreïn depuis 2010, ce qui constitue un record. Moins à l'aise, les Mercedes W09 réalisent les troisième et quatrième temps mais seul Valtteri Bottas reste en deuxième ligne, aux cotés de Daniel Ricciardo, Lewis Hamilton étant pénalisé d'un recul de cinq places consécutif au changement de sa boîte de vitesses ; il s'élance du neuvième rang. Au volant de sa Toro Rosso STR13 à moteur Honda, Pierre Gasly obtient le meilleur résultat de sa jeune carrière en qualifications, en partant de la troisième ligne, devant la Haas VF-18 de Kevin Magnussen. Victime d'un accident lors de la première phase qualificative, Max Verstappen prend le départ depuis la huitième ligne.

Sebastian Vettel n'avait jamais gagné deux courses consécutives depuis qu'il pilote pour Ferrari, qui n'avait plus remporté les deux premiers Grand Prix de la saison depuis 2004 ; c'est désormais chose faite au terme des cinquante-sept tours de course. Lewis Hamilton et Valtteri Bottas, passé deuxième devant Räikkönen dès l'extinction des feux, partent pour n'effectuer qu'un seul arrêt au stand, les Ferrari, sur des choix de pneumatiques différents, devant en effectuer deux. Lors de son deuxième arrêt, au 36e tour, Kimi Räikkönen, alors troisième, est libéré trop hâtivement et renverse un mécanicien qui n'a pas réussi à changer sa roue arrière gauche. Le Finlandais stoppe sa voiture dans la voie des stands et abandonne. Hamilton étant remonté jusqu'à la troisième place, on indique par radio au pilote allemand qu'il doit finir la course sans repasser par les stands. Dans les dix derniers tours, Vettel perd progressivement de l'adhérence et voit Bottas revenir dans ses rétroviseurs. Il parvient à le contenir jusqu'au bout et franchit la ligne d'arrivée avec une marge de 6 dixièmes de seconde ; Hamilton, qui termine à 6 secondes, est l'auteur au cinquième tour d'un spectaculaire triple dépassement sur Alonso, Ocon et Hülkenberg en bout de ligne droite, lui permettant de passer de la neuvième à la sixième place.

Quatrième dans sa Toro Rosso, à plus d'une minute, Pierre Gasly réalise le meilleur résultat de Honda depuis son retour en tant que motoriste en 2015 ; pour son septième départ en Formule 1, il marque ses 12 premiers points. Il devance Kevin Magnussen et Nico Hülkenberg, sixième et dernier pilote dans le même tour que le vainqueur. Les McLaren-Renault sont à nouveau dans les points Fernando Alonso terminant septième devant Stoffel Vandoorne. Marcus Ericsson, qui n'avait plus marqué depuis cinquante courses, inscrit deux points pour l'écurie Sauber et Esteban Ocon prend le dernier point en jeu. Les deux Red Bull ont dû abandonner dès les premiers tours de course, Verstappen sur problème de différentiel après une crevaison et Ricciardo sur un problème électrique.

Au championnat des pilotes, Vettel, avec 50 points, le maximum réalisable, devance Hamilton (33 points), Bottas (22 points), Alonso (16 points) et Räikkönen resté à 15 points. Au classement des constructeurs, Ferrari possède 65 points et devance Mercedes (55 points), McLaren (22 points), Red Bull Racing (20 points), Renault (15 points), Scuderia Toro Rosso (12 points), Haas (10 points), Sauber (2 points) et Force India (1 point) ; Williams F1 Team reste la seule écurie à n'avoir pas encore marqué de point.

Grand Prix de Chine[modifier | modifier le code]

Daniel Ricciardo au Grand Prix de Chine 2018.
Fernando Alonso au Grand Prix de Chine 2018.
Kevin Magnussen au Grand Prix de Chine 2018.

Les Mercedes, toujours parties depuis la pole position sur le circuit de Shanghai depuis 2012, n'arrivent pas à faire fonctionner correctement les nouveaux pneumatiques ultra tendres de Pirelli et, lors d'une séance de qualification ventée, manquent de rythme par rapport aux Ferrari. Les monoplaces rouges luttent entre-elles pour la première place de la grille et Kimi Räikkönen, qui prend les devants lors de sa première tentative en Q3, améliore encore au terme de son deuxième tour rapide ; il est finalement battu de 87 millièmes de seconde par son coéquipier qui établit, en 1 min 31 s 095, le nouveau record de la piste. Sebastian Vettel obtient la cinquante-deuxième pole position de sa carrière, sa deuxième consécutive, et l'écurie de Maranello place ses deux voitures sur la première ligne dans deux Grands Prix consécutifs pour la première fois depuis les Grand Prix des États-Unis et de France en 2006 ; elles n'avaient plus obtenu la pole position en Chine depuis la première édition, en 2004. Valtteri Bottas réalise le troisième temps à plus d'une demi-seconde et Lewis Hamilton, quatrième, ne va même pas au bout de sa deuxième tentative. Les Red Bull de Max Verstappen et Daniel Ricciardo sont en troisième ligne, devant la Renault de Nico Hülkenberg et la Force India de Sergio Pérez.

L'opportunité qu'a représenté la sortie de la voiture de sécurité puis une série de meilleurs tours et de dépassements tranchants, permettent à Daniel Ricciardo de remporter la sixième victoire de sa carrière, lesquelles ont toutes été obtenues sans jamais partir d'une des trois premières places sur la grille. La course bascule une première fois quand Sebastian Vettel, en tête durant les vingt premiers tours, subit un undercut réussi de Valtteri Bottas et ressort des stands derrière le Finlandais qui s'est arrêté un tour plus tôt. Les deux repartent en pneus médiums pour aller au bout de la course, de même que Kimi Räikkönen et Lewis Hamilton. Au 31e tour, Pierre Gasly accroche son coéquipier Brendon Hartley dans l'épingle du circuit ; les nombreux débris de fibre de carbone lâchés sur la piste par leurs monoplaces provoquent la sortie de la voiture de sécurité. Les pilotes Red Bull, opportunément placés sur le circuit, peuvent plonger directement dans les stands et chausser tous deux des pneus tendres sans perte de temps. Dès lors, les RB14 à moteur Renault sont les plus rapides en piste. En tentant de dépasser Hamilton, Max Verstappen le touche légèrement et part hors-piste ; il envoie peu après Vettel en tête-à-queue, ce qui lui vaut une pénalité de dix secondes. Au contraire de son coéquipier, Daniel Ricciardo trace efficacement son chemin vers la victoire à coups de meilleurs tours en course et dépasse successivement Räikkönen, Hamilton, Vettel et enfin Bottas, au 44e tour. Il déclare : « Je ne gagne jamais de course ennuyante ! » Bottas et Räikkönen l'accompagnent sur le podium, Hamilton est quatrième, devant Verstappen pénalisé. Nico Hülkenberg et Fernando Alonso se classent sixième et septième après avoir dépassé Vettel, en perdition à cause de ses pneumatiques rendus inefficaces par sa toupie ; le leader du championnat se contente donc des quatre points de la huitième place. Carlos Sainz Jr. et Kevin Magnussen ferment la marche dans les points à l'issue d'une course où les vingt voitures engagées sont classées, Brendon Hartley, qui a abandonné, ayant accompli plus de 90 % de la distance totale.

Sebastian Vettel conserve la tête du championnat du monde avec 54 points et devance Hamilton (45 points) et Bottas (40 points). Ricciardo (37 points) prend désormais la quatrième place, devant Räikkönen (30 points) et Alonso (22 points). Mercedes mène dorénavant le classement des constructeurs avec 85 points et devance d'un point Ferrari (84 points). Red Bull Racing, avec 55 points, passe devant McLaren (28 points) ; suivent Renault (25 points), Scuderia Toro Rosso (12 points), Haas (11 points), Sauber (2 points) et Force India (1 point). Williams F1 Team reste la seule écurie à n'avoir pas encore marqué de point.

Grand Prix d'Azerbaïdjan[modifier | modifier le code]

Lewis Hamilton à Bakou en 2018.
Kimi Räikkönen à Bakou en 2018.
Pierre Gasly à Bakou en 2018.

