Grand Prix automobile des Pays-Bas 1958

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Grand Prix des Pays-Bas 1958
Tracé de la course

Drapeau Circuit de Zandvoort

Données de course
Nombre de tours 75
Longueur du circuit 4,193 km
Distance de course 314,475 km
Conditions de course
Météo temps couvert, vent fort
Affluence environ 40 000 spectateurs
Résultats
Vainqueur Drapeau : Royaume-Uni Stirling Moss,
Vanwall,
h 4 min 49 s 2
(vitesse moyenne : 151,166 km/h)
Pole position Drapeau : Royaume-Uni Stuart Lewis-Evans,
Vanwall,
min 37 s 1
(vitesse moyenne : 155,456 km/h)
Record du tour en course Drapeau : Royaume-Uni Stirling Moss,
Vanwall,
min 37 s 6
(vitesse moyenne : 154,660 km/h)

Le Grand Prix des Pays-Bas 1958 (VII Grote Prijs van Nederland), disputé sur le circuit de Zandvoort le , est la soixante-septième épreuve du championnat du monde de Formule 1 courue depuis 1950 et la troisième manche du championnat 1958.

Contexte avant le Grand Prix[modifier | modifier le code]

Le championnat du monde[modifier | modifier le code]

Mise en place en 1954, la réglementation F1 2,5 litres (moteur 2 500 cm3 atmosphérique ou 750 cm3 suralimenté) a connu une évolution importante pour la saison 1958, avec l'imposition du carburant de type 'Avgas', généralement utilisé dans l'aviation. Les moteurs de course, auparavant alimentés par des carburants libres à base de méthanol et de nitrométhane, ont dû être adaptés au cours de l'hiver 1957-1958 ; la perte de puissance par rapport à la saison précédente est de l'ordre d'une vingtaine de chevaux pour les moteurs les plus puissants[1].

D'autre part, la longueur maximale des épreuves mondiales (hormis les 500 miles d'Indianapolis qui se courent sous la réglementation américaine, inchangée) a été ramenée de cinq cents à trois cents kilomètres, leur durée ne pouvant excéder trois heures. Le moindre besoin en carburant a permis aux constructeurs de concevoir des monoplaces plus petites, avec réservoirs réduits.

L’un des événements de ce début de saison est la semi-retraite du quintuple champion du monde Juan Manuel Fangio, qui a renoncé à remettre son titre en jeu et n’apparaîtra plus qu'épisodiquement en course. Les deux premières épreuves mondiales, disputées sur des circuits sinueux, ont consacré les petites Cooper à moteur central arrière, face aux monoplaces traditionnelles, nettement plus puissantes. Ces dernières devraient logiquement reprendre l'avantage avec le retour aux circuits traditionnels.

Le circuit[modifier | modifier le code]

Article détaillé : circuit de Zandvoort.
Zandvoort
Le circuit de Zandvoort, quelques kilomètres à l'ouest d'Haarlem.

Créé en 1948, le circuit permanent de Zandvoort est situé en Hollande-Septentrionale, non loin d'Haarlem. Exposé au vent car bordant la mer et tracé dans les dunes, il se caractérise par la présence habituelle de sable, néfaste au bon fonctionnement des moteurs et rendant les conditions d’adhérence très changeantes. Le record de la piste est détenu depuis 1955 par l'Argentin Roberto Mieres, auteur d'un tour à 149,6 km/h de moyenne au volant de sa Maserati.

Monoplaces en lice[modifier | modifier le code]

  • Ferrari Dino 246 "Usine"
Ferrari 246
La Ferrari Dino 246, la plus puissante des F1 de 1958.
  • Ferrari Dino 246 "Usine"

La Scuderia Ferrari a engagé trois Dino 246 à moteur V6 pour Luigi Musso, Peter Collins et Mike Hawthorn. Avec leurs 290 chevaux à 8 500 tr/min, ces monoplaces de 650 kg sont les plus puissantes du plateau[2], mais se révèlent moins agiles que leurs concurrentes anglaises, plus légères.

