Sergio Marchionne

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Sergio Marchionne
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Sergio Marchionne en 2007.
Nom de naissance Sergio Marchionne
Naissance
Chieti (Abruzzes), Drapeau de l'Italie Italie
Décès (à 66 ans)
Zürich, Drapeau de la Suisse Suisse
Nationalité Drapeau : Italie Italien Drapeau : Canada Canadien
Pays de résidence Drapeau de la Suisse Suisse
Diplôme
Profession
Activité principale
Autres activités
Formation
MBA
Docteur en droit du commerce

Sergio Marchionne (né le à Chieti (Abruzzes) et mort le à Zurich[1]) est un industriel et homme d'affaires italien naturalisé canadien, administrateur délégué du Groupe Fiat et président de Ferrari de 2004 à 2018.

Il fut vice-président non exécutif du CA du groupe bancaire suisse UBS de février 2008 à juillet 2018[2],[3]. Il était par ailleurs membre du conseil d'administration de Philip Morris International[4].

Biographie[modifier | modifier le code]

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Sergio Marchionne nait le 17 juin 1952 à Chieti, dans les Abruzzes, où son père était carabinier. Il a 14 ans lorsque sa famille part s'installer à Toronto au Canada. C'est donc dans la capitale de l'Ontario, qu'il acquiert la nationalité canadienne et fait ses études.

Il obtient un premier diplôme en philosophie à l'université de Toronto, un "undergraduate" (bachelor of arts/licence) en 1979 à l'université de Windsor (il y obtiendra également un "Masters in Business Administration" (MBA) en 1985), et un diplôme de droit de la "Osgoode Hall Law School" en 1983,

Il démarre sa carrière professionnelle en Amérique du Nord en tant qu'auditeur pour le cabinet Deloitte Touche, de 1983 à 1985. Par la suite, il occupa le poste de contrôleur de groupe puis directeur du développement dans le Lawson Mardon Group de Toronto. De 1989 à 1990, il a été vice-président exécutif de Glenex Industries. De 1990 à 1992, il a été responsable du secteur finances de Acklands Ltd mais aussi responsable du développement légal et d'entreprise pour Lawson Group, racheté par "Alusuisse Lonza" - Algroup. Il y recouvra des postes à fortes responsabilités au siège central à Zurich, jusqu'à en devenir le directeur général.

Il est resté à la tête de Lonza Group Ltd, après sa séparation de Algroup, jusqu'en février 2002, lorsqu'il a été nommé Directeur Général du groupe SGS de Genève, leader mondial des services de contrôle, vérification et certification, un colosse de 46 000 collaborateurs dans le monde, filiale de la holding Fiat à travers l'IFI (aujourd'hui Exor). Sergio Marchionne est une personne connue et reconnue dans le monde financier pour avoir redressé le groupe suisse en seulement deux ans. C'est pour cette raison principale, à la suite du décès de Umberto Agnelli et à la démission de Giuseppe Morchio, qui a quitté le groupe Fiat après le refus de la famille Agnelli de lui confier aussi le poste de président du groupe, Sergio Marchionne entre au Conseil d'Administration du groupe Fiat en mai 2003 et est nommé le , directeur général de Fiat SpA, qui possède le colosse automobile Fiat Group Automobiles, Iveco et CNH, entre autres, et emploie plus de 300 000 personnes. (Le groupe Fiat, par le truchement de la holding financière de la famille Agnelli, IFI, est actionnaire majoritaire de SGS). A partir de 2005, Sergio Marchionne assure également la direction de Fiat Group Automobiles.

Le symbole de la renaissance de la division automobile restera la Fiat 500, présentée en 2007.

Après le redressement du Groupe Fiat, remis de son alliance ratée avec General Motors, il se déclare opposé à toute nouvelle fusion et à la recherche de coopérations ciblées à l'instar du groupe français PSA Peugeot Citroën. Mais la crise des subprimes lui fait changer de diagnostic : en décembre 2008, il déclare que seuls les groupes produisant plus de 5 millions de véhicules auront un avenir. Quelques mois plus tard, il annonce un partenariat avec Chrysler dont le groupe hérite de 20 % du capital et en devient le directeur général. En avril 2009, il annonce vouloir acquérir les activités de General Motors en Europe, avec le constructeur allemand Opel et la marque suédoise Saab et celles de GM Amérique du Sud, afin de constituer le 2e groupe automobile mondial, derrière Toyota[3].

À la suite de son coup de poker, Il reprend le groupe Chrysler, et récupère une entreprise à la fois modernisée par Daimler et « dégraissée » aux frais du contribuable américain à la suite de la mise en faillite sous chapitre 11. Chrysler disposait donc de véhicules prêts à être lancés et d'un personnel réduit mais qualifié Avec la reprise du marché américain, les ventes repartent et permettent de combler les pertes de la marque Fiat. Fiat acquiert ensuite la totalité du capital du groupe américain le .

Peu après, il annonce des plans produits très ambitieux pour toutes les marques (le 6e en 4 ans), et annonce la mort programmée de Lancia, marque centenaire.

Mort[modifier | modifier le code]

Hospitalisé fin juin 2018 pour une opération à l'épaule, et à la suite de graves complications chirurgicales qui le plongent dans un état irréversible, Sergio Marchionne est remplacé à tous ses postes le 21 juillet 2018 ; il meurt le 25 juillet. La chaîne économique américaine CNBC décrit Sergio Marchionne comme une légende de l'industrie automobile[5], tandis que le journal britannique The Financial Times le considère comme l'un des chefs d'entreprise les plus audacieux de sa génération[6].

Titres[modifier | modifier le code]

En 2005, l’université de Windsor lui a conféré le titre d'Honorary Doctor of Laws Degree et il a reçu le , la Laurea Honoris Causa en Économie de l’université de Cassino ainsi que le master honoris causa de la Fondation CUOA. Le il a obtenu la Laurea Magistrale ad Honorem en ingénierie de gestion de l'École polytechnique de Turin avec le commentaire suivant :

« Pour votre longue et prestigieuse activité de manager au niveau international et pour avoir su redresser la plus importante entreprise industrielle privée d'Italie, en lui redonnant son illustre image et les capacités pour affronter la compétition mondiale. »

Citation[modifier | modifier le code]

« Certains experts en économie sont convaincus que le système européen — pour améliorer la productivité, son efficacité et ses profits — doit converger vers le modèle américain. Je ne crois pas que ce type de convergence soit possible même à moyen terme, ni même que ce soit souhaitable. [...] Tous ces raisonnements sont à plus forte raison valables pour le Sud de l'Italie, où il est prioritaire de combler le fossé (gap) existant avec le reste du pays. Mais la perspective selon laquelle cela doit changer ne peut pas être celle de l'assistance. La culture de l'assistanat produit la dépendance et éteint l'esprit d'initiative et le sens des responsabilités. »

— Sergio Marchionne

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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