Les deux Renault et les deux Force India atteignent la troisième phase qualificative, aux côtés des trois écuries de pointe que sont Ferrari, Mercedes et Red Bull Racing ; elles occupent les quatrième et cinquième lignes mais Nico Hülkenberg, auteur du neuvième temps, est pénalisé d'un recul de cinq places après un changement de boîte de vitesses. Si Kimi Räikkönen se montre le plus rapide en Q1 et en Q2 et bat les records des deux premiers secteurs du circuit lors de son ultime tentative en Q3, un énorme travers à la sortie du dernier virage met fin à ses espoirs de pole position : il doit se contenter d'un départ en troisième ligne avec le sixième temps, derrière Max Verstappen tandis que son coéquipier Sebastian Vettel, qui réussit le tour le plus rapide dès sa première tentative, obtient sa troisième pole position consécutive, une série qu'il n'avait plus réalisée depuis l'année de son quatrième titre mondial. Il s'élance en tête pour la 53e fois de sa carrière, accompagné en première ligne par Lewis Hamilton qu'il devance de 179 millièmes de seconde. Pour la première fois dans l'histoire de la Formule 1, deux quadruples champions du monde s'élancent de la première ligne. La deuxième ligne est occupée par Valtteri Bottas et Daniel Ricciardo.

Des circonstances favorables permettent à Lewis Hamilton de remporter sa première victoire de la saison, la soixante-troisième de sa carrière. Sebastian Vettel, parti de la pole position, mène les trente premiers tours, gérant parfaitement une première relance consécutive à la sortie de la voiture de sécurité dès le premier tour après un accrochage entre Esteban Ocon, qui abandonne, et Kimi Räikkönen, repoussé au treizième rang. Vettel cède les commandes à Valtteri Bottas quand il rentre au stand pour chausser des pneumatiques tendres alors qu'Hamilton, le premier à s'être arrêté, roule en troisième position. Au quarantième tour, les deux Red Bull, en lutte pour le podium, s'accrochent et abandonnent après que Daniel Ricciardo a tenté de dépasser Max Verstappen. Lorsque la voiture de sécurité sort pour permettre l'évacuation des monoplaces, Bottas en profite pour passer des pneus ultra tendres, sans aucune perte de temps, et conserver la tête de l'épreuve tandis que tous les autres pilotes chaussent les gommes violettes pour finir la course. La durée de la procession s'allonge encore lorsque Romain Grosjean, qui tente de chauffer ses pneumatiques, perd le contrôle de sa Haas qu'il écrase dans le mur ; une fois la monoplace dégagée, il ne reste plus que quatre tours de course. À la relance, Vettel, à pleine vitesse, tente de dépasser Bottas, bloque ses roues en bout de ligne droite et doit virer large : Hamilton, son coéquipier Kimi Räikkönen revenu dans le match et Sergio Pérez lui passent devant. À trois tours du but, Bottas à qui la victoire semble promise, roule sur un débris et abandonne lorsque sa roue arrière droite déchape. Hamilton l'emporte alors devant Räikkönen et Pérez, qui monte sur son premier podium depuis le Grand Prix d'Europe 2016, sur le même circuit. Vettel, quatrième, laisse la première place du championnat à Hamilton. Carlos Sainz Jr., cinquième, obtient le meilleur résultat de Renault depuis son retour en tant que constructeur en 2016, suivi par Charles Leclerc qui marque ses premiers points en Formule 1 et offre une sixième place à Sauber en prenant le meilleur sur Fernando Alonso en fin de course. Lance Stroll huitième, ouvre le compteur de Williams, devant Stoffel Vandoorne et Brendon Hartley qui marque lui aussi pour la première fois, en se classant dixième.

Grâce à sa victoire, Lewis Hamilton, avec 70 points, ravit la tête du championnat à Sebastian Vettel (66 points). Räikkönen (avec 48 points) précède désormais Bottas (resté à 40 points) et Ricciardo (resté à 37 points). Ferrari (114 points) repasse en tête du championnat du monde des constructeurs et devance Mercedes (110 points) et Red Bull Racing (55 points) ; suivent McLaren (36 points), Renault (35 points) et Force India (16 points) qui domine Scuderia Toro Rosso (13 points), Haas (11 points), Sauber (10 points) et Williams qui marque ses 4 premiers points. Toutes les écuries engagées ont désormais inscrit des points au championnat du monde.

Grand Prix d'Espagne[modifier | modifier le code]

« J'avais besoin de cette pole position », déclare Lewis Hamilton, pourtant absent du Top 3 lors des deux premières phases qualificatives. Le quadruple champion du monde britannique domine en deux temps la dernière partie des qualifications, bat le record de la piste catalane en 1 min 16 s 173 et part en tête pour la soixante-quatorzième fois de sa carrière. Pour repousser les assauts de son coéquipier Valtteri Bottas, qui se place finalement à ses côtés en première ligne pour la première fois de la saison, Hamilton doit améliorer son temps lors de sa deuxième tentative ; 40 millièmes de seconde seulement séparent les deux coéquipiers. Les deux Ferrari, partent de la deuxième ligne, Sebastian Vettel se montrant le pilote le plus fringant des deux premières phases de la séance qualificative. Derrière Kimi Räikkönen, la troisième ligne est occupée par Max Verstappen qui devance Daniel Ricciardo, son partenaire chez Red Bull Racing, de 2 millièmes de seconde. Les trois écuries de pointe creusent des écarts importants par rapport au reste du plateau, Kevin Magnussen et Fernando Alonso étant relégués, en quatrième ligne, à presque une seconde des Red Bull.

Mercedes Grand Prix réalise son premier doublé de la saison, le quarante-et-unième de son histoire au terme d'une course où Lewis Hamilton n'a jamais été inquiété. Le quadruple champion du monde britannique remporte le soixante-quatrième Grand Prix de sa carrière, estimant que c'est la première fois cette saison qu'il s'est trouvé « en parfaite symbiose » avec sa machine, ce qui se traduit par une avance de plus de vingt secondes sur Valtteri Bottas à l'arrivée. Au départ de l'épreuve, Sebastian Vettel bondit en deuxième position derrière Hamilton. Dans le virage no 3, Romain Grosjean mort sur l'herbe, part en tête-à-queue et, en tentant de récupérer sa voiture, traverse la piste au milieu du peloton. Nico Hülkenberg et Pierre Gasly ne peuvent l'éviter ; ce triple abandon provoque la sortie de la voiture de sécurité pour six tours et Grosjean, pénalisé d'un recul de trois places sur la grille de départ du Grand Prix de Monaco, perd deux points sur sa super-licence. Après le ballet des arrêts au stand, Hamilton mène devant Vettel, Bottas, Verstappen, Ricciardo, Magnussen et Sainz alors que Räikkönen a dû abandonner sur casse de son turbocompresseur. Au quarantième tour, Esteban Ocon tombe en panne au bord du circuit. La voiture de sécurité virtuelle est déployée pour dégager sa Force India et Vettel, victime d'une dégradation excessive de ses pneus médiums, en profite pour procéder à un second arrêt pour se chausser de neuf ; celui-ci s'éternise et il ne ressort qu'en quatrième position, derrière Verstappen. Il ne parvient pas à le rattraper, bien que l'aileron avant de la Red Bull soit endommagé après un contact avec la Williams de Lance Stroll lors de la relance. Le Néerlandais obtient ainsi son premier podium de l'année, derrière les deux pilotes des Flèches d'argent. Vettel concède treize points à Hamilton en finissant quatrième devant Ricciardo, dernier pilote dans le tour du vainqueur, qui réalise le meilleur tour à cinq boucles de l'arrivée. Kevin Magnussen termine sixième en maintenant derrière lui Carlos Sainz Jr. et Fernando Alonso qui occupait le douzième rang à mi-course tandis que Sergio Pérez dépasse Charles Leclerc pour le gain de la neuvième place en fin de course, le jeune Monégasque marquant pour la deuxième fois consécutive au volant de sa Sauber.