  • Vanwall VW "Usine"

Si l'adaptation de leur moteur quatre cylindres au carburant aviation a ramené leur puissance de 290 à 270 chevaux à 7 500 tr/min tr/min, les Vanwall restent néanmoins très compétitives avec pour principaux atouts une excellente tenue de route, un freinage (à disques) très efficace et une aérodynamique très poussée leur assurant une bonne vitesse de pointe[1]. Comme à Monaco, l'équipe de Tony Vandervell dispose de trois voitures pour Stirling Moss, Tony Brooks et Stuart Lewis-Evans.

  • BRM P25 "Usine"

L'équipe de Bourne a engagé deux P25 (550 kg, moteur quatre cylindres en ligne, environ 250 chevaux, soit vingt de moins que la saison précédente avec carburant libre[3]) pour Jean Behra et Harry Schell. Moins puissantes que les Ferrari et les Vanwall, ces monoplaces sont cependant plus légères et se révèlent très maniables, affichant des performances proches de leurs rivales sur les circuits sinueux.

  • Cooper T45 "Usine"
Cooper T45
Une Cooper T45, à moteur central arrière.

John Cooper aligne deux T45 (dérivées de la T43 conçue pour la formule 2). Ces petites monoplaces à moteur central arrière sont équipées de la dernière évolution du moteur quatre cylindres Coventry Climax FPF (2200 cm3, 194 chevaux à 6250 tr/min). Pesant moins de 500 kg, elles bénéficient d'un rapport poids/puissance intéressant. Elles sont confiées à Jack Brabham et Roy Salvadori, qui sont épaulés par Maurice Trintignant au volant de la T45 de Rob Walker, dotée de la version deux litres du moteur Climax FPF (176 chevaux[4]).

  • Lotus 12 "Usine"

Comme à Monaco, Colin Chapman a engagé deux Lotus 12 pour Cliff Allison et Graham Hill. Toutes comme les Cooper, les ultra-légères Lotus utilisent le moteur Climax FPF, mais en disposition classique (moteur à l'avant). Allison bénéficie désormais de la dernière version 2200 cm3 (194 chevaux), pas encore disponible pour Hill dont la voiture est toujours équipée du FPF en version deux litres[5] (176 chevaux).

  • Maserati 250F

Le constructeur de Modène vient de se retirer officiellement de la scène des grands prix, mais reste néanmoins présents grâce aux nombreux pilotes privés représentant la marque. Trois 250F (moteur six cylindres, 270 chevaux) sont présentes à Zandvoort, aux mains de Giorgio Scarlatti, Joakim Bonnier et Masten Gregory.

  • Porsche RSK

Engagé à titre privé, l'aristocrate néerlandais Carel Godin de Beaufort pilote sa Porsche 718 RSK personnelle, sous les couleurs de l'écurie Maarsbergen. C'est avec cette même voiture (une sport assimilée à une formule 2) qu'il avait disputé le Grand Prix d'Allemagne l'année précédente[6].

Coureurs inscrits[modifier | modifier le code]

Liste des pilotes inscrits[7]
no  Pilote Écurie Constructeur Modèle Moteur Pneumatiques
1 Drapeau : Royaume-Uni Stirling Moss Vandervell Products Vanwall Vanwall VW10 Vanwall L4 D
2 Drapeau : Royaume-Uni Tony Brooks Vandervell Products Vanwall Vanwall VW7 Vanwall L4 D
3 Drapeau : Royaume-Uni Stuart Lewis-Evans Vandervell Products Vanwall Vanwall VW5 Vanwall L4 D
4 Drapeau : Royaume-Uni Peter Collins Scuderia Ferrari Ferrari Ferrari Dino 246 Ferrari V6 E
5 Drapeau : Royaume-Uni Mike Hawthorn Scuderia Ferrari Ferrari Ferrari Dino 246 Ferrari V6 E
6 Drapeau : Italie Luigi Musso Scuderia Ferrari Ferrari Ferrari Dino 246 Ferrari V6 E
7 Drapeau : Royaume-Uni Roy Salvadori Cooper Car Company Cooper Cooper T45 Coventry Climax L4 D
8 Drapeau : Australie Jack Brabham Cooper Car Company Cooper Cooper T45 Coventry Climax L4 D
9 Drapeau : France Maurice Trintignant Rob Walker Racing Team Cooper Cooper T45 Coventry Climax L4 D
10 Drapeau : Italie Giorgio Scarlatti Privé Maserati Maserati 250F Maserati L6 P
11 Drapeau : Suède Joakim Bonnier Privé Maserati Maserati 250F Maserati L6 P
12 Drapeau : États-Unis Masten Gregory Scuderia Centro Sud Maserati Maserati 250F Maserati L6 D
14 Drapeau : France Jean Behra Owen Racing Organisation BRM BRM P25 BRM L4 D
15 Drapeau : États-Unis Harry Schell Owen Racing Organisation BRM BRM P25 BRM L4 D
16 Drapeau : Royaume-Uni Graham Hill Team Lotus Lotus Lotus 12 Coventry Climax L4 D
17 Drapeau : Royaume-Uni Cliff Allison Team Lotus Lotus Lotus 12 Coventry Climax L4 D
18 Drapeau : Pays-Bas Carel Godin de Beaufort Ecurie Maarsbergen Porsche Porsche RSK Porsche F4 D