Lewis Hamilton, avec 95 points, augmente à 17 points son avance en tête du championnat sur Sebastian Vettel (78 points). Bottas (avec 58 points) précède désormais Kimi Räikkönen (resté à 48 points) et Ricciardo (47 points). Mercedes (153 points) repasse en tête du championnat du monde des constructeurs et devance Ferrari (126 points) et Red Bull Racing (80 points) ; suivent Renault (41 points), passé devant McLaren (40 points), Haas (19 points), passé devant Force India (18 points) et Scuderia Toro Rosso (13 points) puis Sauber (11 points) et Williams (4 points).

Grand Prix de Monaco[modifier | modifier le code]

Des premiers essais libres à la troisième phase des qualifications, Daniel Ricciardo domine tous ses rivaux entre les rails du tracé monégasque. Il abaisse progressivement le record du circuit de 3,337 km pour le porter à 1 min 10 s 810 et obtenir, avec une avance de 229 millièmes de seconde sur Sebastian Vettel, la deuxième pole position de sa carrière après celle obtenue au même endroit en 2016. Sebastian Vettel sort vainqueur du duel qui l'oppose à Lewis Hamilton, pour partir en première ligne derrière l'Australien. Auteur du troisième temps, Hamilton s'élance de la deuxième ligne, juste devant Kimi Räikkönen. Valtteri Bottas et Esteban Ocon occupent la troisième ligne tandis que la quatrième est entièrement espagnole, Fernando Alonso plaçant sa McLaren MCL32 devant la Renault R.S.18 de Carlos Sainz. Max Verstappen ayant accidenté sa Red Bull RB14 à la fin de troisième séance d'essais libres n'a pas disputé les qualifications ; repêché, il s'élance depuis la dernière place sur la grille.

Les six premiers pilotes sur la grille de départ d'une course intégralement menée par Daniel Ricciardo sont les six premiers sur la ligne d'arrivée. Pour remporter la septième victoire de sa carrière, sa deuxième de la saison, le pilote australien doit composer, dès le 18e tour de course, avec un problème de perte de 25 % de la puissance de son moteur (dû à la rupture de son MGU-K), qu'il doit dès lors ménager en se contentant de seulement six rapports de boîte sur huit. Il doit, selon ses propres termes, « rouler lentement ». Derrière lui, ses rivaux sont aux prises avec la dégradation de leurs pneumatiques, si bien qu'un « petit train » se forme avec des écarts minimes, personne ne se risquant à dépasser ou n'étant en mesure de le faire. Ainsi, seulement 25 secondes séparent le vainqueur de son coéquipier Max Verstappen, neuvième et auteur du meilleur tour dans sa soixantième boucle après avoir remonté onze places. Au bout de cinquante-six tours, les positions finales donnant droit aux points sont figées : Vettel, Hamilton, Bottas, Raïkkönen, Ocon, Gasly, Hülkenberg, Verstappen et Sainz font l'accordéon derrière Ricciardo. Pour la première fois en cinq éditions, la voiture de sécurité n'est pas sortie, même quand Charles Leclerc, en panne de freins à la sortie du tunnel, emboutit la Toro Rosso de Brendon Hartley au 70e tour, ne provoquant que le déploiement de la voiture de sécurité virtuelle l'espace d'un tour. À ce point de la saison, trois pilotes, de trois écuries différentes, Sebastian Vettel, Lewis Hamilton et Daniel Ricciardo, totalisent chacun deux succès.

Lewis Hamilton, avec 110 points, conserve la tête du championnat du monde devant Sebastian Vettel (96 points). Daniel Ricciardo (avec 72 points) précède désormais Valtteri Bottas (68 points) et Kimi Räikkönen (60 points). Mercedes (178 points) reste en tête du championnat du monde des constructeurs devant Ferrari (156 points) et Red Bull Racing (107 points) ; suivent Renault (46 points), McLaren (40 points), Force India (26 points), passé devant Haas (19 points) et Scuderia Toro Rosso (19 points) puis Sauber (11 points) et Williams (4 points).

Grand Prix du Canada[modifier | modifier le code]

Alors que la Scuderia Ferrari n'avait pas obtenu la pole position sur le circuit de l'île Notre-Dame depuis Michael Schumacher en 2001, Sebastian Vettel se montre deux fois le plus rapide lors de la troisième phase des qualifications, bat le record du tracé à 221,859 km/h de moyenne et part en tête pour la quatrième fois de la saison, pour la cinquante-quatrième fois de sa carrière et pour la quatrième fois à Montréal depuis 2011. Sur la première ligne, il devance Valtteri Bottas de 93 millièmes de seconde. Lewis Hamilton commet trop d'erreurs lors de ses deux tentatives et doit se contenter d'un départ en deuxième ligne, derrière Max Verstappen. De la même façon, Kimi Räikkönen mord le gazon au premier virage de son dernier tour rapide ; auteur du cinquième temps, il part en troisième ligne devant Daniel Ricciardo. Les meilleurs pilotes derrière ceux des trois écuries de pointe sont Nico Hülkenberg et Esteban Ocon sur la quatrième ligne.

Sebastian Vettel mène l'épreuve du premier au dernier tour et permet à Ferrari de gagner à Montréal après quatorze ans d'attente. Le pilote allemand s'impose pour la troisième fois de la saison et remporte la cinquantième victoire de sa carrière. Un spectaculaire accrochage au virage no 6, provoqué par Lance Stroll qui percute Brendon Hartley, conduit à la sortie de la voiture de sécurité lors des quatre premiers tours. Vettel gère parfaitement la relance et n'est jamais inquiété par Valtteri Bottas qui roule en deuxième position tout du long, tout comme Max Verstappen qui évolue derrière le Finlandais et termine dans ses échappements en réalisant le meilleur tour en course dans sa 65e boucle. Daniel Ricciardo prend le meilleur sur Kimi Räikkönen au départ puis sur Lewis Hamilton dans les stands pour finir quatrième. En difficulté durant tout le weekend, le quadruple champion du monde britannique parvient à se classer cinquième, devant Räikkönen. L'écart entre les écuries de pointe et le reste du plateau est matérialisé par le fait que les six premiers se tiennent en 27 secondes tandis que tous les autres sont relégués à un tour, voire plus, à commencer par les Renault de Nico Hülkenberg et Carlos Sainz Jr. qui se classent septième et huitième. Esteban Ocon a roulé devant elles en prenant un bon départ, mais un arrêt au stand trop long le repousse au 14e rang. Sa remontée lui permet de se classer 9e sans avoir atteint l'objectif de battre les Renault. Enfin, parti 13e sur la grille, en bagarre avec Fernando Alonso durant une bonne partie de la course, Charles Leclerc profite de l'abandon de la McLaren N°14 pour prendre le point de la 10e place.

Sebastian Vettel, avec 121 points, reprend la tête du championnat après sept manches, un point devant Lewis Hamilton (120 points). Valtteri Bottas (86 points) repasse devant Daniel Ricciardo (84 points) qui précède Kimi Räikkönen (68 points) et Max Verstappen (50 points). Mercedes (206 points) reste en tête du championnat du monde des constructeurs devant Ferrari (189 points) et Red Bull Racing (134 points) ; suivent Renault (56 points), McLaren (40 points), Force India (28 points), Haas (19 points) et Scuderia Toro Rosso (19 points) puis Sauber (12 points) et Williams (4 points).

Grand Prix de France[modifier | modifier le code]

Les Mercedes W09 se montrent particulièrement performantes sur le tracé varois, que tous les pilotes du plateau découvrent, la précédente édition de l'épreuve sur ce circuit s'étant déroulée en 1990. Lewis Hamilton et son coéquipier Valtteri Bottas dominent les trois séances d'essais puis Hamilton termine premier des trois phases qualificatives. Lors de sa dernière tentative, il est, l'espace d'un instant, devancé par son coéquipier mais parvient à le battre de 118 millièmes de seconde pour porter son record à soixante-quinze pole positions ; la première ligne est ainsi occupée par l'écurie quadruple championne du monde en titre. Sebastian Vettel se rapproche à trois dixièmes de seconde pour partir en deuxième ligne, devant Max Verstappen. Les trois écuries de pointe monopolisent une nouvelle fois les meilleures places sur la grille Daniel Ricciardo précédant Kimi Räikkönen sur la troisième ligne. En quatrième ligne, Carlos Sainz Jr., auteur du septième temps, devance Charles Leclerc qui, au volant de sa Sauber, atteint pour la première fois la phase finale des qualifications.