Qualifications[modifier | modifier le code]

Les séances d'essais qualificatifs ont lieu les samedi et dimanche précédant la course. Le samedi matin, les Vanwall de Stirling Moss et Tony Brooks survolent les débats, Moss accomplissant un tour en 1 min 38 s en fin de matinée, une seconde plus vite que son coéquipier qui découvre le circuit. Ils précèdent la BRM d'Harry Schell et la Ferrari de Mike Hawthorn, ce dernier se plaignant amèrement de la tenue de route de sa monoplace sur ce circuit.

Satisfaits de leur première session, les pilotes Vanwall ne prennent pas la piste l'après-midi, contrairement à leurs concurrents qui tournent assidûment, mais ne parviennent pas à s'approcher du temps de Moss. À la fin de la journée, moins de deux secondes séparent les neuf premiers. Malgré la performance correcte 'arrachée' par Hawthorn le matin, les Ferrari se sont montrées décevantes, aux prises avec un fort sous-virage et surclassées par les Vanwall et les BRM. « Elles sous-viraient de façon incroyable dans les épingles à cheveux, on n'arrivait pas à les prendre et si on y arrivait, un survirage violent se produisait alors[8]. » dira Hawthorn dans ses mémoires.

Pour la dernière séance, le dimanche après-midi, les trois Vanwall sont en piste ; elles vont à nouveau dominer leurs concurrentes et monopoliser la première ligne de la grille de départ, emmenées par Stuart Lewis-Evans qui s'octroie la pole position à la moyenne de 155,5 km/h. Derrière, la lutte est très serrée et à la fin de cette session de deux heures, les treize monoplaces officielles se tiennent en moins de deux secondes, bien loin devant les quatre pilotes privés relégués en fond de grille.

Vanwall
Les Vanwall ont nettement dominé les séances de qualification.
Résultats des qualifications
Pos. Pilote Écurie Temps Écart
1 Drapeau : Royaume-Uni Stuart Lewis-Evans Vanwall 1 min 37 s 1
2 Drapeau : Royaume-Uni Stirling Moss Vanwall 1 min 38 s 0 + 0 s 9
3 Drapeau : Royaume-Uni Tony Brooks Vanwall 1 min 38 s 1 + 1 s 0
4 Drapeau : France Jean Behra BRM 1 min 38 s 4 + 1 s 3
5 Drapeau : Australie Jack Brabham Cooper-Climax 1 min 38 s 5 + 1 s 4
6 Drapeau : Royaume-Uni Mike Hawthorn Ferrari 1 min 39 s 1 + 2 s 0
7 Drapeau : États-Unis Harry Schell BRM 1 min 39 s 2 + 2 s 1
8 Drapeau : France Maurice Trintignant Cooper-Climax 1 min 39 s 2 + 2 s 1
9 Drapeau : Royaume-Uni Roy Salvadori Cooper-Climax 1 min 39 s 2 + 2 s 1
10 Drapeau : Royaume-Uni Peter Collins Ferrari 1 min 39 s 3 + 2 s 2
11 Drapeau : Royaume-Uni Cliff Allison Lotus-Climax 1 min 39 s 4 + 2 s 3
12 Drapeau : Italie Luigi Musso Ferrari 1 min 39 s 5 + 2 s 4
13 Drapeau : Royaume-Uni Graham Hill Lotus-Climax 1 min 39 s 8 + 2 s 7
14 Drapeau : États-Unis Masten Gregory Maserati 1 min 42 s 0 + 4 s 9
15 Drapeau : Suède Joakim Bonnier Maserati 1 min 42 s 3 + 5 s 2
16 Drapeau : Italie Giorgio Scarlatti Maserati 1 min 44 s 6 + 7 s 5
17 Drapeau : Pays-Bas Carel Godin de Beaufort Porsche 1 min 46 s 7 + 9 s 6

Grille de départ du Grand Prix[modifier | modifier le code]

Grille de départ du Grand Prix et résultats des qualifications[3]
1re ligne Pos. 3 Pos. 2 Pos. 1
Drapeau : Royaume-Uni
Brooks
Vanwall
1 min 38 s 1
Drapeau : Royaume-Uni
Moss
Vanwall
1 min 38 s 0
Drapeau : Royaume-Uni
Lewis-Evans
Vanwall
1 min 37 s 1
2e ligne Pos. 5 Pos. 4
Drapeau : Australie
Brabham
Cooper
1 min 38 s 5
Drapeau : France
Behra
BRM
1 min 38 s 4
3e ligne Pos. 8 Pos. 7 Pos. 6
Drapeau : France
Trintignant
Cooper
1 min 39 s 2
Drapeau : États-Unis
Schell
BRM
1 min 39 s 2
Drapeau : Royaume-Uni
Hawthorn
Ferrari
1 min 39 s 1
4e ligne Pos. 10 Pos. 9
Drapeau : Royaume-Uni
Collins
Ferrari
1 min 39 s 3
Drapeau : Royaume-Uni
Salvadori
Cooper
1 min 39 s 2
5e ligne Pos. 13 Pos. 12 Pos. 11
Drapeau : Royaume-Uni
G. Hill
Lotus
1 min 39 s 8
Drapeau : Italie
Musso
Ferrari
1 min 39 s 5
Drapeau : Royaume-Uni
Allison
Lotus
1 min 39 s 4
6e ligne Pos. 15 Pos. 14
Drapeau : Suède
Bonnier
Maserati
1 min 42 s 3
Drapeau : États-Unis
Gregory
Maserati
1 min 42 s 0
7e ligne Pos. 17 Pos. 16
Drapeau : Pays-Bas
Beaufort
Porsche
1 min 46 s 7
Drapeau : Italie
Scarlatti
Maserati
1 min 44 s 6

Déroulement de la course[modifier | modifier le code]

Le départ est donné le lundi après-midi, sous un ciel couvert et par vent assez fort, devant quarante mille spectateurs. Du centre de la première ligne, Stirling Moss effectue un superbe envol au volant de sa Vanwall et aborde le virage de Tarzan avec une bonne longueur d’avance sur ses coéquipiers Stuart Lewis-Evans et Tony Brooks. Très bien parti depuis la troisième ligne, Harry Schell pointe le nez de sa BRM en quatrième position, le reste du peloton étant très groupé derrière. S'ensuit alors une légère bousculade, dont Schell profite pour s'emparer de la troisième place au détriment de Brooks qui s'est fait percuter par l'arrière. Au premier passage devant les tribunes, Moss possède déjà une confortable avance sur Lewis-Evans et Schell. Brooks, quatrième, est légèrement détaché et ne semble pas confiant dans le comportement de sa voiture après le choc subi. Viennent ensuite la BRM de Jean Behra et les deux Cooper de Jack Brabham et Roy Salvadori, la première Ferrari, aux mains de Mike Hawthorn, n'apparaissant qu'en huitième position. Au cours du second tour, alors que Moss accentue son avance sur ses poursuivants directs, Salvadori passe successivement Brabham et Behra et débouche dans la ligne droite en cinquième position, juste derrière Brooks qui s'engouffre dans les stands pour faire examiner sa voiture. Il repartira loin derrière, ayant perdu toute chance de bien figurer. Moss augmente sans cesse son avance, tandis que Schell se maintient en troisième position à quelques longueurs de Lewis-Evans. Après dix tours, l'écart entre les deux Vanwall de tête est déjà de sept secondes, Schell étant deux secondes plus loin. Salvadori roule isolé en quatrième position, tandis qu'Hawthorn, qui tire le maximum d'une Ferrari au comportement rétif, est parvenu à se hisser à la cinquième place devant Behra. Schell passe à l'attaque et se rapproche rapidement de Lewis-Evans, qu'il déborde au début du douzième tour. Maintenant second, il ne parvient cependant pas à menacer Moss, qui continue à se montrer le plus rapide en piste, améliorant constamment ses temps. Après un début de course relativement prudent, Behra commence à hausser le rythme et au quinzième tour reprend l'avantage sur Hawthorn. Il se rapproche alors rapidement de Salvadori ; six tours suffisent à effectuer la jonction avec la petite Cooper, qui est débordée aussitôt. Salvadori va toutefois parvenir à se maintenir dans le sillage de la BRM de Behra, qui ne parvient pas à revenir sur Lewis-Evans. Après trente tours, Moss s'est mis hors de portée de ses poursuivants et compte plus de quarante secondes d'avance sur Schell et plus de cinquante sur Lewis-Evans. Behra et Salvadori sont à plus de dix secondes derrière, Hawthorn, sixième étant beaucoup plus loin.