Lewis Hamilton s'est désormais imposé sur tous les circuits actuellement utilisés dans le championnat du monde, et en comptant ceux ne figurant plus au calendrier, le quadruple champion du monde britannique gagne sur une vingt-sixième piste différente au terme de 53 tours du tracé du Castellet où il n'a jamais été inquiété, leader de bout en bout hormis durant le 33e tour mené par Kimi Räikkönen au moment de son unique arrêt au stand. Hamilton remporte ainsi la soixante-cinquième victoire de sa carrière et sa troisième de la saison. La course se joue pour l'essentiel dès le départ quand Sebastian Vettel accroche Valtteri Bottas dans le premier virage ; museau explosé pour le pilote Ferrari et pneu crevé pour celui de la Mercedes conduisent à un retour au stand des deux rivaux qui repartent au fond du peloton. Vettel, jugé responsable du crash, écope d'une pénalité de cinq secondes. Un peu plus loin, toujours durant le premier tour, Esteban Ocon et Pierre Gasly s'accrochent, abandonnent et provoquent la sortie de la voiture de sécurité pour quatre tours. Alors que Vettel et Bottas remontent vers les points au fil de l'épreuve, Max Verstappen roule tout du long en deuxième position tandis que Kimi Räikkönen prend le meilleur sur Daniel Ricciardo pour le gain de la troisième place. La remontée de Vettel s'achève au cinquième rang, celle de Bottas au septième. Entre les deux, Kevin Magnussen s'intercale et prend les huit points de la sixième place. Carlos Sainz Jr., qui a roulé au troisième rang en début de course, termine huitième, à l'agonie, sa Renault en proie à un manque de puissance, devant son coéquipier Nico Hülkenberg et Charles Leclerc qui sauve le point de la dixième place en résistant jusqu'au bout à Romain Grosjean.

Lewis Hamilton, avec 145 points, reprend la tête du championnat à Sebastian Vettel (131 points). Ricciardo (avec 96 points) précède désormais Bottas (92 points) et Kimi Räikkönen (83 points). Mercedes (237 points) reste en tête du championnat du monde des constructeurs, devant Ferrari (214 points) et Red Bull Racing (164 points) ; suivent Renault (62 points), McLaren (40 points), Force India (28 points), Haas (27 points), Scuderia Toro Rosso (19 points) puis Sauber (13 points) et Williams (4 points).

Grand Prix d'Autriche[modifier | modifier le code]

Une semaine après le Grand Prix de France, les Flèches d'Argent monopolisent à nouveau la première ligne, mais dans un ordre différent. En se montrant le plus rapide lors de la troisième phase des qualifications, Valtteri Bottas obtient sa première pole position de la saison, la cinquième de sa carrière. Sur le circuit le plus court en temps du championnat (1 min 03 sec 130 pour le pilote finlandais), Lewis Hamilton est battu de dix-neuf millièmes de seconde. Auteur du troisième temps à trois dixièmes de seconde, Sebastian Vettel est pénalisé d'un recul de trois places sur la grille pour avoir gêné Carlos Sainz Jr. La deuxième ligne est dès lors occupée par Kimi Räikkönen et Max Verstappen. Romain Grosjean devance Vettel sur la troisième ligne, tandis que Daniel Ricciardo part de la quatrième ligne avec Kevin Magnussen.

Mercedes Grand Prix n'avait jamais connu un double abandon pour causes mécaniques depuis son retour en compétition en 2010 ; ce rare événement conduit à la première victoire de la saison de Max Verstappen, la quatrième de sa carrière. Le jeune pilote néerlandais dépasse Kimi Räikkönen dès le premier tour d'une course, particulièrement agitée, pour s'installer en troisième position tandis que Lewis Hamilton prend les commandes en prenant un meilleur départ que Valtteri Bottas. L'épreuve bascule dès le treizième tour quand Bottas, gare sa W09 en panne dans le virage no 4. Alors que la voiture de sécurité virtuelle est déployée pour permettre l'évacuation de la monoplace, les pilotes Red Bull et Ferrari plongent dans les stands pour chausser des pneus tendres leur permettant d'atteindre l'arrivée ; seul Hamilton reste en piste et voit son avance fondre au fil des tours à la suite de cette erreur stratégique. Après son arrêt, au 25e tour, il ressort en quatrième position alors que Verstappen prend la tête devant son coéquipier Daniel Ricciardo et Kimi Räikkönen. Hamilton est ensuite dépassé par Vettel puis abandonne au 63e tour sur un problème de pression d'essence ; les Mercedes restaient invaincues sur le Red Bull Ring depuis le retour du Grand Prix d'Autriche au calendrier en 2014. Daniel Ricciardo ne finissant pas non plus la course, lâché par sa boîte de vitesses après 53 tours, Verstappen, qui doit gérer l'usure de ses pneus, entrevoit la victoire, poursuivi par les deux Ferrari de Räikkönen et de Vettel. Consigne d'équipe ou non, Räikkönen tient sa deuxième place jusqu'au bout devant son coéquipier. Red Bull fête son premier succès sur le circuit de son propriétaire Dietrich Mateschitz, les trois premiers se tenant en trois secondes et le reste du plateau repoussé à un tour. Quatrième devant son coéquipier Kevin Magnussen, Romain Grosjean marque ses premiers points de la saison. Esteban Ocon, sixième, précède son coéquipier chez Force India, Sergio Pérez ; Fernando Alonso, parti de la voie des stands, s'intercale au huitième rang, devant les deux Sauber de Charles Leclerc et Marcus Ericsson.

Grâce à sa troisième place, Sebastian Vettel reprend la tête du championnat (146 points) avec un point d'avance sur Lewis Hamilton (145 points). Kimi Räikkönen (101 points) devance désormais Ricciardo (96 points) et Max Verstappen (93 points), Bottas, resté à 92 points n'étant plus que sixième. Ferrari (247 points) passe en tête du championnat du monde des constructeurs devant Mercedes (237 points) et Red Bull Racing (189 points) ; suivent Renault (62 points), Haas (49 points) qui devance désormais McLaren (44 points), Force India (42 points), Scuderia Toro Rosso (19 points) puis Sauber (16 points) et Williams (4 points).

Grand Prix de Grande-Bretagne[modifier | modifier le code]

La 76e pole position de Lewis Hamilton est également sa 50e avec Mercedes Grand Prix et sa 4e consécutive à Silverstone. En partant pour la sixième fois en tête dans son Grand Prix national, il rejoint Ayrton Senna qui avait réalisé cette performance en 1986, de 1988 à 1991 puis en 1994, au Grand Prix du Brésil. Devancé de 57 millièmes de seconde par Sebastian Vettel après leur première tentative lors de la dernière phase qualificative, le quadruple champion du monde britannique fait montre de tout son talent pour finalement battre son rival de 44 millièmes de seconde. Kimi Räikkönen et Valtteri Bottas ne sont pas loin et partent de la deuxième ligne alors qu'en troisième ligne, les pilotes Red Bull Racing, Max Verstappen et Daniel Ricciardo sont repoussés à presque une seconde. Kevin Magnussen et Romain Grosjean, coéquipiers chez Haas F1 Team, occupent la quatrième ligne tandis que le novice Charles Leclerc atteint pour la seconde fois de sa carrière la phase finale des qualifications et part en cinquième ligne, devant Esteban Ocon.