Les positions en tête vont rester inchangées, Moss contrôlant parfaitement la situation. Seul l'abandon de Lewis-Evans, moteur cassé au quarante-septième tour, va apporter une modification au classement, permettant à Behra d'accéder à la troisième place. L'épreuve s'achève sur une éclatante victoire de Moss, qui a amélioré le record de la piste dans son avant-dernier tour[2], devant les deux BRM de Schell et Behra et la Cooper de Salvadori. Les monoplaces britanniques ont nettement dominé les Ferrari, en grande difficulté sur ce tracé. Seulement cinquième à l’arrivée et très mécontent du comportement de sa monoplace, Hawthorn s'empressa aussitôt la ligne franchie de prendre à partie le directeur sportif de la Scuderia, Romolo Tavoni, déclarant que ses voitures étaient 'quasi nulles'[9] !

Classements intermédiaires[modifier | modifier le code]

Classements intermédiaires des monoplaces aux premier, troisième, cinquième, dixième, quinzième, trentième, quarantième et cinquantième tours[10].

Classement de la course[modifier | modifier le code]

Les BRM P25 s'attribuent les seconde et troisième places ; c'est à ce jour le meilleur résultat de l'équipe britannique en championnat du monde.
Pos No Pilote Écurie Tours Temps/Abandon Grille Points
1 1 Drapeau : Royaume-Uni Stirling Moss Vanwall 75 2 h 04 min 49 s 2 2 9
2 15 Flag of the United States (1912-1959).svg Harry Schell BRM 75 +47 s 9 7 6
3 14 Drapeau : France Jean Behra BRM 75 +1 min 42 s 3 4 4
4 7 Drapeau : Royaume-Uni Roy Salvadori Cooper-Climax 74 +1 tour 9 3
5 5 Drapeau : Royaume-Uni Mike Hawthorn Ferrari 74 +1 tour 6 2
6 17 Drapeau : Royaume-Uni Cliff Allison Lotus-Climax 73 +2 tours 11
7 6 Drapeau : Italie Luigi Musso Ferrari 73 +2 tours 12
8 8 Drapeau : Australie Jack Brabham Cooper-Climax 73 +2 tours 5
9 9 Drapeau : France Maurice Trintignant Cooper-Climax 72 +3 tours 8
10 11 Drapeau : Suède Joakim Bonnier Maserati 71 +4 tours 15
11 18 Drapeau : Pays-Bas Carel Godin de Beaufort Porsche 69 +6 tours 17
Abd. 10 Drapeau : Italie Giorgio Scarlatti Maserati 52 Transmission 16
Abd. 3 Drapeau : Royaume-Uni Stuart Lewis-Evans Vanwall 46 Moteur 1
Abd. 16 Drapeau : Royaume-Uni Graham Hill Lotus-Climax 40 Surchauffe moteur 13
Abd. 4 Drapeau : Royaume-Uni Peter Collins Ferrari 32 Boîte d vitesses 10
Abd. 12 Flag of the United States (1912-1959).svg Masten Gregory Maserati 16 Pompe à essence 14
Abd. 2 Drapeau : Royaume-Uni Tony Brooks Vanwall 13 Transmission 3

Légende:

  • Abd.=Abandon

Pole position & Record du tour[modifier | modifier le code]

Tours en tête[modifier | modifier le code]

Classement général à l'issue de la course[modifier | modifier le code]

  • Attribution des points : 8, 6, 4, 3, 2 respectivement aux cinq premiers de chaque épreuve et 1 point supplémentaire pour le pilote ayant accompli le meilleur tour en course (signalé par un astérisque).
  • Pour la coupe des constructeurs, même barème mais seule la voiture la mieux classée de chaque équipe inscrit des points. Le point du meilleur tour en course n'est pas comptabilisé.
  • Le règlement permet aux pilotes de se relayer sur une même voiture, les points éventuellement acquis étant alors perdus pour pilotes et constructeur[3].
Classement des pilotes
Pos. Pilote Écurie Points Drapeau : Argentine
ARG
Drapeau : Monaco
MON
Drapeau : Pays-Bas
NL
Drapeau : États-Unis
500
Drapeau : Belgique
BEL
Drapeau : France
FRA
Drapeau : Royaume-Uni
GBR
Drapeau : Allemagne
ALL
Drapeau : Portugal
POR
Drapeau : Italie
ITA
Drapeau : Maroc
MAR
1 Drapeau : Royaume-Uni Stirling Moss Cooper & Vanwall 17 8 - 9*
2 Drapeau : Italie Luigi Musso Ferrari 12 6 6 -
3 Drapeau : France Maurice Trintignant Cooper 8 - 8 -
Drapeau : États-Unis Harry Schell BRM 8 - 2 6
5 Drapeau : Royaume-Uni Mike Hawthorn Ferrari 7 4 1* 2
6 Drapeau : France Jean Behra Maserati & BRM 6 2 - 4
7 Drapeau : Royaume-Uni Peter Collins Ferrari 4 - 4 -
Drapeau : Argentine Juan Manuel Fangio Maserati 4 4* - -
9 Drapeau : Australie Jack Brabham Cooper 3 - 3 -
Drapeau : Royaume-Uni Roy Salvadori Cooper 3 - - 3
Coupe des constructeurs
Pos. Écurie Points Drapeau : Argentine
ARG
Drapeau : Monaco
MON
Drapeau : Pays-Bas
NL
Drapeau : États-Unis
500
Drapeau : Belgique
BEL
Drapeau : France
FRA
Drapeau : Royaume-Uni
GBR
Drapeau : Allemagne
ALL
Drapeau : Portugal
POR
Drapeau : Italie
ITA
Drapeau : Maroc
MAR
1 Cooper-Climax 19 8 8 3
2 Ferrari 14 6 6 2
3 Vanwall 8 - - 8
BRM 8 - 2 6
5 Maserati 3 3 - -

À noter[modifier | modifier le code]

  • 8e victoire pour Stirling Moss.
  • 4e victoire pour Vanwall en tant que constructeur.
  • 4e victoire pour Vanwall en tant que motoriste.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Christian Moity, « Les Vanwall 1958-1961 », Revue Automobile historique, no 14,‎
  2. a, b et c L'année automobile no 6 1958-1959, Lausanne, Edita S.A.,
  3. a, b, c et d (en) Mike Lang, Grand Prix volume 1, Haynes Publishing Group, , 288 p. (ISBN 0-85429-276-4)
  4. Gérard Gamand, « L'histoire de Coventry Climax », Revue Autodiva, no 32,‎
  5. (en) Mike Lawrence, Grand Prix Cars 1945-65, Motor racing Publications, , 264 p. (ISBN 1-899870-39-3)
  6. Pierre Ménard, « Carel Godin de Beaufort », Revue Automobile historique, no 41,‎
  7. (en) Bruce Jones, The complete Encyclopedia of Formula One, Colour Library Direct, , 647 p. (ISBN 1-84100-064-7)
  8. Chris Nixon, Mon Ami Mate, Éditions Rétroviseur, , 378 p. (ISBN 2-84078-000-3)
  9. Alan Henry, Ferrari - Les monoplaces de Grand Prix, Editions ACLA, , 319 p. (ISBN 2-86519-043-9)
  10. Edmond Cohin, L'historique de la course automobile, Editions Larivière, , 882 p.