Sebastian Vettel remporte sa quatrième victoire de la saison et rejoint Alain Prost au troisième rang du palmarès des vainqueurs de Grand Prix avec un cinquante-et-unième succès au terme des 52 tours du tracé de Silverstone. Son excellent départ lui permet de bondir en tête alors que Lewis Hamilton patine et se fait dépasser par son coéquipier Valtteri Bottas ; Hamilton est ensuite expédié en tête-à-queue par Kimi Räikkönen dès le troisième virage et doit repartir en queue de peloton. Une série de dépassements lui permet de revenir rapidement aux avant-postes ; il est ainsi sixième après onze tours ; Räikkönen, jugé responsable de l'accrochage, observe sa pénalité de dix secondes au 14e tour, repart onzième, et remonte lui aussi vers les gros points. Au vingt-et-unième tour, lors du changement de pneumatiques, Vettel laisse les commandes à Bottas pour un tour. À vingt boucles de l'arrivée, Marcus Ericsson écrase sa Sauber dans le mur de pneus et provoque la première sortie de la voiture de sécurité. Le pilote Ferrari plonge dans les stands pour chausser des gommes tendres alors que Bottas reste en piste avec ses médiums et prend la tête. À peine la meute relancée, Carlos Sainz Jr. tente de dépasser Romain Grosjean ; ils s'accrochent et la voiture de sécurité revient en piste. Au quarante-et-unième tour, la course est définitivement relancée avec Bottas devant Vettel et Hamilton, suivis par Max Verstappen, Kimi Räikkönen et Daniel Ricciardo. En difficulté avec ses pneus dégradés, Bottas est surpris par un freinage tardif du pilote allemand à l'intérieur du virage de Luffield au quarante-septième tour, puis cède aux assauts de Hamilton et de Räikkönen. Verstappen abandonne sur panne de boîte de vitesses. Vettel l'emporte devant Hamilton et Räikkönen, Bottas finit quatrième, chassé par Ricciardo ; Nico Hülkenberg, sixième, précède Esteban Ocon, Fernando Alonso, Kevin Magnussen et Pierre Gasly ; ce dernier est ensuite pénalisé de cinq secondes pour avoir accroché Sergio Pérez en le dépassant et le pilote Mexicain récupère le point de la dixième place. Cette course marque la fin d'une série pour Mercedes, invaincu à Silverstone depuis 2013 et pour Hamilton qui restait sur quatre succès consécutifs devant son public. « Ahaha, on a gagné chez eux ! » lâche Sebastian Vettel à la radio dans son tour d'honneur.

Au classement du championnat du monde, Sebastian Vettel (171 points) prend une avance de huit points sur Hamilton (163 points), Kimi Räikkönen conforte sa troisième place (116 points) devant Ricciardo (106 points), Bottas (104 points) et Verstappen (resté à 93 points). Ferrari (287 points) augmente son avance sur Mercedes (267 points) et Red Bull Racing (199 points) ; suivent Renault (70 points), Haas (51 points), Force India (49 points) qui passe devant McLaren (48 points), puis Scuderia Toro Rosso (19 points), Sauber (16 points) et Williams (4 points).

Grand Prix d'Allemagne[modifier | modifier le code]

Le match pour la pole position se déroule sans Lewis Hamilton, victime d'une fuite hydraulique sur sa Mercedes à la fin de la première phase des qualifications. En Q3, Sebastian Vettel prend les devants sur sa première tentative, est un instant devancé par Valtteri Bottas lors de leur deuxième sortie en piste, puis le bat d'un peu plus de de 2/10e de seconde sous le drapeau à damiers et les applaudissements de son public. Le pilote allemand signe la cinquante-cinquième pole position de sa carrière, sa cinquième cette saison et sa première à Hockenheim depuis 2010 alors qu'il pilotait une Red Bull. Il ne s'est par ailleurs jamais encore imposé en course sur ce circuit. Kimi Räikkönen réalise le troisième temps pour partir en deuxième ligne devant Max Verstappen, tandis que le coéquipier de ce dernier Daniel Ricciardo s'élance du fond de grille, pénalisé pour le changement de trois composants sur son moteur. Ce sont donc les Haas qui tirent leur épingle du jeu, avec une troisième ligne composée de Kevin Magnussen et Romain Grosjean. Les deux Renault de Nico Hülkenberg et Carlos Sainz Jr. sont sur la quatrième ligne.

Le scénario du 63e Grand Prix d'Allemagne, pimenté par des averses en fin de course, tourne à 100% en faveur de Lewis Hamilton, qui inflige un 25 à 0 à Sebastian Vettel et remporte la soixante-sixème victoire de sa carrière. Le quadruple champion du monde britannique est tout d'abord auteur d'une remontée express en partant du 14e rang et de la 7e ligne : il roule en effet en 5e position derrière Vettel, Bottas, Verstappen et Räikkönen après seulement 14 tours. Il effectue surtout un très long relais de 42 boucles en pneus tendres. Vettel mène la course au volant de sa Ferrari jusqu'à son changement de pneumatiques au 26e tour, avant de se retrouver derrière son coéquipier Kimi Räikkönen qui doit le laisser passer sur ordre du stand après 39 boucles. Puis la pluie s'invite, mais pas sur la totalité du circuit, ce qui provoque une belle confusion dans les stands, plusieurs pilotes, dont parmi les leaders Max Verstappen prennent le pari de chausser des gommes intermédiaires. Avant d'y retourner pour remettre des pneus lisses, la piste n'étant pas totalement détrempée. Elle reste toutefois piégeuse. Ainsi, sous les gouttes, dans l'épingle Sachs devant le public du Stadium au 51e tour, Vettel freine trop tard, bloque ses roues, traverse le bac à graviers et écrase sa voiture dans le mur, tapant son volant de rage ; c'est la première fois cette saison qu'il ne voit pas la ligne d'arrivée. « L'une des erreurs les plus cruelles de ma carrière », dira-t-il. Cet abandon du leader de la course qui possédait à cet instant près de 10 secondes d'avance, profite un instant à Valtteri Bottas. La voiture de sécurité étant de sortie le temps que la Ferrari soit dégagée, Bottas, ainsi que Räikkönen, plongent dans les stands pour se chausser de neuf, tandis que Hamilton hésite, reçoit des ordres contradictoires, emprunte l'entrée de la pit-lane, redonne un coup de volant pour retourner sur la piste, et se retrouve en tête. A la relance au 58e tour, Bottas tente sur trois virages de l'attaquer mais un message de la direction de Mercedes lui intime de conserver sa position. Ainsi, Hamilton gagne pour la première fois en partant de si loin sur la grille et considère cette victoire, sa quatrième de la saison, comme la plus belle de sa carrière. Il devance Bottas pour un 42e doublé des Flèches d'Argent, Räikkönen monte à nouveau sur le podium, devant Verstappen, alors que Nico Hülkenberg prend la cinquième place. Romain Grosjean marque pour la deuxième fois cette saison en terminant sixième devant les deux Force India de Sergio Pérez et Esteban Ocon, Marcus Ericsson et Brendon Hartley prennent les points restants.

Au classement du championnat du monde, Lewis Hamilton reprend les commandes (188 points) avec désormais 17 points d'avance sur Sebastian Vettel (resté à 171 points). Kimi Räikkönen conserve sa troisième place (131 points) devant Bottas (122 points) qui passe devant Ricciardo (106 points), lequel n'a plus qu'un point d'avance sur Verstappen (105 points). De la même façon, Mercedes retrouve le premier rang (310 points), repoussant Ferrari à 8 points (302 points) ; suivent Red Bull Racing (211 points), Renault (80 points), Haas et Force India (59 points), McLaren (48 points), puis Scuderia Toro Rosso (20 points), Sauber (18 points) et Williams (4 points).

Grand Prix de Hongrie[modifier | modifier le code]

Les Mercedes, distancées sur le Hungaroring dans toutes les séances d'essais disputées sur piste sèche et à température élevée, jusqu'à y compris la première phase des qualifications, parviennent à monopoliser la première ligne sous l'averse quand tous les pilotes roulent dans des conditions de visibilité précaires en pneus full wet (gommes sculptées à bandes bleues). Lewis Hamilton porte ainsi son record à soixante-dix-sept pole positions, en devançant son coéquipier Valtteri Bottas de 260 millièmes de seconde. Sebastian Vettel, qui paraissait intouchable en pneus lisses, parvient encore à distancer ses rivaux en gommes intermédiaires au début de la Q2, mais se révèle moins fringant sous les trombes d'eau et doit se contenter d'un départ en deuxième ligne, à plus d'une demi-seconde de Hamilton, également devancé par l'autre Ferrari de Kimi Räikkönen. Dans des conditions météo empirant qui auront piégé Daniel Ricciardo en Q2, les invités de la troisième ligne sont Carlos Sainz Jr., cinquième temps, suivi de Pierre Gasly. Max Verstappen s'élance de la quatrième ligne devant Brendon Hartley, qui n'avait jamais encore été à pareille fête.

En tête dès le premier virage, Lewis Hamilton bénéficie de l'aide de son coéquipier Valtteri Bottas pour obtenir la soixante-septième victoire de sa carrière et son cinquième succès de la saison, qui tombe à point avant la trêve estivale, sans jamais avoir été inquiété. Sebastian Vettel prend le meilleur sur Kimi Räikkönen au départ et se retrouve deuxième quand Bottas procède à un arrêt anticipé au quinzième tour, après avoir déjà travaillé à le retenir en perdant quasiment une demi-seconde par tour sur son leader. Le quadruple champion du monde britannique laisse les commandes à Vettel quand il procède à son arrêt au stand au vingt-sixième tour. Le pilote Ferrari, englué dans le trafic, ne parvient pas à se ménager une avance suffisante ; il emprunte la voie des stands dans la trente-neuvième boucle mais le préposé au pistolet pneumatique de la roue avant gauche s'éternise. Vettel ressort derrière Bottas qui, à nouveau, protège l'échappée de Hamilton en retenant l'Allemand. Alors qu'Hamilton est déjà loin, Vettel porte une attaque gagnante à cinq tours de l'arrivée, les pneus de Bottas étant à l'agonie. Les deux voitures se frottent et la Mercedes perd un bout d'aileron avant. Bottas, ensuite dépassé par Räikkönen puis par Daniel Ricciardo revenu de la douzième place sur la grille, non sans l'avoir également tamponné, termine cinquième avec une pénalité de dix secondes. Il n'y a qu'une Red Bull à l'arrivée, Max Verstappen abandonnant en lâchant des jurons dès le cinquième tour sur perte de puissance. Sur le podium, les pilotes Ferrari encadrent Hamilton qui l'emporte avec dix-sept secondes d'avance sur Vettel. Sixième sur la grille de départ, Pierre Gasly l'est aussi à l'arrivée ; il est le dernier pilote à franchir la ligne d'arrivée dans le même tour que le vainqueur. Kevin Magnussen se classe septième devant Fernando Alonso. Carlos Sainz Jr. et Romain Grosjean prennent les derniers points en jeu.

Au classement du championnat du monde, Lewis Hamilton (213 points) porte son avance à 24 points sur Sebastian Vettel (189 points). Kimi Räikkönen conforte sa troisième place (146 points) devant Bottas (132 points) suivi par Ricciardo (118 points) et Verstappen (resté à 105 points). Mercedes (345 points) a désormais 10 points d'avance sur Ferrari (335 points) ; suivent Red Bull Racing (223 points), Renault (82 points), Haas (66 points), Force India (59 points), McLaren (52 points), Scuderia Toro Rosso (28 points), Sauber (18 points) et Williams (4 points).

Grand Prix de Belgique[modifier | modifier le code]

Force India Formula One Team Limited, la maison-mère de l'écurie Force India basée à Silverstone, fondée et codétenue par l'homme d'affaires indien Vijay Mallya, est placée en redressement judiciaire le [79]. Le , les administrateurs judiciaires de l'écurie acceptent une offre de rachat émanant du consortium Racing Point UK Limited emmené par le multimilliardaire canadien Lawrence Stroll[80],[81]. La veille du Grand Prix, l'écurie est plongée dans un imbriglio juridico-sportif, la vente n'étant pas entièrement bouclée. Si le consortium mené par Lawrence Stroll est désormais propriétaire des actifs (matériel et voitures), la cession de la structure juridique, nécessaire pour s'aligner en course, n'est pas effective[82]. La FIA donne alors son accord pour l'engagement d'une nouvelle équipe dénommée Racing Point Force India F1 Team, remplaçant Force India, exclue de la saison avec effet immédiat et perd la totalité de ses points au championnat constructeurs[16].

Depuis 2013, les Mercedes n'ont pas été battues en qualification sur le circuit belge ; la série se poursuit avec Lewis Hamilton, moins rapide que les Ferrari sur piste sèche lors de toutes les séances d'essais libres puis les deux premières phases des qualifications, mais qui bénéfice d'une averse inondant la piste en Q3 et d'un ultime tour rapide en pneus intermédiaires pour obtenir la 78e pole position de sa carrière, sa cinquième à Spa-Francorchamps. Sebastian Vettel, qui achève sa dernière tentative après lui, est battu de sept dixièmes de seconde. Tirant partie de ces conditions particulières, Esteban Ocon, troisième devant son coéquipier Sergio Pérez placent leurs Force India (renommées Racing Point Force India) en deuxième ligne. Sur la troisième ligne, Romain Grosjean devance Kimi Räikkönen, à court de carburant pour tenter sa chance en fin de Q3. Les Red Bull Racing de Max Verstappen et Daniel Ricciardo partent depuis la quatrième ligne.

En tête dès le début de la ligne droite de Kemmel à la sortie du raidillon de l'Eau Rouge et jusqu'au terme de la course sans jamais avoir été inquiété, Sebastian Vettel fait parler la puissance de son moteur Ferrari pour remporter sa cinquante-deuxième victoire en Formule 1, ce qui lui permet d'occuper seul la troisième place au palmarès des vainqueurs de Grand Prix, devant Alain Prost. Incapable de lui résister après avoir pris un bon départ, Lewis Hamilton roule tout du long en deuxième position tandis que Max Verstappen dépasse Sergio Pérez et Esteban Ocon pour monter sur le podium et ravir la colonie de fans orange massés dans les tribunes. Valtteri Bottas remonte du dix-septième rang sur la grille, dépassant lui aussi les deux voitures roses pour finir quatrième malgré une pénalité de cinq secondes pour avoir touché Sergey Sirotkin au départ. Force India, renommée Racing Points Force India et réinscrite au championnat du monde, marque d'entrée les dix-huit premiers points de son histoire : dans le premier tour, au freinage des Combes, quatre voitures arrivent quasiment de front, Ocon à l'intérieur tente de surprendre Vettel et Hamilton, Pérez est à l'extérieur. Le pilote français trop optimiste sort de cette courbe derrière son coéquipier et le reste jusqu'à la fin de l'épreuve. Les Haas de Romain Grosjean et Kevin Magnussen se classent septième et huitième ; Pierre Gasly, dernier pilote dans le même tour que le vainqueur, et Marcus Ericsson prennent les derniers points en jeu.

Au départ de la course, Valtteri Bottas abîme son aileron avant en harponnant Sergey Sirotkin après un freinage raté. Dans le même temps, plus haut sur la grille, Nico Hülkenberg rate son freinage à l'épingle de la Source, percute l'arrière de la voiture de Fernando Alonso et la projette dans les airs ; elle atterrit partiellement sur le haut du cockpit et du halo de Charles Leclerc et arrache une grande partie de l'aileron arrière de la monoplace de Daniel Ricciardo. Celui-ci, déstabilisé, harponne alors Kimi Räikkönen, provoquant la crevaison de son pneumatique arrière droit et des dégâts irréparables sur son aileron arrière tandis que l'Australien détruit complètement son aileron avant. Hülkenberg, Alonso et Leclerc sont immédiatement hors-course, Räikkönen et Ricciardo continuent après un passage au stand mais les dégâts sur leurs machines provoquent leur abandon. Après quatre tours derrière la voiture de sécurité, Vettel gère parfaitement la relance et s'envole vers la victoire,

Après treize courses, Vettel (avec 214 points) revient à 17 points d'Hamilton (231 points) au classement du championnat du monde. Kimi Räikkönen (146 points) qui n'a pas marqué, reste troisième mais Bottas (142 points) se rapproche. Verstappen (120 points) profite de l'abandon de son coéquipier Ricciardo (118 points) pour lui subtiliser la cinquième place. Mercedes (375 points) conserve la tête du championnat constructeurs devant Ferrari (360 points) ; suivent Red Bull Racing (238 points), Renault (82 points), Haas (76 points), McLaren (52 points), Scuderia Toro Rosso (30 points), Sauber (19 points). La nouvelle entité juridique Racing Point Force India, démarre son championnat avec 18 points et laisse la dernière place à Williams (4 points).

Grand Prix d'Italie[modifier | modifier le code]

Pour la première fois depuis 2000, les Ferrari monopolisent la première ligne de leur Grand Prix national, Kimi Räikkönen obtenant la dix-huitième pole position de sa carrière (sa première depuis le Grand Prix de Monaco 2017) en réalisant le tour le plus rapide de l'histoire de la Formule 1, à 263,588 km/h de moyenne. Lors l'ultime tentative des dix pilotes en lice à la fin de la troisième phase qualificative, Lewis Hamilton bat le premier le record de Juan Pablo Montoya établi en 2004 ; il est immédiatement devancé par Sebastian Vettel tandis que, juste derrière, Räikkönen prend l'aspiration de son coéquipier dans le dernier secteur du circuit et le bat de 161 millièmes de seconde. Hamilton est accompagné en deuxième ligne par son coéquipier Valtteri Bottas alors qu'en troisième ligne Max Verstappen devance Romain Grosjean, auteur du sixième temps. La quatrième ligne est composée de Carlos Sainz Jr. et Esteban Ocon ; Pierre Gasly et Lance Stroll occupent la cinquième ligne.

Un peu de chance et une stratégie parfaite permettent à Lewis Hamilton de remporter sa sixième victoire de la saison, la soixante-huitième de sa carrière, et de prendre un important avantage au classement du championnat à sept Grand Prix du terme. Une grande partie de la course se joue au premier tour, derrière Kimi Räikkönen qui s'est élancé en tête. Sebastian Vettel, plus préoccupé par son coéquipier qu'il veut dépasser que par la menace constituée par Lewis Hamilton, lui laisse l'opportunité de l'attaquer en s'infiltrant à l'extérieur dans la deuxième chicane ; en tentant de protéger sa position, l'Allemand le touche et part en tête-à-queue, perdant un déflecteur latéral et détruisant son aileron avant. Reparti en dernière position, il est contraint de passer par les stands et perd tout espoir de marquer de gros points tandis qu'aucun dégât n'est constaté sur la monoplace d'Hamilton. La voiture de sécurité sort trois tours pour permettre le nettoyage de la piste et, à la relance, au bout de la ligne droite des stands, Hamilton dépasse brièvement Räikkönen qui lui reprend la première place, sous les clameurs du public au freinage de la deuxième chicane.

Räikkönen mène jusqu'au vingtième tour quand, victime d'un bluff de Mercedes, il emprunte la voie des stands pour chausser des gommes à bandes jaunes (tendres) pensant que son rival va tenter l'undercut ; mais Hamilton reste en piste huit tours supplémentaires. Quand il s'arrête, Valterri Bottas prend les commandes devant Räikkönen et s'applique à le retenir pour permettre à son coéquipier de recoller. Ainsi, quand Bottas procède à son changement de pneus au trente-septième tour, Hamilton est en mesure d'utiliser son aileron arrière mobile. La Ferrari dont les gommes sont de plus en plus dégradées, résiste autant que possible, puis cède à une attaque imparable au freinage de la première chicane au bout de quarante-cinq tours. Dès lors, Hamilton s'envole vers la victoire, creusant un écart de huit secondes sur Räikkönen à l'arrivée. Derrière eux, Bottas et Max Verstappen se battent pour la troisième place ; le Néerlandais reçoit cinq secondes de pénalité pour avoir tamponné son rival qui tentait de le dépasser ; s'il franchit le drapeau à damiers en troisième position, il est finalement reclassé derrière Bottas et Sebastian Vettel qui, malgré un deuxième arrêt au stand, finit à moins de cinq secondes de Verstappen et accroche la quatrième place au terme d'une remontée depuis le fond du peloton.

Sixième sur la grille, Romain Grosjean termine sa course à la même place, mais il est ensuite disqualifié après une protestation de Renault, pour non-conformité du fond plat de sa Haas VF-18 ; l'écurie américaine fait appel de la décision. En attendant, Esteban Ocon récupère la sixième place devant son coéquipier Sergio Pérez. Carlos Sainz Jr., huitième, est le dernier pilote dans le même tour que le vainqueur. Lance Stroll se classe neuvième et Sergey Sirotkin, initialement onzième, marque son premier point en Formule 1.

Au classement du championnat, Hamilton (256 points) a désormais 30 points d'avance sur Vettel (226 points). Kimi Räikkönen (164 points) conforte sa troisième place devant Bottas (159 points). Au cinquième rang, Verstappen (130 points) prend de l'avance son coéquipier Ricciardo (118 points) qui n'a pas marqué. Au championnat constructeurs, Mercedes (415 points) met Ferrari (390 points) à distance ; suivent Red Bull Racing (248 points), Renault (86 points), Haas (76 points), McLaren (52 points), Racing Point Force India (32 points) qui gagne deux places au détriment de la Scuderia Toro Rosso (30 points) et de Sauber (19 points). Williams, avec 7 points, ferme la marche.

Grand Prix de Singapour[modifier | modifier le code]

Lancé, lors de sa première tentative en phase finale des qualifications, dans un « tour magique », selon ses propos, Lewis Hamilton établit le nouveau record de la piste en améliorant de plus de trois secondes la pole position de l'édition précédente. Son septième départ en tête de la saison lui permet d'améliorer son propre record de l'exercice avec une soixante-dix-neuvième pole position qu'il met en bonne place dans son panthéon personnel. Max Verstappen, à trois dixièmes de secondes, part à ses côtés en première ligne alors que Sebastian Vettel, relégué à six dixièmes de seconde, réalise le troisième temps et s'élance en deuxième ligne, devant Valtteri Bottas. Kimi Räikkönen occupe la troisième ligne aux côtés de Daniel Ricciardo. À deux secondes d'Hamilton, Sergio Pérez et Romain Grosjean sont en quatrième ligne et devancent Esteban Ocon et Nico Hülkenberg.

Lewis Hamilton contrôle les 61 tours de course de bout en bout pour remporter sa septième victoire de la saison, la soixante-neuvième de sa carrière ; avec quatre victoires lors des cinq dernières courses, il prend une sérieuse option sur un cinquième titre mondial en portant à quarante points son avance sur Sebastian Vettel. Ce dernier, troisième sur la grille, dépasse Max Verstappen dès le premier tour pour se lancer à la chasse du pilote Mercedes, quelques secondes avant la sortie de la voiture de sécurité, Sergio Pérez ayant envoyé son coéquipier Esteban Ocon dans le mur juste après le départ. Partant sur une stratégie qui va s'avérer perdante, Vettel tente de réaliser l'undercut en s'arrêtant au stand dès le quatorzième tour pour chausser des pneumatiques ultra tendres. Il repart derrière Pérez qui lui fait perdre un temps précieux, Hamilton « couvre » cette stratégie sans aucun dommage un tour plus tard en choisissant des pneus tendres tandis que Verstappen, rentré au stand à la fin de sa dix-huitième boucle, repart pareillement chaussé juste devant Vettel. Après 27 tours, au terme de la vague des changements de pneus, les positions restent figées : les six premiers sur la grille sont les six premiers à l'arrivée. Au quatrième rang, Valtteri Bottas contient Kimi Räikkönen jusqu'au bout et Daniel Ricciardo finit juste derrière eux. Hamilton ne connaît qu'une petite alerte quand, englué dans le trafic (Romain Grosjean sera d'ailleurs pénalisé pour avoir ignoré les drapeaux bleus), il voit revenir Verstappen dans ses rétroviseurs. Une fois débarrassé des retardataires, le quadruple champion du monde britannique creuse à nouveau l'écart et s'envole vers la victoire. Verstappen termine à huit secondes alors que Vettel, qui ne peut espérer mieux que sa troisième place, ménage sa monoplace et ses pneus pour passer la ligne d'arrivée à plus de 39 secondes du vainqueur. Auteur d'une course solide, Fernando Alonso, au volant de sa McLaren, se classe septième et dernier pilote dans le tour du vainqueur. Carlos Sainz Jr., Charles Leclerc et Nico Hülkenberg, tous trois partis loin sur la grille, prennent les points restants. Kevin Magnussen, reparti en pneus frais à dix boucles de l'arrivée avec une voiture allégée en carburant, réalise son premier meilleur tour en course, tout en se classant dix-huitième et avant-dernier, à deux tours d'Hamilton.

L'avance d'Hamilton sur Vettel au classement du championnat pilotes est désormais de 40 points (281 à 241) à six Grands Prix du terme. Räikkönen conserve sa troisième place (174 points) avec une infime marge sur Bottas (171 points). À la cinquième place, Verstappen (148 points) distance son coéquipier Ricciardo (126 points) de 22 points. L'écart avec les autres pilotes, à commencer par Nico Hülkenberg (53 points) est considérable. Au classement des constructeurs, Mercedes Grand Prix (452 points) se rapproche d'un cinquième titre consécutif en repoussant Ferrari (415 points) à 37 unités ; Red Bull Racing conserve la troisième place (274 points) devant Renault (91 points) et Haas (76 points) ; suivent McLaren (58 points), Racing Points Force India (32 points), Toro Rosso (30 points), Sauber (21 points), et Williams (7 points).

Classements saison 2018[modifier | modifier le code]

Attribution des points[modifier | modifier le code]

Barème d'attribution des points en Championnat du monde de Formule 1
Position  1er   2e   3e   4e   5e   6e   7e   8e   9e   10e 
Points 25 18 15 12 10 8 6 4 2 1

Pilotes[modifier | modifier le code]

Pos. Pilotes AUS BAH CHI Flag of Azerbaijan.svg ESP MON Drapeau du Canada.svg Flag of France.svg Flag of Austria.svg Flag of the United Kingdom.svg Flag of Germany.svg Flag of Hungary.svg Flag of Belgium.svg Flag of Italy.svg Flag of Singapore.svg RUS Flag of Japan.svg Flag of the United States.svg Flag of Mexico.svg Flag of Brazil.svg Flag of the United Arab Emirates.svg Points
1 Drapeau du Royaume-Uni Lewis Hamilton 18 15 12 25 25 15 10 25 - 18 25 25 18 25 25 281
2 Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel 25 25 4 12 12 18 25 10 15 25 - 18 25 12 15 241
3 Drapeau de la Finlande Kimi Räikkönen 15 - 15 18 - 12 8 15 18 15 15 15 - 18 10 174
4 Drapeau de la Finlande Valtteri Bottas 4 18 18 0* 18 10 18 6 - 12 18 10 12 15 12 171
5 Drapeau des Pays-Bas Max Verstappen 8 - 10 - 15 2 15 18 25 0* 12 - 15 10 18 148
6 Drapeau de l'Australie Daniel Ricciardo 12 - 25 - 10 25 12 12 - 10 - 12 - - 8 126
7 Drapeau de l'Allemagne Nico Hülkenberg 6 8 8 - - 4 6 2 - 8 10 0 - 0 1 53
8 Drapeau de l'Espagne Fernando Alonso 10 6 6 6 4 - - 0* 4 4 0 4 - - 6 50
9 Drapeau du DanemarkKevin Magnussen - 10 1 0 8 0 0 8 10 2 0 6 4 0 0 49
10 Drapeau du Mexique Sergio Pérez 0 0 0 15 2 0 0 - 6 1 6 0 10 6 0 46
11 Drapeau de la France Esteban Ocon 0 1 0 - - 8 2 - 8 6 4 0 8 8 - 45
12 Drapeau de l'Espagne Carlos Sainz Jr. 1 0 2 10 6 1 4 4 0 - 0 2 0 4 4 38
13 Drapeau de la France Pierre Gasly - 12 0 0 - 6 0 - 0 0 0 8 2 0 0 28
14 Drapeau de la France Romain Grosjean - 0 0 - - 0 0 0 12 - 8 1 6 Dsq. 0 27
15 Drapeau de Monaco Charles Leclerc 0 0 0 8 1 0* 1 1 2 - 0 - - 0 2 15
16 Drapeau de la Belgique Stoffel Vandoorne 2 4 0 2 - 0 0 0 0* 0 0 - 0 0 0 8
17 Drapeau de la Suède Marcus Ericsson - 2 0 0 0 0 0 0 1 - 2 0 1 0 0 6
18 Drapeau du Canada Lance Stroll 0 0 0 4 0 0 - 0* 0 0 - 0 0 2 0 6
19 Drapeau de la Nouvelle-Zélande Brendon Hartley 0 0 0* 1 0 0* - 0 - - 1 0 0 - 0 2
20 Drapeau de la Russie Sergey Sirotkin - 0 0 - 0 0 0 0 0 0 - 0 0 1 0 1

Constructeurs[modifier | modifier le code]

Pos. Constructeurs Pilotes AUS BAH CHI Flag of Azerbaijan.svg ESP MON Drapeau du Canada.svg Flag of France.svg Flag of Austria.svg Flag of the United Kingdom.svg Flag of Germany.svg Flag of Hungary.svg Flag of Belgium.svg Flag of Italy.svg Flag of Singapore.svg RUS Flag of Japan.svg Flag of the United States.svg Flag of Mexico.svg Flag of Brazil.svg Flag of the United Arab Emirates.svg Points
1 Drapeau de l'Allemagne Mercedes Drapeau : Royaume-Uni HAM 18 15 12 25 25 15 10 25 - 18 25 25 18 25 25 452
Drapeau : Finlande BOT 4 18 18 0* 18 10 18 6 - 12 18 10 12 15 12
2 Drapeau : Italie Ferrari Drapeau : Allemagne VET 25 25 4 12 12 18 25 10 15 25 - 18 25 12 15 415
Drapeau : Finlande RAI 15 - 15 18 - 12 8 15 18 15 15 15 - 18 10
3 Drapeau de l'Autriche Red Bull-TAG Heuer Drapeau : Australie RIC 12 - 25 - 10 25 12 12 - 10 - 12 - - 8 274
Drapeau : Pays-Bas VER 8 - 10 - 15 2 15 18 25 0* 12 - 15 10 18
4 Drapeau de la France Renault Drapeau : Allemagne HUL 6 8 8 - - 4 6 2 - 8 10 0 - 0 1 91
Drapeau : Espagne SAI 1 0 2 10 6 1 4 4 0 - 0 2 0 4 4
5 Drapeau des États-Unis Haas-Ferrari Drapeau : France GRO - 0 0 - - 0 0 0 12 - 8 1 6 Dsq. 0 76
Drapeau : Danemark MAG - 10 1 0 8 0 0 8 10 2 0 6 4 0 0
6 Drapeau du Royaume-Uni McLaren-Renault Drapeau : Espagne ALO 10 6 6 6 4 - - 0* 4 4 0 4 - - 6 58
Drapeau : Belgique VAN 2 4 0 2 - 0 0 0 0* 0 0 - 0 0 0
7 Drapeau de la Grande-Bretagne RPFI-Mercedes Drapeau : Mexique PER 10 6 0 32
Drapeau : France OCO 8 8 -
8 Drapeau de l'Italie Toro Rosso-Honda Drapeau : Nouvelle-Zélande HAR 0 0 0* 1 0 0* - 0 - - 1 0 0 - 0 30
Drapeau : France GAS - 12 0 0 - 6 0 - 0 0 0 8 2 0 0
9 Drapeau de la Suisse Sauber-Ferrari Drapeau : Suède ERI - 2 0 0 0 0 0 0 1 - 2 0 1 0 0 21
Drapeau : Monaco LEC 0 0 0 8 1 0* 1 1 2 - 0 - - 0 2
10 Drapeau du Royaume-Uni Williams-Mercedes Drapeau : Canada STR 0 0 0 4 0 0 - 0* 0 0 - 0 0 2 0 7
Drapeau : Russie SIR - 0 0 - 0 0 0 0 0 0 - 0 0 1 0
Ex. Drapeau de l'Inde Force India-Mercedes[16] Drapeau : Mexique PER 0 0 0 15 2 0 0 - 6 1 6 0 59
Drapeau : France OCO 0 1 0 - - 8 2 - 8 6 4 0

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Un vote de fans, sur le site de la FOM, désigne à l'issue de chaque course depuis 2016 le « pilote du jour ».

Références[modifier | modifier le code]

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